spiritualite

Publié le 26 Mai 2020

 

 

Une grande paix est réservée à

ceux qui aiment votre loi. ( Ps. CXVIII,165)

 

"Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de Vous. " 

ste Elisabeth de la Trinité. 

   

 

   La perfection de la joie se trouve dans la paix en deux choses:

- d'abord en ce qui concerne le calme au milieu du trouve extérieur: car, on ne peut pas jouir parfaitement de l'objet de son amour, lorsqu'on est troublé dans son bonheur.

   Si le coeur jouit d'une paix profonde dans la charité divine, rien ne pourra le troubler; parce que tout entier dans le calme, rien ne le soucie; d'où le Psalmiste dit :" Pax multa diligentibus legem tuam, et non est illis scandalum." (Ps. CXXXIII, 165) Ceux qui trouvent leur bonheur en Dieu ne se laissent pas troubler par les choses extérieures. 

   La perfection de la joie consiste dans l'apaisement du désir flottant; car il ne peut y avoir une joie parfaite, quand elle ne peut pas être satisfaite. La paix requiert donc l'accomplissement de ces deux conditions, c'est-à-dire, de ne pas être troublés dans la possession de notre bonheur et d'être satisfaits dans nos désirs . " Qui donc nous séparera de l'amour du Christ? " ( Rom , VIII,85)

   Par rapport à la paix, il peut y avoir un double motif:

- par rapport à la concentration des propres appétits;

- selon l'union du propre appétit avec l'appétit d'autrui. 

   Or, la charité opère la concentration des appétits en Dieu, quand nous l'aimons de tout notre coeur, de manière que nous dirigeons tout vers lui. Elle opère l'union de l'appétit propre avec celui des autres, quand nous aimons le prochain comme nous-mêmes; d'où il suit que l'homme est disposé à accomplir la volonté du prochain, comme sa volonté propre. 

   Les amis ont le même vouloir et le même non vouloir . 

  La paix n'est pas possible sans la grâce sanctifiante. Comme la paix consiste dans la tranquillité et dans la concentration de l'appétit et que l'appétit peut-être d'un bien véritable ou d'un bien apparent; de même la paix ne peut être ou véritable ou apparente. Mais la vraie paix ne peut subsister que dans la jouissance d'un bien véritable , parce que tout mal, bien qu'on puisse le considérer comme un bien, sous certains rapports, qui satisfait l'appétit, n'est pas , toutefois, exempt de beaucoup de maux qui troublent et agite la personne qui en est sujette. La paix véritable ne peut exister que pour les bons et pour ce qui concerne le bien. 

   La paix des méchants est une paix apparente et n'est pas véritable, selon les paroles de la Sagesse: " In magno viventes inscientiae bello , tot et tam magna mala pace appellant : Vivant dans une grande confusion causée par l'ignorance du bien, ils donnent le nom de paix à des maux si grands et en si grand nombre ( Sap. XIV,22) 

   De même que la paix véritable ne peut provenir que du bien, qui peut être parfait ou imparfait, il y a aussi une paix parfaite, qui consiste dans l'entière jouissance du Souverain Dieu, par laquelle tous les appétits se concentrent en pleine harmonie; et c'est dans cette jouissance que se trouve la dernière fin de la créature raisonnable, selon les paroles du Psalmiste :" Qui posuit fines tuos pacem; Il a établi la paix jusqu'aux confins de tes Etats. " ( Ps. CXLVIII,8)

   La paix imparfaite est celle dont on jouit sur la terre; car bien que le mouvement principal de l'âme repose en Dieu, il y a néanmoins quelques répugnances, qui viennent du dedans et du dehors, qui troublent cette paix . ( St Thomas)

   La paix ne manquera pas de régner lorsque les sens et les appétits sensuels sont retenus sous l'empire de la raison , et que la raison est soumise à Dieu et à sa très sainte loi. (st Augustin ) 

   La paix est le fruit de la possession de Dieu par le moyen de la grâce sanctifiante.

   Quand l'âme , purifiée des passions et détachée de toutes les choses terrestres , s'élève vers les régions supérieures, qui pourra jamais troubler notre paix, si Dieu est avec nous? Quel bien pourra nous suffire, si Dieu ne nous suffit pas? 

   Les pacifiques qui ne troublent pas la paix des autres, ni ne se laissent troubler dans leur propre paix, mais s'efforcent à la promouvoir partout , sont appelés enfants de Dieu, c'est-à-dire disciples, amis, chéris de Dieu , qui est le Dieu de la paix, dont le divin Fils est venu pour apporter la paix aux hommes de bonne volonté. 

