Publié le 9 Avril 2020

 

 

 

+ JEUDI-SAINT

Homélie du Très Révérend Père Dom Jean PATEAU

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault

(Fontgombault, le 9 avril 2020)

 

"Hoc facite... in meam commemorationem. "

Faites cela en mémoire de moi.

(1Co 11,25)

Chers Frères et Sœurs, Mes très chers Fils,

Ce matin a débuté le Triduum sacré ; trois jours qui s’achèveront au matin de Pâques par l’annonce, apportée par quelques femmes aux disciples, de la découverte de la pierre roulée et du tombeau vide. Il est ressuscité. Ces jours sont au cœur de notre foi.

 Bien des années se sont écoulées depuis deux mille ans. Les pèlerins de Jérusalem, encore aujourd’hui, peuvent en désigner le lieu : c’est ici, dans cette ville, à cet endroit, qu’il est ressuscité. Mais ce lien avec le passé est-il le seul à avoir traversé les siècles ?

Après les paroles de la consécration du pain et du vin, comme le rapporte l’épître de saint Paul aux Corinthiens, mais aussi saint Luc (cf. 22,19), le Seigneur a donné à ses apôtres un commandement : « Faites cela en mémoire de moi », instituant par ces mots le sacrement de l’Eucharistie.

Cette demande du Seigneur peut paraître aujourd’hui paradoxale, alors que tant d’églises sont fermées en ces jours saints, et que tant de chrétiens, depuis des semaines, n’ont pu accéder aux sacrements de l’Eucharistie et de la pénitence.

Au-delà de la période particulière que nous vivons, il faut ajouter le fait que dans nos pays de vieille chrétienté, les vocations sacerdotales se font rares. Comment fera-t-on pour répondre à cette demande du Seigneur dans 20, 10, ou peut-être seulement 5 ans ?

Ce soir, nous faisons mémoire, de façon solennelle, de l’acte accompli par le Seigneur au milieu de ses disciples. Mais s’agit-il d’un simple repas dont le souvenir serait à perpétuer ?

Ce que Jésus a vécu « la nuit où il était livré » est un mystère.

En tant que tel, il comporte une face visible et une face cachée : une dimension facilement accessible aux sens, et une dimension spirituelle, en partie saisissable par l’intelligence, et en partie cachée, à recevoir dans la foi. Jésus donne donc cet ordre : « Faites cela en mémoire de moi. » Il s’agit bien d’un ordre : « Faites. » Il émane d’un homme, du Cœur Sacré de Jésus, de Dieu. Toute parole qui vient de ce Cœur ne peut qu’être l’expression d’un amour immense. L’invitation du Seigneur désigne donc le sacrement de l’Eucharistie comme le lieu privilégié où Dieu veut nous rencontrer. En le recevant, nous recevons non seulement la grâce, mais l’Auteur même de la grâce.

Les prêtres obéissent à l’ordre donné par le Seigneur en demeurant assidus à la célébration quotidienne de la Messe, et les fidèles y répondent en recevant ce sacrement aussi souvent que possible. Mais Jésus n’a pas dit seulement : « Faites », il a dit : « Faites cela en mémoire de moi. » Trop souvent, notre agir se résume au « faire », au « faire pour faire ». Jésus a dit : « Faites cela en mémoire de moi. »

Faire mémoire d’une personne ne peut se limiter à rappeler un moment convivial, tel qu’a pu être celui de la Cène pour le Christ et ses apôtres. Le contexte de l’événement n’est d’ailleurs pas celui d’un repas banal. C’est le repas pascal.

Jésus accomplit le rite prescrit à Moïse et au peuple hébreu, au moment où celui-ci se préparait à fuir l’Égypte. Avec Jésus, ce rite prend une tout autre signification, ou plutôt, il reçoit sa signification plénière. Accompli pour quelques Hébreux retenus en Égypte, puis réitéré par leurs descendants en action de grâce pour la fidélité et la bonté de Dieu qui a libéré son peuple, ce rite devient, dans le Christ, l’expression de la miséricorde et de la tendresse de Dieu envers tous les hommes, pris dans les liens du péché et en quête d’un libérateur.

