spiritualite

Publié le 14 Septembre 2017

Rédigé par Philippe

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Publié le 13 Septembre 2017

 

"A l’origine de toute vie chrétienne, il y a la rencontre d’une personne, celle du Christ.

Celui-ci s’est manifesté de manière éclatante dans le mystère de l’Incarnation. Son témoignage nous a été transmis par l’Ecriture Sainte qui est pour nous la Parole vivante de Dieu. Dans sa fréquentation, nous nous abreuvons à une source intarissable. Ainsi, Celui qui s’est rendu visible à nos yeux, devient le compagnon qui s’adresse à nous d’une manière personnelle, toujours renouvelée. Au fil du temps, se tisse une relation intime qui donne sens à nos vies.

En suivant Celui qui a donné sa vie, par amour pour nous, par amour pour moi, sur la croix, nous nous engageons sur un chemin qui témoigne qu’il n’est pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour ceux que l’on aime.

A ce prix seul, le témoignage chrétien devient crédible. Tous ceux qui avancent sur cette route, avancent avec confiance vers l’éternelle vie : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son fils unique afin que quiconque qui croit en Lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle » Jn 3/16.

mgr . Alain Castet +

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Publié le 12 Septembre 2017

Les trois petits bergers attendaient avec impatience le 13 septembre, afin de contempler, une fois de plus, Notre-Dame. Sa visite leur était d'autant plus précieuse que des souffrances et des luttes pénibles mettaient de plus en plus à l'épreuve leur patience, déjà héroïque.
En effet, le mépris qu'ils rencontraient de la part des gens du hameau — certains ne se gênaient pas pour battre Lucie — les humiliait profondément. L'attitude, sinon hostile, du moins indifférente, du curé de la paroisse et des autres prêtres des environs, était une torture pour leurs âmes délicates.
Le nombre de gens qui croyaient aux apparitions augmentait cependant d'une manière extraordinaire. Après les prodiges constatés à la Cova da Iria, le 13 août, par une grande foule venue de partout, après le courage surhumain montré par les enfants devant le terrible Administrateur, les personnes de bonne foi pouvaient difficilement douter de la sincérité des voyants, et, par conséquent, de la réalité des apparitions.

Ce 13 septembre sont rassemblés à la Cova da Iria, entre 25 000 et 30 000 personnes, afin de voir la sainte Apparition. Dès l'aube, tous les chemins des environs de Fatima étaient remplis de monde. La plupart des pèlerins récitaient pieusement leur chapelet. Un témoin oculaire a écrit : « C'était un pèlerinage vraiment digne de ce nom, dont la vue seule faisait pleurer d'émotion. Jamais il ne m'avait été donné de voir, durant toute ma vie, une telle manifestation de foi... Sur le lieu des Apparitions, les hommes se découvraient. Presque tout le monde se mettait à genoux, et priait avec ferveur... » Au milieu de la foule des pèlerins, il y avait, cette fois, quelques prêtres, et un certain nombre de séminaristes.
A midi, heure solaire, certaines personnes virent quelque chose dans ce ciel bleu sans nuage : un globe lumineux, se déplaçant du Levant vers le couchant, et glissant lentement dans l'espace ; puis il disparut quelques secondes. De nouveau, il réapparut et cette fois il se dirigea vers le chêne-vert. La lumière du jour diminua à cet instant.

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Publié le 12 Septembre 2017

 

mr l'abbé Amaury du Fayet de la Tour

 

modèle ? J'étais un élève assez médiocre, rêveur et lent. Je ne travaillais pas assez, et j'étais peu suivi à la maison dans mes devoirs. Alors, je n'ai pas été surpris quand, à la fin de la troisième, on m'a demandé de redoubler. Ce que j'ai fait. Malheureusement pour moi, cela ne s'est pas arrangé en seconde : j'étais de nouveau juste dans toutes les matières, et le lycée Carnot a refusé de me garder à la fin de l'année. Par chance, une amie de la famille était proviseure au lycée Pasteur de Neuilly [92]. Cette femme m'a accueilli et permis de poursuivre ma scolarité. J'ai gagné en confiance par la confiance qui m'a été donnée, car j'ai ressenti comme un déclic : j'ai fait une excellente première et une non moins excellente terminale, en section ES.
« À 18 ans, je ne m'imaginais pas du tout prêtre »

