* moines que j'ai particulièrement connus et aimés .
tous nos moines défunts
priez pour nous.
requiescant in pace.
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A summo caelo egressio ejus et occursus ejus usque ad summum ejus.
D'un extrémité du ciel il sort, et sa course le mène à l'autre extrémité: (Ps. 18,7)
La création tout entière n'est qu'un épisode dans l'éternelle Vie de Dieu. C'est au sein du Père que toutes choses ont pris leur source: c'est de là que le Fils de Dieu est né " Premier né avant toute créature".
C'est vers Dieu que retournent toutes choses, et c'est au sein du Père comme au lieu de l'éternel repos, que le Fils de Dieu conduit toutes les âmes trempées de son Sang, nourries de lui, marquées de sa ressemblance.
Alors , d'après nos conceptions, commencera une nouvelle et dernière vie du Seigneur qui clôturera toutes les autres.
L'Eternité recommencera, dans ce calme infini qui a précédé la création, avec cette différence toutefois qu'au sein de Dieu, buvant aux mêmes sources de l'éternelle félicité, le Fils de Dieu aura donné place à sa Mère, place à ses Saints, place à nous-mêmes..
Ainsi l'heure viendra où moi qui écris ces lignes, moi qui lis ces lignes en tremblant, je serai pour l'éternité avec Notre Seigneur Jésus-Christ, dans le Sanctuaire incréé et vivant de notre Père céleste.
Ne regardons pas, non ne regardons pas! Notre coeur cesserait de battre, et notre vie s'éteindrait penchée sur l'abîme....
Dom Antoine Forgeot est né le 15 Octobre 1933 à Bayonne. Après une année en droit à l'Institut catholique de Paris, il entra en clôture le 8 Octobre 1953. Il acheva son noviciat en 1959 et fit profession solennelle en 1960. Il fut ordonné prêtre en 1964 et obtint une licence en théologie en 1966. Zélateur des novices de choeur par dom Roy en 1966, maître des novices en 1971 puis prieur en Juillet 1976.
.. Le 12 Octobre 1952,* il séjourna pour la première fois à Fontgombault. .. Le jeune homme revint pour une retraite en Août 1953. A l'approche de son vingtième anniversaire, il était sûr de sa vocation. Le 6 Octobre de la même année, il posait définitivement sa valise à l'abbaye. ...
... Comment le moine accepte-t-il la vieillesse? Quand je lui posai cette question, il me répondit sans hésiter. Sa voix était basse, un peu éraillée : " Quand on ne meurt pas jeune, il faut se résigner à devenir un vieillard! Nous ne devons pas regarder la vieillesse comme une dernière étape triste ou avilissante. Elle appartient au plan de Dieu. Le moine , et tout homme, peuvent vieillir heureux. Un vieil homme sait qu'il ne cesse de se rapprocher de ce seuil. Nous ne savons pas ce qu'il y a derrière les deux battants. Mais nous savons qu'ils ouvrent vers Dieu. Les moines n'ont qu'une seule chose à faire: il faut nous préparer le mieux possible pour être dans les meilleures dispositions. Je m'efforce d'être prêt. "
... " Nous ne devons pas imaginer le jugement comme un tribunal. C'est l'âme qui se juge elle-même. Au seuil de l'éternité, l'âme voit la merveille de Dieu et elle comprend si elle est prête ou non pour Le rejoindre.. Elle part d'elle-même vers le purgatoire ou, malheureusement , vers l'enfer. En ces moments la protection de la Sainte Vierge est très importante."
... Dans la règle, saint Benoît enseigne à ses moines qu'ils doivent " avoir chaque jour la mort sous les yeux". La pensée de la vie éternelle, n'est pas réservée aux moines qui approchent de la fin. ..
L'éternité commence dans la vie de foi.
Que sera la vie éternelle? Lorsque je lui adressai cette question, les paroles de dom Forgeot se firent poétiques :
" La vision de Dieu. Un bonheur parfait. Des cieux nouveaux. Les saints nous attendent."
Le parfum de la rose. Il ne demeure pas dans les basses régions de l'atmosphère, mais ses ondes pressées s'élèvent vers le ciel; et ainsi il symbolise le parfait hommage qui du coeur de Marie monte à chaque instant vers Dieu.
Comme en tous les parfums nous distinguons facilement celui de la rose, ainsi entre toutes les adorations, et les louanges de la création, Dieu distingue celles de Marie. Comme le parfum de la rose, en se mêlant aux autres parfums, les tempère et les relève, ainsi la prière de Marie, en se mêlant à nos prières, corrige leurs imperfections et leur donne du prix devant Dieu.
Le parfum de la rose. Elle nous l'abandonne tout entier sans en rien retenir, et cette généreuse effusion symbolise les inépuisables largesses dont nous sommes chaque jour l'objet de la part de notre Mère des cieux.
Le parfum de la rose. Il possède je ne sais quelle force pénétrante qui captive les sens et les enivre: symbole de l'action mystérieuse des vertus de Marie sur ceux qui en respirent la délicieuse odeur. Non seulement cette Vierge sainte a été enrichie de toutes les vertus infuses, mais les habitudes sacrées qui sont le fruit de nos libres efforts, les vertus acquises, elle en a pratiqué les actes dans un degré éminent et héroïque; et ainsi elle s'est entourée d'une atmosphère bienfaisante qui attire les âmes à sa suite. " Les vierges sont conduites au roi sur ses traces embaumées: Adducentur Regi virgines post eam.
