spiritualite

Publié le 17 Avril 2020

 

" O mon Dieu, ces mois, vous nous les rendrez dans l'éternité; vous vous montrerez à nous plus beau, plus grand, pour nous dédommager. 

Pour remplacer le pain eucharistique, vous nous donnez le pain de la souffrance,  - le pain de l'absence. - 

Dans la souffrance , on donne plus à Dieu que dans la prière".

 

" Quand je veux conduire une âme au sommet de la perfection, je lui donne la Croix et l'Eucharistie. Elles se complètent.

La Croix fait aimer et désirer l'Eucharistie; l'Eucharistie fait accepter d'abord, ensuite aimer et enfin désirer la Croix.

La Croix purifie l'âme; elle la dispose, elle la prépare pour le banquet divin; l'Eucharistie nourrit, fortifie l'âme, elle l'aide à porter sa croix, elle la soutient dans le chemin du Calvaire. 

Quels dons précieux que la Croix et l'Eucharistie! Ce sont les dons des vrais amis de Dieu." 

dom Vital Lehodey. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 16 Avril 2020

 

   " Dans l'effusion de sa tendresse et de sa joie, elle s'attache à lui, mais en quelque sorte désespérément, et semble ne plus vouloir quitter ces pieds bénis où elle a trouvé autrefois la conversion et le pardon, aujourd'hui la consolation souveraine. Le Seigneur ne s'y oppose pas; silencieux, il laisse un instant toute liberté à l'amour de Madeleine. Et lorsqu'il reprend la parole, c'est pour lui indiquer, affectueusement, qu'il y a autre chose à faire : " 

Non, ne vous attachez pas à moi comme pour me retenir, comme si vous deviez me perdre aussitôt, comme si cette entrevue était la dernière. Nous aurons l'occasion de nous revoir, car l'heure n'est pas venue encore pour moi de remonter à mon Père. Mais elle viendra; et au lieu de demeurer ici, allez dire à mes frères: Je monte vers mon Père, qui est votre Père, vers mon Dieu, qui est votre Dieu. "

dom Delatte. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 6 Avril 2020

 

 

La première chose est de tourner nos yeux et notre cœur vers Dieu, et de nous réfugier dans sa miséricorde ; de changer notre vie, de nous laisser convertir par lui. C'est l'attitude propre au temps du Carême, dans lequel nous nous trouvons. La conversion est comme une renaissance, c'est un renouvellement des attitudes, des mentalités, des critères et des valeurs. Il s'agit d'un changement profond dans la vie, d'un renouveau intérieur qui implique une nouvelle orientation générale. Cela signifie revenir à Dieu, réorienter le chemin, le but de la vie, pour que l'épine dorsale soit le Christ, pour qu'il soit le centre qui articule tous les autres éléments : famille, travail, loisirs, engagement politique, volontariat, bref, toute la vie.
 
Le progrès de la science et de la technologie dans notre monde est très grand, avec une maîtrise apparemment illimitée des forces de la nature, au point d'atteindre le clonage des êtres vivants. Se sentant si puissant, l'être humain pourrait être tenté de penser qu'il n'a plus besoin de Dieu, car il a la capacité de construire tout ce qu'il veut. Mais n'oublions pas que cette histoire n'est pas nouvelle ; c'est l'histoire de la construction de la tour de Babel, telle que racontée dans le livre de la Genèse (cf. Gn 11, 1-9). Ils voulaient prendre la place de Dieu, et à cause de leur orgueil, ils étaient confus et divisés.
 
L'homme porte en lui une soif d'infini, une nostalgie de l'éternité, une recherche de beauté, un désir d'amour, un besoin de lumière et de vérité, qui le pousse vers l'Absolu ; il porte en lui le désir de Dieu. Dieu est la Réalité même, avec des majuscules, la Vie même. Le sens de la vie humaine est de recevoir l'amour de Dieu, de le connaître, d'y croire et de le vivre ; de le partager et de le communiquer ; d'aimer Dieu de toutes ses forces et son prochain comme soi-même. Dans notre vie, dans nos familles, dans notre société, donnons à Dieu la place qui lui correspond, la première place.
 