La pâque des Hébreux avait débuté par la préparation d’un repas rituel. Elle s’était poursuivie dans la fuite vers la Mer Rouge, la descente à pied sec dans ses profondeurs et la remontée vers l’autre rive, pour s’accomplir enfin dans l’entrée en terre promise. La Pâque du Christ commence par le repas de la Cène ; elle se poursuit par sa mort sur la Croix, sa descente au séjour des morts et sa remontée triomphale dans la résurrection au matin de Pâques.

De même que l’entrée dans la terre promise donnait son sens à la première pâque, de même la Résurrection du Christ donne son sens au dernier repas pris avec les disciples, à tout le mystère pascal, et par le fait même, à toute Messe et à toute communion. « Faites cela en mémoire de moi. »

Au centre de ce mystère se trouve une personne : le Christ. C’est en son souvenir que les rites devront être accomplis. Mais s’agit-il simplement d’un souvenir ?

Le Christ ne nous a pas laissé ces quelques mots comme le testament de quelqu’un qui bientôt ne pourra plus parler. Le Christ aujourd’hui n’est pas mort, mais il vit et il vivifie. La Pâque du Christ se poursuit et s’achève dans chacune de nos propres Pâques.

La mort et la résurrection de Jésus sont le don suprême fait par Dieu à l’homme.

Nous ne sommes pas abandonnés dans le pays des ombres et de la mort. Comme un berger, le Christ a pris la tête de son troupeau. Le premier, il a brisé les chaînes de la mort, et nous a ouvert le passage vers la vraie Vie. « Faites cela en mémoire de moi. »

Par ces mots, le Christ indique l’unique chemin du salut : « Ceci est mon corps, qui est pour vous… Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang. » (1 Co 11,24-25) « Faites cela en mémoire de moi. »

Le Christ invite tout homme à communier à sa vie : « Pour moi, vivre c’est le Christ » (Ph 1,21) affirmait saint Paul.

Les paroles de Jésus s’adressent aussi à tous ceux qui, aujourd’hui, ne peuvent pas communier sacramentellement. De même qu’il donne son Corps, il offre aussi sa grâce en abondance, à qui veut la recevoir.

 

Âme du Christ, sanctifiez-moi.

Corps du Christ, sauvez-moi.

Sang du Christ, enivrez-moi.

Eau du côté du Christ, lavez-moi.

Passion du Christ, fortifiez-moi.

Ô bon Jésus, exaucez-moi.

Dans vos blessures, cachez-moi.

Ne permettez pas que je sois séparé de vous.

De l’ennemi défendez-moi. À ma mort appelez-moi.

Ordonnez-moi de venir à vous, pour qu’avec vos saints je vous loue dans les siècles des siècles.

 

Amen.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 7 Avril 2020

 

 

En ce jour, nous avons bien pensé à tous nos amis internationaux confinés, profitant de ces moments magiques ! y a pas.  Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu de si beaux offices, à en pleurer.

Merci à tous nos abbés et bonne fête du Jeudi Saint. 

même la musique est confinée, pauvres petits russes, ... 

Que le sang de Jésus nous purifie ! au pied de l'autel, recevons ces torrents de miséricorde pour nous et tous ceux qu'on aime. 

 

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Publié le 7 Avril 2020

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Publié le 7 Avril 2020

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Publié le 6 Avril 2020

photo petit placide 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 6 Avril 2020

 

 

La première chose est de tourner nos yeux et notre cœur vers Dieu, et de nous réfugier dans sa miséricorde ; de changer notre vie, de nous laisser convertir par lui. C'est l'attitude propre au temps du Carême, dans lequel nous nous trouvons. La conversion est comme une renaissance, c'est un renouvellement des attitudes, des mentalités, des critères et des valeurs. Il s'agit d'un changement profond dans la vie, d'un renouveau intérieur qui implique une nouvelle orientation générale. Cela signifie revenir à Dieu, réorienter le chemin, le but de la vie, pour que l'épine dorsale soit le Christ, pour qu'il soit le centre qui articule tous les autres éléments : famille, travail, loisirs, engagement politique, volontariat, bref, toute la vie.
 
