spiritualite

Publié le 22 Février 2020

 

Hier, vendredi, le  Pape François a reçu en audience le cardinal Angelo Becciu Maire de la congrégation de la cause des saints et a autorisé le discasterio à promulguer le décret sur le miracle attribué au vénérable Carlo Acutis.

 

Il s'agit de la guérison miraculeuse d'une anomalie congénitale chez un enfant.

La guérison miraculeuse s'est produite le 12 octobre 2010 à Campo Grande, dans l'État brésilien du Mato Grosso del Sur.

Attendons avec joie la date de la Béatification.


 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 21 Février 2020

affiche : petit placide. 

   " Vous avez laissé votre humanité au Christ par les promesses de votre baptême et de votre vie religieuse: alors tout va tout seul, tout est lumineux mais aussi tout est magnifiquement attirant. 

   Il ne faut plus parler de choses qui nous plaisent ou qui nous coûtent. Il ne faut plus parler de choses qui nous paraissent grandes et d'autres qui nous paraissent petites. 

   " La sainte indifférence " même cela on l'a dépassé, ça n'a plus aucun sens. Tout est en nous moyen pour le Christ de vivre par nous, de s'épanouir par nous, de se réaliser par nous et en nous. - c'est toute la doctrine du Christ mystique - de se dilater en nous et par nous. Alors quoi, quelque chose par quoi le Christ est davantage en nous et par conséquent est davantage tout simplement, pourrait-il nous être indifférent? Tout devient " don joyeux " en notre vie. 

   Oui, se dire que par la moindre de nos actions, le Christ, grâce à nous et par nous, et non seulement en nous, " est " davantage - je veux dire existe un peu plus - il s'agit du Christ mystique qui est aussi le Christ réel et personnel, et quelque chose en plus ! Comme l'âme ne sait plus dire non, comme l'âme ne sait plus classer les choses en pénibles ou agréables, en grandes ou petites, puisque toutes les choses dont est faite notre vie, c'est avec cela que le Christ se fabrique en nous, se sculpte en nous.

   Il ne s'agit que de laisser faire en nous et par nous ce que le Christ veut faire. Et souvent le Christ, quand il s'échappait en barque de l'autre côté du lac de Génésareth, pour trouver le silence, en débarquant sur l'autre rive, il avait en face de lui les foules qui l'avaient précédé. Alors il se laisser aux foules et au bruit. 

   Le Christ ne se prend pas, ne se conquiert pas : on le laisse venir, on s' "expose " à lui, on se laisse à lui. Nous ne le prenons pas, il nous prend. Nous n'allons pas à lui, il vient à nous. 

   Ce n'est pas nous qui faisons le vide en nous. C'est lui qui , en nous envahissant et nous remplissant de lui, ne laisse plus en nous aucune place pour autre chose que lui.

   En un éclair de temps, il met en nous, Lui ce à quoi de longues années de nos propres efforts n'avaient pu nous hausser. 

   Alors la méthode très simple, regarder vers lui, toujours regarder vers lui. Savoir que, par chacune de nos pensées, par chacune de nos paroles, par chacune de nos actions, quelle qu'elle soit, non pas le Christ vient en nous mais le Christ sort de nous, s'épanouit en nous où il était déjà comme un germe, comme un élan, comme une poussée pour faire éclater la carapace qu'est en nous le propre nous-même.

   Vous voyez mon enfant, oh non , cette méthode n'est pas une méthode passive... une méthode active au suprême degré.

   Se dire que chaque parole que l'on prononce, c'est le Christ qui la prononce en nous. Alors qu'elle sera digne de lui, qu'elle sera de lui! 

   Se dire que chaque action que l'on entreprend, c'est le Christ qui l'entreprend en nous. Alors, que cette action voudra être digne de lui pour mériter d'être de lui!

  Le Christ et nous, nous ne sommes plus deux à agir en nous. Il est le seul qui pense, qui parle et qui agit en nous.

  Alors, quelle indifférence à ce dont est faite notre vie: hautes pensées ou pensées très simples, paroles sublimes ou paroles de chaque jour, actions héroïques ou actions insignifiantes en apparence: tout cela est du Christ. Alors tout cela met un peu plus le Christ en nous . 

   Il n'y a qu'une seule chose dont soit faite notre vie... ce par quoi le Christ vit en nous, affirme sa vie en nous et en l'affirmant, l'épanouit.

  C'est donc la nuit avec le Bon Dieu. C'est quand il se cache qu'on le trouve le mieux, le plus vraiment. L'écueil de tant de vies spirituelles est que l'on aille à lui pour ce que l'on trouve en lui et non pas pour lui-même: les dons de Dieu nous arrêtent d'aller jusqu'à lui, font écran entre lui et nous. 

