Publié le 22 Mars 2020

 

 

 

« Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement
de l’Eucharistie. Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme.
« Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (ps 62)
Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie, avec la joie et la ferveur des saints.
Puisque je suis empêché de Te recevoir dans le sacrement, viens au moins spirituellement visiter mon âme.
En ce temps de carême, que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint me fasse communier à Tes souffrances et surtout, au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix lorsque Tu t’es écrié : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as tu abandonné ».
Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta Très Sainte Mère et de Saint Joseph quand ils T’ont perdu au Temple de Jérusalem, aux sentiments de Ta Sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.
Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps mystique, l’Église, partout dans le monde où les persécutions, ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle.
Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre que l’Eucharistie est un don surabondant de Ton amour et pas un dû en vue de mon confort spirituel.
Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes les fois où je T’ai reçu dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour et sans action de grâce.
Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage ma faim de Te recevoir réellement et substantiellement avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.
Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituellement par Ta grâce pour nous fortifier dans nos épreuves. Maranatha, viens Seigneur Jésus. »

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Mars 2020

 

pour tous mes amis (es) ... Chouette, le ciel est gris ! deo gratias . C'est laetare... parait-il. 

Александр Долгов (саксофон) Alexandre Dolgov

 

Semen Salomatnikov

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Mars 2020

 

Chers Amis,

Flavius Josèphe, dans La Guerre des Juifs contre les Romains (Liv VI, c. XXXI), évoque longuement les signes annonciateurs de la dévastation du Temple par les armées de Titus, en l’an 70 de notre ère :

À la fête dite de la Pentecôte, les prêtres qui, suivant leur coutume, étaient entrés la nuit dans le Temple intérieur pour le service du culte, dirent qu’ils avaient perçu une secousse et du bruit, et entendu ensuite ces mots comme proférés par plusieurs voix : « Nous partons d’ici. »

Le 15 avril 2019, il y a presque un an, Notre-Dame de Paris était en feu. Aujourd’hui la nef de la cathédrale, comme celle de bien des églises du monde, est vide et silencieuse. Les routes, les places, sont désertes. Dieu nous aurait-il abandonnés ? En ces temps difficiles, je veux vous rejoindre pour vous manifester la proximité des moines et l’assurance de leur prière.

Beaucoup parmi vous vivent la privation imposée de la Messe et de l’Eucharistie comme une grande souffrance. L’occasion douloureuse vous est donnée de vous souvenir que l’Eucharistie est un don gratuit, non un dû. C’est aussi le moment d’un examen de conscience sur la façon dont nous nous préparons à recevoir ce sacrement, et sur la manière dont nous le recevons : les sacrements ne sont-ils pas trop souvent traités à la même enseigne que les biens de consommation ? Ce temps vous invite à une prière familiale et personnelle renouvelée et plus intense. Les diocèses développent heureusement des moyens pour y initier les fidèles. Heureusement aussi, les églises restent encore ouvertes, et le Saint-Sacrement y est parfois exposé. Notre prière doit vraiment s’intensifier en ces périodes de détresses corporelles et spirituelles.

Oculi mei semper ad Dominum : « Mes yeux toujours tournés vers le Seigneur », chantions-nous dimanche dernier à l’introït de la Messe. Ces mots résonnent comme une invitation pressante, alors que le fléau d’une épidémie particulièrement contagieuse dévaste la terre, sans que personne ne puisse dire aujourd’hui quelles en seront les conséquences.

Il y a déjà et il y aura encore des morts. Les médias en offrent le décompte quotidien, ajoutant le nombre des nouveaux cas diagnostiqués, et celui des gens dont l’état se révèle particulièrement grave.