Prêtre diocésain à Versailles, Amaury du Fayet de La Tour, 37 ans, a d'abord mené une vie « ordinaire », avec un parcours étudiant « classique », puis occupé un emploi éloigné de la vocation religieuse. Jusqu'au fameux déclic, qui le conduira sur le chemin du séminaire…

« À 18 ans, je ne m'imaginais pas du tout prêtre »

Prêtre diocésain à Versailles, Amaury du Fayet de La Tour, 37 ans, a d'abord mené une vie « ordinaire », avec un parcours étudiant « classique », puis occupé un emploi éloigné de la vocation religieuse. Jusqu'au fameux déclic, qui le conduira sur le chemin du séminaire…

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Septembre 2017

record battu .. ! on ne peut que les encourager et les accompagner de notre prière.  il n'y a pas que des évènements tristes, faut pas croire !

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Rédigé par Philippe

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Publié le 11 Septembre 2017

  

    La charité doit être universelle; elle ne doit pas connaître de bornes. Elle ne peut exclure personne sur la terre, dans le purgatoire et dans le ciel. Elle ne s'arrête que devant l'enfer. Il n'y a que les damnés que nous ne pouvons aimer, car ils ne sont plus capables de devenir enfants de Dieu, et il n'y a plus en eux la moindre velléité de relèvement: l'orgueil et la haine les empêchent de penser même à demander pardon.

    Mais en dehors du fait certain de  damnation - et qui pourrait être certain de la perte d'une âme ? - la charité est due à tous, elle ne connait d'autres limites que celles de l'amour qui est au coeur de Dieu.

     Pour être universelle, la charité ne demande cependant pas à être égale pour tous. Elle respecte et surélève l'ordre dicté par la nature. Nous devons aimer Dieu d''abord par-dessus tout, plus que nous-mêmes, au moins d'un amour d'estime (appreciative), et si nous n'éprouvons pas toujours pour lui l'élan sensible du coeur, l'intensité de notre amour pour lui doit incessamment grandir.

   Ensuite nous devons aimer notre âme, pour glorifier Dieu éternellement, puis notre prochain , et enfin notre corps, que nous devons sacrifier pour le salut d'une âme , surtout lorsque nous sommes tenus d'y pourvoir.

   Parmi le prochain, nous devons aimer davantage ceux qui sont meilleurs, plus près de Dieu, et ceux aussi qui nous sont plus proches, par le sang, l'alliance, la vocation ou l'amitié. Plus une âme est près de Dieu, plus elle mérite notre estime. Plus elle est près de nous, plus senti est notre amour pour elle, et plus complet doit être notre dévouement, en ce qui touche la famille, la patrie, la vocation ou l'amitié.

   Tel est l'ordre de la charité: Dieu veut régner dans notre coeur, mais il n'exclut aucune affection qui peut se subordonner à la sienne, au contraire, il l'élève, la vivifie, la rend plus noble et plus généreuse. C'est ainsi que nous devons aimer même les ennemis de l'Eglise, prier pour eux; mais , sous prétexte de miséricorde, ce serait renverser l'ordre de la charité d'aimer plus les ennemis de l'Eglise que certains de ses fils qui travaillent à nos côtés et dont nous sommes peut-être jaloux.

   Enfin, comme l'amour de Dieu, la charité fraternelle doit être non seulement affective, mais effective et agissante, non seulement bienveillante, mais bienfaisante. Notre Seigneur nous a dit :" Aimez-vous comme je vous ai aimés. " il nous a aimés jusqu'à la mort de la Croix; les saints l'ont imité, leur vie est un acte continuel de charité rayonnante, qui donne la paix et une sainte joie. Telle est la charité fraternelle, extension de celle que nous devons avoir pour Dieu.