   La paix de l'âme victorieuse ici-bas sera consommée dans le repos éternel du Paradis.

  "Nous vous prions, ô Très Sainte Trinité, de nous accorder une paix abondante, la victoire de toutes les embûches du démon, le triomphe de l'Eglise, le zèle pour le salut des âmes, la sérénité après les pluies, la lumière après les ténèbres, la tranquillité après les orages et les tempêtes, les précieux secours de votre dilection, les prodiges de votre toute puissante Majesté pour mettre un frein aux blasphèmes des persécuteurs, la pénitence réformatrice des pécheurs et la ferme et stable persévérance des justes.

st Cyprien. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 24 Mai 2020

 

" Oh! si tu savais comme Il est bon, comme Il est tout Amour! Je lui demande de se révéler à ton âme, d'être l'Ami que tu saches toujours trouver, alors tout s'illumine et c'est si bon de vivre ! 

 

sainte Elisabeth de la Trinité. 

 

 

   Dans sa Lettre Encyclique " Divninum illud munus", le pape Léon XIII recommande de déployer un plus grand zèle pour la diffusion au culte du Saint- Esprit. Le Souverain Pontife désire ardemment que le peuple chrétien soit bien instruit par rapport aux grâces diverses et aux nombreux bienfaits dont il redevable au Saint-Esprit; car l'ignorance en cette matière serait indigne des enfants de lumière. 

   Nous devons aimer le Saint Esprit, puisqu'il est notre Dieu et parce qu'il est le premier Amour et l'Amour éternel. Rien n'est plus aimable que le premier Amour. Il convient que nous lui témoignions un amour reconnaissant pour tous les bienfaits dont il nous a comblés et dont il ne cesse de nous combler avec ses sept dons précieux et ses fruits admirables. 

   L'amour que nous avons pour la Troisième Personne de la Très Sainte Trinité peut produire en nous un double fruit: Augmenter toujours davantage en nous sa connaissance, tout en nous enrichissant de plus en plus de ses dons et de ses fruits.

    Celui qui aime sincèrement, ne se contente pas d'un amour superficiel, mais il cherche à pénétrer de jour en jour plus intimement dans la connaissance de l'objet de son amour. 

   La Sainte Ecriture nous dit que le Saint-Esprit pénètre tout, même les profondeurs de Dieu. L'amour que nous aurons pour le Saint Esprit ne manquera pas de nous enrichir de plus de son amour infini pour nous. 

   L'amour au Saint-Esprit doit nous inspirer une grande haine du péché, puisque, en péchant nous offensons l'Esprit de sainteté. Nous tous, nous dépendons de la Bonté divine, qu'il nous faut attribuer tout particulièrement au Saint-Esprit. Celui qui pèche, offense l'Auteur des biens célestes, l'Esprit-Saint; et ne faisant aucun cas de ses bienfaits et de ses dons, le pécheur devient de jour en jour plus audacieux. Gardons-nous bien surtout de commettre des péchés par malice, parce que celui qui s'éloigne de propos délibéré de la vérité, pèche plus gravement contre le Saint-Esprit. 

   Puisque le Saint-Esprit habite en nous comme dans son temple, nous devons non seulement éviter le péché, mais encore pratiquer toutes les vertus, afin de mériter les complaisances d'un Hôte si saint et si bienfaisant. Parmi toutes les vertus, celle de la pureté doit occuper en nous une place d'honneur, . 

" Ne savez-vous pas, dit l'Apôtre, que vous êtes le temple du Saint-Esprit et que l'Esprit de Dieu habite en vous?  Mais si quelqu'un profane le temple de Dieu, le Seigneur le détruira; car le temple de Dieu est saint, et vous êtes ce temple. "(I Cor. III,16,18)

   Il convient d'invoquer souvent l'Esprit-Saint, car nous avons tous besoin de son secours. Chaque homme a besoin de sagesse et de force; chacun doit par conséquent chercher dans toutes les difficultés, doutes et adversités, son aide auprès de Celui qui est la source éternelle de la lumière, de la force, de la consolation et de la sainteté. 

   Nous devons l'invoquer souvent avec les belles paroles de la liturgie :" Venez Esprit-Saint; venez Père des pauvres; venez Donateur des bienfaits. " 

   Comment se pourrait-il que cet Esprit divin, dont il est écrit qu'il implore (qu'il nous fait implorer), avec des soupirs ineffables, puisse manquer d'exaucer nos supplications?