Monseigneur Jérôme Beau, archevêque de Bourges, remarquait: «La situation sanitaire que notre monde traverse nous révèle beaucoup sur la fragilité humaine, et particulièrement de nos sociétés. Dans quelque temps, il sera nécessaire d’y réfléchir aussi théologiquement. Aujourd’hui, nous sommes d’abord invités à la prière, à la charité et à la prudence. »

Contre la propagation de ce virus inconnu, des mesures de prudence ont été recommandées par les pouvoirs publics et spécifiées dans les diocèses par les évêques. Ces mesures dérangent nos habitudes. Il ne viendrait pourtant à l’idée de personne de supposer qu’elles ont été prises dans un autre but que de préserver la santé de la population et d’éviter autant que faire se peut une contagion massive, en particulier des personnes vulnérables que les services hospitaliers ne pourraient prendre en charge. Les respecter relève de la charité. N’oublions pas l’avertissement de saint Paul aux Romains : « Que chacun se soumette aux autorités en charge. Car il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et celles qui existent sont constituées par Dieu. Si bien que celui qui résiste à l’autorité se rebelle contre l’ordre établi par Dieu. Et les rebelles se feront eux-mêmes condamner. » (Rm, 13, 1-2) Tant que rien de contraire à la loi divine ne nous est commandé, il faut obéir. Mieux vaut obéir que de commenter sans fin, au risque de s’épuiser et d’épuiser les autres, les décisions prises par ceux qui sont responsables et qui cherchent de façon évidente le bien de tous. Les plus loquaces dans le genre de la critique sont souvent ceux qui ont le moins de responsabilités. C’est dans ce contexte que des restrictions d’accès à l’église abbatiale vous sont imposées.

Cette crise sanitaire mondiale révèle aussi la petitesse de l’homme en face de la nature. Un virus, ce n’est pas très gros et pourtant... Le colosse fait d’or et d’argent qui asservit le monde tremble et révèle ses pieds d’argile. Les bourses s’effondrent. Les frontières se ferment. Aurions-nous oublié que notre planète si confortable poursuit une course fulgurante dans un univers hostile ? Que la nature est généreuse, mais qu’elle peut s’épuiser ? Que le petit homme qui naît a besoin d’être accueilli, aimé ? Que tout homme a besoin d’être aimé ?

Confronté au fléau, l’homme moderne, si sûr de lui, apparaît impuissant. Acheter la mort d’un enfant, acheter le silence des hommes en face d’une enfance ou d’une humanité exploitées et avilies ne lui pose pas de problème ; mais ce petit virus, lui, nul ne peut l’acheter. Il ne se vend pas. Sans foi ni loi, il contamine, offrant au monde l’image de ce qui se passe de manière beaucoup plus discrète, silencieuse et depuis longtemps, dans le domaine moral. Évoquons à titre d’exemple la double et récente décision particulièrement révoltante de trois juges de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), rendue publique le 12 mars dernier, qui prive les sages-femmes en Europe de la garantie de leur droit à l’objection de conscience face à l’avortement. Comment imposer à ceux qui font profession de lutter pour la vie de poser des gestes de morts, et leur refuser une légitime liberté de conscience en face d’un acte qui demeure objectivement un crime ? Notre monde est devenu fou, incohérent.

Que faire ? L’angoisse devant ce monde, devant cette épidémie serait-elle la seule réponse ? Ou plutôt, ne serions-nous pas invités à regarder ailleurs ?

Peut-on en effet imaginer que l’homme ait pu subsister tant d’années dans un univers potentiellement hostile si un Autre ne l’avait depuis toujours aimé et protégé ? L’homme, qui semble découvrir à ses dépens qu’il n’a pas tout pouvoir, fera-t-il le pas d’accepter sa condition de créature ? Est-il plus exaltant de se considérer comme le fruit du hasard, ou de se reconnaître modelé par un Dieu qui accomplit toute chose par amour ? Si je sais que toute chose a pour Maître et Seigneur le Dieu qui m’a créé, alors l’univers, les pays voisins, le frère ou l’ami d’hier peuvent bien devenir hostiles : en Lui se trouve ma confiance et mon salut. La terreur ou l’anxiété ne sont plus la seule réponse à la souffrance. La consolation de la présence de Dieu, seule, la rend supportable. Alors, au cœur de l’épreuve, la lumière paraît. La vie de l’homme retrouve un sens. Le monde n’est plus cet univers liquide et gluant où tout homme, comme en apesanteur et sans repères, lutte contre un inéluctable destin : retourner au néant. Non, la vie de l’homme a un sens. Elle est grande. Elle est belle.