Et nous, ô rose mystique! retenus par je ne sais quel charme, nous courons après l'odeur de vos parfums: In odorem unguentorum tuorum currimus.
Les jeunes âmes surtout s'enivrent en respirant près de vous, et vous aiment d'un amour si tendre, qu'elles oublient tout pour demeurer à vos côtés et vous offrir l'hommage d'une vie immolée: " Adolescentulae dilexerunt te nimis" .
Pour toutes ses grâces, ses splendeurs, ses charmes, ses attraits, la rose est-elle orgueilleuse?
Se tient-elle sur des arbres superbes loin de nos regards et de nos mains? Non, mes frères, elle naît humblement sur un modeste arbuste, et elle y demeure jusqu'à ce que nous allions la cueillir pour lui donner dans nos fêtes une place honorable.
... Marie est donc véritablement la rose mystique. .. Elle attend dans l'ombre, dont elle s'est volontairement enveloppée, que Dieu lui-même vienne la cueillir , et lui donne une place d'honneur à la fête éternelle.
Il y a des hommes que Dieu compare aux bêtes sauvages nées pour l'indépendance, le carnage et la proie; d'autres , aux animaux timides et dociles qui se prêtent à des services honorables. Les uns sont l'ivraie, les autres le bon grain; ceux-ci les épines et les broussailles inutiles, ceux-là les bons arbres, les fleurs et les fruits. Enfin, Dieu se sert, pour nous parler et nous faire comprendre les mystères de la grâce, du langage des comparaisons. L'Eglise a considéré cet exemple comme une permission, et pour aider notre faiblesse, élever notre esprit aux choses spirituelles et donner à la prière l'attrait du mystère, elle a rempli sa liturgie d'expressions figurées, surtout dans les offices de la Très Sainte Vierge.
Rosarium, Rosaire, signifie lieu planté de roses.
Or la première fleur qui s'offre à notre admiration dans ce lieu charmant, c'est précisément Celle que nous invoquons chaque jour sous ce titre, " Rosa mystica, Rose mystique". Marie réunit dans sa personne et dans sa vie toutes les qualités, les grâces, les charmes, les perfections que nous attribuons dans un ordre inférieur à la plus belle des fleurs.
" Si le Maître des Dieux, disait une femme illustre de l'antiquité, voulait donner aux fleurs une reine, c'est la rose qu'il choisirait: car elle est le plus bel ornement de la terre, l'honneur des plantes, l'oeil de la nature ouvert sur nous, la couleur pudique qui trahit les émotions cachées du monde inférieur, la beauté brillant de tout son éclat et respirant l'amour. "
Le Maître des Dieux n'est pas décidé; mais les hommes ont choisi la rose et l'ont appelée belle entre toutes ses compagnes les fleurs.
Or, comme la rose est la plus belle des fleurs, Marie est la plus belle des créatures. " Dieu l'a choisie et préférée avant tous les temps: Elegit eam Deus et praelegit eam; - il l'a aimée plus que tous: Dilexit eam plus quam omnes" . Il a répandu sur elle tout le flot des mérites qui devaient racheter le genre humain et l'a ainsi préservée des souillures qui semblent attendre les enfants des hommes aux portes de la vie pour les déshonorer. Il l'a disposée par des opérations ineffables au privilège insigne de la maternité divine, qui lui confère comme une dignité infinie au--dessus de toutes les créatures. Toutes les vertus infuses, tous les germes sacrés de l'avenir étaient contenus dans sa chère âme dès le premier instant de sa vie. Elle croît dans le temple et comme à l'ombre du sanctuaire, et chaque jour elle devient plus belle.
Ave gratia plena ! Salut pleine de grâce!
Oh oui ! Elle est pleine de grâce , quoique née comme la rose au milieu des épines, c'est-à-dire, des imperfections, des difformités, des fautes et des crimes qui déshonorent l'humanité et blessent le regard de Dieu. Pleine de grâce, de mérites et de gloire, disent les saints auteurs qui ont chanté ses louanges.
" Vous êtes toute belle, ô ma bien-aimée: Tota pulchra es, amica mea!"
Elle est toute belle. Il n'est ni splendeurs, ni charmes qui ne s'effacent devant elle. Anges du Seigneur, fleurs radieuses qui peuplez les jardins célestes, fleurs que nos yeux infirmes n'ont pas vues et dont nos bouches mortelles ne peuvent pas dire le nom! Patriarches et prophètes, tiges sacrées , d'où sont sorties tant de générations bénies! Apôtres de la loi nouvelle, arbres robustes, qui avez secoué sur le monde la semence de la parole de Dieu! Martyrs, confesseurs, vierges, saints et saintes, qui avez fleuri comme le palmier dans la maison du Seigneur , qui vous êtes multipliés comme le cèdre sur les montagnes de la perfection, qui vous êtes épanouis comme le lis au milieu des épines du péché, fleurs aimables et glorieuses, dont le souvenir réjouit et honore notre triste vallée, réunissez vos attraits pour séduire le coeur de Dieu, remplissez de vos grâces et de vos beautés le jardin mystérieux de l'Epoux, jamais vous n'égalerez Celle qu'il appelle son amie.
O Marie, ô rose mystique, vous êtes reine de toutes les créatures comme la rose est la reine de toutes les fleurs par sa beauté!
Le Père Juan Manuel Rodríguez de la Rosa, qui fut pendant 14 ans officier dans la marine de guerre espagnole, avant d’entrer dans la marine marchande et de tenter la création d’une entreprise d’informatique, fut ordonné prêtre en 2007, à 51 ans, dans le diocèse de Getafe (Espagne). Il appartient à l’Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre. Il est président de l’association Lumen Cordium.