   Que c'est dur mais que c'est bon d'aller à lui dans l'austérité des sacrifices consentis à froid... à tâtons dans les ténèbres, (dans une région que l'on n'a pas choisie), de le sentir près de nous alors qu'il se tait, alors qu'il " a coupé le courant " entre lui et nous. C'est alors vraiment qu'il est à nous , lui, rien que lui , et non pas ce qui , nous venant de lui, n'est tout de même pas lui, est indiciblement moins que lui, est une véritable absence de lui. 

   Le Christ n'a pas souffert l'agonie de Gethsémani pour rien: abandonné de Dieu, abandonné des hommes, c'est pas cette route qu'il a trouvé son Vendredi Saint. Mais c'est par son Vendredi Saint qu'il a trouvé Pâques et l'Ascension. 

   Par ce vide des hommes par ce vide de Dieu, à travers lequel lourdement chemine votre âme, ... acceptez les sécheresses de la prière, acceptez vos impuissances de prier, accepter vos froideurs devant Dieu: à tout dites " oui " , en tout sentez la main du Maître qui vous tire de plus en plus vers lui, en vous arrachant à ce qui n'est pas lui .

Sachez que de souffrir terriblement de ne pas l'aimer c'est la manière la plus sûre et la plus totale de l'aimer. 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 20 Février 2020

 

   " Ce n'est pas quelqu'un vers qui vous vous mettez en route et vers qui vous allez: c'est quelqu'un que vous "savez" en vous, dont vous "réalisez" qu'il est plus que vous-même.

  Et alors toute votre vie, à chaque instant, ne consiste pas à autre chose qu'à libérer ce Christ qui était déjà en vous... le libérer en vous dépouillant de vous-même... Non, en vous laissant dépouiller par le Christ de vous-même. Vous arrivez à ne plus vous distinguer du Christ, à ne plus vous sentir vivre vous-même en vous,  mais en vous à sentir seulement vivre le Christ et à vouloir que seul le Christ vive en vous et à ne trouver que cela de bon et de doux.

  Votre activité, vous ne l'appelez plus votre activité mais l'activité du Christ en vous, votre prière, non plus votre prière mais la prière du Christ en vous, vos fatigues, vos luttes, vos joies... non plus vos fatigues, vos luttes , vos joies.. mais les fatigues, les luttes , les joies du Christ. 

   Oh ! que c'est bon de se laisser au Christ pour qu'en nous le Christ soit joyeux. Un instant de votre âme a été ravie de se sentir celle en qui le Christ était heureux, de se laisser à lui pour qu'en elle il fût le Christ heureux. 

   Mais maintenant voilà que votre âme a dépassé cette vue. Ou plutôt le Maître vous a conduit plus loin. Alors si c'est bon de se laisser au Christ pour qu'en nous il soit le Christ joyeux, comme c'est bon de se laisser à lui pour qu'en nous il soit le Christ fatigué, le Christ qui lutte, le Christ pour tout dire souffrant. C'est sur le bord de cet abîme que le Maître vient de conduire votre âme. Et votre âme n'a pas peur - Oh ! qu'elle aurait eu peur il y a encore quelque temps - elle n'a pas peur mais elle a quelque peu le vertige. Elle ne comprend pas encore jusqu'au bout. 

   "Antithèse de la couronne d'épines et de la couronne de gloire" ? Non, mon cher enfant . " La vie qui sort de la mort" ? Non, mon cher enfant. 

   Ici toute la doctrine de saint Jean et de saint Paul. La passion du Christ, c'est une exaltation, c'est un triomphe. La mort c'est la vie. Il n'y a pas que la couronne d'épines qui est la couronne de gloire. Il n'y a pas la vie et la mort: il n'y a que la mort qui est la vie. 

   Oh, le Christ qui se donne à nous au plus profond de nous-mêmes sans que nous sachions qu'Il se donne à nous, sans que nous sentions qu'Il se donne à nous, au moment même où nous croyons qu'Il est loin de nous. Il nous fait mériter de L'avoir en nous, en nous laissant croire qu'Il est loin de nous. 

   Trouver tellement bon d'avoir le Christ en soi, sans le sentir en soi. 

   Fouiller de toutes manières son pauvre coeur et sa pauvre âme pour y trouver quelque chose qui trahirait sensiblement la présence du Christ en soi et n'y rien trouver. Et cependant être sûr - d'une certitude au-dessus de toutes les certitudes - que, par le fait qu'on est dans la volonté du Christ, on est dans le Christ et le Christ est en nous. 