   Nous devons demander tout spécialement la flamme sacrée de la Charité à l'Amour consubstantiel du Père et du Fils, cette sainte charité dont parle saint Michel-des-Saints , lorsqu'il écrit : Elle repose dans le centre du vrai, du bon et du beau; rien ne peut la troubler, ni rien ne peut la nuire. Déjà immergée dans l'océan de la divinité, elle vit dans la lumière et l'harmonie. Que pouvons-nous encore ajouter, puisque ni langue mortelle, ni plume humaine ne peuvent nous décrire ce qu'est la charité divine.

   L'Esprit-Saint est appelé l'Amour et le Don. 

  Il est appelé l'Amour, puisqu'il procède par le moyen de l'amour.

Il est la Personne de l'amour, d'où il suit qu'il en est encore le don et le gage. L'Esprit-Saint étant l'amour, est encore la paix, le repos et la joie; car la paix et la joie sont les fruits de l'amour. Les saints Pères appellent l'Esprit-Saint, la joie, le bonheur, la béatitude de la Très Sainte Trinité, la douceur de l'Ingendré et de l'Engendré (st Aug. ), l'huile de l'allégresse (st Ambroise) le parfum suave et la ressemblance du Fils (st Athanase) , le baiser, la joie et l'allégresse du Père et du Fils et le soupir ineffable de la Divinité.  (St Bernard) 

rp François Xavier. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Mai 2020

 

" Vivez toujours avec Lui au-dedans; cela suppose une grande mortification, car pour s'unir sans cesse à Lui, il faut savoir tout lui donner.

" Exercez-vous dans la voie du sacrifice et du renoncement, car pour toute vie chrétienne ce doit être la grande loi, ... quels que soient ses desseins sur elle. 

"  Que le Père vous couvre de son ombre et que cette ombre soit comme une nuée qui vous enveloppe et vous sépare;

" Que le Verbe imprime en vous sa beauté, pour se contempler en votre âme comme en un autre Lui-même;

" Que l'Esprit-Saint qui est l'Amour fasse de votre coeur un petit foyer qui réjouisse les Trois Personnes divines par l'ardeur de ses flammes ;

" mais n'oubliez pas que l'amour , pour être vrai, doit être sacrifié; " Il m'a aimé, Il s'est livré pour moi. "  voilà le terme de l'amour.

" Pour prouver à Jésus combien vous l'aimez, sachez vous oublier toujours ..

"Vivez plus par la volonté que par l'imagination. 

" .. Il vous aime tant, Il vous veut si à Lui, quelle que soit la voie que vous deviez suivre ici-bas. 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 4 Mai 2020

 

photos.  petit placide

 

 

  "Vous êtes privés de le recevoir aussi souvent que vous le désirez et je comprends si bien votre sacrifice.

Mais pensez que son Amour n'a pas besoin de sacrement pour venir à vous.. communiez à Lui tout le jour, puisqu'il est vivant en votre âme. 

   Ecoutez ce que nous dit notre Père st Jean de la Croix, ...

" O la plus belle des créatures, âme qui désirez si ardemment connaître le lieu où se trouve votre Bien-Aimé, pour le chercher et vous unir à Lui, vous êtes vous-même la retraite où il s'abrite. la demeure où il se cache.

" Votre Bien-Aimé, votre Trésor, votre  unique Espérance est si près de vous qu'il habite en vous-même ;  et à vrai dire vous ne pouvez pas être sans Lui. 

sainte  Elisabeth de la Trinité. 

 

 

" Oui, secours constant, secours puissant, secours universel! Secours contre la force des armes, secours contre les violences du pouvoir politique; secours contre les persécutions; secours contre tous les orages que l'enfer peut susciter à l'Eglise de Dieu sur la terre, et qui tendent à retarder ses précieuses conquêtes, à diminuer le nombre des fidèles, à entraîner une foule d'âmes à leur perte. 

   Contre ces funestes effets invoquons tous les jours, avec une ferveur nouvelle, la Vierge Auxiliatrice. 

   Mais pour nous aussi nous devons l'implorer: pour notre affermissement dans la foi et dans la vertu; pour notre persévérance contre les scandales de toute espèce qui nous environnent; car il est écrit :" Que celui qui est debout prenne garde de tomber. " 

   Adressons-nous à elle avec toute la confiance qu'elle mérite. " Tout obéit à son empire, dit saint Antonin!" " Votre nom seul est tout-puissant, après Dieu, s'écrie st Bonaventure. !"

   O Marie ! "invincible bouclier" des chrétiens qui avez manifesté, avec tant d'éclat, la protection que vous leur accordez, à vous, bien plus qu'à l'illustre Judith il appartient de dire :" Malheur à la nation qui s'attaque à mon peuple ! car le Seigneur tout-puissant se vengera d'elle." 