L’épreuve que nous vivons aujourd’hui, si elle rappelle la faiblesse de l’homme, invite aussi à méditer la grandeur, la miséricorde et la bonté de Dieu. Elle nous invite à l’adoration. Si nos yeux se tournent vers le Seigneur, il ne faut pas douter que Dieu, lui aussi, nous regarde toujours. Comme l’affirme saint Paul : « Cherchez à imiter Dieu, puisque vous êtes ses enfants bien-aimés. Vivez dans l’amour, comme le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous... Conduisez-vous comme des enfants de lumière. » (Eph 5,1-2.8)

Que doivent faire des enfants de lumière en ces temps si sombres ? Plusieurs fois par jour, le moine redit avec le psalmiste : « Notre secours est dans le Nom du Seigneur, qui a fait le ciel et la terre. » (Ps 123, 8) Invoquons ce nom par la prière, pour l’éloignement de ce fléau, pour le personnel soignant particulièrement sollicité, pour les malades et leurs familles, pour les gouvernants qui ont à gérer cette situation difficile dans un pays en état de profonde crise économique, éthique et, osons le dire, spirituelle. Si la crise que nous vivons nous conduit à implorer le secours de Dieu, elle nous invite aussi à y associer le monde, à l’inviter à adresser, au mépris de tout respect humain, une prière à Dieu.

Les moines portent dans leur prière tous ceux qui sont touchés par les cataclysmes que nous vivons, les familles dont la vie est bouleversée, les entreprises, les salariés fragilisés, tous nos amis.

En ces temps, la tentation peut se faire plus grande de se replier sur soi-même et d’oublier les autres. Ce repli doit être combattu par une charité inventive. En cela, l’épreuve que nous vivons devra porter du fruit. L’homme de notre temps a besoin de s’ouvrir à l’autre, de respecter sa propre humanité, de respecter la nature, et cela commence au sein même des familles souvent si disloquées. Regardez comment tant de soignants payent de leur personne, mettent en danger leur vie au service de la vie des autres. Quel beau témoignage !

Le confinement imposé est aussi l’occasion de redécouvrir le cœur du foyer, ce lieu si sacré de la vie de famille et en famille. Devant le mal, les hommes redécouvrent ce lieu où ils ont été conçus, où ils ont grandi, où ils ont appris à vivre ensemble sous le regard de Dieu ; ce creuset de l’amour familial si malmené se révèle un refuge béni. Puissiez-vous prendre en ces jours le temps du silence, le temps de vivre la vraie vie.

Pour nous moines, la charité passe par l’offrande de notre prière. Unissez-vous spirituellement à nous chaque mardi, lors des Messes pro tempore mortalitatis, « pour les temps d’épidémie », que célèbrent les prêtres de l’abbaye en réponse à la demande de notre évêque.

Unissez-vous aussi à la neuvaine à Notre-Dame de Lourdes, et au geste proposé par les évêques de France, qui invitent à déposer, le mercredi 25 mars prochain, fête de l’Annonciation, une bougie sur le rebord de la fenêtre, au moment où sonneront les cloches des églises. Ce signe, expliquent-ils, « sera une marque de communion de pensée et de prière avec les défunts, les malades et leurs proches, avec tous les soignants et tous ceux qui rendent possible la vie de notre pays. Ce sera aussi l’expression de notre désir que la sortie de l’épidémie nous trouve plus déterminés aux changements de mode de vie que nous savons nécessaires depuis des années. »

Notre-Dame est notre Mère, tout particulièrement en ces temps difficiles. Nous nous adressons à elle chaque jour après None, en chantant la séquence dont le texte est joint à ce message.

Soyez assurés, chers amis, de la prière des moines pour vous, pour les soignants, pour ceux qui assurent le service de la charité auprès des personnes faibles, malades ou âgées, et pour le monde entier in hac lacrimarum valle, dans cette vallée de larmes. Une vallée qui peut devenir aussi le lieu d’une renaissance, comme nous l’espérons, comme nous le confessons, et comme nous voulons y travailler. Saint Chemin vers Pâques.