Le progrès de la science et de la technologie dans notre monde est très grand, avec une maîtrise apparemment illimitée des forces de la nature, au point d'atteindre le clonage des êtres vivants. Se sentant si puissant, l'être humain pourrait être tenté de penser qu'il n'a plus besoin de Dieu, car il a la capacité de construire tout ce qu'il veut. Mais n'oublions pas que cette histoire n'est pas nouvelle ; c'est l'histoire de la construction de la tour de Babel, telle que racontée dans le livre de la Genèse (cf. Gn 11, 1-9). Ils voulaient prendre la place de Dieu, et à cause de leur orgueil, ils étaient confus et divisés.
 
L'homme porte en lui une soif d'infini, une nostalgie de l'éternité, une recherche de beauté, un désir d'amour, un besoin de lumière et de vérité, qui le pousse vers l'Absolu ; il porte en lui le désir de Dieu. Dieu est la Réalité même, avec des majuscules, la Vie même. Le sens de la vie humaine est de recevoir l'amour de Dieu, de le connaître, d'y croire et de le vivre ; de le partager et de le communiquer ; d'aimer Dieu de toutes ses forces et son prochain comme soi-même. Dans notre vie, dans nos familles, dans notre société, donnons à Dieu la place qui lui correspond, la première place.
 
 
Un arrêt en cours de route
 
 
Cette pandémie mondiale nous a obligés, par la force, à nous arrêter. Nous avons dû nous isoler, nous enfermer dans nos maisons, coupés du monde, de la société, des amis, voire de la famille, confinés dans nos téléphones portables, nos ordinateurs et en regardant les informations en permanence.  Mais rendons-nous compte que c'est aussi une occasion de mieux nous connaître, de revoir le film de notre vie et de prendre conscience de qui nous sommes et des chemins de notre existence.
 
Dans le pèlerinage de la vie, les espaces de silence, de recueillement, de réflexion personnelle, sont essentiels pour mieux se connaître, se regarder dans le miroir avec sincérité et sans dissimulation. En ces jours, où nous aurons sûrement plus de temps, il sera bon pour nous d'entrer dans notre intérieur, de revoir notre propre vie à partir d'une réflexion sincère qui facilite la rencontre avec soi-même et favorise, à son tour, la rencontre avec Dieu.
 
 Cette attitude doit durer toute une vie, et ce n'est pas quelque chose de nouveau ; il est bon de se rappeler que sur le frontispice du temple de Delphes était gravée l'exhortation "Connais-toi toi-même". Tout au long de l'histoire, les êtres humains ont cherché la vérité, le sens des choses et surtout le sens de leur vie. Dans toutes les cultures, on retrouve les questions fondamentales sur l'origine et la fin de la vie, sur le mal et la mort, sur l'au-delà, sur sa propre identité.
 
La connaissance de soi est essentielle pour se positionner correctement face à Dieu et aux autres. D'autre part, plus une personne avance dans sa vie de foi, plus elle s'approche de Dieu et reçoit sa lumière, plus elle se connaît, est consciente de sa petitesse et se sent indigne devant lui. L'examen de conscience, la révision de la vie à la lumière de la Parole de Dieu, sera particulièrement utile pour la connaissance de soi et pour atteindre la véritable humilité.
 
Nous, les humains, sommes ensemble, nous existons ensemble.
 