   Soyez glorifiée à jamais d'avoir brisé, en notre faveur, la force des armes, " , et de nous avoir donné des motifs si consolants d'espérer en vous contre les ennemis des enfants de Dieu et de sa sainte Eglise. 

   Avec elle nous aimons à vous dire :" Daignez secourir constamment ceux qui gémissent sous le poids de leur misère; daignez animer les pusillanimes, fortifier les faibles, consoler ceux qui pleurent . Daignez prier pour tout le peuple chrétien, intervenir pour les membres du sacerdoce, pour tous les moines.

   Que tous les fidèles ressentent les effets de votre aide salutaire, mais plus encore ceux qui se souviennent de vous avec bonheur, et qui vous implorent avec une douce et filiale confiance. 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 2 Mai 2020

   Oh ! quel doux présent du Seigneur vous êtes pour nous, ô Marie!  pour nous " qui sommes pleins de gémissements et de larmes! " Mère bien-aimée, que votre souvenir seul est puissant pour alléger le poids qui oppresse le coeur, pour adoucir l'amertume dont il déborde, pour cicatriser les plaies cruelles qui le dévorent!

    Vous avez été si excessivement affligée vous-même, vous si sainte, vous Mère auguste de notre Dieu; vous avez eu à boire un calice capable de renverser toute force humaine; vous avez été plongée " dans un océan si profond de douleur " crucifiante! 

   Et dans cette extrémité à nulle autre égale, vous avez été si résignée, si calme; vous vous êtes si admirablement abandonnée à la volonté divine ! Quel est le pécheur (et qui de nous n'est pécheur?) quel est le pécheur qui ne se sente relevé dans ses afflictions, en voyant que, malgré votre innocence, vous avez eu votre si large part de chagrins cuisants, de souffrances morales véritablement inexprimables? Quel est celui, d'ailleurs, qui ne goûte un sentiment de pieuse consolation en pensant à tout ce qu'il y a dans votre coeur maternel de tendre intérêt pour nous, de vive sympathie, de dévouement, de charité compatissante et secourable? 

   Oui, notre divine mère a pour nous, malheureux affligés, une douceur expansive et bienveillante qui ne se peut comprendre. L'Epoux céleste compare la bonté, la suavité dont toutes ses paroles étaient empreintes pendant son séjour su la terre, à tout ce qu'il y a de plus doux dans la nature : " Vos lèvres , sont le rayon qui distille le miel; le lait et le miel découlent de votre langue." Et ailleurs, voulant nous exprimer tout ce que cette douceur de Marie a de ravissant pour nous, il en est comme tout ravi lui-même: " Levez-vous, venez, ô ma bien aimée ! que votre voix se fasse entendre à mes oreilles, car votre voix est la douceur même. " (livre des cantiques)

   Saint Bernard a donc bien sujet de dire, " que tout en elle respirait la bénignité, la bienfaisance, qu'elle se faisait toute à tous, et montrait une charité surabondante. O Marie ! s'écrie ce saint docteur, ô mère d'une amabilité indicible, toujours , oui toujours, votre seul nom pénètre le coeur d'une sainte émanation de cette suavité divine dont le Seigneur a enrichi votre belle âme !"

" Non, non, il n'y a pas au ciel, parmi tous les saints, ajoute saint Antonin, il n'y a pas un seul coeur qui compatisse à nos misères comme cette bienheureuse Vierge Marie. " 

   Allons donc à cette céleste consolatrice dans toutes nos peines; épanchons-les dans son coeur maternel: elle ne trompera pas notre confiance; car elle est le plus doux soulagement des angoisses, dit saint Jean Damascène, le plus sûr remède des souffrances morales. " 

  O vous! que nous aimons à appeler, après Dieu, " la consolation de notre vie,  notre espoir dans nos peines, " vous de qui le Seigneur se sert pour changer en joie nos jours de chagrin et de deuil, comme autre fois il se servit de la pieuse Esther, pour consoler et secourir son peuple , soyez aussi toujours notre soutien dans nos désolations, dans nos souffrances! Nous irons à vous avec cette foi vive, cette piété sincère qui doit caractériser vos véritables serviteurs. 

  Faites que toujours les larmes, les peines, les tribulations, les douleurs tournent au plus grand bien de ceux qui vous disent dans l'effusion d'un coeur filial :

consolatrice des affligés, priez pour nous ! 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Avril 2020

 

"Nous au ciel et vous sur la terre,

nous devons être une même chose en pureté et en amour,

nous en contemplant l'Essence divine, vous en adorant 

le Très Saint Sacrement, nous en jouissant, vous en souffrant, voilà

la seule différence. Mais plus on aura souffert ici-bas, 

plus on jouira là-haut. "

Santa Teresa.