+ fr Jean Pateau abbé. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Mars 2020

 

 

"Nos choix, lorsqu’ils s’arrêtent au Christ, nous donnent de poser l’acte le plus beau, l’acte suprême de la créature spirituelle : le choix de Dieu. Ce choix transfigure la vie, et en particulier le regard porté sur le prochain. Voir le Christ en tout homme, c’est l’honorer, et c’est surtout honorer le plan de salut de Dieu sur lui, ce plan par lequel Dieu invite tout homme à la vie éternelle.

A contrario, l’oubli de Dieu, l’ignorance, voire le refus de notre condition de créature, désorientent l’histoire de l’humanité. Le grand fleuve qui menait au paradis ne coule plus. L’instant présent n’a plus de passé et se trouve sans lendemain. Il ne vaut que par le poids d’une jouissance qui au fond l’épuise en s’épuisant. La vie humaine n’a plus de sens. L’espérance s’éteint. ... 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Mars 2020

 

 

pour Agnès et sa famille.

 

 

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

 

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

 

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit Saint qui êtes le seul Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes le seul Dieu, ayez pitié de nous

 

Sainte Marie, Patronne des exorcistes,                                                    priez pour nous.

 

Notre Père Saint Benoît, ...

Gloire des Patriarches, ...

Rédacteur de la sainte Règle, ...

Image de toutes les vertus, ...

Exemple de perfection, ...

Soleil resplendissant dans l'Eglise du Christ, ...

Inspirateur de nombreux saints, ...

Auteur de merveilles, ...

Honneur des confesseurs de la Foi, ...

Défenseur magnifique des âmes au moment de la mort, ...

Vainqueur de Satan et de tout l'enfer, ...

Par la sainte Croix, toujours vainqueur des esprits impurs, ...

Protecteur puissant contre les épidémies, les poisons, les maladies, les maléfices et les tentations du démon, ...

Soutien des exorcistes, ...

Saint Benoît, serviteur de Jésus-Christ, ...

Saint Benoît, rempli de l'Esprit-Saint, ...

Saint Benoît, rempli de l'esprit de tous les justes, ...

Saint Benoît, sage législateur, ...

Saint Benoît, patriarche des moines d'occident, ...

Saint Benoît, père d'un très grand nombre de saints, ...

Saint Benoît, maître de vie spirituelle invincible dans la foi, ...

Saint Benoît, inébranlable dans l'espérance, ...

Saint Benoît, animé de l'amour de Dieu, ...

Saint Benoît, ferme appui des malheureux, ...

Saint Benoît, toujours prêt à secourir, ...

Saint Benoît, très bon pour les pauvres, ...

Saint Benoît, très bon pour les malades, ...

Saint Benoît, très bon pour les enfants, ...

Saint Benoît, modèle de pureté, ...

Saint Benoît, modèle d'humilité, ...

Saint Benoît, modèle de charité, ...

Saint Benoît, modèle de piété, ...

Saint Benoît, vertueux dès la jeunesse, ...

Saint Benoît, doué du don des miracles, ...

Saint Benoît, fidèle à recevoir les sacrements, ...

Saint Benoît, retourné à Dieu en priant, ...

Saint Benoît, protecteur de ceux qui vous invoquent, ...

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur !

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur !

Agneau de Dieu qui enlevez les péchés du monde, ayez pitié de nous ! 

Prions

Père des miséricordes et Dieu de toute consolation, qui avez façonné le cœur de saint Benoît à votre image et à votre ressemblance, envoyez votre Saint-Esprit et créez en nous un cœur pur selon le cœur de votre Fils Jésus-Christ.

Père Eternel et Miséricordieux, vous avez fait don à Saint Benoît de votre puissance contre l'ennemi commun, nous Vous prions de nous accorder, par ses mérites et son intercession, de mener le combat contre le démon sous la protection de la Très Sainte Vierge et pour l'honneur de Votre Fils Jésus-Christ qui, étant Dieu, vit et règne avec vous en l'unité du Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Amen.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Mars 2020

 

 

 

La Sainte Messe, en toutes occasions, et plus encore dans cette situation extrême, est le paradis sur terre. 

