spiritualite

Publié le 18 Mai 2009

 

 

    bonne fête aux bretons !

 

 

 



Bagad de Lann Bihoue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Saint-Yves, en cette année ...,
nous venons vers toi.

Ecoute les prières de tous ceux qui viennent
t'invoquer au pied de ton tombeau
ou dans ton église du Minihy.

Toi, le Père des pauvres,
prends pitié de tous les pauvres de notre temps :
les chômeurs, les sans-abri, les laissés-pour-compte, les malades,
tous ceux et celles qui, d'une manière ou d'une autre,
ont été blessés dans leur dignité
d'hommes et de femmes.

Toi, le Patron des avocats et hommes de loi,
nous te prions pour ceux qui ont
la lourde mission de rendre justice,
et nous te prions aussi pour toutes les victimes
de l'injustice sous toutes ses formes.

Toi, le Saint Prêtre de Dieu,
obtiens à notre Bretagne, autrefois si chrétienne,
les prêtres dont elle a grand besoin.

Toi, le modèle de la jeunesse étudiante,
aide nos jeunes, en particulier ceux qui sont sans repère,
à trouver un sens à leur vie, une raison d'exister.

Saint-Yves, secours de tous ceux qui t'invoquent,
entends notre prière,
et, nous t'en conjurons, sois à l'heure dernière l'avocat des Bretons.

Amen !


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On dit communément que saint Yves est le patron des avocats, c'est vrai mais il n'est pas que cela : il est en fait le patron des hommes de loi et cela englobe, en plus des avocats, aussi bien les notaires, les huissiers, les avoués, que les magistrats et même tous les policiers titulaires d'un diplôme en droit.


Saint Yves appartenait à une famille noble du diocèse de Tréguier, il naquit au manoir de Kermartin en 1253. Il se distingue très vite par son intelligence et sa piété. Il part pour Paris, puis Orléans, faire ses études de droit aussi bien ecclésiastique que civil. Il n'a que vingt-sept ans quand l'évêque de Rennes le choisit comme official de son diocèse. Aujourd'hui, les officialités diocésaines et même métropolitaines n'ont plus guère de pouvoir, leur principale fonction se limitant aux cas de nullité de mariage ; elles demeurent toujours compétentes pour juger les clercs coupables de fautes graves, malheureusement certains évêques négligent ce rôle. A l'époque de saint Yves il n'en allait pas de même, le civil et le religieux s'imbriquant étroitement, les compétences d'un official étaient très étendues. Sous le prétexte de ratione peccati l'Eglise s'efforçait d'étendre ses compétences bien au-delà des seules affaires religieuses, ce qui fait qu'un official avait à juger de causes civiles aussi souvent que de causes religieuses.


Saint Yves exerça ses fonctions au moment où les pouvoirs des officialités atteignaient leur apogée. A la fin de sa vie, sous le règne de Philippe le Bel, les légistes de la cour du roi de France commençaient à étendre leur pouvoir et à restreindre les attributions des juges ecclésiastiques. L'official de Rennes devint vite célèbre par l'austérité de sa vie et son intégrité absolue, il jugeait en toute équité sans faire acception de personne. Il y avait des juges ecclésiastiques qui ne demeuraient pas insensibles aux présents qui pouvaient leur être faits, tel n'était pas le cas d'Yves de Kermartin, qu'on nommait parfois Yves Hélory en raison du nom de son père. Le bruit de ses vertus se répandit rapidement dans toute la Bretagne et l'évêque de Tréguier, Alain de Bruc, se souvint qu'il était originaire de son diocèse. Il lui confia la charge d'official de Tréguier en 1284. Ce fut seulement à ce moment qu'il fut ordonné prêtre et reçut le bénéfice de la cure de Trédrez. En 1292, il devint recteur de Louannec et entra par voie d'héritage en possession du manoir de Kermartin. Il reçut très vite le surnom d'"Avocat des pauvres", car non seulement il mettait toute sa science à les défendre, mais il leur distribuait l'intégralité de ses revenus.


Epuisé par ses austérités, il mourut en 1303 et l'Eglise ne tarda pas à en faire un modèle pour tous les gens de justice qui n'avaient pas toujours bonne presse : Advocatus et non latro, res miranda populo (avocat et point voleur, chose admirable pour le peuple).


