Publié le 10 Octobre 2021
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j'ai prié aussi pour lui,
sont tellement attachants, ça a été bien dur le covid en Russie.
j'aime beaucoup, un rescapé !
Congratulations and good lück
Ph .
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« L'homme doit être tout à fait sûr qu'à chaque instant Dieu le regarde du haut des cieux » Saint Benoît
Publié le 10 Octobre 2021
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j'ai prié aussi pour lui,
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j'aime beaucoup, un rescapé !
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Publié le 9 Octobre 2021
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11 Octobre 1962
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" Au bord des fleuves de Babylone, nous étions assis et nous pleurions en songeant, exilés, à notre ville sainte. "
psaume 136 - offertoire -
+
Dans l'épître d'aujourd'hui, saint Paul nous surprend une fois de plus, nous ouvrant une de ces vérités étonnamment belles - totalement incompréhensibles au monde - à savoir qu'au milieu des maux et des souffrances, l'âme vraiment chrétienne n'a aucune raison de se décourager.
Au contraire, là même, quand les choses vont mal, vraiment mal, nous devons chanter des psaumes, faisant mélodie dans nos cœurs au Seigneur, rendant toujours grâces pour toutes choses (Cf. Ep 5,15-21). Sans la foi, ce n'est pas possible. Mais avec la foi tout est possible. La vérité fondamentale sur laquelle repose cette attitude est que nous avons en nous le pouvoir même de la Divinité. Tout-Puissant est Dieu, et quiconque met sa foi et sa confiance en Lui participe à cette toute-puissance. De plus, la bataille la plus décisive de la guerre est déjà gagnée. Jésus Notre Seigneur l'a gagné pour nous par sa passion et sa résurrection. Nous n'avons qu'à marcher sur ses traces.
L'Apôtre ne cache pas les dangers : Les jours sont mauvais. Les temps ont peu changé depuis.
Ceux-ci, comme ceux-ci, étaient mauvais, ce qui signifie que nous sommes assaillis de tous côtés par le mal qui s'efforce de nous faire trébucher et de nous tirer vers le bas. Marchez avec circonspection : non pas comme imprudent, mais comme sage.
Cette expression nous renvoie aux paroles du Seigneur qui nous a commandé d'être sages comme des serpents et simples comme des colombes (Mt 10,16).
Nous ne devons jamais penser que, parce que nous sommes avec Dieu, nous pouvons simplement dire ou faire n'importe quoi. Non, la circonspection est un des additifs à la vertu de prudence sans laquelle elle ne peut fonctionner correctement. Prendre les bonnes décisions implique de considérer tout ce qui nous entoure ; c'est aussi prévoir, autant que possible, l'avenir.
Racheter le temps.
Mais à l'âme chrétienne est également commandée de racheter le temps. Qu'est-ce que « racheter le temps » ?
Nous avons tous perdu tellement de temps dans nos vies, les plus grandes pertes étant dans les domaines du péché et autres sottises.
Comme nous le dit le Psaume 13, ceux qui vivent comme s'il n'y avait pas de Dieu sont parfaitement inutiles. Et ainsi, chaque fois que nous avons péché dans le passé, nous avons perdu un temps précieux. La bonne nouvelle est qu'il peut être racheté par la grâce de Dieu.
Oui, la grâce de Dieu est toute-puissante, c'est-à-dire qu'elle peut restaurer ce qui a été perdu, réparer ce qui a été brisé. L'Amour Divin est si puissant qu'en un instant, il peut compenser une vie de péché et de brisement.
L'apôtre insiste également sur le fait que nous devons toujours rendre grâce pour toutes choses. Une autre expression étonnante, en ce sens qu'il y a beaucoup de choses que nous considérons spontanément comme des cadeaux pour lesquels nous devons être reconnaissants, il y en a aussi beaucoup d'autres pour lesquelles rendre grâce serait une réaction impensable.
Mais st Paul est clair : rendez toujours grâces pour toutes choses. Que peut-il vouloir dire par toutes choses sinon toutes choses, y compris les événements malheureux, difficiles, désagréables et même injustes de la vie ? Cette attitude est vraiment la clé pour mener une vie pleinement chrétienne dans ce monde de péché et d'injustice.
Il n'y a aucune occasion, aucune situation, aucun événement où nous soyons dispensés de rendre grâce à Dieu et de Le chanter dans nos cœurs. C'est bien une rééducation complète que nous devons subir pour voir les choses à la lumière de Dieu et de son éternité.