 
Un arrêt en cours de route
 
 
Cette pandémie mondiale nous a obligés, par la force, à nous arrêter. Nous avons dû nous isoler, nous enfermer dans nos maisons, coupés du monde, de la société, des amis, voire de la famille, confinés dans nos téléphones portables, nos ordinateurs et en regardant les informations en permanence.  Mais rendons-nous compte que c'est aussi une occasion de mieux nous connaître, de revoir le film de notre vie et de prendre conscience de qui nous sommes et des chemins de notre existence.
 
Dans le pèlerinage de la vie, les espaces de silence, de recueillement, de réflexion personnelle, sont essentiels pour mieux se connaître, se regarder dans le miroir avec sincérité et sans dissimulation. En ces jours, où nous aurons sûrement plus de temps, il sera bon pour nous d'entrer dans notre intérieur, de revoir notre propre vie à partir d'une réflexion sincère qui facilite la rencontre avec soi-même et favorise, à son tour, la rencontre avec Dieu.
 
 Cette attitude doit durer toute une vie, et ce n'est pas quelque chose de nouveau ; il est bon de se rappeler que sur le frontispice du temple de Delphes était gravée l'exhortation "Connais-toi toi-même". Tout au long de l'histoire, les êtres humains ont cherché la vérité, le sens des choses et surtout le sens de leur vie. Dans toutes les cultures, on retrouve les questions fondamentales sur l'origine et la fin de la vie, sur le mal et la mort, sur l'au-delà, sur sa propre identité.
 
La connaissance de soi est essentielle pour se positionner correctement face à Dieu et aux autres. D'autre part, plus une personne avance dans sa vie de foi, plus elle s'approche de Dieu et reçoit sa lumière, plus elle se connaît, est consciente de sa petitesse et se sent indigne devant lui. L'examen de conscience, la révision de la vie à la lumière de la Parole de Dieu, sera particulièrement utile pour la connaissance de soi et pour atteindre la véritable humilité.
 
Nous, les humains, sommes ensemble, nous existons ensemble.
 
 Nous pouvons vivre les uns contre les autres, ou dos à dos, en s'ignorant, ou nous pouvons vivre en relation, en ouverture ; nous pouvons nous accueillir, nous offrir, nous sentir proches les uns des autres, c'est-à-dire vivre ensemble. Être un voisin, comme nous le rappelle la parabole du bon samaritain, signifie accomplir le commandement de l'amour en se faisant le voisin des autres, en particulier de ceux qui ont le plus besoin du voyage. Je suis un frère pour tous ceux que je rencontre, pour tous ceux qui ont besoin de mon aide.
 
 Il n'y a rien de vraiment humain qui ne trouve pas un écho dans le cœur du chrétien en pèlerinage.
 
La rencontre avec le frère conduit au partage et à la collaboration. Le pèlerin doit partir léger avec ses bagages, avec l'essentiel et sans attachement à ses quelques affaires. Vivre ensemble implique une attention à l'autre, une réciprocité. Cela signifie être attentif aux autres, ne pas être indifférent au sort des autres, être conscient de l'interdépendance entre les personnes, être solidaire.
 
La solidarité n'est pas un sentiment de compassion pour le plus faible ou pour la personne nécessiteuse qui se trouve à côté de moi ; c'est "la détermination ferme et persévérante de s'engager pour le bien commun, c'est-à-dire pour le bien de chacun, afin que nous soyons tous vraiment responsables de tous", selon les mots de Saint Jean Paul II.
 

+ Josep Àngel Saiz Meneses

Obispo de Terrassa

 
 
 

 

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Publié le 4 Avril 2020

Cette année, nous n'avons ni âne, ni palmiers, ni bouquets, ni le bruit des enfants autour de Jésus. Mais c'est une occasion propice pour proclamer Jésus-Christ comme roi de nos cœurs « ,
 
«En ce dimanche, nous renouvelons le désir que c'est le Christ qui commande, et nous voulons nous mettre à son commandement en tout. Maintenant, si Jésus-Christ est votre roi, entrez pleinement cette semaine dans le mystère de la rédemption qu'il a effectuée pour toute l'humanité. 
"Quand nous en sortirons, nous reconnaîtrons que Dieu a été très proche de nous et que la charité chrétienne n'est pas" l'opium du peuple ", mais l'expansion de l'amour qui jaillit régulièrement du Cœur du Christ. 
 