 

   Comment pratiquer cette charité fraternelle?

 

   Les occasions d'y manquer ne font pas défaut, même dans des milieux très chrétiens, où , à côté d'admirables vertus, il faut bien constater de réelles infirmités morales. Et même si tous les défauts étaient supprimés, les occasions de heurt et de froissement subsisteraient du fait de la diversité des tempéraments, des caractères, des aptitudes intellectuelles qui orientent celui-ci vers la spéculation, cet autre vers la pratique, qui ouvrent à celui-ci les plus grands aperçus, qui rendent cet autre plus attentif aux détails qu'à l'ensemble .

   Les occasions de  conflit naissent aussi sous l'influence de celui qui se plaît à diviser pour entraver l'oeuvre de Dieu, pour empêcher surtout les choses les plus hautes, les plus divines et les plus belles. Ce n'est qu'au ciel que toute occasion de conflit disparaîtra, parce qu'au ciel tous les bienheureux voient dans le Verbe à la lumière divine tout ce qu'ils doivent désirer et vouloir.

   Au milieu de tant de difficultés de tous genres, comment pratiquer la charité fraternelle?

De deux façons.

   Premièrement par la bienveillance, en voyant le prochain à la lumière de la foi, pour découvrir en lui la vie de la grâce, ou du moins les aspirations à cette vie; secondement par la bienfaisance, en rendant service, en supportant aussi les défauts d'autrui, en rendant même le bien pour le mal, en évitant la jalousie, et en demandant souvent à Dieu l'union des esprits et des coeurs.

   Tout d'abord la bienveillance.

   Il faut avoir l'oeil pur et attentif pour voir dans le prochain , parfois sous une enveloppe épaisse et opaque, la vie divine ou les aspirations latentes à cette vie, qui sont le fruit des grâces actuelles prévenantes que tout homme reçoit un jour l'autre. Pour voir l'âme du prochain, il faut être détaché de soi-même.

   Souvent ce qui en lui nous impatiente ou nous irrite, ce ne sont pas des fautes graves aux yeux de Dieu , ce sont des défauts de tempérament ou des travers de caractère qui peuvent subsister malgré une réelle vertu. Nous supporterions peut-être assez facilement des pécheurs très éloignés de Dieu, mais naturellement aimables, tandis que des âmes assez avancées sont parfois pour nous très exerçantes. Il faut donc être attentif à regarder les personnes avec lesquelles nous vivons à la lumière de la foi, pour découvrir en elles ce qui plaît à Dieu, pour les aimer comme il les aime.

   Or ce qui s'oppose à cette bienveillance, c'est le jugement téméraire, qui n'est pas une simple impression, mais consiste à affirmer le mal sur un léger indice du mal. On voit deux et l'on affirme quatre, et cela généralement par orgueil.

    Si c'est pleinement délibéré et consenti en matière grave, ce jugement est un manquement grave à la justice et à la charité.

   On manque ainsi à la justice parce que le prochain a droit à sa bonne réputation , et, après le droit de faire son devoir, c'est un des plus sacrés, beaucoup plus que le droit de propriété.

   Bien des personnes, qui ne voudraient jamais voler vingt francs , volent au prochain sa bonne réputation par des jugements téméraires sans aucun fondement. Le plus souvent le jugement téméraire est faux ; comment juger avec vérité les intentions intérieures d'une personne dont nous ignorons les doutes, les erreurs, les difficultés, les tentations, les bons désirs, les repentirs? Et même si le jugement téméraire est vrai, il reste un manque à la justice, parce que en le portant on s'arroge avec une juridiction qu'on n'a pas: Dieu seul peut juger des intentions des coeurs, tant qu'elles ne sont pas suffisamment manifestées.