Sans la présence du ciel - rendu présent dans l'humanité de Jésus-Christ et maintenant dans les sacrements - l'homme échoue. Il est possible de se passer d'aller à l'Eucharistie dominicale, pour cette situation extrême et pour des raisons justes, mais il n'est pas nécessaire de refuser le pain du ciel à ceux qui, avec les précautions indiquées par les autorités sanitaires, peuvent aller et vouloir le réconfort de Dieu. Les fidèles qui viennent sont conscients de leur responsabilité et offrent la Sainte Messe à tous ceux qui souffrent de la pandémie Monseigneur Juan Antonio Reig Pla  a décidé de garder les temples ouverts et les messes avec les fidèles parce qu'avec cela il veut «offrir un signe que l'Église n'abandonne personne qui a besoin de la l'aide divine , en particulier les sacrements. Pour cela nous organisons les célébrations en suivant toutes les indications de prévention que les autorités sanitaires recommandent ».

De plus, l'évêque d'Alcalá assure qu'à midi et à 20h30 "les cloches de la cathédrale annoncent deux anneaux de prière pour prier pour les besoins causés par cette épidémie".

Selon lui,  «parmi les biens de la personne (biens utiles, agréables, bien moral, etc.), le bien le plus élevé est le spirituel, qui est lié au destin éternel de l'homme. C'est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas priver les fidèles, même dans des circonstances extrêmes, de dons divins et en particulier de l'Eucharistie ».

Mgr Reig Pla souligne que «la Sainte Messe, en toutes occasions, et plus encore dans cette situation extrême, est le paradis sur terre. Sans la présence du ciel - rendu présent dans l'humanité de Jésus-Christ et maintenant dans les sacrements - l'homme échoue. Il est possible de se passer d'aller à l'Eucharistie dominicale, pour cette situation extrême et pour des raisons justes, mais il n'est pas nécessaire de refuser le pain du ciel à ceux qui, avec les précautions indiquées par les autorités sanitaires, peuvent aller et vouloir le réconfort de Dieu. Les fidèles qui viennent sont conscients de leur responsabilité et offrent la Sainte Messe à tous ceux qui souffrent de la pandémie. »

 

L'Occident doit revenir à la "tradition chrétienne"

D'autre part, le prélat  rappelle que le coronavirus «a démasqué le mensonge de l'individualisme qui a conduit à la rupture des liens avec la famille, avec la tradition et avec Dieu L'arrogance du mondialisme et de la société technocratique a subi un coup dur. Aujourd'hui, nous devons tous nous reconnaître comme plus humbles et dépendants les uns des autres et dépendant de la sagesse aimante de Dieu le Créateur et le Rédempteur. "

Pour cette raison, il insiste sur le fait que «l'Occident a besoin d'une purification et d'un retour à la tradition chrétienne, qui offre une vraie réponse aux questions humaines et promeut la bonne façon de vivre de la vertu . C'est un temps d'épreuve et, en même temps, un temps de grâce. Seul Dieu peut transformer cette situation douloureuse en une occasion saine pour l'esprit humain. »

La pandémie de coronavirus nous a placés dans une situation limite. À l'heure actuelle, elle a mis en évidence la précarité humaine et a révélé le mensonge de l'individualisme qui a conduit à la rupture des liens avec la famille, avec la tradition et avec Dieu. L'arrogance du mondialisme et de la société technocratique a subi un coup dur. Aujourd'hui, nous devons tous nous reconnaître comme plus humbles et dépendants les uns des autres et dépendant de la sagesse aimante de Dieu le Créateur et le Rédempteur. En particulier, l'Occident a besoin d'une purification et d'un retour à la tradition chrétienne, qui offre une vraie réponse aux questions humaines et favorise le bon mode de vie de la vertu. C'est un temps d'épreuve et, en même temps, un temps de grâce.

Évidemment, cette situation affecte également l'Église et nous ramène aux questions fondamentales qui affectent le salut humain. L'Église n'est pas seulement une organisation humaine, une ONG. Dans son ventre, il porte l'offre du salut éternel payé au prix du sang du Christ. Cette pandémie nous invite tous à tourner nos cœurs vers Dieu, à insister sur le destin éternel de l'homme et à mettre l'accent sur la grâce de Dieu, à recomposer les liens humains; souligner l'importance de la famille, de la communauté chrétienne et des moyens de salut (prière, Parole de Dieu, sacrements, charité, etc.). Face à la fierté de l'individualisme et de l'autonomie radicale, c'est l'occasion de grâce de changer le concept de liberté. La liberté n'est pas simplement l'indépendance et la rupture des liens. Notre liberté créée est pour la communion et pour la dépendance aimante de la sagesse de Dieu. Redécouvrir le Christ, nous laisser embrasser par sa grâce rédemptrice et apprendre à vivre en communauté sont les défis pour mettre l'Église et la société sur pied.