«les saints enfants de Fatima Francisco et Jacinta sont morts lors de la dernière pandémie il y a un siècle, en 1918. Nous avons récemment célébré le centenaire de leur mort. 
 
Car cette épidémie a été l'occasion pour eux de consommer leur dévouement au Cœur immaculé de Marie, qui à Cova de Iría leur avait montré son Cœur. Et pendant qu'ils vivaient leur maladie, ils ont offert leurs petits sacrifices "pour les pécheurs", jusqu'à ce que le Seigneur les emmène au ciel. « 
«offrir ce que nous faisons tous les jours pour le pardon de nos péchés et de ceux des autres. Et pour confirmer qu'à la fin le Cœur Immaculé de Marie triomphera ».
 
Mgr Demetrio Fernández Cordoue Espagne. 

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Publié le 30 Mars 2020

 

   Nous devons nous conformer à la volonté de Dieu dans les calamités publiques, telles que la guerre, la peste, la famine, et tous les fléaux de la vengeance divine. Il en faut faire autant, quand le malheur vient fondre sur nous personnellement et sur les nôtres. Le grand secret pour y parvenir, c'est d'envisager toutes choses avec les yeux de la foi, d'adorer les jugements du Très-Haut avec un coeur contrit et humilié, et quels que soient les fléaux qui nous frappent, de bien nous persuader que la Providence, infiniment sage et paternelle, ne se résignerait pas à les envoyer ni à les permettre, s'ils n'étaient entre ses mains les instruments du renouvellement et du salut pour les peuples et pour les âmes.

   " C'est ainsi qu'elle conduit au ciel, par le chemin de la souffrance, une foule de gens qui se seraient perdus en suivant une autre route. Combien de pécheurs qui, rappelés à Dieu par la voie sévère de l'affliction, renoncent à leurs anciennes iniquités, et meurent dans les sentiments d'un véritable repentir! Combien de chrétiens qui occuperont un jour une place glorieuse dans le ciel, et qui, sans cette salutaire épreuve, eussent éternellement gémi dans les flammes de l'enfer! 

   Ce que nous appelons fléau et châtiment est souvent une grâce insigne, une preuve éclatante de miséricorde." (P Rodriguez) 

   Accoutumons-nous à n'envisager toutes choses que par ces grandes vues de la foi, et rien de ce qui se passe en ce monde ne nous scandalisera, rien n'altérera la paix de notre âme et sa confiante soumission à la Providence. 

   Il est facile de voir la main de la Providence dans la peste, la famine, les inondations, la tempête et les autres calamités de ce genre, parce que les éléments insensibles obéissent à son autorité sans jamais lui résister.

   Au-dessus des hommes bons ou mauvais, et jusque derrière les suppôts de l'enfer, il y a l'arbitre suprême, la cause première qui les mène, à leur insu peut-être, et sans laquelle rien ne peut se faire. La politique des princes, les ordres des chefs, l'obéissance des soldats, les projets ténébreux des persécuteurs, leur mise à exécution par les subalternes , les ruines et la souffrance qui résulteront de là, tout a été prévu jusqu'au moindre détail; tout a été combiné et décrété dans les conseils de la Providence.

   Il se forme une étrange collaboration de la malice de l'homme et de la sainteté de Dieu. L'infiniment Saint ne peut cesser de haïr le mal; il le tolère pourtant, afin de ne pas reprendre aux hommes le libre usage de leur liberté. Mais sa Justice imprescriptible demandera compte à chacun en son temps: aux nations et aux familles dès ici-bas, car elles n'ont pas, comme telles , l'éternité; aux individus, dans ce monde ou en l'autre. 

   En attendant, Dieu veut utiliser , pour parvenir à ses fins, la malice des hommes et leurs fautes, comme leurs bonnes dispositions et leurs saintes oeuvres; de sorte que même le désordre de l'homme rentre dans l'ordre de la Providence.