C'est elle qui transforme notre regard sur la vie et nous permet d'aborder les dures réalités avec sérénité.
Ces dures réalités sont nombreuses aujourd'hui et elles semblent augmenter presque à chaque heure qui passe. Elles touchent à nos libertés les plus fondamentales, non seulement religieuses mais même humaines : le droit fondamental de prendre des décisions médicales en connaissance de cause sans pression ou coercition indues des autorités civiles et religieuses et sans risque de perdre son emploi ; le droit de libre association et de circulation dans son propre pays ; le droit de ne pas être traqué et surveillé comme des criminels ; le droit d'adorer et d'accéder aux églises et aux sacrements à tout moment sans risque de les voir mêlés à des rituels païens douteux ; le droit de ne pas être séparé de ses concitoyens et de ses concitoyens chrétiens en raison de décisions médicales prises en conscience et conformément au droit international, et la liste pourrait s'allonger.
Alors que nous nous efforçons de résister et de surmonter par l'action juridique et politique ces injustices croissantes, nous avons le devoir à tout moment de rendre grâce au Seigneur de nous avoir permis de nous trouver au milieu de ce qui pourrait très bien s'avérer être le plus grave péril. à la civilisation jamais vue. Il est certain, sans l'ombre d'un doute, que nous nous trouvons au bord du précipice. Nous laisserons-nous précipiter dans cet abîme ?
L'avons-nous déjà fait ? Le temps nous le dira, et il ne faudra pas longtemps avant que nous le sachions avec certitude.
Une chose est sûre, au milieu de tout cela, nous devons constamment louer Dieu et chanter des psaumes à sa gloire. Quelle pensée fascinante, qui change les perspectives et nous aide à comprendre de l'intérieur la joie qu'ont eue les martyrs d'aller dans leurs prisons et de mourir.
Tout au long du mois d'octobre, aux Matines, nous lisons l'histoire des Saints Maccabées.
Ces braves luttaient contre l'oppression grecque qui les avait privés de leurs cérémonies sacrées. Ils auraient pu se plier à des réglementations nouvelles et injustes, ils auraient pu faire semblant d'attendre des jours meilleurs. Mais ils savaient qu'ils luttaient non seulement pour les droits personnels, mais pour l'existence même de leur peuple et de leur postérité.
En effet, une pensée salutaire dont nous devons tous nous souvenir : lorsqu'un certain droit inaliénable est en jeu, l'absence de résistance à l'oppression n'est pas un acte de vertu mais un acte de lâcheté, car ces droits fondamentaux ne sont pas à nous de marchander. Si nous ne les défendons pas, ils seront perdus et les générations futures nous mépriseront pour avoir troqué ce qui ne nous appartenait pas. À la fin de son discours de bataille à ses compatriotes, Judas Maccabeus a dit ainsi : Ceignez-vous, et soyez des hommes vaillants… car il vaut mieux pour nous mourir au combat que de voir les maux de notre nation et du lieu saint : néanmoins, comme ce sera la volonté de Dieu dans le ciel, qu'il en soit ainsi (1 Macc 3:58-60).
Ces derniers mots nous incitent à nous arrêter et à réfléchir : Néanmoins, comme ce sera la volonté de Dieu dans le ciel, qu'il en soit ainsi. En d'autres termes, peu importe ce qui nous arrive.
Dieu n'exige pas le succès, mais la fidélité.
Et nombreux sont ceux dans l'histoire de l'Église qui ont échoué aux yeux du monde et même de l'Église. Mais Dieu et son éternité les connaissent bien, et ils brilleront comme des étoiles au firmament pour les siècles à venir.
Peut-être que dans notre lutte pour la justice et la vérité, nous nous retrouverons privés de liberté ou envoyés en exil. Ce ne serait pas la première fois. Tel était le sort du Sauveur lui-même, des apôtres et des saints martyrs. Et nous savons que nous avons souvent mérité de tels traitements, sinon pour notre défense de la vérité, du moins pour nos péchés passés.
Ensuite, nous devons imiter ces Juifs qui ont été emmenés en captivité à Babylone, dont une partie du chant de louange nous est donnée dans l'introït d'aujourd'hui.
"Béni sois-tu, ô Seigneur, le Dieu de nos pères;
Tous les châtiments qui nous ont frappés sont justes, car nous avons péché contre vous et désobéi à vos commandements..