Mes chers amis,
On commente, on dit, que l’on veut détruire la sainte Croix du Valle de los Caidos. Et je me demande : « Pourquoi ? »
Sur la Croix fut crucifié notre Seigneur Jésus-Christ, le rédempteur du monde, vrai Dieu et vrai homme, le seul Dieu véritable. Il est possible que l’on soit disposé à donner sa vie pour quelqu’un de juste et de bon. Mais qui la donnerait pour son ennemi ? Notre Seigneur Jésus-Christ.
En mourant sur la Croix, il nous a donné l’exemple d’amour le plus extraordinaire et le plus grand qui ait jamais été connu dans l’histoire de l’humanité. Dans la Croix, tout est contenu, tout ce que l’homme peut désirer. Celui qui veut connaître le véritable amour, qu’il s’ouvre à la Croix du Christ. Celui qui veut connaître et vivre dans la véritable paix doit aller à la Croix parce qu’il est illusoire de croire que la paix puisse se trouver dans la simple signature d’un document. Sur la Croix, notre Seigneur Jésus-Christ nous a donné l’exemple le plus parfait des vertus.
Celui qui veut savoir ce que sont l’honnêteté, l’honneur, l’effort, le travail, la sincérité, l’innocence, la pudeur, la chasteté, doit aller à la Croix du Christ. Qui peut désirer détruire la Croix du Christ ? Seulement celui, ou ceux, qui méprisent ce que la Croix elle-même signifie. Parce que la Croix les désigne, la Croix les accuse, la Croix rend transparente l’obscurité de leurs cœurs et leur méchanceté. Et parce qu’ils ne veulent pas abandonner leur vie de péché, ils veulent détruire le signe d’amour le plus grand jamais connu.
Chers frères, c’est pour moi un devoir d’exigence de ma conscience de manifester publiquement ma défense de la sainte Croix du Valle de los Caidos, parce que cette Croix représente ma foi, représente mon Seigneur Jésus-Christ, et parce qu’en outre j’ai la certitude absolue de ce que si je ne défendais pas ainsi la Croix du Valle de los Caidos, au jour du jugement de mon âme, qui déjà approche, mon Seigneur Jésus-Christ me demanderait : « Juan Manuel, pourquoi ne m’as-tu pas défendu, sans crainte, en défendant la Croix du Valle de los Caidos ? »
Mais le Seigneur ne me posera pas cette question ; d’autres, oui. Celle-là, non. En outre, mes chers frères, dans l’exercice de ma liberté comme citoyen espagnol, je veux également manifester ma vérité, cette vérité dont je suis certain qu’elle sera partagée par tous les Espagnols de bien, même s’ils ne professent pas ni ne vivent pas la foi catholique, et qui est qu’on ne peut séparer la Croix de l’Espagne, on ne peut séparer l’Espagne de la foi catholique, de la religion chrétienne, cette foi qui est arrivée dans ces terres d’Espagne aux temps apostoliques avec l’apôtre saint Jacques le Majeur.
C’est la foi qui a grandi et s’est étendue dans toute cette société hispano-romaine qui vivait sous la protection du grand droit romain. C’est la foi qu’embrassa pour son royaume Recaredo, la foi pour laquelle son frère Herménégilde donna sa vie, en refusant de recevoir la sainte communion de la main d’un évêque hérétique arien. C’est la foi qui accompagna pendant des siècles les royaumes chrétiens dans la Reconquête contre l’envahisseur musulman. C’est la foi que les Rois Catholiques portèrent au Nouveau Monde, spécialement la très grande Isabelle la Catholique. C’est la foi qui fit de l’Espagne le grand défenseur du dogme de l’Immaculée Conception de Marie. C’est la foi qui a fait de l’Espagne un pays unique au monde, parce qu’il n’y a pas une ville, village ou bourgade qui n’ait sa patronne, qui n’ait sa fête en l’honneur de la sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, Mère de Jésus-Christ et notre Mère. C’est la foi pour laquelle tant de martyrs espagnols répandirent leur sang, en bénissant cette terre bénie d’Espagne. Et c’est la foi qui accompagna la déroute totale du communisme, véritable ennemi de l’Espagne, et ennemi de l’homme et de sa dignité, car l’une dess racines de cette idéologie, au plus obscur, profond et ténébreux plonge dans l’enfer lui-même.
Chers frères, la mort vient sans douleur.
Ce qui est douloureux et triste, c’est de vivre comme un lâche, c’est de vivre la tête baissée et les yeux regardant le sol, et en ce qui me concerne, j’espère vivre le reste de ma vie la tête haute, les yeux tournés vers le ciel, où je veux aller et où j’espère mériter la gloire éternelle par la miséricorde de Dieu.
Pour moi, défendre la Croix du Valle de los Caidos, c’est défendre ma foi et défendre mon Seigneur Jésus-Christ, et défendre ma patrie, que j’ai juré de défendre jusqu’au sacrifice de ma vie dans cet acte émouvant de ma lointaine jeunesse où j’ai prêté serment sur le drapeau, acte qui est toujours présent avec une singulière actualité dans mon cœur. Pour moi, défendre la sainte Croix du Valle de los Caidos, c’est défendre Dieu et l’Espagne. Telle est ma vérité, telle est ma liberté, et telle est l’exigence de ma conscience, qui m’oblige à parler, et à ne pas me taire. Laudetur Jesus Christus !