 

   - Le disciple.- Maintenant , éternelle Sagesse, dites-moi quel bien procure votre présence eucharistique à l'âme fidèle qui vous reçoit avec amour et désir?

   - La Sagesse. - Mon fils, cette demande est-elle digne de quelqu'un qui aime? Qu'ai-je de meilleur que moi-même? Que peut-on désirer lorsqu'on est uni à l'objet de son amour? et quand on s'est donné, que peut-on refuser? Dans ce sacrement , je me donne à toi, et je t'enlève à toi, tu me trouves et tu te perds afin d'être changé en moi-même.

   Dis-moi, que fait la douceur du printemps aux campagnes et aux jardins, lorsque sont passés les glaces, les neiges, les vents et les rigueurs de l'hiver? Que fait l'éclat des étoiles à l'obscurité de la nuit? Que font les rayons du soleil pour un air transparent? Tous les biens affluent par ma présence à l'âme qui me reçoit avec amour. Mon corps glorieux n'offre-t-il pas le charme de l'été, mon âme ne surpasse-t-elle pas toutes les splendeurs des étoiles, et ma divinité, n'est-elle pas plus riche en lumière que de multitudes de soleils. "

   Mais ce Christ, si riche et en possession des biens de son père, je ne le vois pas! Mes yeux le cherchent et la lumière n'éclaire point sa face; j'écoute, et mes oreilles n'entendent point le son de sa voix; j'étends la main, et ma main ne touche point le bord de son vêtement.

   Où est  cette lumière ? D'où vient cette voix? Où puis-je trouver cet être mystérieux? J'interroge le ciel et la terre, et le ciel et la terre me répondent : " Je ne suis point ton Christ." Je descends avec émotion dans les profondeurs de mon être , et ma substance et ma vie me crient :" Je ne suis point ton Christ."  Encore un coup, où est ce Christ bien-aimé, la consolation et le père de mon âme, de ma vie et de mes joies?

" Le Disciple. - Mais, Seigneur, je n'éprouve pas les douceurs dont vous parlez; je reste dans la communion, aride, froid , insensible; je suis comme un aveugle qui n'a jamais vu le soleil; je voudrais que vous me donniez des signes plus certains, des preuves plus évidentes de votre présence.

   - La Sagesse. Moins elle a de signes et de preuves, plus la foi est pure et méritoire. Je ne suis pas dans ce sacrement une lumière extérieure qui se montre et qui agit sur les sens; je suis un bien d'autant plus grand qu'il est plus intérieur et plus caché. Les êtres grandissent, et tu ne vois leur développement que lorsqu'il est accompli. Ma vertu est secrète, mes grâces sont insensibles, et l'on reçoit mes dons spirituels sans les sentir et sans les voir. 

bx henri Suso. 

   Je suis un pain de vie pour les âmes bien préparées; un pain inutile pour les négligents et pour les indignes, pour ceux qui sont coupables de péchés mortels, une plaie temporelle et une ruine éternelle. 

   Approchez-vous donc du Christ Jésus, car il vit, sous ces fragiles apparences du pain et du vin, dans la réalité de sa personne.

   Approchez-vous et rassasiez vous de ce pain, le pain de votre vie supérieure.  Approchez-vous et buvez ce sang mystérieux , le sang qui fait germer les vierges. Approchez-vous  et vivez car le Christ épanche tous les jours sa vie sur le monde. 

Approchez-vous et soyez purs, humbles, les maîtres de vos passions, car le Christ possède la plénitude de la pureté, de la force, de l'humilité, et nous buvons de ce trop-plein qui déborde. " Venite ad me , et ego dabo vobis omnia bona." Oui , je m'approcherai de vous, ô mon Christ, et je parlerai, et je me nourrirai de votre amour, de vos abaissements, de votre gloire. 

   L'humanité avait besoin d'un Dieu qu'elle put voir et prier à son aise, d'un Dieu qu'elle put contempler dans l'infirmité, sans être éblouie de sa substance, et le verbe de Dieu s'est fait chair. Le païen, esclave de ses plus grossiers instincts, adorait des dieux de chair et de boue. 

   Aujourd'hui on dit : La nature , le monde l'homme, c'est Dieu, et l'erreur, appuyée sur des brides de vérité, s'en sert comme d'un passeport. J'ôte l'abus, que reste-t-il? le besoin d'un Dieu visible, d'un Dieu fait chair. 