   ....

   A notre époque de persécution, il est visible que Satan est délié, et qu'il a reçu permission de cribler le juste.  " Pourquoi ce triomphe des méchants? Pourquoi cette apparente défaite de l'Eglise? Pourquoi cette perversion de la masse? Pourquoi ces gouvernements impies qui perdent les peuples? Pourquoi cet effacement et cet attiédissement de ceux qu'on appelle bons? Pourquoi, en un mot, cet empire du mal sur le bien? "

   Pourquoi?  Par respect de la liberté qui est la condition du mérite et du démérite. Dieu laisse faire. Mais quand il jugera qu'il en est temps, pour renverser les méchants, pour réveiller les endormis, pour ranimer les tièdes, pour défendre les justes, il laissera déchaîner sur le monde coupable une guerre universelle. 

   ... On oubliait Dieu; on se souvient qu'Il est le Maître des évènements. Comment ne pas le voir? Les hommes qui ont déchaîné la tempête ne savent ni la diriger ni s'en garantir; mais Dieu, tout en se réservant de faire pleine justice à son heure, utilisera la prévoyance des uns et l'imprévoyance des autres, les engins perfectionnés et les plans habilement conçus, le courage et les brillantes actions, les fautes , la malice et même le crime. 

   Tout lui sert à promener le fléau sur les nations, les familles et les individus. Il ne le fera cependant que dans la mesure utile à ses fins: que l'on tombe à genoux, il s'apaise volontiers; mais si les bonnes impressions des premiers jours se dissipent, si les yeux s'obstinent à rester fermés et les coeurs sans repentir, aura-t-on le droit d'être surpris que la guerre se prolonge, et qu'il surgisse d'autres fléaux peut-être? 

   Vaudrait-il mieux que, persévérant dans leur funeste oubli des lois divines, les nations continuent de courir à l'abîme, et les âmes à l'enfer? 

   Mais une telle sévérité dans un Dieu si bon, comment l'expliquerez-vous? Pour s'en étonner, il faut n'avoir point compris les droits de Dieu méconnus, son amour méprisé, la multitude de ses grâces et l'excès de notre malice, les joies de l'éternité bienheureuse ou les tourments d'un enfer sans fin. 

   C'est précisément parce qu'il est infiniment bon, que notre Père des cieux nous aime sans faiblesse, et comme il le faut pour notre éternité.  Toutes les prospérités du monde serait le pire des fléaux, si elles endorment les âmes dans l'insouciance et l'oubli, et si le réveil n'a lieu qu'au fond de l'abîme. Au contraire, les plus effrayantes calamités, quand même elles dureraient des années entières , sont peu de chose auprès d'un enfer éternel; elles sont même une grande miséricorde du côté de Dieu, et pour nous une heureuse fortune , si nous pouvons à ce prix désarmer la justice divine, éviter l'enfer et recevoir nos droits au ciel. 

 

   Les fléaux de Dieu apportent aux uns l'épreuve, aux autres le châtiment, à toutes les bonnes volontés des grâces de renouvellement. Heureux qui sait les comprendre et les mettre à profit!" Ces désastres, dit le P. de Caussade, sont autant de coups de prédestination pour plusieurs. Mais il faut bien avouer qu'ils peuvent être en même temps , pour d'autres, des coups de réprobation. Ce ne sera pourtant que par leur faute, et leur très grande faute; car quoi de plus raisonnable et de plus facile , en un sens que de faire de nécessité vertu? 

   Pourquoi se raidir inutilement criminellement contre la main paternelle de Dieu, qui ne nous châtie que pour nous détacher des misérables biens d'ici-bas? Sa colère même vient de sa miséricorde, il ne nous frappe que pour nous retirer du péché et nous sauver. Comme un sage chirurgien, il coupe jusqu'au vif les chairs pourries , afin de conserver la vie et de préserver le reste du corps.

   Que faire au milieu des calamités?