Parmi tous les souvenirs qui nous reviennent spontanément depuis quelques jours, c’est d’abord le sourire d’Augustin, sourire à jamais inscrit dans notre cœur sur cette photo choisie parmi d’autres sur la feuille de la célébration.
Notre tristesse est d’autant plus grande en ces heures tragiques que nous vivons avec vous dans une communion très profonde. Les mots ne suffisent pas pour dire ce que nous ressentons parce que leurs sens semblent dérisoires face à la dure réalité de l’épreuve qui s’abat sur nous tous, d’abord sur vous, Hervé et Virginie, ses parents ; Thibault, Bérénice et Louis-Marie, ses 2 frères et sa sœur. Nous pensons à ses grands-parents et toute votre famille.
Notre présence tellement nombreuse est bien le signe de l’immense communion de prière qui nous a spontanément unis à vous depuis 2 semaines au-delà des âges et des situations, des responsabilités et des engagements, des convictions ou des croyances.
Comme Job dans la 1ère lecture, nous sommes bouleversés. Job a tout perdu, ses biens, ses serviteurs, puis ses fils et ses filles. Terriblement éprouvé, il s’abandonne et se prosterne devant Dieu avec ces paroles peut être difficiles à entendre pour certains parmi nous :"Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris : Que le nom du Seigneur soit béni […] !..." l’auteur de ce Livre conclue "En tout cela, Job […] n’adressa à Dieu aucune parole déplacée ! ..."
Ces paroles rejoignent celles que vous nous écriviez, Hervé et Virginie, dès le 30 septembre : "Ne croyez pas une seule seconde que notre foi est blessée même si notre cœur est en miette." Vous aviez déjà vécu cet abandon, en déposant d’Augustin entre les mains du Seigneur, continuant bien sûr d’espérer en sa guérison, mais aussi dans la perspective de son passage vers la maison du Père pour la Vie Eternelle.
Je pense à vous les jeunes qui avez eu la chance de côtoyer Augustin. Comme lui, vous êtes à l’âge où l’on se passionne pour la vie en faisant des projets d’avenir. Lui aussi avait déjà quelques projets pour sa vie future. Nous avons prié pour sa guérison. Aujourd’hui,nous pleurons de le voir partir si vite, trop vite. Sa mortmet notre espérance à l’épreuve. Elle nous met face à tant de questions, en particulier sur le sens de notre vie. Nous savons bien que la mort fait partie de la vie, mais lorsqu’elle survient si brutalement, nous sommes plongés dans le désarroi : Pourquoi ?... Comment cela est-il possible ?... Ceux qui t’aimaient Augustin avaient encore besoin de toi, de ta gaité, de tes talents et de tout ce que tu avais envie de donner pour les autres, de ce que tu donnais déjà pour les autres. Nous nous sentons démunis, nous nous interrogeons avec peut être un sentiment d’injustice ou même de révolte. Nous sommes face au mystère de la mort qui s’impose et de la vie qui nous échappe.
Aujourd’hui, nous avons le sentiment qu’Augustin part sans avoir tout dit de sa vie, de son amour pour ceux dont il était le plus proche, de ce qu’il était en profondeur, avant d’avoir donner le meilleur de lui-même comme il aspirait à le faire avec tellement de générosité.Comme chacun de nous, Augustin portait en lui ce trésor de vie et d’amour que rien ne peut détruire. Le trésor de la foi que vous lui avez transmise en famille, qu’il a approfondi dans le cadre du scoutisme et comme servant d’autel. Puis ses 4 années au foyer Saint Jean Paul II de Sainte Anne d’Auray lui ont permis de grandir et d’acquérir une foi d’adulte.
Chers amis, je suis persuadé qu’Augustin a encore des choses à nous dire, à déposer dans le cœur de chacun comme les semences de la parabole que Jésus raconte dans l’Evangile. Il nous explique cette parabole précisant : "à vous il est donné de connaître les mystères du Royaume de Dieu."
La semence de la parabole, c’est la Parole de Dieu, une parole vivante qui touche la vie et la transforme, Jésus en personne qui parle dans le cœur de chacun. Cette parole nous ouvre au mystère du Royaume, la vie avec Dieu. Jésus est le semeur, il compte sur nous pour l’accueillir. Ne soyons pas comme ceux qui restent au bord chemin. Ils entendent mais très vite se détournent de Dieu. Je vous invite à relire parmi les très nombreux messages écrits ces deux semaines, les beaux témoignages de foi et d’espérance en la Vie éternelle.
Ne soyons pas de ceux qui entendent la Parole mais qui n’étant pas enracinés, croient pour un moment, puis face à l’épreuve, abandonnent. Jésus nous invite à enraciner notre foi en descendant au plus profond de nos cœurs, car c’est là que Dieu parle et nous appelle à la Vie.
Ne soyons pas de ceux qui entendent, mais qui sont encombrés, voir étouffés par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie. Pour porter des fruits, la Parole de Dieu doit tomber dans des coeurs ouverts et disponibles.
Chers amis, que les souvenirs que vous garderez d’Augustin vous aident à prendre votre vie en main, à répondre à l’appel du Seigneur en étant de ceux qui entendent sa Parole dans un cœur bon et généreux et l’accueillent pour que ce qui a été semé depuis l’accident d’Augustin portent de bons fruits dans le cœur et la vie de chacun. Dieu vous appelle à relever le défi de l’espérance !...
Désormais, nous savons et nous croyons que par sa mort et sa résurrection, Jésus a ouvert le chemin qui conduit à Dieu. La mort n’est pas le dernier mot de la vie. Si les yeux d’Augustin se sont fermés pour nous, ils peuvent désormais s’ouvrir à cette lumière qui brillait déjà dans ses yeux qui peuvent maintenant contempler Dieu.