   Le jugement téméraire est aussi un manque à la charité, car il procède de la malveillance. , bien qu'il soit souvent formulé avec le masque de la bienveillance, à la suite de quelques éloges superficiels, qui amène un mais caractéristique.  Au lieu de voir dans le prochain un frère, on voit en lui un adversaire ou un rival à supplanter. C'est pourquoi Notre-Seigneur nous dit (Matthieu VII, I)" Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car selon ce que vous aurez jugé, on vous jugera, et de la même mesure dont vous aurez mesuré, on vous mesurera. Pourquoi regardes-tu la paille qui est dans l'oeil de ton frère et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans le tien? "

   Et donc, pour réprimer le jugement téméraire, il faut nous habituer à voir le prochain à la lumière de la foi.

   Il faut aussi l'aimer véritablement, efficacement, pratiquement, avoir pour lui une charité non seulement bienveillante, mais bienfaisante.  -

Comment ?

   En rendant service, lorsqu'on nous le demande, et lorsque la chose nous est possible. En supportant aussi les défauts du prochain ce qui est une manière de lui rendre service et de l'amener peu à peu à se corriger .

A ce point de vue rappelons-nous que ce qui nous impatiente souvent le plus dans le prochain, ce ne sont pas des fautes graves aux yeux de Dieu, mais des défauts de tempérament, par exemple une certaine nervosité, qui lui fait fermer brusquement les portes, une certaine étroitesse de jugement, un manque d'à-propos assez fréquent, certaine manie de se mettre en avant et autres défauts de ce genre.

   Supportons-nous mutuellement dans la charité, sans nous irriter d'un mal permis par Dieu pour humilier celui-ci et exercer cet autre; que notre zèle ne tourne pas à l'amertume, et en nous plaignant des autres n'arrivons pas à nous persuader que nous avons réalisé l'idéal. Ne faisons pas la prière du pharisien.

...

   Il faut se supporter ,  éviter la jalousie, mais il faut rendre le bien pour le mal, par la prière, le bon exemple , par l'assistance mutuelle. On dit qu'un des moyens de s'attirer les bonnes grâces de sainte Thérèse était de lui faire de la peine. Elle pratiquait le conseil de Notre-Seigneur :" Si l'on veut te prendre ta tunique, donne aussi ton manteau." La prière pour le prochain au moment où nous avons à souffrir de lui est particulièrement efficace, telle la prière de Saint Etienne premier martyr pour ses bourreaux, et celle de saint Pierre martyr pour celui qui lui donna la mort.

....

rp Garrigou - Lagrange. op + ...

nb.: quand vous êtes pendant des mois , des ans,  sans que jamais personne ne vous demande une seule fois, même  comment vous allez , si vous avez besoin de quelque chose, si vous êtes en bonne santé..  jamais vous appeler (sauf un )

= charité affective

quand vous apprenez que des jeunes se marient que vous avez estimés beaucoup pourtant, certains suivis et même encouragés,  pas un message sur facebook, pas même un seul  faire - part  (on ne demande même pas d'être des invités..)  = charité affective.

quand vous insérez quelqu'un dans une entreprise parce qu'il n'avait plus de boulot, que vous êtes allé pleurer pour lui,   et qu'après vous n'existez même plus, (on est vite très vite remplacé!)  = charité affective...

et tous ces braves gens vont vous faire leur sainte morale ". à côté d'admirables vertus, il faut bien constater de réelles infirmités morales."  oui ce qu'on se disait avec un prêtre de tous ces milieux.. 

que l'on vous sait surtout très seul et jamais une seule invitation, = charité affective...

etc.... .

alors je regardais le forum catholique, 

je me disais en moi-même , oui la rentrée est vraiment morose!  le monde est vraiment malade!

un seul merci de Vadim Volkov et des autres,  pour la pub, ça fait quand même plaisir un rayon de soleil dans ce drôle de monde.  des êtres humains.. enfin !

 

 

 

 

  

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 11 Septembre 2017

 y a des évènements heureux, faut pas croire !

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Publié le 11 Septembre 2017

Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Septembre 2017

L’association des Amis de Solesmes qui compte plusieurs centaines d’adhérents tenait son assemblée générale ce samedi après-midi à la Marbrerie.