   On nous dit bien: Où est votre Dieu? Où est sa vie, son action? Notre Dieu ! nous le contemplons à travers les harmonies , les lois de la création, le parfum d'une fleur, le prisme virginal de nos facultés. 

   Notre Dieu ! nous l'avons vu dans les patriarches qui l'attendaient, dans les prophètes qui le saluaient; nous l'avons vu dans les infirmités de sa propre chair, car il a pris un corps dans les chastes entrailles d'une vierge, il est né, ses pieds ont foulé le sol de la Judée, sa parole et ses miracles ont manifesté sa physionomie divine et il est mort. 

   L'homme meurt, et son nom s'en va se perdre dans l'oubli des siècles. Eh quoi! ne nous reste-t-il de Jésus-Christ qu'un son vague et lointain? Sommes-nous les déshérités de sa personne , de sa présence, de sa vie? Nos adorations sont-elles stériles , et nos voix sans écho? 

   L'incrédule l'affirme, mais il blasphème.

   Jésus-Christ vit, au fond de nos tabernacles, dans la réalité de sa chair, de son âme , de son sang et de sa divinité, et encore que nos yeux ne le voient pas, car sa présence surnaturelle échappe à la grossièreté de notre vision, la substance du pain n'est plus, et il est réellement présent. 

   Ah ! nous avons besoin, à certaines heures, alors que le découragement et le désespoir montent à notre âme, d'une main qui essuie les sueurs de notre front et console les tristesses de notre existence . Nous avons besoin d'une poitrine aimée, d'un langage et d'une vie qui ne sont plus le langage et la vie de ce monde, il y a dans notre être, dans notre coeur, de ces angoisses qu'il ne comprend pas, de ces blessures qu'il ne sait point panser, une faim et une soif de l'infini qu'il ne peut assouvir, et nous entrons dans une église catholique, et là, nous rencontrons, la main , la poitrine et la vie de l'homme - Dieu. 

   Fouillez les replis de votre coeur et demandez-lui ce qu'il veut !

   Le coeur veut aimer, qu'il batte sous la poitrine d'un charbonnier ou sous la poitrine d'un prince, c'est sa fonction, sa loi, son besoin.  " Aimer, a dit quelque part Leibnitz, c'est placer sa félicité dans la félicité d'un autre. 

   " Or, placerez-vous cette félicité, cette vie intime de votre coeur dans une ambition , une poignée d'or ou un frémissement de la chair ? Oh ! faites-le, si vous bon vous semble, et vous sentirez le vide et l'inanité de ces choses; oui, prenez cette gloire, ces soleils , ces plaisirs, ces adorations, et dites-moi vraiment si cela suffit . 

   Oh ! non, Dieu est plus grand que ces soleils, plus grand que le sol qui nous porte, plus grand qu'une épée voûtée sous le poids de ses victoires, plus grand que la créature, et le coeur de l'homme , que rien de la terre n'assouvit, se jette dans les bras de Dieu, et il vit à l'aise. 

 

 

rp Albert Fermé op+ 

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Publié le 17 Avril 2020

   

 

  " Est-ce que partout les hommes vrais, les simples, les pensifs, tout en se jugeant et en souriant, ne se demandent s'ils ne sauraient pas, pourtant , donner vie et voix à l'espérance?

   Et c'est peut-être trop naïf, ou trop fou? Ils savent cependant qu'au fond des pays, devant les plaines, devant la mer, en écoutant le vent venir de tout en large, d'autres hommes songent aussi à ce sort où l'on est, à cette ombre sur le genre humain. 

   ... ils ont été saisis par l'idée du non-sens: cette vieille existence, qu'ont les hommes , tellement sans bonheur, et qui n'est rien, qui ne va à rien. Tant pis si leur exigence est trop haute  : il ne faut pas moins que cela: une terre nouvelle où l'espérance vienne refleurir, aussi fraîche que l'anémone sous l'haleine de la nuit.  Est-ce qu'elle n'existe pas cette fleur, sous les yeux, aussi jeune qu'en son premier matin, alors qu'elle sortait des mains du Dieu vivant? 

   Et pourquoi ne pas remettre entre les mains de Dieu toute la terre? Si redevenu fidèle le triste jardinier voulait y travailler? Que l'audace de la nouveauté ne l'effrayât plus? Faire au sommet de l'univers monter, fleurir la cité humaine? 

... " Le vent arrive, pourtant d'arbre en arbre, comme s'il apportait du fond du ciel, un messager qu'on n'est pas tout à fait capable d'entendre. Et tant qu'il y aura de ces souffles, ces branches remuant, ces collines, ce grand silence paisible d'un pays de feuillages et d'herbages l'homme ne pourra pas renoncer à l'espérance. 