   - Nous humilier sous la main puissante de Dieu" et nous abandonner à sa Providence avec une soumission filiale, dans l'intime conviction que c'est Dieu qui a tout conduit, que ses desseins impénétrables ont pour principe l'amour des âmes , et qu'il saura mettre au service du bien les évènements les plus déconcertants. 

   Et pour ce qui nous concerne personnellement, nous souvenir que nous sommes dans la main  de notre Père des Cieux : s'il veut nous sauver, il lui est aussi facile de le faire au milieu de tous les périls, que de nous appeler à lui quand aucun danger n'apparaît menaçant; et s'il veut nous éprouver, que son saint nom soit toujours béni! 

   En conséquence, il faut prier, prier encore, prier toujours. Demandons, cherchons, frappons, crions. Importunons Dieu, et pour qu'il abrège la calamité, si tel est son bon plaisir, et , d'une façon absolue, pour qu'il y ait le moins possible d'âmes à périr dans la tourmente, pour que les foules reviennent à Dieu d'un coeur contrit et humilié, que les Saints se multiplient, que l'Eglise soit plus fidèlement écoutée, et Dieu moins offensé. Et puisque " la prière jointe au jeûne est (spécialement ) bonne, et que l'aumône fait trouver miséricorde", au jour des calamités, c'est le temps ou jamais, de nous renouveler dans la fidélité à tous nos devoirs, et d'ajouter à nos sacrifices obligatoires quelques mortifications de surcroît, pour mieux apaiser le juste courroux du Ciel.

   Car les calamités sont, en général, la punition du péché, et , plus elles sont universelles et terribles, plus le flot de l'iniquité a dû provoquer la colère divine. Rien de mieux à faire que d'améliorer notre propre vie, et d'offrir au Maître irrité, au Père méconnu, un redoublement d'amour et de fidélité pour nous, un large tribut d'amende honorable et de réparation pour les nôtres et pour le monde coupable.

" Seigneur, mettez une mesure et une fin à nos larmes." st Bernard 

dom Vital Lehodey. 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 15 Mars 2020

 

 

Grand Saint Joseph,
qui êtes le modèle,
le patron et le consolateur des mourants,
je vous demande aujourd'hui
votre protection pour le dernier instant de ma vie,
pour ce moment terrible
où je ne sais si j'aurai la force
de vous appeler à mon aide.
Faites, je vous en conjure,
que je meure de la mort des justes.
Mais afin que je puisse espérer
une si grande grâce,
obtenez-moi de vivre, comme vous,
en la présence de Jésus et de Marie
et de ne jamais blesser leurs regards
par la tache hideuse du péché.
Que je meure, dès ce moment,
à moi-même, à mes passions,
à mes désirs terrestres,
à tout ce qui n'est pas Dieu,
afin de vivre uniquement
pour celui qui a donné sa vie pour moi.
Jésus, Marie, Joseph,
assistez-moi dans mes derniers moments,
soutenez-moi,
défendez-moi contre les assauts du démon
et accordez-moi d'expirer saintement

+

Ce matin à laudes ,  on a offert tout ça pour petit frère, pour Nicolas et sa famille. " Deus, Deus meus, ad te de luce vigilo !"

 Quand on chante le Benedictus, ou les autres psaumes,  on est dans une autre réalité dans une autre atmosphère.. alors on pleure  ses trahisons, ses résistances à la grâce ses infidélités, ses révoltes.
 Le Bon Dieu nous met au pied du mur, comme en pleine guerre. Comme me disait Nicolas hier soir, nous sommes en pleine guerre. 
 
