Publié le 20 Octobre 2020

 

   

   Il y a des hommes que Dieu compare aux bêtes sauvages nées pour l'indépendance, le carnage et la proie; d'autres , aux animaux timides et dociles qui se prêtent à des services honorables.  Les uns sont l'ivraie, les autres le bon grain; ceux-ci les épines et les broussailles inutiles, ceux-là les bons arbres, les fleurs et les fruits. Enfin, Dieu se sert, pour nous parler et nous faire comprendre les mystères de la grâce, du langage des comparaisons. L'Eglise a considéré cet exemple comme une permission, et pour aider notre faiblesse, élever notre esprit aux choses spirituelles et donner à la prière l'attrait du mystère, elle a rempli sa liturgie d'expressions figurées, surtout dans les offices de la Très Sainte Vierge. 

   Rosarium, Rosaire, signifie lieu planté de roses. 

   Or la première fleur qui s'offre à notre admiration dans ce lieu charmant, c'est précisément Celle que nous invoquons chaque jour sous ce titre, " Rosa mystica, Rose mystique". Marie réunit dans sa personne et dans sa vie toutes les qualités, les grâces, les charmes, les perfections que nous attribuons dans un ordre inférieur à la plus belle des fleurs. 

   " Si le Maître des Dieux, disait une femme illustre de l'antiquité, voulait donner aux fleurs une reine, c'est la rose qu'il choisirait: car elle est le plus bel ornement de la terre, l'honneur des plantes, l'oeil de la nature ouvert sur nous, la couleur pudique qui trahit les émotions cachées du monde inférieur, la beauté brillant de tout son éclat et respirant l'amour. "

   Le Maître des Dieux n'est pas décidé; mais les hommes ont choisi la rose et l'ont appelée belle entre toutes ses compagnes les fleurs. 

   Or, comme la rose est la plus belle des fleurs, Marie est la plus belle des créatures. " Dieu l'a choisie et préférée avant tous les temps: Elegit eam Deus et praelegit eam; - il l'a aimée plus que tous: Dilexit eam plus quam omnes" . Il a répandu sur elle tout le flot des mérites qui devaient racheter le genre humain et l'a ainsi préservée des souillures qui semblent attendre les enfants des hommes aux portes de la vie pour les déshonorer. Il l'a disposée par des opérations ineffables au privilège insigne de la maternité divine, qui lui confère comme une dignité infinie au--dessus de toutes les créatures. Toutes les vertus infuses, tous les germes sacrés de l'avenir étaient contenus dans sa chère âme dès le premier instant de sa vie. Elle croît dans le temple et comme à l'ombre du sanctuaire, et chaque jour elle devient plus belle. 

Ave gratia plena ! Salut pleine de grâce!

Oh oui ! Elle est pleine de grâce , quoique née comme la rose au milieu des épines, c'est-à-dire, des imperfections, des difformités, des fautes et des crimes qui déshonorent l'humanité et blessent le regard de Dieu. Pleine de grâce, de mérites et de gloire, disent les saints auteurs qui ont chanté ses louanges. 

" Vous êtes toute belle, ô ma bien-aimée: Tota pulchra es, amica mea!" 

   Elle est toute belle. Il n'est ni splendeurs, ni charmes qui ne s'effacent devant elle. Anges du Seigneur, fleurs radieuses qui peuplez les jardins célestes, fleurs que nos yeux infirmes n'ont pas vues et dont nos bouches mortelles ne peuvent pas dire le nom!  Patriarches et prophètes, tiges sacrées , d'où sont sorties tant de générations bénies! Apôtres de la loi nouvelle, arbres robustes, qui avez secoué sur le monde la semence de la parole de Dieu! Martyrs, confesseurs, vierges, saints et saintes, qui avez fleuri comme le palmier dans la maison du Seigneur , qui vous êtes multipliés comme le cèdre sur les montagnes de la perfection, qui vous êtes épanouis comme le lis au milieu des épines du péché, fleurs aimables et glorieuses, dont le souvenir réjouit et honore notre triste vallée, réunissez vos attraits pour séduire le coeur de Dieu, remplissez de vos grâces et de vos beautés le jardin mystérieux de l'Epoux, jamais vous n'égalerez Celle qu'il appelle son amie.

   O Marie, ô rose mystique, vous êtes reine de toutes les créatures comme la rose est la reine de toutes les fleurs par sa beauté! 

 

rp Monsabré. 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Octobre 2020

 

 

" Ecce quam bonum, et quam jucundum

habitare fratres in unum !" 

 

mardi ad Vesperas. 

 

 

  Quel mois d'Octobre ! ... 