Car selon la vérité et le jugement, tu nous as fait venir toutes ces choses pour notre péché… Tout ce que tu nous as fait, tu l'as fait avec un vrai jugement… Ne nous enlève pas ta miséricorde (Dan 3:26 et sq).
Quoi que l'avenir nous réserve, mes chers amis, obéissons au commandement de l'Apôtre, chantons Dieu dans nos cœurs à tout moment. Disons au Seigneur, comme nous venons de chanter dans le verset alléluia : Mon cœur est prêt, ô Dieu, mon cœur est prêt : je chanterai et je vous louerai, Dieu qui êtes ma Gloire.
Et n'oublions jamais l'appel pressant de Notre-Dame à Fatima : Priez le Rosaire chaque jour. Priez-le avec la foi du centurion dans l'Évangile d'aujourd'hui. Il crut à la parole de Jésus et sa foi obtint le miracle.
Croyons donc que nos prières peuvent sauver le monde, même en cette heure tardive. A Fatima, Notre-Dame a dit que la victoire viendrait tard, très tard. Mais son Cœur Immaculé triomphera. Puissions-nous ne jamais échouer à notre poste.
Amen.
nd priory.
Publié le 9 Octobre 2021
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Nikita Davydov, violin
Timur Khaliullin, organ ..
super Nikita !
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heureusement on a encore nos moines, le silence monastique il suffit d'y rentrer par un mouvement tout simple, si facile, il suffit de l'apprivoiser.
quel monde, tout le reste n'est que bruit. Je n'ai même pas envie de les écouter ,
à vous dégoûter de la religion (...et des tradistes.) , en général les tradistes ont besoin de bruit (médiatique)
on a que ce qu'on mérite tiens.
Publié le 8 Octobre 2021
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+ NOTRE-DAME DU ROSAIRE
Homélie du Très Révérend Père Dom Jean PATEAU
Abbé de Notre-Dame de Fontgombault
(Fontgombault, le 7 octobre 2021)
Chers Frères et Sœurs, Mes très chers Fils,
"Fiat mihi secundum verbum tuum"
Qu’il soit fait de moi selon ta parole Lc 1,38
La richesse de la Fête du Très Saint Rosaire déployée tant dans les
textes de la Messe qu’à travers ceux de l’office conduit à considérer l’ensemble des mystères de la vie du Seigneur dans les yeux et dans le cœur de Marie.
Pie XII écrivait le 7 août 1947 aux membres d’un congrès qui s’est déroulé à Paris et à Lisieux du 23 au 30 septembre suivant à l’occasion du cinquantenaire de la mort de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus :
Tandis que dans l’ordre naturel, l’enfant, en grandissant, doit apprendre à se suffire, dans l’ordre de la grâce, l’enfant de Dieu en grandissant comprend de mieux en mieux, qu’il ne pourra jamais se suffire à lui-même qu’il doit vivre dans une docilité et une dépendance supérieure.
Quel homme pourrait oublier que si Marie a enfanté sans douleur Jésus en l’étable de Bethléem, la Vierge toute douloureuse nous a tous reçus comme ses enfants et nous a enfantés au pied de la Croix : « Femme, voici ton fils... Voici ta Mère. » (Jn 19,26-27)
L’évangéliste Jean à qui s’adressait les paroles de Jésus ajoute en conséquence : « Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. »
Contrairement à l’ordre de la nature où l’enfant à mesure qu’il grandit s’éloigne de ses parents, si de par la volonté de Jésus nous avons reçu Marie pour Mère, il nous revient d’accueillir toujours plus cette maternité, de demeurer ses enfants, de la prendre chez nous. Ce faisant, un chemin sûr s’ouvre pour avancer vers le Seigneur. Marie ne peut enseigner autre chose que ce qu’elle a elle-même vécu. Celui qui suit le chemin qu’elle indique, assurément prend la route du Ciel et y parviendra.