.... " Il s'arrête, il regarde au fond du rocher une simple anémone rouge. Dans son feuillage de finesse, vert, sauvage, avec sa figure parfaite, sa soie d'écarlate, et au creux de son gobelet sa touffe d'étamines noires, cette fleur vit. 

   Elle a bâti son corps, elle a atteint cette forme merveilleuse, tellement fraîche qu'elle donne idée de la splendeur de Dieu. 

   Que faudrait-il pour que le monde des hommes donnât le même sentiment d'innocence et d'humble gloire? 

   " Que devrait être notre vie à nous pour atteindre la même réussite que la fleur rouge ?

   " N'y a -t- il pas des figures d'enfants, des figures de femmes, si calmes qu'elles semblent pour un moment l'avoir atteinte? De sorte que chacune fait révélation de la clarté de Dieu.

   Si la plante humaine suivait sa propre sève, celle qui depuis ses racines, la hausse vers le jour... Dans son matin reconquis, elle reconnaîtrait  la joie paradisiaque de la fleur qui vient jusqu' à son bord de s'emplir de lumière. 

   Trouver la vie pour laquelle l'homme est fait. 

   S'il savait écouter la force du printemps ! 

   " La vérité pour l'homme est cette lumière qui le mène à plus de vie, comme pour l'anémone, la vérité c'est le soleil. " 

H. Pourrat 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Avril 2020

 

" O mon Dieu, ces mois, vous nous les rendrez dans l'éternité; vous vous montrerez à nous plus beau, plus grand, pour nous dédommager. 

Pour remplacer le pain eucharistique, vous nous donnez le pain de la souffrance,  - le pain de l'absence. - 

Dans la souffrance , on donne plus à Dieu que dans la prière".

 

" Quand je veux conduire une âme au sommet de la perfection, je lui donne la Croix et l'Eucharistie. Elles se complètent.

La Croix fait aimer et désirer l'Eucharistie; l'Eucharistie fait accepter d'abord, ensuite aimer et enfin désirer la Croix.

La Croix purifie l'âme; elle la dispose, elle la prépare pour le banquet divin; l'Eucharistie nourrit, fortifie l'âme, elle l'aide à porter sa croix, elle la soutient dans le chemin du Calvaire. 

Quels dons précieux que la Croix et l'Eucharistie! Ce sont les dons des vrais amis de Dieu." 

dom Vital Lehodey. 

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Publié le 16 Avril 2020

 

   " Dans l'effusion de sa tendresse et de sa joie, elle s'attache à lui, mais en quelque sorte désespérément, et semble ne plus vouloir quitter ces pieds bénis où elle a trouvé autrefois la conversion et le pardon, aujourd'hui la consolation souveraine. Le Seigneur ne s'y oppose pas; silencieux, il laisse un instant toute liberté à l'amour de Madeleine. Et lorsqu'il reprend la parole, c'est pour lui indiquer, affectueusement, qu'il y a autre chose à faire : " 

Non, ne vous attachez pas à moi comme pour me retenir, comme si vous deviez me perdre aussitôt, comme si cette entrevue était la dernière. Nous aurons l'occasion de nous revoir, car l'heure n'est pas venue encore pour moi de remonter à mon Père. Mais elle viendra; et au lieu de demeurer ici, allez dire à mes frères: Je monte vers mon Père, qui est votre Père, vers mon Dieu, qui est votre Dieu. "

dom Delatte. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 6 Avril 2020

 

 

La première chose est de tourner nos yeux et notre cœur vers Dieu, et de nous réfugier dans sa miséricorde ; de changer notre vie, de nous laisser convertir par lui. C'est l'attitude propre au temps du Carême, dans lequel nous nous trouvons. La conversion est comme une renaissance, c'est un renouvellement des attitudes, des mentalités, des critères et des valeurs. Il s'agit d'un changement profond dans la vie, d'un renouveau intérieur qui implique une nouvelle orientation générale. Cela signifie revenir à Dieu, réorienter le chemin, le but de la vie, pour que l'épine dorsale soit le Christ, pour qu'il soit le centre qui articule tous les autres éléments : famille, travail, loisirs, engagement politique, volontariat, bref, toute la vie.
 