C'est l'heure de son repos.

Dans la journée il a eu le temps de débroussailler le terrain, écarter tous les obstacles, travailler à la place d'un pauvre retraité inactif...! Il faut bien que ça serve la communion des saints. 

Plus qu'à s'avancer sur le chemin en toute tranquillité. 

   " Tandis que Dieu parle et vous éclaire, tandis qu'il consent à marcher devant vous - comme petit frère,  - suivez-le et prenez son allure... !

dom Delatte , règle de st Benoît. 

C'est qu'il est costaud  petit frère , pas facile ! Prendre son allure !  j'ai plus le même âge, oups.. et fatigue vite. 

A l'armée, je me plaçais toujours derrière le sergent para,  j'ajustais ma cadence, mon rythme, au sien,  c'était plus facile pour se taper des kilomètres sans trop de fatigue, être sûr d'arriver au bout. 

Recharger ses batteries tous les jours au chant du benedictus, prendre l'enfant Jésus dans ses bras pour sa journée,

" laissez-vous toucher! " accordez nous le pardon et la paix. " 20ème dim. après la Pentecôte. pour vous servir dans la sécurité de nos coeurs. 

Après tout peut arriver, qu'importe ! 

quand l'aube chasse les ténèbres de la nuit,  pour ne pas tomber en panne sèche dans la journée, il ne  faudrait pas;  s'exciter à la vertu comme on peut avec un tel guide ... on ne pouvait mieux espérer. 

....sinon l'étoile disparaîtra ! 

dans le covid 19 , avec toutes les horreurs et absurdités du monde..

Qui sait si vous disposerez d'un lendemain..? 

 

 

 

  

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Octobre 2020

 

Les évêques des 3 diocèses d'Estrémadure (Mérida, Plasencia et Cáceres) ont publié ce lundi un communiqué dans lequel ils encouragent les fidèles à ne pas substituer la messe en personne à celle des médias "au-delà du temps nécessaire". 

[Le Catéchisme, paragraphe 2181, précise que les fidèles sont dispensés d'aller à la messe dominicale que "pour une raison sérieuse « 

Les évêques demandent également "d'éviter les restrictions arbitraires ou de limiter les droits des fidèles. Plus précisément, si la communion dans la main est préférable en raison de la situation , la communion dans la bouche ne peut être interdite" , précisent-ils, un message qui s'adresse, semble-t-il, plus aux prêtres qu'aux autorités civiles. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Octobre 2020

Rédigé par Philippe

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Publié le 18 Octobre 2020

 

Le Père Juan Manuel Rodríguez de la Rosa, qui fut pendant 14 ans officier dans la marine de guerre espagnole, avant d’entrer dans la marine marchande et de tenter la création d’une entreprise d’informatique, fut ordonné prêtre en 2007, à 51 ans, dans le diocèse de Getafe (Espagne). Il appartient à l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre. Il est président de l’association Lumen Cordium. 

 

Mes chers amis,

 

On commente, on dit, que l’on veut détruire la sainte Croix du Valle de los Caidos. Et je me demande : « Pourquoi ? » 

 

Sur la Croix fut crucifié notre Seigneur Jésus-Christ, le rédempteur du monde, vrai Dieu et vrai homme, le seul Dieu véritable. Il est possible que l’on soit disposé à donner sa vie pour quelqu’un de juste et de bon. Mais qui la donnerait pour son ennemi ? Notre Seigneur Jésus-Christ. 

 

En mourant sur la Croix, il nous a donné l’exemple d’amour le plus extraordinaire et le plus grand qui ait jamais été connu dans l’histoire de l’humanité. Dans la Croix, tout est contenu, tout ce que l’homme peut désirer. Celui qui veut connaître le véritable amour, qu’il s’ouvre à la Croix du Christ. Celui qui veut connaître et vivre dans la véritable paix doit aller à la Croix parce qu’il est illusoire de croire que la paix puisse se trouver dans la simple signature d’un document. Sur la Croix, notre Seigneur Jésus-Christ nous a donné l’exemple le plus parfait des vertus. 

 

Celui qui veut savoir ce que sont l’honnêteté, l’honneur, l’effort, le travail, la sincérité, l’innocence, la pudeur, la chasteté, doit aller à la Croix du Christ. Qui peut désirer détruire la Croix du Christ ? Seulement celui, ou ceux, qui méprisent ce que la Croix elle-même signifie. Parce que la Croix les désigne, la Croix les accuse, la Croix rend transparente l’obscurité de leurs cœurs et leur méchanceté. Et parce qu’ils ne veulent pas abandonner leur vie de péché, ils veulent détruire le signe d’amour le plus grand jamais connu.