En le regardant avec vous sur la photo de famille prise cet été, je me disais qu’Augustin aurait aimé vous dire ces paroles de la petite Thérèse de Lisieux. Pressentant qu’elle allait mourir, elle avait ainsi exprimé son désir : "Si je devais mourir, je passerais mon ciel à faire du bien sur la terre …". Toi aussi, Augustin, si tu avais su que tu devais partir aussi vite, tu aurais sans doute aimé pouvoir nous dire à tous, ton envie de vivre et de passer ton ciel à faire du bien pour nous sur la terre …" D’ailleurs, je pense que tu le fais déjà par ces nombreux messages envoyés à tes parents, frères et sœur !...
Je vous invite à prier avec les mots qui sont dans le cœur de chacun, en vous adressant à la Vierge Marie, Notre Dame du Rosaire. Comme une mère, au pied de la croix de son Fils, elle nous écoute et intercède pour Augustin afin que son Fils l’accueille dans la maison du Père et qu’il passe son ciel à faire du bien pour vous. Que son sourire et sa joie de vivre continue d’illuminer votre regard afin que vous puissiez percevoir, au-delà de la nuit de cette lourde épreuve, la lumière de la résurrection au matin de Pâques.
Permettez-moi, Virginie, Hervé de terminer en citant les paroles d’espérance que vous nous avez adressées quelques heures après la mort d’Augustin.
"Notre chagrin de parents aujourd’hui est à l’image de la joie qui viendra nous rendre vie bientôt. Nous sommes dans la douleur et le deuil, indispensable étape, mais notre cœur se prépare en secret, nous serons inondés de l’intérieur par la Foi lumineuse et irradiante de notre fils. Nous continuons d’être portés par cette jeunesse qui a côtoyé Augustin, de près, de loin et qui vibre et chemine aujourd’hui à ses côtés. Nous vous disons tout notre merci pour chacune de vos prières de vos intercessions, chacun de vos messages, chacune de vos photos, de vos dessins, de vos bougies. Nous prions de tout notre cœur pour celles et ceux qui ont croisé notre chemin et qui sont aujourd’hui dans l’épreuve, la maladie ou le deuil. Que notre fils Augustin intercède pour eux auprès de Marie et de son Fils et que notre maison soit toujours ouverte ... Unis avec vous dans la foi active et dans la prière."
Au nom de tous, Merci. Virginie, Hervé, Thibault, Bérénice et Louis-Marie, vous pouvez compter sur notre prière et notre amitié fraternelle.
"Laudemus viros gloriosos, et parentes nostros in generatione sua."
Louons maintenant les hommes de renom, écrit l'auteur du Livre de l'Ecclésiaste, et nos pères dans leur génération.
(Eccles. 44:1)
Chers frères et sœurs dans le Christ,
Mes très chers fils,
Aujourd'hui, il est de notre devoir - triste et solennel, mais aussi joyeux et plein d'espoir dans le Seigneur - de célébrer cette messe de Requiem en l'honneur d'un grand moine et prêtre, l'abbé puis l'abbé émérite de l'Abbaye Notre-Dame de Fontgombault en France, l'homme qui a fait venir de France les premiers fondateurs de ce monastère de Clear Creek, il y a près de vingt et un ans. Il serait impossible de décrire en détail tout ce que nous devons au Père Abbé Antoine Forgeot, mais, tout en priant pour son âme, nous ferons de notre mieux pour honorer sa mémoire et pour continuer dans la foi la mission qu'il nous a donnée dès le début. Je vais simplement tenter ici, en quelques mots, de dresser un portrait spirituel de notre cher abbé.
Saint Benoît voulait que ses moines gardent chaque jour la réalité de la mort sous leurs yeux, Mortem quotidie ante oculos suspectam habere.(Sainte Règle, chapitre 4, "Sur les instruments des bonnes œuvres", n. 47)Ainsi, ils ne sont pas surpris lorsque leur dernier jour arrive. Tout cela s'inscrit dans la logique surnaturelle d'être simplement ce que l'on est vraiment, de vivre le moment présent, de rester transparent devant Dieu et les hommes. Le père Abbé Antoine a certainement vécu selon ce programme spirituel.
Pendant ses plus de 33 ans comme abbé de Fontgombault, à une époque où, en raison d'une crise des vocations, peu de communautés religieuses s'agrandissaient (sans parler de la fondation de nouveaux monastères), Dom Antoine a achevé la fondation d'une abbaye et en a fondé avec succès trois autres, dont Clear Creek, alors que Fontgombault lui-même ne cessait de croître. Il a contribué à la création de nouveaux instituts cléricaux tels que la Fraternité Sacerdotale de Saint-Pierre, l'Institut du Christ Roi Souverain Prêtre et la Communauté de Saint-Martin. D'innombrables personnes sont venues à Fontgombault pour lui demander conseil à une époque de confusion liturgique et doctrinale. Chaque année, il se rendait à Rome en été pour conférer avec le cardinal Ratzinger, jusqu'à ce que ce dernier soit élu au siège de Pierre. Bien que toujours en bonne santé et vigoureux d'esprit, lorsqu'il estimait le moment opportun, il démissionnait de son poste d'abbé et travaillait avec diligence pour assurer une transition en douceur sous le nouvel abbé de son bien-aimé Fontgombault.