Alors que certains pèlerinages sombrent dans l'oubli, le culte de saint Yves demeure très vivace et dépasse infiniment les limites de l'ancien diocèse de Tréguier, car il demeure un exemple irremplaçable de vertus pour tous ceux qui sont engagés au service de la justice.

 

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Yves Hélory, fêté le 19 mai, est né à Minihy-Tréguier, en Bretagne, au temps de Saint Louis (XIIIe siècle). Fils de gentilhomme, il fait de brillantes études de droit et devient juge ecclésiastique à Rennes.

Sa réputation d'intégrité lui vaut d'être nommé curé de Trédez mais il continue de plaider pour les pauvres. Il met ses biens et son manoir de Kermartin à leur disposition. Vénéré dès avant sa mort (1303), Yves de Tréguier est bien évidemment devenu le patron des avocats.

Sanctus Yvo erat Brito,
Advocatus et non latro,
Res miranda populo.

Saint Yves était Breton,
Avocat et non voleur,
Chose étonnante pour le peuple.

 

 

 


l'église de Locronan 

 

 

 

 

Quelque 7.000 pélerins ont pris part au pardon de Saint-Yves, ce matin à Tréguier. Après la messe célébrée en la cathédrale par Mgr Pierre D'Ornellas, archevêque de Rennes, la procession emmenant le "chef " de Saint-Yves a quitté la cathédrale de Tréguier, en direction de la commune voisine de Minhy-Tréguier, paroisse natale du saint. Depuis plus de sept siècles, ce pardon honore la mémoire d'Yves Héloury de Kermartin, prêtre et défenseur des pauvres, qui vécut au XIIIe siècle. Les avocats, dont Saint-Yves est le patron, participent aussi à ces célébrations.

 

 

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  QUI ETAIT SAINT YVES ? (en breton : Erwan)

 


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Publié le 18 Mai 2009



patronne des causes désespérées.
fête le 22 mai .



La première pierre de l'église de Sainte Rita de Cascia fût posée le 20 juin 1937, seulement dix ans plus tard, le 18 mai 1947, l'édifice fût consacré.

Toutefois, l'aspect actuel est dû à la volonté du Pape Pieux XII et avant cela à l'œuvre de Mons. Spirito Chiapetta et ensuite des architectes Martinenghi et Calori.
Il ne faut cependant pas oublier l'apport économique de tant d'adorateurs de Sainte Rita de Cascia éparpillés de par le monde et l'œuvre incessante de l'abbesse Mère Teresa Fasce. La basilique, revêtue de travertin blanc typique des carrières de Tivoli, présente un plan à croix grecque avec quatre grandes absides latérales et coupole centrale qui domine le presbytère.
L'artiste Eros Pellini a sculpté sur le portail principal quelques épisodes de la vie de Sainte Rita de Cascia et à l'intérieur, en marbre de Carrara, les étapes de la Via Crucis. D'autres artistes modernes à la réputation indiscutable ont pris part à la réalisation de l'édifice et des ornements; les murs sont recouverts de fresques de, parmi d'autres, Luigi Montanarini, Luigi Filocamo, Silvio Consadori et Gisberto Ceracchini, les objets sacrés et l'autel principal sont l'œuvre de Giacomo Manzù.
Cesarino Vincenzi de Bologne est l'auteur du cadre à huile de la Madeleine, de la fresque de Saint Joseph à l'entrée de la basilique et du beau plafond à fresque de la sacristie. Les dépouilles terrestres de Sainte Rita reposent, aujourd'hui protégées par la barrière de gauche, encore parfaitement conservées.
La Sainte est née en 1381 dans la ville voisine de Roccaporena et est baptisés sous le nom de "Marguerite", sur volonté de son père elle se maria, renonçant dans un premier temps à entrer dans un couvent Augustinien, selon ce qui étaient en revanche son aspiration la plus intime. Après 18 ans d'un mariage travaillé et violent, sa conduite exemplaire conduit le mari à se convertir.
Durant une période de luttes communales intestines, le mari fût tué par la famille des Casciani; "Marguerite", afin d'éviter de sanglantes et infinies vengeances transversales, pardonna à ses propres co-citadins et trouva refuge au Monastère des Sœurs Augustiniennes de Marie Madeleine. En 1442, dans la nuit du Vendredi Saint, elle reçût les stigmates d'une épine de la couronne du Crucifix qui, selon la tradition, s'enfonçât dans son front.
Elle s'éteint le 22 mai 1447, et bien qu'elle fût l'objet de vénérations déjà au cours des dernières années de sa vie, ce n'est qu'en 1628 qu'elle fût béatifiée par le Pape Urbano VIII et c'est seulement le 24 mai 1900 qu'elle fut sanctifiée par le Pape Léon XIII.