 

Chers frères, c’est pour moi un devoir d’exigence de ma conscience de manifester publiquement ma défense de la sainte Croix du Valle de los Caidos, parce que cette Croix représente ma foi, représente mon Seigneur Jésus-Christ, et parce qu’en outre j’ai la certitude absolue de ce que si je ne défendais pas ainsi la Croix du Valle de los Caidos, au jour du jugement de mon âme, qui déjà approche, mon Seigneur Jésus-Christ me demanderait : « Juan Manuel, pourquoi ne m’as-tu pas défendu, sans crainte, en défendant la Croix du Valle de los Caidos ? » 

 

Mais le Seigneur ne me posera pas cette question ; d’autres, oui. Celle-là, non. En outre, mes chers frères, dans l’exercice de ma liberté comme citoyen espagnol, je veux également manifester ma vérité, cette vérité dont je suis certain qu’elle sera partagée par tous les Espagnols de bien, même s’ils ne professent pas ni ne vivent pas la foi catholique, et qui est qu’on ne peut séparer la Croix de l’Espagne, on ne peut séparer l’Espagne de la foi catholique, de la religion chrétienne, cette foi qui est arrivée dans ces terres d’Espagne aux temps apostoliques avec l’apôtre saint Jacques le Majeur.

 

 C’est la foi qui a grandi et s’est étendue dans toute cette société hispano-romaine qui vivait sous la protection du grand droit romain. C’est la foi qu’embrassa pour son royaume Recaredo, la foi pour laquelle son frère Herménégilde donna sa vie, en refusant de recevoir la sainte communion de la main d’un évêque hérétique arien. C’est la foi qui accompagna pendant des siècles les royaumes chrétiens dans la Reconquête contre l’envahisseur musulman. C’est la foi que les Rois Catholiques portèrent au Nouveau Monde, spécialement la très grande Isabelle la Catholique. C’est la foi qui fit de l’Espagne le grand défenseur du dogme de l’Immaculée Conception de Marie. C’est la foi qui a fait de l’Espagne un pays unique au monde, parce qu’il n’y a pas une ville, village ou bourgade qui n’ait sa patronne, qui n’ait sa fête en l’honneur de la sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, Mère de Jésus-Christ et notre Mère. C’est la foi pour laquelle tant de martyrs espagnols répandirent leur sang, en bénissant cette terre bénie d’Espagne. Et c’est la foi qui accompagna la déroute totale du communisme, véritable ennemi de l’Espagne, et ennemi de l’homme et de sa dignité, car l’une dess racines de cette idéologie, au plus obscur, profond et ténébreux plonge dans l’enfer lui-même.

 

Chers frères, la mort vient sans douleur. 

 

Ce qui est douloureux et triste, c’est de vivre comme un lâche, c’est de vivre la tête baissée et les yeux regardant le sol, et en ce qui me concerne, j’espère vivre le reste de ma vie la tête haute, les yeux tournés vers le ciel, où je veux aller et où j’espère mériter la gloire éternelle par la miséricorde de Dieu.

 

 Pour moi, défendre la Croix du Valle de los Caidos, c’est défendre ma foi et défendre mon Seigneur Jésus-Christ, et défendre ma patrie, que j’ai juré de défendre jusqu’au sacrifice de ma vie dans cet acte émouvant de ma lointaine jeunesse où j’ai prêté serment sur le drapeau, acte qui est toujours présent avec une singulière actualité dans mon cœur. Pour moi, défendre la sainte Croix du Valle de los Caidos, c’est défendre Dieu et l’Espagne. Telle est ma vérité, telle est ma liberté, et telle est l’exigence de ma conscience, qui m’oblige à parler, et à ne pas me taire. Laudetur Jesus Christus !

 

 

Padre Juan Manuel Rodríguez de la Rosa

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Rédigé par Philippe

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Publié le 16 Octobre 2020

 

 

 

Saint Luc

évangéliste.

 

Te Deum Laudamus.

 

 

 

vêture monastique

congrégation de Solesmes 

Clear Creek abbey

 

Le petit Placide a la joie de vous faire part de la vêture de  son ami

frère Timothy Mc Namara

osb

ce Samedi 17 Octobre 2020

ad vesperas.

 

priez pour lui. 

 

Nous le mettons sous le manteau de

Nd du Très Saint Rosaire,

son père Abbé et 

toute la communauté monastique avec toutes nos félicitations. 

Philippe. 