La palette spirituelle de Dom Forgeot, bien que jamais extravagante, avait beaucoup de couleurs. Outre la spiritualité bénédictine qu'il connaissait si bien et, bien sûr, son ardente piété eucharistique et sa dévotion au Saint-Siège, il était, comme beaucoup de sa génération, un fervent admirateur de Sainte Thérèse de Lisieux. Il avait également une réelle affection pour la carmélite de Terre Sainte, Sainte Marie de Jésus Crucifié, la "petite Arabe", dont la fête est célébrée aujourd'hui. Plus tard, il a également étudié les œuvres de Sainte Faustine. Mais c'est surtout sa dévotion mariale qui a fortifié Dom Antoine pour faire face à la grande tâche qui était la sienne, et qu'il a résumée dans sa devise tirée de la fête de l'Assomption, Ad Superna Semper Intenti, "Avoir [nos âmes] toujours l'intention des choses d'en haut ».
Dans une récente interview publiée en France, l'actuel abbé de Fontgombault, Dom Jean Pateau, nous raconte des choses intéressantes sur son prédécesseur, soulignant le réalisme lumineux de son mode de vie, notamment en ce qui concerne sa façon de célébrer la Sainte Messe :
Il s'opposait à la fois à cette banalité qui conduit à la perte du sens du sacré, et, d'autre part, à ce ritualisme qui, en mettant exagérément l'accent sur le rite, conduit aussi à une perte du sens du sacré. En regardant le Père Abbé Antoine célébrer [la Sainte Messe], on a été frappé à la fois par sa grande fidélité aux rubriques liturgiques, et par sa qualité intérieure, par son effacement de soi visant à être le plus transparent possible devant le mystère. Il était comme une fenêtre ouverte sur Dieu. (Interview, Pays Basque, 22 août 2020)
Tel était le père abbé Antoine durant sa longue vie de moine et d'abbé. Nous, ses fils dans la vie monastique, espérons donc l'être au moins dans une petite mesure.
À la fin de l'émouvante homélie qu'il a prononcée sur la place Saint-Pierre, devant une foule immense, lors des funérailles du pape - aujourd'hui Jean-Paul II - le 8 avril 2005, le cardinal Ratzinger s'est tourné en esprit vers le défunt pape, s'adressant directement à lui en des termes inoubliables. En changeant légèrement les mots, je voudrais répéter les mêmes mots à Dom Forgeot, le bon ami du Cardinal Ratzinger et du Pape Benoît XVI :
Nous pouvons être sûrs que notre bien-aimé [le Père Abbé] se tient aujourd'hui à la fenêtre de la maison du Père, qu'il nous voit et nous bénit. Oui, bénis-nous, [Père Abbé]. Nous confions votre chère âme à la Mère de Dieu, votre Mère, qui vous a guidé chaque jour et qui vous guidera maintenant vers la gloire éternelle de son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ. Je vous en prie. (cf. Homélie du Cardinal Ratzinger lors de la messe de funérailles du Pape Jean-Paul II, le 8 avril 2005)
L'archevêque d'Oviedo accuse le gouvernement de "profiter de cette tragédie pour tenter de réduire et de censurer la liberté religieuse par ordre et commandement".
"Les bouffées de chaleur estivales passent, laissant entrer de nouvelles bouffées de chaleur.
Parce que les circonstances que nous vivons depuis mars avec cette pandémie malheureuse mettent le feu à notre vie, la modifiant trop. Il semble que la soi-disant «nouvelle normalité» soit venue par décret, ou parce que celui qui a la barre du navire en décide ainsi.
Mais alors la réalité est plus libre et plus têtue, et elle ne s'adapte pas sans plus aux intérêts politiques ou économiques de ceux qui, avec ce virus, dessinent la carte de nos vies. Parfois nous alertant de panique, d'autres disant que rien ne va pas. Moments où nous ne pouvons pas quitter le bunker domestique, et d'autres avec un pistolet de départ pour presque tout se passe ... avec un masque et des mesures de distance.
Qu'il y a aussi ceux qui profitent de cette tragédie pour tenter de restreindre et de censurer la liberté religieuse sous le coup du commandement et du commandement. En tant que chrétiens, nous avons assumé la responsabilité qui est due, ce qui n'est pas toujours ce qui nous a été réclamé. Il existe une exception plausible qui se réfère à notre région asturienne, où la crise sanitaire a été soulevée et gérée avec beaucoup de sagesse, de prudence et de mesures raisonnables, au milieu d'un flot de personnes qui nous ont rendu visite pendant ces mois d'été.
Tout cela a un impact clair sur notre vie chrétienne. Parce que la communauté de notre Église diocésaine a su utiliser les moyens et a également su les libéraliser, au fur et à mesure que le panorama des infections à coronavirus dans notre pays a évolué. Nos temples paroissiaux sont des espaces de sécurité totale, car là nous voulions prendre soin des personnes qui entraient dans les églises et les ermitages à la recherche de paix, de confort, de grâce, sans chercher autre chose qui finissait par vous imposer la contagion que vous ne cherchiez pas. Distances marquées, protection avec gel hydroalcoolique, masques dans la bouche et le nez et respect de la capacité autorisée. La réponse de nos fidèles, de ceux qui sont ici et de ceux qui nous ont rendu visite pendant cette période a été exemplaire.
Nous avons dû nous passer des processions et des pèlerinages en général, bien que nous ayons vécu nos festivités chrétiennes et populaires d'une manière alternative. Il est vrai que plus d'une célébration a dû être reportée: baptêmes, premières communions, confirmations, mariages et même ordinations sacerdotales. Petit à petit, ces événements de foi sont célébrés, en plus d'avoir des répercussions sociales parmi notre famille et nos amis.