Le soldat en face des décombres, d'un champ de ruine  et de la mort où seul un rapace de mauvaise augure y trouve son repos et ses assises à l'affût  de quelques  proies . 
Cest drôle en ce carême notre contrition semble plus sincère et plus vraie. On  prend tout  au sérieux pour une fois. 
On ne prend plus rien à la rigolade, la réalité de la mort.. l'incertitude du lendemain, la nécessité de la pénitence. Avec toujours l'espérance et  la joie du salut. 
 Et puis la fidélité des vrais amis. Même s'il n'y a presque  personne autour de moi qui ne sinquiète de ce que je pourrais devenir! Qu'importe. Pas même un mot de compassion, à part Nicolas. 
  Cest un moment de grâces que nous offre le ciel. le Seigneur ne veut pas la mort du pécheur mais qu'il vive! 
Cest dans cette seule perspective quil nous faut comprendre  je pense les évènements qui nous arrivent.   Quand tout nous semble dû, un  électro-choc qui remet aussi les pendules à l'heure et intensifie notre désir de Dieu et notre faim de l'Eucharistie. Combien de communions sacrilèges .. ! 
Tout concours au bien de ceux qui aiment Dieu, même ce putin de roconavirus ! 
 
 
On ne pourra pas nous interdire d'être ou de retrouver la paix et l'amour de Dieu ... de se sentir aimé d'un  Père qui est aux cieux, de sentir au fond de son coeur son  ami Jésus, d'être  l'enfant prodigue qui revient à la maison et de pouvoir rester près de Lui et de veiller, car on ne sait ni le jour, ni l'heure.  
cette porte-là personne ne pourra la fermer. Dieu seul en a les clés, quand on la franchit c'est tout le ciel qui s'ouvre même pour l'ouvrier de la dernière heure. 
Allez on en remerciera sûrement le Seigneur.  les anges ouvriront la porte de nos tombeaux pour y laisser pénétrer la douce et sereine  lumière de Pâques celle qui sera éternelle , qui sait ! 
Je crois en la Résurrection de la chair, en la vie éternelle. 
Père Henry et tous nos moines au ciel, pardon pour nos infidélités, priez pour nous.
Jésus, Marie, Joseph ,  Ecce, Fiat . ! 
 
"Non moriar, sed vivam ! "
 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 13 Mars 2020

 

Cette année, le Carême a trouvé un allié inattendu qui le rend plus réel qu'en d'autres occasions. Nous avons commencé par dire : "Souvenez-vous que vous êtes poussière et que vous retournerez à la poussière". Pour la plupart d'entre eux, il s'agit de simples paroles auxquelles ils n'ont pas prêté une seule minute d'attention. A commencer par moi, car je n'ai jamais approfondi la phrase qu'à la limite d'une métaphysique fugace. Ce n'était pas réel. Lors de mon 84e Carême, ce n'était pas le cas. 

 

Cette année, cependant, c'est un peu plus réel. Cet après-midi, je suis allé à la poste pour envoyer des colis et la fille au guichet m'a dit sans me connaître : "Que fais-tu ici ? Ne te rends-tu pas compte que tu fais partie d'un groupe à risque où le virus est élevé ? Vous enverrez ces paquets ou d'autres comme eux plus tard. ....

Soudain, je me suis senti hors du monde : il est clair pour moi que je suis un patient à risque et que je peux m'infecter ou transmettre à d'autres le virus que je n'ai pas, du moins je le crois.  Cette fille m'a exclu de la société.

J'ai été professeur d'histoire de la philosophie toute ma vie. Je me suis consacré à l'enseignement des soi-disant maîtres de la suspicion, dont Nietzsche.

C'est le créateur du surhomme. "Dieu est mort", est sa phrase la plus virale et la plus médiatique. "L'homme, désormais, continue de prophétiser Nietzsche, par la raison, la science et le progrès tient entre ses mains la clé de l'avenir. Qu'avons-nous vu lorsque le rideau s'est levé ? Rien, Dieu n'existe pas, Dieu est mort. Tout cela n'était qu'un mensonge. Au milieu des ruines, le dernier corbeau a crié : "Vive le surhomme ! 

 

Un siècle et demi plus tard, je me fais virer de la poste parce que tous les surhommes ont peur d'un petit insecte qui n'est pas un être en soi mais seulement un parasite. Bien sûr, il y en a une très mauvaise. Les coronavirus ne sont même pas des cellules, ce sont des agents infectieux qui ont besoin d'un organisme vivant pour se multiplier. Mais ils sont capables d'infecter tous les organismes vivants : animaux, plantes, champignons, bactéries, protozoaires, on a même découvert qu'ils parasitaient d'autres virus ! 