 

 

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Publié le 18 Mai 2009



Vierge Marie de Sorolla.
Valence 1863 Espagne.


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Publié le 17 Mai 2009




Saint Pascal Baylon naquit en Espagne, le 17 mai 1540, d'humbles cultivateurs, riches des vertus chrétiennes. Occupé dès l'âge de sept ans, à la garde des troupeaux, il passait son temps en prières et en lectures ; on dit que les Anges eux-mêmes lui donnèrent des leçons.

Le petit Pascal se plaisait surtout à réciter le Pater. Quoique pauvre, il trouvait le moyen de faire l'aumône en donnant une partie de sa nourriture à ceux qui en avaient besoin. Il était le modèle aimé et respecté de tous les bergers de la contrée. Dans un âge si tendre, il connaissait l'usage assidu des cilices, des jeûnes, des disciplines sanglantes ; on le voyait marcher pieds nus à travers les ronces et les épines, en expiation de ses péchés. Le maître chez qui ses parents l'avaient placé voulait le faire héritier de tous ses biens, mais Pascal ne convoitait que l'héritage de l'amour de Dieu et la pauvreté religieuse.

A vingt ans, il entra chez les Franciscains, malgré les sollicitations de ses camarades, auxquels il prouva la réalité de l'appel divin en frappant trois fois la terre avec sa houlette et en faisant jaillir trois fontaines dans un lieu sec et aride.

Les vertus de l'enfant, déjà si extraordinaires, devinrent dans le religieux, des vertus véritablement merveilleuses. Son obéissance était aussi parfaite que possible. Traité rigoureusement par son supérieur, il disait à ceux qui le plaignaient : "Taisez-vous : le Saint-Esprit a parlé par la bouche de notre supérieur." Quand on lui proposait de faire quelque chose, il disait souvent : "Je ferai comme l'obéissance dira." Sa mortification était effrayante et ne le cédait en rien à celle des anciens solitaires. Sa charité pour les pauvres, quand il était portier, dépassait les limites ; du moins ses supérieurs le blâmaient à ce sujet ; mais il leur répondait naïvement :


"S'il se présente douze pauvres et que je donne à dix, il est bien à craindre que l'un de ceux que je renvoie ne soit précisément Jésus-Christ."


Pascal est célèbre par sa dévotion à la Sainte Eucharistie ; il passait des heures entières, souvent ravi en Dieu, devant le Tabernacle, et parfois on le voyait suspendu en l'air par l'effet du divin amour. Quand il ne pouvait être de corps devant le Très Saint-Sacrement, il y était ordinairement en esprit. Pendant la Messe de ses funérailles, on vit ses yeux s'ouvrir deux fois, à l'élévation de l'hostie et du calice. En 1897, Léon XIII l'a déclaré Patron des Oeuvres eucharistiques.

 

 

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Publié le 17 Mai 2009













Paul Claudel : "la conversion ou l'épreuve d'un coeur " est donc l'aboutissement d'un long travail à la fois dramatique et spirituel qui ne peut que nous renvoyer à nous-mêmes et au désir de notre propre conversion."


"Que chacun rejette le pouvoir destructeur de la haine et des préjugés, qui porte la mort dans l'âme des hommes avant de tuer leurs corps !"

"le mal n'a jamais le dernier mot, que l'amour est plus fort que la mort,"


Benoit XVI, mai 2009.
une longue conversion, du coeur et du regard,
il en faut des chemins de souffrance avant d'en arriver là.


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Publié le 15 Mai 2009




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Le partage de la Vierge est d'être en silence. C'est son état, c'est sa voie, c'est sa vie. Sa vie est une vie de silence qui adore la parole éternelle.

En voyant devant ses yeux, en son sein, en ses bras, cette même Parole substantielle du Père, être muette et réduite au silence par l'état de son enfance, elle entre en un nouveau silence et y est transformée à l'exemple du Verbe incarné, qui est son fils, son Dieu et son unique Amour. Et sa vie se passe ainsi de silence en silence, de silence d'adoration en silence de transformation.