« Nous sommes environs 800 membres, a souligné le président Philippe Lenoble, mais très peu font le déplacement. » Nombreux, en effet, sont ceux qui cotisent alors qu’ils habitent dans d’autres régions de la France voire à l’étranger.

« Cette année nous avons fait beaucoup de travaux. La toiture de l’église abbatiale a été refaite entre le mois de mai 2016 et mars 2017. Il y a eu la mise en accessibilité de l’entrée de l’abbaye et l’agrandissement du magasin. »

C’est l’un des rôles de l’association d’apporter un soutien matériel aux cinquante moines actuellement présents à l’abbaye Saint-Perre. « Il est prévu aussi un grand nettoyage de l’orgue de chœur dans les mois à venir. »

Philippe Lenoble a souligné l’augmentation importante de la fréquentation des structures d’accueil tenues par les moines. Que ce soit seul, en famille ou en groupes, de plus en plus de personnes viennent séjourner à l’abbaye de Solesmes. « Beaucoup y viennent pour la première fois. Je pense qu’une des raisons est que les moines communiquent plus en utilisant internet et les réseaux sociaux. » Un phénomène nouveau à suivre.

ouest france.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 9 Septembre 2017

"En reconnaissant que l’amour de Dieu est parmi nous, nous parvenons au cœur de la foi."

mgr Alain Castet .

"Si donc Dieu revêt ainsi l'herbe des champs, qui est aujourd'hui et demain sera jetée au four, ne le fera-t-il pas bien plus pour vous, gens de peu de foi ?"

 

 

   " Pas un passereau ne tombe à terre sans l'aveu de votre Père céleste", dit Notre-Seigneur aux foules. Matth, X, 29. Dieu s'occupe de "vêtir les lys, il nourrit les oiseaux du ciel . ..." VI, 26,30 Et j'entends d'autre part que " pas un cheveu ne tombe de notre tête " Luc, XXI, 18  sans la volonté de Dieu.  C'est-à-dire que Dieu se soucie de tout dans notre vie, des plus petites choses comme des plus importantes.

Est-ce de la même façon que Dieu gouverne l'homme et la création matérielle?  Comment donc s'occupe-t-il d'un oiseau qui tombe, d'un lys qui s'épanouit, de l'herbe des champs qui pousse?  Evidemment c'est seulement par les lois générales - sauf que parfois il accomplira sur ces créatures inférieures des miracles en notre faveur.

Eh bien, la Providence nous traite-t-elle comme le lys, l'herbe des champs, le passereau en nous appliquant purement et simplement les lois générales? Et quelle idée nous faire du gouvernement particulier de chaque créature raisonnable, auquel nous croyons tous comme à un des dogmes les plus intéressants et les plus touchants de notre foi?

...

Le mot de lois générales semble bien froid; le coeur peut-il puiser dans la pensée de ce dogme joie, courage, force, amour?

   Je voudrais, si les créatures m'enveloppent, agissent sur moi sans cesse, si l'atmosphère me vivifie, si les étoiles me ravissent, si les aliments et les breuvages élaborés par la nature me nourrissent... avoir en même temps toujours affaire intimement à l'infinie sagesse, à l'infinie attention, à l'infinie puissance, à l'infini amour... Or, c'est précisément là ce que veut dire le Docteur Angélique quand, plusieurs fois, il se pose la question :" Dieu gouverne-t-il les créatures immédiatement

S'il s'agit, répond-il " de l'exécution de son gouvernement, Dieu se sert des créatures" : c'est-à-dire qu'il éclaire et réchauffe par le soleil, il tonne par la foudre... il féconde par la rosée, il nourrit par le pain et le vin...

   Il nous appelle ainsi à collaborer avec lui " non par défaut de puissance, mais par richesse de bonté, pour communiquer à ses créatures la dignité de la causalité. "  ' La perfection causale" comme parle encore saint Thomas, voilà une dignité dont il a voulu couronner toutes les créatures, même les plus petites.