 

la messe de ce jour a été célébrée à son intention. 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 15 Octobre 2020

 

" Dieu ne se gagne que par l'amour. " 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 15 Octobre 2020

 

 

Tant que certains s'acharneront à prôner la culture de mort, je défendrai notre culture en cette période joyeuse de fête de la Toussaint.
Faîtes vous aussi de la résistance en offrant à vos enfants ces déguisements:
Saint Louis et Sainte Jehanne d'Arc patrons principaux de la France et Saint Nicolas patron des enfants, pour les protéger de toutes les horreurs que la société leur impose!
 
 
 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 14 Octobre 2020

 

 

" Quel que soit notre âge, surtout si nous sommes sur le déclin de la vie, il est temps, c'est l'heure de la grâce, l'heure de Dieu. " 

 

règle de st Benoît

dom Delatte

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 14 Octobre 2020

 

requiescat in pace. 

+

" Je passerai mon ciel à faire

du bien sur la terre."

ste Thérèse de l'Enfant Jésus .

 

 

 

 

Parmi tous les souvenirs qui nous reviennent spontanément depuis quelques jours, c’est d’abord le sourire d’Augustin, sourire à jamais inscrit dans notre cœur sur cette photo choisie parmi d’autres sur la feuille de la célébration.

Notre tristesse est d’autant plus grande en ces heures tragiques que nous vivons avec vous dans une communion très profonde. Les mots ne suffisent pas pour dire ce que nous ressentons parce que leurs sens semblent dérisoires face à la dure réalité de l’épreuve qui s’abat sur nous tous, d’abord sur vous, Hervé et Virginie, ses parents ; Thibault, Bérénice et Louis-Marie, ses 2 frères et sa sœur. Nous pensons à ses grands-parents et toute votre famille.

Notre présence tellement nombreuse est bien le signe de l’immense communion de prière qui nous a spontanément unis à vous depuis 2 semaines au-delà des âges et des situations, des responsabilités et des engagements, des convictions ou des croyances. 

Comme Job dans la 1ère lecture, nous sommes bouleversés. Job a tout perdu, ses biens, ses serviteurs, puis ses fils et ses filles. Terriblement éprouvé, il s’abandonne et se prosterne devant Dieu avec ces paroles peut être difficiles à entendre pour certains parmi nous : "Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni […]  !..." l’auteur de ce Livre conclue "En tout cela, Job […] n’adressa à Dieu aucune parole déplacée ! ..." 

Ces paroles rejoignent celles que vous nous écriviez, Hervé et Virginie, dès le 30 septembre : "Ne croyez pas une seule seconde que notre foi est blessée même si notre cœur est en miette." Vous aviez déjà vécu cet abandon, en déposant d’Augustin entre les mains du Seigneur, continuant bien sûr d’espérer en sa guérison, mais aussi dans la perspective de son passage vers la maison du Père pour la Vie Eternelle.

Je pense à vous les jeunes qui avez eu la chance de côtoyer Augustin. Comme lui, vous êtes à l’âge où l’on se passionne pour la vie en faisant des projets d’avenir. Lui aussi avait déjà quelques projets pour sa vie future. Nous avons prié pour sa guérison. Aujourd’hui, nous pleurons de le voir partir si vite, trop vite. Sa mort met notre espérance à l’épreuve. Elle nous met face à tant de questions, en particulier sur le sens de notre vie. Nous savons bien que la mort fait partie de la vie, mais lorsqu’elle survient si brutalement, nous sommes plongés dans le désarroi : Pourquoi ?... Comment cela est-il possible ?... Ceux qui t’aimaient Augustin avaient encore besoin de toi, de ta gaité, de tes talents et de tout ce que tu avais envie de donner pour les autres, de ce que tu donnais déjà pour les autres. Nous nous sentons démunis, nous nous interrogeons avec peut être un sentiment d’injustice ou même de révolte. Nous sommes face au mystère de la mort qui s’impose et de la vie qui nous échappe.

Aujourd’hui, nous avons le sentiment qu’Augustin part sans avoir tout dit de sa vie, de son amour pour ceux dont il était le plus proche, de ce qu’il était en profondeur, avant d’avoir donner le meilleur de lui-même comme il aspirait à le faire avec tellement de générosité. Comme chacun de nous, Augustin portait en lui ce trésor de vie et d’amour que rien ne peut détruire. Le trésor de la foi que vous lui avez transmise en famille, qu’il a approfondi dans le cadre du scoutisme et comme servant d’autel. Puis ses 4 années au foyer Saint Jean Paul II de Sainte Anne d’Auray lui ont permis de grandir et d’acquérir une foi d’adulte. 