Le progrès de la science et de la technologie dans notre monde est très grand, avec une maîtrise apparemment illimitée des forces de la nature, au point d'atteindre le clonage des êtres vivants. Se sentant si puissant, l'être humain pourrait être tenté de penser qu'il n'a plus besoin de Dieu, car il a la capacité de construire tout ce qu'il veut. Mais n'oublions pas que cette histoire n'est pas nouvelle ; c'est l'histoire de la construction de la tour de Babel, telle que racontée dans le livre de la Genèse (cf. Gn 11, 1-9). Ils voulaient prendre la place de Dieu, et à cause de leur orgueil, ils étaient confus et divisés.
 
L'homme porte en lui une soif d'infini, une nostalgie de l'éternité, une recherche de beauté, un désir d'amour, un besoin de lumière et de vérité, qui le pousse vers l'Absolu ; il porte en lui le désir de Dieu. Dieu est la Réalité même, avec des majuscules, la Vie même. Le sens de la vie humaine est de recevoir l'amour de Dieu, de le connaître, d'y croire et de le vivre ; de le partager et de le communiquer ; d'aimer Dieu de toutes ses forces et son prochain comme soi-même. Dans notre vie, dans nos familles, dans notre société, donnons à Dieu la place qui lui correspond, la première place.
 
 
Un arrêt en cours de route
 
 
Cette pandémie mondiale nous a obligés, par la force, à nous arrêter. Nous avons dû nous isoler, nous enfermer dans nos maisons, coupés du monde, de la société, des amis, voire de la famille, confinés dans nos téléphones portables, nos ordinateurs et en regardant les informations en permanence.  Mais rendons-nous compte que c'est aussi une occasion de mieux nous connaître, de revoir le film de notre vie et de prendre conscience de qui nous sommes et des chemins de notre existence.
 
Dans le pèlerinage de la vie, les espaces de silence, de recueillement, de réflexion personnelle, sont essentiels pour mieux se connaître, se regarder dans le miroir avec sincérité et sans dissimulation. En ces jours, où nous aurons sûrement plus de temps, il sera bon pour nous d'entrer dans notre intérieur, de revoir notre propre vie à partir d'une réflexion sincère qui facilite la rencontre avec soi-même et favorise, à son tour, la rencontre avec Dieu.
 
 Cette attitude doit durer toute une vie, et ce n'est pas quelque chose de nouveau ; il est bon de se rappeler que sur le frontispice du temple de Delphes était gravée l'exhortation "Connais-toi toi-même". Tout au long de l'histoire, les êtres humains ont cherché la vérité, le sens des choses et surtout le sens de leur vie. Dans toutes les cultures, on retrouve les questions fondamentales sur l'origine et la fin de la vie, sur le mal et la mort, sur l'au-delà, sur sa propre identité.
 
La connaissance de soi est essentielle pour se positionner correctement face à Dieu et aux autres. D'autre part, plus une personne avance dans sa vie de foi, plus elle s'approche de Dieu et reçoit sa lumière, plus elle se connaît, est consciente de sa petitesse et se sent indigne devant lui. L'examen de conscience, la révision de la vie à la lumière de la Parole de Dieu, sera particulièrement utile pour la connaissance de soi et pour atteindre la véritable humilité.
 
Nous, les humains, sommes ensemble, nous existons ensemble.
 
 Nous pouvons vivre les uns contre les autres, ou dos à dos, en s'ignorant, ou nous pouvons vivre en relation, en ouverture ; nous pouvons nous accueillir, nous offrir, nous sentir proches les uns des autres, c'est-à-dire vivre ensemble. Être un voisin, comme nous le rappelle la parabole du bon samaritain, signifie accomplir le commandement de l'amour en se faisant le voisin des autres, en particulier de ceux qui ont le plus besoin du voyage. Je suis un frère pour tous ceux que je rencontre, pour tous ceux qui ont besoin de mon aide.
 
 Il n'y a rien de vraiment humain qui ne trouve pas un écho dans le cœur du chrétien en pèlerinage.
 
La rencontre avec le frère conduit au partage et à la collaboration. Le pèlerin doit partir léger avec ses bagages, avec l'essentiel et sans attachement à ses quelques affaires. Vivre ensemble implique une attention à l'autre, une réciprocité. Cela signifie être attentif aux autres, ne pas être indifférent au sort des autres, être conscient de l'interdépendance entre les personnes, être solidaire.
 
La solidarité n'est pas un sentiment de compassion pour le plus faible ou pour la personne nécessiteuse qui se trouve à côté de moi ; c'est "la détermination ferme et persévérante de s'engager pour le bien commun, c'est-à-dire pour le bien de chacun, afin que nous soyons tous vraiment responsables de tous", selon les mots de Saint Jean Paul II.
 

+ Josep Àngel Saiz Meneses

Obispo de Terrassa

 
 
 

 

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Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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