 


source. 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Mars 2020

tous nos moines au ciel, priez pour nous.

+

 

 

 

 

 

 

« Ô saint Patriarche, nous vous invoquons. Levez vos bras paternels largement ouverts vers la Très Sainte Trinité et priez pour le monde, pour l’Eglise, et particulièrement pour l’Europe, pour votre Europe dont vous êtes le patron céleste : pour que celle-ci n’oublie pas, ne refuse pas, ne rejette pas l’extraordinaire trésor de la foi chrétienne qui, pendant des siècles a animé et fécondé l’histoire et le progrès moral, civil, culturel, artistique de ses différentes nations ; Que, par la vertu de sa matrice chrétienne, elle soit porteuse et génératrice d’unité et de paix parmi les peuples du continent et ceux du monde entier ; Qu’elle garantisse à tous ses citoyens la sérénité, la paix, le travail, la sécurité, les droits fondamentaux, comme ceux qui concernent la religion, la vie de famille et le mariage.

Amen.»

Saint Jean-Paul II (1920-2005)

« A ce moment de notre histoire, le vrai problème c’est que Dieu semble disparaître de l’horizon des hommes, et tandis que s’éteint la lumière provenant de Dieu, l’humanité manque d’orientation et les effets destructeurs se manifestent toujours plus en son sein ».

Benoît XVI 

 

intention de prières ce soir, proche,  et maman d'un de nos moines, Agnès,  infectée par le coronavirus, saint Benoît priez pour elle .

Philippe affecté  et fatigué . 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Mars 2020

 

Au moins lui n'est pas confiné ! comme au ciel , pas de coronovirus... 

un ciel bleu , sans avions aucun ..pourtant une grande ligne,  l'Angleterre, Nantes vers Lyon ou l'Allemagne ou vers l'est... !

enfin une vidéo ! 

- rare qu'on  mélange religion et musique, - hier aussi un petit espagnol m'a fait de la peine, vidéo ,  jouant du trombone sur son balcon et invoquant,  eh oui tout arrive , san Jose !

Espérant qu'à tous le petit Placide leur apporte un peu de sens de Dieu et de réconfort, même si je ne suis pas obligé de le savoir. (vidéos, messes etc... ) qui sait ! je les porte tous dans ma prière en remerciement de la joie et du bonheur qu'ils  ont pu nous apporter. 

... 

muchas gracias. 

désolé pour le coiffeur, en vacances ! non mais sans blagues. 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

Publié dans #divers

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Publié le 20 Mars 2020

 

De retour de Rome,

nous apprenons que mgr Jacolin est aussi confiné à la suite de mgr Delmas, évêque d'Angers.

 

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Rédigé par Philippe

Publié dans #divers

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Publié le 20 Mars 2020

 

 

 

Seule la prière, qui est le lien d'amitié avec Dieu, peut soutenir la vie dans toutes les situations, en particulier celles défavorables. La prière, qui, comme dirait Santa Teresa, "bien que je le dise finalement, est la principale". Prier, c'est s'ouvrir à cet «Autre» qui peut me soutenir quand j'ai besoin d'aide; mais aussi quand je vais bien, prier c'est soutenir ceux qui en ont besoin. C'est l'expérience la plus universelle de l'amour. Priez, parlez à Dieu, les heures passeront sans que vous vous en rendiez compte: parlez-lui de tout, il ne se lasse pas de vous écouter, évacuez avec lui quand vous en avez besoin et pourquoi pas? ... laissez-le aussi Il s'est défoulé avec vous, il est votre Père, votre Frère, votre Ami. Faites preuve de foi et de confiance. Si vous avez quitté la relation avec Dieu dans le costume marin de votre première communion ou dans cette belle robe blanche, essayez à nouveau,

Afin de ne pas se laisser submerger, il est également pratique de rechercher des moments de silence et de solitude. Dans l'organisation du temps de ces journées, vous mettez également des espaces d'oxygénation individuelle. Combien de personnes ai-je jamais entendu dire: "Comme j'aimerais me retirer quelques jours dans un monastère"! 