Et c'est un de ces effets sacrés et divins du silence de Jésus de mettre la très sainte Mère de Jésus en une vie de silence.

Silence humble, profond et adorant plus saintement et plus disertement la sagesse incarnée, que les paroles ni des hommes ni des anges.

Ce silence de la Vierge n'est pas un silence de bégayement et d'impuissance, c'est un silence de lumière et de ravissement.

C'est un silence plus éloquent, dans les louanges de Jésus, que l'éloquence même.

C'est un effet puissant et divin dans l'ordre de la grâce, c'est-à-dire, c'est un silence opéré par le silence de Jésus, qui imprime ce divin effet en sa Mère et qui la tire à soi dans son propre silence, et qui absorbe en sa divinité toute parole et pensée de sa créature.

Aussi est-ce une merveille de voir qu'en cet état de silence et d'enfance de Jésus, tout le monde parle, et Marie ne parle point ; le silence de Jésus ayant plus de puissance de la tenir en un silence sacré que les paroles.

Ni les anges, ni les saints n'ont de force à la mettre en propos et la faire parler de choses si dignes de louanges, et que le ciel et la terre unanimement célèbrent et adorent.

Les anges en parlent, et entre eux-mêmes et aux pasteurs : et Marie est en silence.

Les pasteurs courent et parlent ; et Marie est en silence.

Les rois arrivent, parlent et font parler toute la ville, tout l'état et tout le sacré synode de Judée ; et Marie est en retraite et en silence.

Tout l'état est ému et chacun s'étonne et parle du nouveau roi recherché par les rois ; et Marie est en son repos et en son sacré silence.

Siméon parle au temple et Anne la prophétesse, et tous ceux qui attendent le salut d'Israël : et Marie offre, donne, reçoit et rapporte son Fils en silence.

Voilà l'état et l'occupation de la Vierge, voilà son exercice et sa vie au regard de Jésus, durant sa sainte enfance.

Car aussi durant tout le temps de son enfance, nous n'avons que ces paroles qui nous soient rapportées de la conduite de la Vierge, et de sa piété au regard de son Fils et des choses qui sont dites de Lui, et accomplies en Lui :

« Marie conservait tout cela et elle le méditait dans son cœur. » (Luc 2,51).


Cardinal Pierre de Bérulle (1575-1629)

 

 

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Publié le 15 Mai 2009







Marie, Santé des malades, Refuge des pécheurs, Mère du Rédempteur : nous nous unissons aux nombreuses générations qui vous ont appelée « Bénie ». Écoutez vos enfants qui invoquent votre nom. Vous avez promis aux trois enfants de Fatima qu'« à la fin, mon Cœur Immaculé triomphera ». Qu'il en soit ainsi ! Que l'amour triomphe de la haine, la solidarité de la division, et la paix de toute forme de violence ! Que votre amour pour votre Fils nous apprenne à aimer Dieu de tout notre cœur, de toutes nos forces et de toute notre âme ! Que le Très-Haut nous montre sa miséricorde, nous fortifie par sa puissance, et nous comble de tout bien (cf. Lc 1, 46-56) ! Nous demandons à votre Fils Jésus de bénir ces enfants et tous les enfants du monde qui souffrent. Qu'ils obtiennent la santé du corps, la force de l'esprit et la paix de l'âme ! Mais, avant tout, qu'ils sachent qu'ils sont aimés d'un amour qui ne connaît pas de bornes ni de limites : l'amour du Christ qui dépasse tout entendement (cf. Ep 3, 19). Amen.

 

Benoit XVI mai 2009

 



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Publié le 15 Mai 2009






 

Pope Benedict prays in the Grotto of the Church of the Annunciation in the northern city of Nazareth May 14, 2009. The Church, built over the remains of Byzantine and Crusader churches in the town where Jesus grew up, contains a grotto in which, tradition says, the Virgin Mary was told by the angel Gabriel that she would give birth to the Son of God.







Merci. Deo Gratias !
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Annuntio vobis gaudium magnum;
habemus Papam:

Eminentissimum ac Reverendissimum Dominum,
Dominum Josephum
Sanctae Romanae Ecclesiae Cardinalem Ratzinger
qui sibi nomen imposuit Benedictum XVI









 Chers amis dans le Christ,

      L'hymne de louange que nous venons de chanter nous unit aux anges et à l'Église de tous les temps et de tous les lieux - à « la glorieuse compagnie des Apôtres, à la noble assemblée des Prophètes et au cortège des Martyrs vêtus de la robe blanche » - rendant ainsi gloire à Dieu pour l'œuvre de notre rédemption, accomplie à travers la passion, la mort et la résurrection de Jésus Christ.