 Nous pouvons vivre les uns contre les autres, ou dos à dos, en s'ignorant, ou nous pouvons vivre en relation, en ouverture ; nous pouvons nous accueillir, nous offrir, nous sentir proches les uns des autres, c'est-à-dire vivre ensemble. Être un voisin, comme nous le rappelle la parabole du bon samaritain, signifie accomplir le commandement de l'amour en se faisant le voisin des autres, en particulier de ceux qui ont le plus besoin du voyage. Je suis un frère pour tous ceux que je rencontre, pour tous ceux qui ont besoin de mon aide.
 
 Il n'y a rien de vraiment humain qui ne trouve pas un écho dans le cœur du chrétien en pèlerinage.
 
La rencontre avec le frère conduit au partage et à la collaboration. Le pèlerin doit partir léger avec ses bagages, avec l'essentiel et sans attachement à ses quelques affaires. Vivre ensemble implique une attention à l'autre, une réciprocité. Cela signifie être attentif aux autres, ne pas être indifférent au sort des autres, être conscient de l'interdépendance entre les personnes, être solidaire.
 
La solidarité n'est pas un sentiment de compassion pour le plus faible ou pour la personne nécessiteuse qui se trouve à côté de moi ; c'est "la détermination ferme et persévérante de s'engager pour le bien commun, c'est-à-dire pour le bien de chacun, afin que nous soyons tous vraiment responsables de tous", selon les mots de Saint Jean Paul II.
 

+ Josep Àngel Saiz Meneses

Obispo de Terrassa

 
 
 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 6 Avril 2020

Rédigé par Philippe

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Publié le 5 Avril 2020

 

 

 

 

DIMANCHE DES RAMEAUX Homélie du Très Révérend Père Dom Jean PATEAU Abbé de Notre-Dame de Fontgombault (Fontgombault, le 5 avril 2020)

 
 
 
 Chers Frères et Sœurs, Mes très chers Fils,
 
Voici que s’ouvre le chemin de la Semaine Sainte, une semaine douloureuse, à l’image des temps d’épidémie que nous traversons. Pour les cérémonies, les portes des églises, les portes des maisons aussi resteront fermées.
 Que le Seigneur vienne nous visiter comme il le fit pour ses disciples après sa Résurrection, « januis clausis – les portes fermées. »
 
Lui se joue des portes fermées, si les portes des cœurs lui sont ouvertes. Loin des églises, ravivez votre liturgie familiale par la méditation des textes liturgiques si riches, par le chapelet, par la pratique d’une vraie charité entre vous.
 
Les diocèses, les communautés mettent à vos dispositions bien des outils. Imitez les apôtres avant la Pentecôte : « Tous, d’un même cœur, étaient assidus à la prière, avec des femmes, avec Marie la mère de Jésus, et avec ses frères. » (Act 1,14)
Le pape Pie XII disait : « Une famille qui prie est une famille qui vit », et saint Jean-Paul II : « Une famille unie dans la prière, reste unie ».
Dès ce matin, la Messe, et en particulier les lectures, nous plongent dans le mystère pascal : mort et résurrection du Seigneur. La foule hostile réclame la libération de Barabbas et obtient la crucifixion de celui qu’elle avait acclamé quelques jours plus tôt comme Fils de David, Roi d’Israël, le Béni venant au nom du Seigneur. Barabbas relâché manifeste, bien involontairement, l’effet de la rédemption accomplie par le Christ : par sa mort, le coupable est libéré. Mais la foule qui demande la libération de ce criminel se trompe d’interlocuteur.
 
Ce n’est pas à Pilate, le gouverneur romain, qu’elle devrait s’adresser, mais à Dieu, source de tout pouvoir authentique. Pilate, en se lavant les mains, se fait, comme la foule, complice d’un geste en lui même inique, et qui cependant coopère au plan de Dieu. Au seuil de cette semaine, nous pouvons faire un examen de conscience, afin de reconnaître à la fois notre condition de créatures coupables, et la réalité de ce salut que le Seigneur nous a obtenu si souvent.
 