Mais maintenant vient le début du cours. Tous les problèmes et controverses autour des écoles pour enfants et jeunes et les centres universitaires pour commencer l'année scolaire, ont également un impact sur notre catéchèse et autres activités diocésaines et paroissiales. Je pense qu'il est bon d'avoir la mesure qui nous rend responsables, pour éviter l'irresponsabilité de ceux qui banalisent la gravité de ce moment, ainsi que de ceux qui ont peur et sont abattus pour ne rien faire, effrayés à mort. Parmi ceux qui banalisent jusqu'à la frivolité et ceux qui ont peur au point d'en avoir peur, il y a la mesure sereine et sensible, de ceux qui utilisent des moyens raisonnables pour que la vie dans tous ses sens ne nous échappe pas, ni la vie chrétienne qu'il faut suivre. nourrir et prendre soin des célébrations, des sacrements, catéchèse et notre calendrier adapté. C'est ainsi que nous allons le faire en tant que diocèse, également par arciprestazgos et dans chaque paroisse.
Nous demandons à notre Mère La Santina, dans cette neuvaine que nous célébrons dans son sanctuaire et dans tout le diocèse, de nous accompagner dans ce début inhabituel du parcours pastoral, qu'elle ne cesse de nous protéger, pour que la flamme de l'espérance continue à encourager nos vies, et la force de la foi nous rend sereins. Ce n'est qu'ainsi que les chrétiens pourront rendre le témoignage de la charité comme don suprême pour ceux qui souffrent de toutes les conséquences sanitaires et économiques générées par cette épreuve terrible de la pandémie que nous subissons.
La fraternité vise à favoriser la sainteté des prêtres, en particulier par la dévotion à saint Joseph, la communion avec les frères prêtres et la célébration de la messe avec respect et dévouement.
"Pendant les années restantes de notre formation au séminaire, ainsi que pendant les premières années de la vie sacerdotale, un certain nombre d'entre nous sont restés en contact et ont finalement décidé de former une fraternité", a expliqué le père Ryan Erlenbush, curé de la paroisse Corpus Christi de Great Falls, dans le Montana, et praepositus (président) de la Fraternité sacerdotale de Saint-Joseph. "Les débuts de notre groupe remontent à cette première messe solennelle. Parce que c'était en la fête de saint Joseph, et parce qu'il est un exemple de spiritualité masculine et de parfaite virginité, nous avons décidé de dédier notre fraternité sacerdotale à saint Joseph ».
La Fraternité sacerdotale Saint-Joseph a été officiellement fondée en 2016 et compte actuellement 13 membres à part entière et sept membres associés.
"Nous ne sommes pas une association officiellement établie, mais seulement unis par notre engagement privé envers la fraternité", a déclaré le père Erlenbush. "Dans les années à venir, nous prévoyons de présenter nos statuts aux autorités ecclésiastiques compétentes pour approbation afin que nous puissions devenir une association publique".
Les statuts officiels de la Fraternité sacerdotale Saint-Joseph expliquent que la fraternité vise à favoriser la sainteté des prêtres, en particulier par la dévotion à Saint-Joseph, la communion avec les frères prêtres et la célébration respectueuse et dévouée de la messe, notamment dans l'usus antiquior (c'est-à-dire la messe latine traditionnelle telle qu'elle était célébrée avant le Concile Vatican II).
Il existe deux niveaux d'adhésion à la fraternité : auxiliaire et pleine. Les membres jeûnent à des jours différents et accomplissent diverses pratiques spirituelles selon leur niveau d'engagement. L'adhésion à part entière est limitée aux évêques et aux prêtres, mais les séminaristes de niveau théologique et les diacres de transition peuvent être membres auxiliaires. Si la plupart des membres sont des prêtres diocésains, la fraternité est également ouverte aux membres des ordres religieux. Enfin, les membres à part entière sont tenus de participer à une assemblée annuelle d'une semaine qui s'articule autour de l'offrande des grandes messes solennelles traditionnelles et de la forme traditionnelle de la dévotion eucharistique solennelle des 40 heures, ainsi que de conférences sur divers thèmes spirituels.
"Dans l'Église aujourd'hui, surtout en cette période de crise, je trouve que la liturgie traditionnelle et notre solide fraternité sacerdotale me donnent la force de persévérer dans la vie et le ministère sacerdotal", a déclaré le père Erlenbush. "De plus, nous apprenons les uns des autres et restons en contact tout au long de l'année. Je suis continuellement inspiré par mes confrères prêtres et le bon travail qu'ils accomplissent dans leurs paroisses et diocèses".
Le soutien qu'ils reçoivent de la fraternité est crucial pour leur travail dans les "tranchées traditionnelles »."Les prêtres sont souvent isolés car nous portons le lourd fardeau du ministère", a déclaré le père Erlenbush. "Souvent, nous pouvons souffrir de persécution ou d'opposition. Avoir le soutien et l'encouragement de notre fraternité nous aide à rester joyeux et à nous concentrer sur la sainteté et la proclamation authentique de l'Evangile".
Le père Fredrick Gruber, du diocèse de Pittsburgh, est du même avis, affirmant que la fraternité "offre une expérience positive et joyeuse de communion sacerdotale grâce à notre conférence annuelle. Nous nous réunissons pour la prière, la récréation et la conversation. Les membres sont rafraîchis par un partage d'idées et de perspectives pour des objectifs pastoraux de restauration de traditions vénérables. Les préoccupations, les initiatives pastorales, les scénarios particuliers et les défis sont discutés. Les grandes messes solennelles requièrent la contribution de chacun des prêtres".