   Et c'est l"homme surtout qu'il honore de cette perfection : l'homme qui peut savoir d'où il vient, où il va, savoir aussi le chemin, l'homme pleinement libre dans la collaboration que Dieu lui demande.

   Nous pouvons refuser cet honneur, Dieu atteindra son but quand même. Mais avec un ardent amour, nous devons au contraire, aider Dieu: Dei sumus adjutores, (I. Cor. III,) prendre conscience plus parfaite de ce rôle de collaborateur de la Providence et voir Dieu sous les causes secondes, sous les lois générales, à la grande différence des êtres inférieurs.

   Si l'astre savait sous quelle direction infiniment intelligente et puissante il chemine, comme il raconterait mieux encore les louanges de Dieu! - Si l'oiseau comprenait qui l'a construit, le fait respirer et vivre, comme il éclaterait mieux encore en joyeux chants ! - Si la plante savait de quelle main lui viennent la sève, la pluie, la rosée, la chaleur, si elle savait ce que c'est d'être nourrie par la vie infinie, comme elle envierait notre voix pour dire son bonheur!

   L'homme du moins sait cela et tant d'autres prodiges de Dieu. Il sait , ô Cause des causes, que vous êtes partout, toujours, sous les causes secondes, que vous leur donnez l'être, la vie. Elles sont des voiles qui vous cachent et en même temps vous proclament. Les lois qui régissent les mouvements immenses des astres sont révélatrices de votre immensité. Celles qui régissent les infiniment petits du monde des atomes, nous apprennent combien vous êtes pénétrante... Toutes nous disent que vous êtes la Sagesse, la Puissance... Combien nous disent que vous êtes l'Amour surtout à nous qui connaissons le mot de saint Jean :' Deus charitas est " !

   Présent dans tous les êtres et en moi-même, parce qu'il donne à toute cause d'être et d'être cause, parce qu'il est Cause des causes, Dieu est encore présent par " son plan de gouvernement qui est la Providence", ratio gubernationis quae est ipsa Providentia. Ce n'est pas un plan seulement spéculatif mais pratique, ce n'est pas un plan partiel , mais absolument universel. La divine Providence donne à toute chose : atome, soleil, ange et homme ... , sa règle physique ou morale, elle voit et fixe son but, elle lui imprime en tout la direction vers ce but.

   A ce point de vue le gouvernement de Dieu, affirme le Docteur Angélique est immédiat. Et il atteint en lui-même et ce grain de sable, et cet astre, et cet homme. Rien , absolument rien ne lui échappe. Dieu n'est pas comme ces prêteurs de Rome dont on disait qu'ils ne se souciaient pas des petites choses; De minimis non curat praetor. Il n'est pas comme les rois et les empereurs de partout, qui ne sauraient penser qu'à quelques-uns de leurs sujets, à quelques-unes de leurs affaires.

Ce ne sont pas les hommes en général qui sont sous cette direction infiniment puissante et sage, c'est chacun de nous.

   Nous vivons en elle. Cela est vrai déjà des lois générales elles-mêmes, nous avons dans ces lois, la vie, le mouvement, l'être. Mais comme cela est infiniment plus vrai de Dieu: la vie infinie, l'activité infinie, l'être infini!  Mieux que toutes les lois, il dirige toutes choses matérielles par les lois physiques. Et par les lois morales il dirige, il apprécie et juge tous nos actes.

   L'oeil de Dieu, infiniment vigilant et lumineux, se réfléchit dans notre conscience. Bien mieux : essentiellement distinct d'elle, il vit et palpite en elle.

...

    Nous devrions être extrêmement frappés par la création, la conservation, le concours de Dieu , toutes choses qui rentrent dans les lois générales. Et pour qui réfléchirait fortement, cette pensée serait effrayante, si elle n'était si ravissante: de songer que Dieu nous touche sans cesse, dans tout notre être, par son action.

Et présent par son action, il nous est présent aussi et par là même dans sa substance; car où est son action, là est l'infinie plénitude de sa vie , de ses mystères, de ses attributs.

 

 P. Charles Sauvé +

  

 

 

 

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