Maintenant je comprends pourquoi je suis viré de la poste. Le coronavirus me poursuit comme un fou pour me parasiter. 

Je n'ai pas peur, même si je sens une certaine inquiétude et une certaine prévention. Ce matin, j'ai fait le test : je me suis agenouillé du mieux que j'ai pu et j'ai prié de l'intérieur : "Seigneur, je suis poussière et je retournerai à la poussière. 

Le savez-vous ? Cela semblait plus réel que d'autres fois. 

Où vais-je m'enfuir ? Où vais-je me cacher ? Dans ce monde, je ne peux plus trouver d'abri. J'ai été jeté de la poste et un jour ils vont me mettre un cordon sanitaire. "Seigneur, merci pour ce Carême original. Il n'y a qu'en vous que j'ai mon espoir. Merci pour la résurrection de votre fils Jésus-Christ.

Chus Villarroel OP

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Publié le 11 Mars 2020

 

saint Joseph et progrès. 

      Le mot progrès signifie étymologiquement marche en avant; c'est un mouvement ascensionnel vers ce qui est mieux, plus parfait, plus grand, plus élevé; c'est une montée, et, en même temps, une dilatation , un accroissement, un agrandissement.

   N'y a-t-il pas lieu de vous étonner que j'assemble ces deux mots: Joseph et progrès? 

   Que le fils du vieux patriarche Jacob fût un homme de progrès, nul ne le conteste. Pâtre encore à seize ans, puis esclave et prisonnier, bientôt il prend son essor qui l'emporte jusque sur les marches du trône de la riche et savante Egypte. Parti de rien, il ne cesse de s'élever, il devient le chef d'une grande nation, le sauveur de tout un peuple. 

   Oui, celui-là grandit, celui-là eut des accroissements merveilleux. Mais l'ouvrier de Nazareth? Est-ce qu'il n'est pas la contradiction du même progrès? Satisfait de sa modeste condition, il n'a pas cherché à en sortir, ni songé à l'améliorer; sa vie est restée humble, et pauvre sa maison; sa fin est mystérieuse comme ses commencements. Assurément, de la gloire de ses ancêtres il aurait pu recevoir quelque splendeur; mais cette splendeur n'eût été encore qu'un déclin; et, d'ailleurs, Dieu a si bien pris soin d'en affaiblir graduellement l'éclat, que le dernier descendant de la famille royale de David, tombé dans la pauvreté, est réduit, pour vivre, à travailler de ses mains, en sorte que l'illustration antique ne fait qu'accentuer l'obscurité présente.

   Le premier Joseph n'a cessé de monter et de grandir; le second , semble-t-il n'a fait que descendre et diminuer . Cependant, c'est à celui-ci surtout que s'appliquent les paroles de Jacob :" Filius accrescens Joseph, mon fils Joseph grandit, mon fils Joseph va toujours croissant." Joseph, fils de Jacob, n'était qu'une figure; Joseph de Nazareth est la lumineuse réalité. 

   Un philosophe dont le génie chrétien eut des intuitions prophétiques , a fait, en quelques lignes, la comparaison entre les deux Joseph, et , en deux mots, indiqué la supériorité du second sur le premier : " Tous deux furent les hommes du mystère et le rêve  leur dit ses secrets : Tous deux furent instruits en rêve, tous deux devinèrent les choses cachées. Penchés sur l'abîme, leurs yeux voyaient à travers les ténèbres. Voyageurs nocturnes, ils découvraient leur route à travers les mystères de l'ombre. Le premier Joseph vit le soleil et la lune prosternés devant lui. Le second Joseph commanda à Marie et à Jésus; Marie et Jésus obéissaient.