Et bien l'occasion est là, chez moi. D'ordinaire, on se lasse de l'accélération que nous avons plus haut, comme si nous étions fugués par la routine quotidienne sans avoir le temps d'assimiler ce que nous vivons. Nous nous attendons à des changements substantiels dans la société «cela ne peut pas continuer comme ça», nous entendons aussi beaucoup. Eh bien, nous avons cette opportunité d'entrer dans un cocon comme le petit ver qui se transforme en papillon. Réfléchir, réfléchir, méditer ... Que puis-je changer en moi pour être meilleur après ces jours? ... La séparation des choses que nous avons habituellement entre nos mains, Cela aidera à voir si nous mettons vraiment l'accent sur ce qui compte, sur les autres choses que nous pouvons traverser, qui sont irremplaçables, etc. Un bon discernement à améliorer rendra ces journées très utiles. De nouveaux hommes et femmes après cette crise. 

Il est important de comprendre que vous ne devez pas vous sentir seul, car vous ne l'êtes pas.

 L'amour et l'affection de votre peuple, de vos moines sont toujours là, bien que le contact physique se soit éloigné. C'est l'occasion de faire l'expérience de la communication à un niveau plus profond et plus intime.

 Parlez à ceux que vous avez chez vous calmement, sans hâte, écoutez-les jusqu'à ce qu'ils finissent, laissez le dialogue instaurer la confiance et les confidences construire la complicité. Dites ce que vous n'avez jamais le temps de dire, dites ce que vous avez toujours voulu dire, parlez de tout et de rien mais avec affection, c'est ce qui atteint l'âme et fait un nid. 

Répondez à cette carte postale de Noël que vous n'avez pas remerciée, à la lettre qui vous a ému et que vous retardiez de répondre, à cet e-mail d'une vieille amitié. Cherchez des mots avec beauté, essayez d'exprimer vos sentiments les plus nobles ... Parlez du fond du cœur et créez des liens beaucoup plus profonds avec votre peuple. Vous découvrirez que la distance n'est pas l'absence.

Je dis très réaliste, que nous ne dominons pas tous les émotions également. Il y aura des gens qui, à cause de leur psychologie, trouveront cet enfermement beaucoup plus difficile. 

Les émotions ne viennent pas seulement de nous, mais ce que nous voyons, entendons, touchons, etc. nous influence. 

Par conséquent, nous devons être sélectifs avec ce que nous recevons de l'extérieur pour éviter d'entrer dans des cercles vicieux qui nous piègent dans le désespoir ou nous font perdre le contrôle. Évitez autant que possible: conversations pessimistes, disputes, mauvais visages, informations excessives, films d'horreur ou intrigues, désordre dans la maison. Comme il n'y a pas beaucoup d'évasions qui nous font changer notre "puce", tout ce qui entre dans notre cerveau y restera plus longtemps que d'habitude, Il faut donc faire attention à ne pas devenir obsédé ou à laisser naître en nous une émotivité négative. L'excès d'écrans est également mauvais, car il sur-stimule le cerveau et nous rend plus nerveux. Vous devez bien dormir, mais trop peut provoquer un sentiment d'échec ou de défaite. La danse est un excellent remède pour canaliser l'énergie et se détendre. Mettez de la bonne musique et riez longtemps en dansant. Rien de tel que de rire pour redémarrer notre système intérieur.

Combien de fois nous sommes-nous plaints de tout ce que nous avons laissé à faire par manque de temps. Allez, nous l'avons maintenant! ... Ce livre qui vous a été donné il y a trois Noëls et que vous n'avez pas lu, celui que vous n'êtes pas encore revenu parce que vous l'avez laissé en deux. Si vous aimez la musique, cherchez de nouveaux artistes, découvrez de nouveaux genres. 