   Nuit obscure, certitude brûlante à force d'être froide et de nous laisser froids si je puis dire. Etre traités par le Christ , non plus comme des enfants qui ont besoin des gâteries du Christ, mais comme des hommes à qui c'est égal de n'avoir pas les gâteries du Christ, s'ils ont la réalité du Christ. 

   Notre âme à la recherche du Christ est la grande nomade. On ne trouve pas le Christ dans les douceurs de l'oasis. Dans l'oasis on se repose un instant d'être allé sans cesse devant soi à la recherche du Christ. 

   Mais après cet instant de repos, il faut repartir bientôt vers de nouveaux horizons, toujours plus loin, toujours plus haut, pour une nouvelle découverte du Christ. 

   Car le Christ on n'a jamais fini de le découvrir. C'est par étapes successives, coupées de pauvres et insipides repos, insipides mais nécessaires à notre faiblesse, c'est par étapes successives, sur les grands chemins arides et seuls du désert, que le Christ se fait découvrir sans cesse davantage par l'âme.

   Chercher le Bon Dieu là où il s'est mis pour chacun de nous et non pas où l'on aimerait le trouver, où l'on choisirait de le trouver. Que ce soit lui qui choisisse ! 

   Alors rien que de dire " oui " au bon Dieu et de se dire " non" à soi-même, comme c'est bon et comme c'est vraiment l'aimer. 

  Recevoir tout de sa main, tout ce avec quoi nous nous faisons notre âme, avec quoi nous la pétrissons pour la faire à la ressemblance de notre Christ. Que tout dans notre vie, grands évènements, comme circonstances insignifiantes, ce qui nous meurtrit comme ce qui nous épanouit, que tout, comme par des coups de marteau successifs qui font sauter en morceaux ce qui, en nous, subsiste de nous-mêmes, dégage et sculpte en nous le Christ que seul nous devons être. 

 

 

 Voilà notre âme repartie avec petit frère,  n'est-ce pas , pour une nouvelle étape dans le désert...

 Au bout de la nouvelle étape il y aura une autre oasis plus verdoyante et plus fraîche avec le Christ un peu plus connu et un peu plus possédé. 

 

 

     

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 19 Février 2020

 

   Avec quelle rage les enfants d'Edom, c'est-à-dire les hommes charnels, soumis au diable et à ses anges, adorateurs de la pierre et du bois, esclaves des adorateurs de la pierre et du bois, esclaves des convoitises de la chair, s'écriaient : Détruisez les chrétiens, exterminez les chrétiens; qu'il n'en reste pas un seul ! renversez jusqu'à leur fondement. N'est-ce pas là ce qu'ils disaient? Et tandis qu'ils parlaient ainsi, les persécuteurs étaient réprouvés, et les martyrs couronnés. " Souvenez-vous des enfants d'Edom, renversez-là, renversez-là jusque dans son fondement. " Les enfants d'Edom disent: Renversez-là, renversez-là, et le Seigneur leur dit : Servez-la. Quelle parole l'emportera sinon celle de Dieu qui dit : l'aîné servira le plus jeune ? " (st Augustin ) 

   " Détruisez, détruisez-la jusque dans ses fondements. " N''est-ce pas là encore le cri de guerre et le but que la révolution poursuit de nos jours? Le triomphe qu'elle proclame être réservé à notre siècle, la mission qu'elle s'adjuge et dont elle se glorifie par la bouche de ses coryphées, n'est-ce pas l'anéantissement du christianisme public, le renversement de l'orthodoxie sociale? Détruire les derniers restes de l'antique édifice de l'Europe chrétienne, et , afin que la démolition soit définitive, abattre la clef de voûte, autour de laquelle les derniers débris encore subsistants pourraient, tôt ou tard, se rapprocher ou se rejoindre: voilà l'oeuvre à laquelle les mille voix de l'impiété convient ouvertement notre génération; voilà le travail de désorganisation auquel il est manifeste que nous assistons.