  Aucun homme eut-il jamais semblable dignité et connut-il de telles ascensions? Qu'importe que  le diadème de ses ancêtres ne couronne pas sa tête! qu'importe que ses mains se durcissent à manier les rudes instruments de son labeur, et qu'il mange un pain gagné à la sueur de son front! Dieu a discerné ce pauvre ouvrier, il le sort de la boue, il l'élève au-dessus des rois, il lui confie des fonctions si augustes que le langage humain se sent impuissant à en exprimer toute la surnaturelle et incommensurable grandeur. Il est l'époux de Marie, et Marie lui obéit ; il est le gardien de Jésus, et Jésus lui obéit. Il est le représentant, le fondé de pouvoirs du Père céleste, qui lui délègue son titre avec une telle plénitude que le Verbe incarné est appelé le fils de Joseph, non seulement par le peuple, mais par la Vierge elle-même; il est comme l'ombre qui plane sur Marie pour voiler les mystérieuses et ineffables opérations du Saint-Esprit, dont il devient ainsi le coopérateur ! Filius accrescens Joseph, filius accrescens. 

   Est-il besoin d'ajouter qu'à ces progrès en dignités correspondaient des progrès en vertus? " C'est une règle générale, dit saint Bernardin de Sienne, que quand Dieu , dans sa bonté, appelle une des ses créatures raisonnables à quelque service de choix ou quelque dignité éminente, il donne à cet être privilégié toutes les grâces qui lui sont nécessaires pour remplir sa mission. 

   Or les fonctions de Joseph étaient uniques: uniques par conséquent, furent non seulement les grâces qu'il reçut, mais les vertus qu'il du pratiquer avec une perfection toujours grandissante pour être à la hauteur de sa mission d'époux de Marie et de père nourricier de Jésus .

    Si l'âme qui a reçu la blessure de la divine charité s'élève ainsi, portée par de mystérieuses ailes, vers les sommets de la perfection, quel doit être l'élan du vol de l'âme de Joseph non pas seulement blessée, mais embrasée, consumée, dévorée par l'amour de Jésus! 

   Oui, dévorée par l'amour de Jésus! Si, en effet, une rapide conversation, le long d'un chemin , avec le divin Maître, suffit pour rendre brûlant le coeur des deux disciples d'Emmaüs hésitants et découragés, comment , au contact habituel et familier du coeur de Jésus , le coeur de Joseph eut-il pu ne pas être un foyer dont la flamme devenait chaque jour plus ardente et plus active? Filius accrescens Joseph: à mesure qu'il grandissait en dignités, Joseph grandissait en grâces..

abbé Artaud. 

 

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Publié le 10 Mars 2020

 

   Dieu a revêtue Marie de ses douleurs, comme pour en faire une révélation complète du grand mystère de la souffrance. Il a fait briller en elle cette doctrine féconde, que la souffrance, lorsqu'il s'agit des choses divines, est la véritable conséquence de l'amour. 

   Marie n'avait commis aucun péché pour lequel elle dût souffrir; elle n'avait pas de châtiment à subir pour la chute d'Eve; elle n'était pas comprise dans la loi du péché.

   Dans l'ordre des desseins du Ciel, Marie était prévue avant le décret qui permit le péché. Elle n'avait pas non plus de monde à racheter. Tout son sang, cette source si douce du précieux sang, n'aurait pu laver un seul péché véniel, ni sauver l'âme d'un seul enfant nouveau-né, exempt de péché actuel à expier. 

   Elle était simplement plongée dans une mer d'amour ineffable; c'est pourquoi le déluge de la douleur passa sur son âme et y pénétra justement, de même que les fleuves aux flots turbulents vont naturellement se jeter dans la mer. Ses souffrances ferment pour jamais la bouche à la plainte. C'est avec une douce violence et une force de persuasion irrésistible qu'elles imposent silence à tous les enfants affligés du Père céleste. 

   Les saints ne peuvent douter plus longtemps que la souffrance ne soit la grande ressemblance avec le Christ. 

   Au sein de notre extrême bassesse, nous, dont la patience est un tissu tellement mince qu'il était déjà presque usé lorsqu'il était neuf, nous apprenons non seulement à nous taire, mais à souffrir avec douceur; nous pensons même avec joie qu'un temps viendra où nous aimerons ces souffrances qui sont comme une monnaie d'or avec laquelle Dieu paye notre amour. 

rp Faber. 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 6 Mars 2020

 

" O mon Christ aimé, crucifié par amour! " 

soeur Elisabeth de la Trinité. 

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