Envie d'un voyage? ... Pensez à un pays exotique et découvrez sa culture, sa langue, ses traditions ... nous avons Internet pour ça. Si vous êtes une personne de foi et de prière, vous ne savez peut-être pas quoi prier car vous avez déjà épuisé tout ce que vous saviez. Pourquoi ne pas essayer de suivre les offices avec vos moines, laudes, vêpres, complies ? ... Téléchargez-la sur votre mobile; Regardez dans les écrits d'un saint, vous trouverez sûrement beaucoup de choses qui rempliront votre âme de nouvelles lumières. Ne vous contentez pas de ce que vous savez et savez déjà ... maintenant qu'il y a une chance, 

Rien ne peut créer un tel sentiment de vide et d'ennui que de passer du temps inutilement. C'est un ennemi très sérieux qui peut vous voler la paix et même vous mettre en dépression. Faites un plan pour ces jours et essayez de le vivre avec discipline. Le repos et l'occupation ne sont pas antagonistes, profitez-en pour vous reposer en faisant des activités qui vous détendent ou stimulent la bonne humeur. 

Prenez votre temps dans les choses simples: que l'oignon soit poché, les pois chiches tendres, le ragoût à feu doux Nous avons le temps! ... Bien qu'un ragoût prenne deux heures, amusez-vous à le faire, mais insistez pour que les choses que vous faites, par simple Qu'ils soient, ont une valeur et un but, rien pour perdre un temps insignifiant, "tuer le temps", c'est tuer la vie.

Le thème du feu pour ces jours sera la coexistence. Face à la crise pandémique, nous sommes plus sensibles voire irritables. Vous devrez être très patient et faire preuve de bon sens.

 Nous sommes divers, chacun a une sensibilité différente en raison de milliers de circonstances. Acceptez et respectez les opinions et les sentiments des autres. C'est très normal, quand on est chez soi, la tendance à vouloir tout contrôler ... Essayez de ne pas le faire, ce serait la cause de nombreuses confrontations et frustrations. Minimisez les différences, habilitez les choses qui s'unissent. Le seul terrain qui vous appartient vraiment est vous-même: vos pensées, vos paroles et vos émotions; ne contrôlez pas, contrôlez-vous. De l'amour, vous obtiendrez la compréhension et l'empathie, le désir de donner et de remercier lors de la réception. Respecter, embrasser la fragilité, dramatiser, vivre et laisser vivre. 

Il exerce des vertus qui nécessitent concentration et connaissance de soi, celles que nous négligeons normalement car nous sommes occupés par mille tâches «externes». La façon dont vous gérez vos propres émotions et pensées, la gestion de vos sens et de vos passions dépendent du fait que vous viviez au paradis ou en enfer. Observez-vous et dominez-vous, car si vous vous laissez aller avec peur, tristesse ou apathie, vous couperez à peine le fil, car il n'y a pas beaucoup d'évasions. Disciplinez votre cœur: quand une pensée vous fait du mal, jetez-la. Essayez de vous pencher vers tout ce que vous remarquez qui vous donne la paix et la joie ... l'harmonie doit être travaillée. 

Regardez en vous-même, l'espace le plus large pour s'étendre et être heureux est dans votre cœur, vous n'avez pas besoin d'espaces extérieurs, mais de marcher confortablement dans votre propre monde. Donnez de la place à la créativité, écoutez vos propres inspirations et découvrez la beauté dont vous êtes capable. Peut-être n'avez-vous pas encore découvert que dans la paix de l'âme naît la vie ... la vie est la création de plus de vie, la communication de la joie et de l'amour. Lorsque vous vous habituez à vivre en vous, vous ne voulez plus sortir.

La chose la plus fondamentale est l'attitude avec laquelle vous vivez, l'interprétation que vous faites de la situation, la conscience que ce n'est pas une défaite. Paradoxalement, cela peut être l'occasion de découvrir la liberté la plus authentique et la plus grande: la liberté intérieure que personne ne peut vous prendre, celle qui vient de vous-même. Il est vrai que les autorités nous "obligent" à être chez nous, votre liberté consiste à y adhérer volontairement, sachant que c'est pour un plus grand bien. Libre est celui qui a la capacité d'assumer la situation parce qu'il veut faire la bonne chose. Vous n'êtes pas enfermé à la maison, vous avez choisi d'y rester "librement".

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Rédigé par Philippe

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