Et parce que le monde n'avait jamais porté un établissement aussi vaste que l'établissement chrétien, jamais il n'aura vu de si gigantesques ruines . ( Mgr Pie ) 

   Indignation du Prophète et d'une âme convertie qui , regardant son abjection et sa misère, tourne sur Babylone, cause unique de ses infortunes, des regards de douleur , de colère et de mépris. 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 12 Février 2020

 

   Je n'ose vous dire: Mon Dieu, car en péchant je vous ai perdu; en suivant votre ennemi, je me suis éloigné de vous; en aimant le mal, je me suis éloigné du bien. Que ceux qui sont purs, qui sont bons, qui sont vraiment vos enfants et vos héritiers vous appellent mon Dieu; pour moi, couvert de souillures, pour moi qui ai abandonné mon père, qui me suis vendu à son ennemi, qui me suis égaré dans des régions lointaines où j'ai dissipé tout mon héritage , en donnant au monde, à mes passions, tout ce que Dieu voulait avoir, je n'ose vous appeler mon Dieu, je n'ose vous appeler mon Père: je ne puis que vous dire : O Dieu , ayez pitié de moi, traitez-moi comme un de vos mercenaires, parce que je ne suis pas digne d'être appelé votre fils. 

  Celui qui invoque une grande miséricorde confesse une grande misère. Que ceux-là vous demandent seulement un peu de votre miséricorde, qui ont péché sans le savoir; mais pour moi, ayez pitié de moi selon votre grande miséricorde. Traitez, avec toute la puissance de vos remèdes, la gravité de mes blessures. Mes blessures sont graves , mais je me réfugie auprès du Tout-Puissant.

Je désespérerais de la guérison d'une maladie semblable, si je ne rencontrais un semblable mèdecin. (st Augustin) 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 6 Février 2020

 

"Hâtons nous d'aimer comme il convient. !"

dom Delatte. 

 

   Dans notre exil nous rencontrons des compagnons qui ont déjà vu la sainte cité et qui nous y invitent à courir. " Je me suis réjoui en ceux qui m'ont dit :" Nous irons dans la maison du Seigneur. " 

   Mes frères, que votre charité reporte sa pensée sur ce qui se passe lorsque l'on parle d'une fête de martyr, et de quelque lieu saint où la foule, à certain jour, afflue pour la célébration d'une solennité; comme ces masses populaires s'excitent mutuellement! comme elles s'exhortent à l'envi par ces paroles : Allons-y! allons-y ! 

   Mais où? en quel endroit? disent les uns; et les autres de répondre: En tel lieu, en tel lieu saint, à Fontgombault, té pardi ! 

On se parle, on s'échauffe, et de l'ardeur particulière de chacun se forme une même flamme; et cette flamme unique, produite par les discours d'hommes qui se sont mutuellement embrasés, les entraîne vers ce lieu saint, et cette pensée les sanctifie.

   Si donc un saint amour fait courir les hommes vers quelque endroit de ce monde, quel doit être l'amour qui entraîne vers le ciel des âmes que remplit un même sentiment, et qui se disent :" Nous irons dans la maison du Seigneur" ! 

   Courons donc, courons, puisque nous parviendrons en un lieu qui ne connait pas la fatigue. Courons à la maison du Seigneur. Que notre âme se réjouisse en ceux qui nous disent de telles paroles. En effet, ceux qui nous parlent ainsi ont vu avant nous cette patrie, et ils crient de loin à ceux qui viennent après eux :" Nous irons dans la maison du Seigneur," marchez, courez.

   Et que répond chacun de nous ? " Je me suis réjoui en ceux qui m'ont dit : " Nous irons dans la maison du Seigneur. " Je me suis réjoui dans les Prophètes, je me suis réjoui dans les Apôtres,  

car tous ils nous ont dit :" Nous irons dans la maison du Seigneur. "

St Augustin. 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 3 Février 2020

 

"Que tout est bon, mon enfant, que tout est doux, que tout est pur, que tous les desseins du Seigneur sont aimables, et comme il est, Lui, aimable par dessus tout! Les hommes ne savent pas ce qu'ils font: ils font le mal sans le savoir. 

Mais ce qu'ils font nous sanctifie, et ils ne sont pas coupables. 

Et notre prière unie à notre souffrance les sauvera et les attachera à Dieu. 

Et ils bénéficieront de nous avoir fait souffrir et pleurer quelquefois.

Et le Seigneur sera béni et glorifié de tout. Avec cela, tout est égal " . 

 

dom Delatte

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 31 Janvier 2020

 

   " Je l'ai invoqué dans mes jours."

  ... les jours de ma misère, les jours de ma mortalité, les jours de ma condamnation en Adam, jours voués au travail et à la sueur, jours infectés de la pourriture du vieil homme. 