Vivons-nous pour autant comme des êtres sauvés au prix de son Sang ? Ne sommes-nous pas responsables de ce que notre monde s’est détourné de Dieu ? Croyons-nous même avoir besoin d’un sauveur ?
 
Saint Paul nous a recommandé d’avoir les dispositions qui sont dans le Christ Jésus. Au commencement de sa lettre, il avait encouragé ainsi les Philippiens : « Celui qui a commencé en vous un si beau travail le continuera jusqu’à son achèvement, au jour où viendra le Christ Jésus. » (Ph 1, 6) Et il poursuivait : « Soit que je vive, soit que je meure, le Christ sera glorifié dans mon corps. En effet pour moi, vivre c’est le Christ, et mourir est un avantage. » (Ph 1,20-21)
Le disciple n’est pas au-dessus de son maître. Le souvenir de la Pâque du Christ, de son passage de la mort à la vie, nous mène à notre propre pâque, ce passage qui doit être fait à la suite du Christ et avec son secours. Quelles dispositions devons-nous mettre en œuvre ? Nous les connaissons : amour, générosité, humilité, pardon, obéissance à Dieu, don de soi. Plus radicalement, si nous voulons que notre vie soit le Christ, c’est tout notre être qui doit se convertir, et pas seulement notre agir.
 
Osons affronter cette question. Le Christ obéissant jusqu’à la mort, et la mort ignoble de la Croix, remet son âme au Père. Le Père lui donne le Nom au-dessus de tout nom. Mort et Résurrection du Christ, c’est tout le mystère pascal.
 
Alors que nous mourrons au péché, la mort du Christ s’accomplit en nous. Alors que le Christ ressuscite, il nous ressuscite avec lui.
 
En ces jours, prenons du temps, personnellement et en famille, avec le Crucifié. Demandons les uns pour les autres, pour nos familles, nos communautés, pour notre pays et pour le monde entier, par l’intercession de Marie au pied de la Croix, la grâce de vivre une semaine qui soit sainte non seulement par les événements qui s’y dérouleront, mais surtout par la conversion durable des cœurs et l’accueil de la grâce pascale. En ces jours sombres mais porteurs d’espérance, un monde vieilli s’en va. Que surgisse dans le Christ un monde renouvelé.
Amen.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 4 Avril 2020

Cette année, nous n'avons ni âne, ni palmiers, ni bouquets, ni le bruit des enfants autour de Jésus. Mais c'est une occasion propice pour proclamer Jésus-Christ comme roi de nos cœurs « ,
 
«En ce dimanche, nous renouvelons le désir que c'est le Christ qui commande, et nous voulons nous mettre à son commandement en tout. Maintenant, si Jésus-Christ est votre roi, entrez pleinement cette semaine dans le mystère de la rédemption qu'il a effectuée pour toute l'humanité. 
"Quand nous en sortirons, nous reconnaîtrons que Dieu a été très proche de nous et que la charité chrétienne n'est pas" l'opium du peuple ", mais l'expansion de l'amour qui jaillit régulièrement du Cœur du Christ. 
 
«les saints enfants de Fatima Francisco et Jacinta sont morts lors de la dernière pandémie il y a un siècle, en 1918. Nous avons récemment célébré le centenaire de leur mort. 
 
Car cette épidémie a été l'occasion pour eux de consommer leur dévouement au Cœur immaculé de Marie, qui à Cova de Iría leur avait montré son Cœur. Et pendant qu'ils vivaient leur maladie, ils ont offert leurs petits sacrifices "pour les pécheurs", jusqu'à ce que le Seigneur les emmène au ciel. « 
«offrir ce que nous faisons tous les jours pour le pardon de nos péchés et de ceux des autres. Et pour confirmer qu'à la fin le Cœur Immaculé de Marie triomphera ».
 
Mgr Demetrio Fernández Cordoue Espagne. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 4 Avril 2020

Rédigé par Philippe

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