Devant ce Saint Sépulcre, où le Seigneur « a vaincu le pouvoir de la mort et ouvert aux croyants le Royaume des cieux », je vous salue tous, dans la joie de ce temps pascal. Je remercie le Patriarche Fouad Twal et le Custode, le Père Pierbattista Pizzaballa, pour leurs paroles de bienvenue. Je veux également manifester combien j'apprécie l'accueil que m'ont réservé les Hiérarques de l'Église grecque orthodoxe et de l'Église apostolique arménienne. Je suis heureux de saluer la présence de représentants des autres communautés chrétiennes de Terre Sainte. Je salue aussi les Chevaliers et les Dames du Saint Sépulcre qui sont présents, reconnaissant pour l'inlassable engagement de leur Ordre en vue de soutenir la mission de l'Église sur ces terres rendues saintes par la présence terrestre du Seigneur.

      L'Évangile de saint Jean, nous a laissé un récit qui évoque la visite de Pierre et du disciple bien-aimé au tombeau vide, le matin de Pâques. Aujourd'hui, à près de vingt siècles de distance, le Successeur de Pierre, Évêque de Rome, se tient devant ce même tombeau vide et contemple le mystère de la Résurrection.

 Suivant les pas de l'Apôtre, je désire proclamer encore, aux hommes et aux femmes de notre temps, la foi inébranlable de l'Église : Jésus Christ « a été crucifié, est mort et a été enseveli », et « le troisième jour il est ressuscité des morts ». Exalté à la droite du Père, il nous a envoyé son Esprit pour le pardon des péchés. En dehors de lui, que Dieu a fait Seigneur et Christ, « il n'y a pas sous le ciel d'autre nom donné aux hommes, par lequel nous puissions être sauvés » (Ac 4, 12).

      Devant ce lieu saint, et méditant cet événement prodigieux, comment ne pas « avoir le cœur transpercé » (Ac 2, 37), tout comme ceux qui les premiers entendirent la prédication de Pierre le jour de la Pentecôte ? Ici, le Christ est mort et est ressuscité pour ne plus jamais mourir. Ici, l'histoire de l'humanité a été changée de manière décisive. Le long règne du péché et de la mort a été brisé en morceaux par le triomphe de l'obéissance et de la vie ; le bois de la Croix expose à nu la vérité concernant le bien et le mal ; le jugement de Dieu a été rendu sur ce monde et la grâce de l'Esprit Saint s'est répandue sur l'humanité. Ici, le Christ, nouvel Adam, nous a montré que le mal n'a jamais le dernier mot, que l'amour est plus fort que la mort, que notre avenir, l'avenir de toute l'humanité, est entre les mains d'un Dieu fidèle et bon.

      Le tombeau vide nous parle d'espérance, de l'espérance qui ne déçoit pas parce qu'elle est don de l'Esprit de vie (cf. Rm 5, 5).

 C'est là le message que je désire vous laisser aujourd'hui, à la fin de mon pèlerinage en Terre Sainte.

 Que l'espérance se lève, toujours nouvelle, par la grâce de Dieu, dans le cœur de toutes les personnes qui demeurent sur ces terres ! Puisse-t-elle prendre racine dans vos cœurs, être l'hôte de vos familles et de vos communautés, et inspirer chacun de vous pour rendre un témoignage toujours plus fidèle au Prince de la Paix !

 L'Église en Terre Sainte, qui a si souvent fait l'expérience de l'obscur mystère du Golgotha, ne doit jamais cesser d'être l'intrépide héraut du lumineux message d'espérance que le tombeau vide proclame. L'Évangile nous enseigne que Dieu peut faire toutes choses nouvelles, que l'histoire ne se répète pas, que les mémoires peuvent être guéries, que les fruits amers de la récrimination et de l'hostilité peuvent être dépassés, et qu'un avenir de justice, de paix, de prospérité et de coopération peut se lever pour tout homme et pour toute femme, pour la famille humaine tout entière, et d'une manière particulière pour le peuple qui demeure sur cette terre si chère au cœur du Sauveur.