   Voilà les jours qui sont à moi, et dans lesquels j'ai invoqué le Seigneur; car mes jours sont bien différents des jours de Dieu. Je les appelle mes jours, parce que je les ai rendus miens par ma propre audace, qui m'a fait abandonner mon Dieu. (st Augustin) 

   Ces jours sont " les jours d'ici-bas , courts et mauvais. " (Gen. XLVII) jours pleins de douleurs et d'angoisses, où l'homme est souillé par beaucoup de péchés, engagé dans beaucoup de passions, agité par mille craintes, embarrassé de mille soins, emporté ça et la par la curiosité, séduit par une foule de chimères, environné d'erreurs, brisé de travaux, accablé de tentations, énervé de délices,  tourmenté par la pauvreté.

(Imitation de J.C.)

   " J'invoquerai le Seigneur durant mes jours." 

   Il ne diffère point au temps de la mort, au temps de la vieillesse; il ne dit point :" Quand j'aurai réglé telles ou telles affaires, quand j'aurai pourvu à l'établissement de ma famille, quand je serai délivré de tous les ennemis qui me persécutent, alors je consacrerai ce qu'il me restera de jours au service du Seigneur; il dit " Je l'invoquerai durant mes jours. "

   Y a - t-il un temps dans la vie qui ne soit pas du nombre de nos jours, ou plutôt qui ne compose pas nos jours? 

   " Invoquer  Dieu à certains jours et non tous les jours de la vie, est le signe d'une âme dominée par la tiédeur et non par l'espérance. Vous recevez tous les jours, invoquez tous les jours."

( St Ambroise)

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 30 Janvier 2020

 

   Toutes les fois que nous entrons dans le temple matériel, dans l'assemblée visible des fidèles, figure de leur invisible réunion avec Dieu dans l'éternité, unissons-nous en esprit à la sainte et éternelle Jérusalem, où est le temple de Dieu, où sont réunis les saints purifiés et glorifiés qui attendent pourtant encore à la dernière résurrection leur parfaite glorification, et l'assemblage consommé de leurs frères qui manquent encore en leur sainte société, et que Dieu ne cesse de rassembler tous les jours.

Bossuet 

Voulez-vous orner quelque chose digne de vos soins, ornez le temple de Dieu, et dites avec David :" Seigneur, j'ai aimé la beauté et l'ornement de votre maison, et la gloire du lieu où vous habitez. " 

Et de là que conclut-il? :" Ne perdez point mon âme avec les impies, " car j'ai aimé les vrais ornements et ne me suis point avec eux laissé séduire à un vain éclat.

(Bossuet)

   But qu'on doit se proposer en venant dans l'Eglise: entendre et chanter les louanges de Dieu; entendre la parole de Dieu , la mettre en pratique et raconter soi-même les merveilles de Dieu. 

   " Le monde chante les joies du monde, et nous, que chanterons-nous, après avoir reçu le don céleste, sinon les joies éternelles? Le monde chante ses folles et criminelles amours, et nous que chanterons-nous, sinon celui que nous aimons? "

Bossuet

   L'Eglise est la maison de Dieu; elle contient encore des méchants, mais la beauté de la maison de Dieu est dans les bons, elle est dans les saints; c'est la beauté même de la maison de Dieu que j'ai aimée. Soupirer après la véritable maison de Dieu, qui est le ciel. Aimer en attendant l'éclat et la splendeur de ses maisons de la terre, qui sont nos églises, et contribuer de sa personne ou de ses biens à parer les autels, à embellir, à décorer le lieu saint.

   " Quand on a donné à Dieu toute son âme, et le bien pour qu'il l'accroisse, et le mal pour qu'il le détruise, ce n'est pas trop d'offrir aux temples où il daigne habiter réellement avec nous jusqu'à la consommation des siècles, et aux représentations matérielles que nous nous faisons de lui et de ses saints, tout ce que le génie des arts peu ennoblir et tout ce que le sein inépuisable de la terre produit de rare et  de précieux.

L. Veuillot. 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 29 Janvier 2020

 

   " La voix de mon bien-aimé se fait entendre à la porte."

(Cant. V,22)

Notre Seigneur Jésus-Christ se tient à la porte de votre âme, écoutez-le vous dire :" Je suis à la porte et je frappe; si quelqu'un entend ma voix, et m'ouvre la porte, j'entrerai chez lui et je souperai avec lui et lui avec moi. " (Apoc.III,20)

Il se tient donc à la porte, et il ne se tient pas seul; mais les Anges le précèdent et vous disent :" Levez vos portes, ô princes. " Quelles portes ? Celles dont le Seigneur dit ailleurs :" Ouvrez-moi les portes de la justice." (Ps. CVII,19)

Ouvrez donc vos portes à Jésus, afin qu'il entre en vous; ouvrez les portes de la justice, ouvrez les portes de la pureté, ouvrez les portes de la force et de la sagesse. ....

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #videos, #spiritualité

Repost0