Chers amis, je suis persuadé qu’Augustin a encore des choses à nous dire, à déposer dans le cœur de chacun comme les semences de la parabole que Jésus raconte dans l’Evangile. Il nous explique cette parabole précisant : "à vous il est donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu."

La semence de la parabole, c’est la Parole de Dieu, une parole vivante qui touche la vie et la transforme, Jésus en personne qui parle dans le cœur de chacun. Cette parole nous ouvre au mystère du Royaume, la vie avec Dieu. Jésus est le semeur, il compte sur nous pour l’accueillir. Ne soyons pas comme ceux qui restent au bord chemin. Ils entendent mais très vite se détournent de Dieu. Je vous invite à relire parmi les très nombreux messages écrits ces deux semaines, les beaux témoignages de foi et d’espérance en la Vie éternelle.

Ne soyons pas de ceux qui entendent la Parole mais qui n’étant pas enracinés, croient pour un moment, puis face à l’épreuve, abandonnent. Jésus nous invite à enraciner notre foi en descendant au plus profond de nos cœurs, car c’est là que Dieu parle et nous appelle à la Vie.

Ne soyons pas de ceux qui entendent, mais qui sont encombrés, voir étouffés par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie. Pour porter des fruits, la Parole de Dieu doit tomber dans des coeurs ouverts et disponibles.

Chers amis, que les souvenirs que vous garderez d’Augustin vous aident à prendre votre vie en main, à répondre à l’appel du Seigneur en étant de ceux qui entendent sa Parole dans un cœur bon et généreux et l’accueillent pour que ce qui a été semé depuis l’accident d’Augustin portent de bons fruits dans le cœur et la vie de chacun. Dieu vous appelle à relever le défi de l’espérance !... 

Désormais, nous savons et nous croyons que par sa mort et sa résurrection, Jésus a ouvert le chemin qui conduit à Dieu. La mort n’est pas le dernier mot de la vie. Si les yeux d’Augustin se sont fermés pour nous, ils peuvent désormais s’ouvrir à cette lumière qui brillait déjà dans ses yeux qui peuvent maintenant contempler Dieu.

En le regardant avec vous sur la photo de famille prise cet été, je me disais qu’Augustin aurait aimé vous dire ces paroles de la petite Thérèse de Lisieux. Pressentant qu’elle allait mourir, elle avait ainsi exprimé son désir : "Si je devais mourir, je passerais mon ciel à faire du bien sur la terre …". Toi aussi, Augustin, si tu avais su que tu devais partir aussi vite, tu aurais sans doute aimé pouvoir nous dire à tous, ton envie de vivre et de passer ton ciel à faire du bien pour nous sur la terre …" D’ailleurs, je pense que tu le fais déjà par ces nombreux messages envoyés à tes parents, frères et sœur !... 

Je vous invite à prier avec les mots qui sont dans le cœur de chacun, en vous adressant à la Vierge Marie, Notre Dame du Rosaire. Comme une mère, au pied de la croix de son Fils, elle nous écoute et intercède pour Augustin afin que son Fils l’accueille dans la maison du Père et qu’il passe son ciel à faire du bien pour vous. Que son sourire et sa joie de vivre continue d’illuminer votre regard afin que vous puissiez percevoir, au-delà de la nuit de cette lourde épreuve, la lumière de la résurrection au matin de Pâques. 

Permettez-moi, Virginie, Hervé de terminer en citant les paroles d’espérance que vous nous avez adressées quelques heures après la mort d’Augustin

"Notre chagrin de parents aujourd’hui est à l’image de la joie qui viendra nous rendre vie bientôt. Nous sommes dans la douleur et le deuil, indispensable étape, mais notre cœur se prépare en secret, nous serons inondés de l’intérieur par la Foi lumineuse et irradiante de notre fils. Nous continuons d’être portés par cette jeunesse qui a côtoyé Augustin, de près, de loin et qui vibre et chemine aujourd’hui à ses côtés. Nous vous disons tout notre merci pour chacune de vos prières de vos intercessions, chacun de vos messages, chacune de vos photos, de vos dessins, de vos bougies. Nous prions de tout notre cœur pour celles et ceux qui ont croisé notre chemin et qui sont aujourd’hui dans l’épreuve, la maladie ou le deuil. Que notre fils Augustin intercède pour eux auprès de Marie et de son Fils et que notre maison soit toujours ouverte ... Unis avec vous dans la foi active et dans la prière."

Au nom de tous, Merci. Virginie, Hervé, Thibault, Bérénice et Louis-Marie, vous pouvez compter sur notre prière et notre amitié fraternelle.

+ abbé Jean-Yves Poulailleau 

pour le petit Placide 

 

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Rédigé par Philippe

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