      Cette antique église de l'Anástasis rend un témoignage muet aussi bien aux lourdeurs de notre passé, avec ses erreurs, ses incompréhensions et ses conflits, qu'à la promesse de gloire qui continue de rayonner du tombeau vide du Christ. Ce lieu saint, où la puissance de Dieu s'est manifestée dans la faiblesse, où les souffrances humaines ont été transfigurées en gloire divine, nous invite à tourner encore notre regard de foi vers la face du Seigneur crucifié et ressuscité. En contemplant sa chair glorifiée, complètement transfigurée par l'Esprit, nous parvenons à réaliser plus pleinement que même maintenant, par le Baptême, « nous portons partout et toujours en notre corps les souffrances de mort de Jésus, pour que la vie de Jésus soit, elle aussi, manifestée dans notre corps » (2 Co 4, 10-11).

Même maintenant, la grâce de la résurrection est à l'œuvre en nous ! Puisse la contemplation de ce mystère stimuler nos efforts, au niveau personnel tout comme dans la communauté ecclésiale, en vue d'une croissance dans la vie selon l'Esprit par la conversion, la pénitence et la prière ! Puisse-t-elle nous aider à surmonter, par la puissance de ce même Esprit, les conflits et les tensions qui viennent de la chair et enlever les obstacles, aussi bien intérieurs qu'extérieurs, qui entravent notre progression dans le témoignage commun rendu au Christ et à la puissance de réconciliation de son amour.

      Avec ces paroles d'encouragement, chers amis, s'achève mon pèlerinage sur les lieux saints de notre Rédemption et de notre renaissance dans le Christ. Je prie pour que l'Église en Terre Sainte tire toujours une nouvelle vigueur de sa contemplation du tombeau vide du Sauveur.
 Dans ce tombeau, elle est appelée à ensevelir toutes ses inquiétudes et ses craintes, afin de ressusciter chaque jour et de continuer son pèlerinage à travers les rues de Jérusalem, sur les route de Galilée et au-delà, proclamant le triomphe du pardon du Christ et de la promesse de la vie nouvelle.


Comme chrétiens, nous savons que la paix à laquelle aspire cette terre déchirée a un nom : Jésus Christ. « Il est notre paix », lui qui nous a réconciliés avec Dieu en un seul corps, par la Croix, mettant fin à la haine (cf. Ep 2, 14).
Déposons donc entre ses mains toute notre espérance pour l'avenir, tout comme, à l'heure des ténèbres, il remit son esprit entre les mains du Père.


      Permettez-moi de conclure par un mot d'encouragement particulier pour mes frères les Évêques et les prêtres, ainsi que pour les personnes consacrées, hommes et femmes, qui servent l'Église bien-aimée en Terre Sainte. Ici, devant le tombeau vide, au cœur même de l'Église, je vous invite à rallumer l'enthousiasme de votre consécration au Christ et de votre engagement à servir avec amour son Corps mystique. A vous, revient l'immense privilège de rendre témoignage au Christ, dans la terre qu'il a sanctifiée par sa présence et son ministère. Par votre charité pastorale, permettez, à vos frères et sœurs, à tous les habitants de cette terre, de sentir la présence réconfortante et l'amour qui réconcilie du Ressuscité.

 Jésus demande à chacun de nous d'être des témoins d'unité et de paix auprès de tous ceux qui vivent dans cette Ville de la Paix. Nouvel Adam, le Christ est la source de l'unité à laquelle la famille humaine tout entière est appelée, unité dont l'Église est le signe et le sacrement. Agneau de Dieu, il est la source de la réconciliation qui est à la fois don de Dieu et tâche qui nous est confiée. Prince de la Paix, il est la source de cette paix qui transcende toute négociation, la paix de la Jérusalem nouvelle.

Qu'il vous soutienne dans les épreuves, qu'il vous apporte réconfort dans les peines, et qu'il vous confirme dans vos efforts pour proclamer et faire grandir son Royaume ! A vous tous et à ceux que vous servez, j'accorde de grand cœur la Bénédiction Apostolique en gage de la paix et de la joie de Pâques.

          
             
 

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Publié le 14 Mai 2009

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Publié le 14 Mai 2009






sympa...a nice idee beatiful for the pope quelle est bonne! ... ah ces jeunes. On faisait pas ça de notre temps.




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