Il a ajouté : "Personnellement, j'attends avec impatience la conférence annuelle pour la solidarité avec les prêtres qui aiment Notre Seigneur et les traditions respectueuses de la Messe latine traditionnelle. La communion sacerdotale ... donne la douce assurance qu'un prêtre de tradition n'est pas isolé ou seul dans ses efforts pour le salut des âmes. Nous apprenons des frères qui sont plus expérimentés et partageons les connaissances que nous avons acquises grâce à nos propres recherches et expériences ».
La Fraternité sacerdotale Saint-Joseph encourage essentiellement l'appréciation de la Tradition sacrée et des traditions liturgiques et dévotionnelles de l'Église, inspirant les catholiques dans leur cheminement vers la vie éternelle.
"Notre fraternité promeut la liturgie traditionnelle selon les besoins à deux niveaux", a expliqué le père Erlenbush. "Premièrement, nous ne pouvons pas comprendre où nous sommes aujourd'hui sans savoir d'où nous venons. Ainsi, pour apprécier la Messe de Vatican II et même pour la célébrer correctement, je crois qu'il faut une base solide dans la liturgie traditionnelle. Nous promouvons la vision du renouveau donnée très clairement par le Pape Benoît XVI et poursuivie par le Cardinal [Robert] Sarah avec l'approbation du Pape François".
"Deuxièmement, et peut-être plus important encore, a-t-il poursuivi, je crois que la liturgie traditionnelle a une place à part entière dans l'Église. Nous embrassons la Messe traditionnelle avec joie dans le contexte plus large de l'Église dans le monde moderne".
Les fruits de la fraternité sont clairement abondants.
"Non seulement beaucoup de fidèles sont encouragés et édifiés par la solide catéchèse de nos conférences, mais ils trouvent aussi que la liturgie traditionnelle sacrée est formatrice et enrichissante", a déclaré le père Erlenbush. "En conséquence, j'ai vu des gens rejoindre la schola traditionnelle dans leur paroisse d'origine, introduire de la musique sacrée plus traditionnelle dans leur paroisse, ou commencer à assister plus souvent à la messe quotidienne. Plus important encore, de nombreux jeunes hommes et garçons qui servent nos messes solennelles ont commencé à envisager une vocation au sacerdoce".
Des familles comme les Enanders de Grenora, dans le Dakota du Nord, ont trouvé les conférences de la fraternité inspirantes pour l'esprit et édifiantes pour l'âme.
"Les retraites de la fraternité sont très instructives", a expliqué Corrie Enander. "Vivre la traditionnelle messe en latin pendant plusieurs jours d'affilée est tellement utile pour ceux d'entre nous qui ne la connaissent pas. Parfois, pendant le week-end de la conférence, plusieurs messes sont offertes simultanément sur des autels latéraux. C'est tellement beau à voir ! C'est aussi une telle joie de rendre visite à de nombreux prêtres de différents diocèses et d'entendre comment ils ont découvert la forme extraordinaire et les grands efforts qu'ils ont déployés pour commencer à l'offrir ».
"Quand mon fils avait environ 12 ans, nous avons assisté à notre première messe de forme extraordinaire. C'était une grande messe avec 10 servants bien entraînés, beaucoup d'encens et un beau chant", a poursuivi Enander. "Ensuite, j'ai demandé à mon fils ce qu'il en pensait. Il s'est arrêté un moment et a dit très gentiment : "Maman, c'est comme ça que doit être toute messe". J'étais choqué, mais en toute honnêteté, je ressentais exactement la même chose."
"Maintenant, il envisage la vie religieuse avec un ordre qui offre une forme extraordinaire", a-t-elle dit à propos de son fils. "Deo Gratias ! Donc, oui, en effet, la Messe traditionnelle suscite chez les jeunes hommes et femmes quelque chose qui les pousse à chercher le Seigneur avec un amour et une révérence profonds".
La Fraternité Sacerdotale de Saint-Joseph a obtenu le soutien des chefs de l'Eglise, en particulier de l'évêque Michael Warfel du diocèse de Great Falls-Billings, dans le Montana.
"Mgr Warfel a beaucoup soutenu notre fraternité, notamment en prononçant le discours principal lors de cinq de nos conférences annuelles, ainsi qu'en assistant à la grand-messe solennelle un des soirs", a déclaré le père Erlenbush. "Il reconnaît la valeur de la fraternité sacerdotale et soutient tout particulièrement la solide catéchèse que nous offrons aux fidèles qui assistent aux conférences".
Lorsqu'on lui a demandé comment il a vu la fraternité avoir un impact positif sur les catholiques dans son diocèse et au-delà, Mgr Warfel a répondu : "La fraternité a un but précis. C'est un groupe de jeunes prêtres qui aiment leur sacerdoce et se soutiennent les uns les autres. Ils s'inspirent du Summorum Pontificum que le pape Benoît XVI a publié pour rétablir la forme extraordinaire. La fraternité a attiré un bon nombre de personnes, dont beaucoup étaient aliénées à la "périphérie" dont parle souvent le pape François. Ils ont été attirés par l'Église catholique en raison des messes de forme extraordinaire que la Fraternité offre. Ils ont une bonne participation lorsqu'ils célèbrent ces messes, et ils remplissent l'église ! Ils sont vraiment une fraternité de frères dans le Seigneur, et ils se connaissent vraiment bien ».