En ce sens, le choix de l’Église de retenir comme péricope évangélique pour cette fête du Saint Rosaire l’événement de l’Annonciation n’est pas anodin. Appelés à méditer les mystères de la vie de Jésus à travers les yeux et dans le cœur de Marie, reconnaissons que pour Marie tout prend sa source dans la conclusion apportée par la Vierge aux paroles de l’ange : « Voici la servante du Seigneur ; qu’il soit fait de moi selon ta parole. »
Saint Jean de la Croix avait l’habitude d’adresser de courts billets à ceux qu’il accompagnait afin de les guider sur les chemins spirituels. Voici ce qu’il écrivait sur l’un d’eux : « Le Père n’a dit qu’une parole : ce fut son Fils. Et dans un silence éternel il la dit toujours : l’âme doit l’écouter en silence. » (Maxime 147)
Ce qui a trait à la génération éternelle du Verbe dans la bouche du Père pourrait se transposer aussi en la bouche de Marie pour ce qui est de la naissance du Verbe selon la nature humaine et dans le temps : « Marie n’a dit qu’une parole « Qu’il soit fait de moi selon ta parole » ; et cette parole a été féconde. Et cette parole elle la dit toujours et l’âme de celui qui veut demeurer à l’école de Marie doit l’écouter en silence sans jamais se lasser de l’écouter à nouveau. » La vie de Marie n’est que l’éclosion d’une unique parole.
Mais comment Marie en est-elle venue à prononcer cette parole ?
Tout commence par la visite d’un ange : « Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi. » (Lc 1,28) Cette visite inattendue a de quoi troubler l’humble Vierge qui ne comprend pas une telle salutation. Après l’avoir rassurée, l’ange lui confirme sa première salutation : le Seigneur est avec elle ; elle a trouvé grâce auprès de Dieu.
Dans un second temps, l’ange explicite ce que signifie cette grâce, cette beauté particulière de Marie en raison du choix, du regard divin qui s’est posé sur elle : Elle va concevoir un fils.
Une demande lui est faite : elle lui donnera le nom de Jésus c’est-à-dire Dieu sauve. Cette demande est tout un programme : comment une mère serait-elle étrangère à l’œuvre de son fils ?
Quant à ce que sera cet enfant, l’ange le révèle : son nom est Fils du Très-Haut. Il recevra le trône de David pour un règne qui n’aura pas de fin.
Marie répond sur un plan tout humain, qu’elle ne connaît point d’homme. Mais l’Esprit-Saint viendra sur elle et la puissance du Très-Haut la prendra sous son ombre. La maternité d’Élisabeth, la stérile, confirmera cette annonce.
L’ange ajoute : « Aucune parole n'est impuissante quand elle est de Dieu. »
Tout est dit du côté de Dieu : Marie a été choisie pour une maternité unique, celle du Fils du Très-Haut, celle du Messie.
Bien plus que d’acquiescer à une conception miraculeuse, il lui est demandé à travers le nom qu’elle doit donner à l’enfant d’acquiescer à la totalité du mystère du Christ. Elle ne sera pas seulement la mère d’un enfant, elle sera la mère du Sauveur.
Par un acte de foi fait au nom de l’humanité, Marie répond en écho à la parole de l’ange : « Qu’il soit fait de moi selon ta parole, » cette parole toute puissante qui vient de Dieu.
Parce que Marie est toute à Dieu, Dieu en elle fait de grandes choses. A travers elle, comme au jour de la première création, mais de façon plus belle puisque Marie est créature raisonnable, Dieu dit et les choses sont. Puissions-nous l’imiter !
En ce jour où bien des souvenirs nous ramènent dix ans en arrière, écoutons les mots prononcés par le Père Abbé Édouard au jour de sa propre bénédiction abbatiale le 7 octobre 1953 :
Majestueusement assise, deux anges derrière la tête, Notre Seigneur sur ses genoux la main levée pour bénir, pendant qu’Elle, dans un geste de souverain respect, soutient de la sienne le bras de son Fils comme pour provoquer ou s’associer à sa bénédiction, la Vierge Immaculée, la glorieuse reine du Ciel, la Reine du Rosaire, restée fidèle à son sanctuaire n’a pas cessé de le garder dans sa jeune splendeur et de chanter avec Lui son cantique de simplicité... J’aime y voir... comme une invitation à lui laisser faire de ce monastère dédié depuis toujours à sa glorieuse Assomption... un joyeux foyer de vie mariale, un paradis d’enfance spirituelle, de simplicité dans la liberté des enfants de Dieu, une source jaillissante d’eau vive et intarissable, une éternelle fontaine d’amour, Fons Amoris, donec dies elucescat, jusquà ce que paraisse le jour.
A l’école de nos Pères Abbés du Ciel, demeurons tels de petits enfants, les fils dociles et aimants de notre Vierge et Mère.
Amen.
Publié le 7 Octobre 2021
Publié le 7 Octobre 2021
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Solennité du Très Saint Rosaire
La fête du Saint Rosaire qui est ce jeudi 7 octobre prochain, est célébrée aujourd'hui le premier dimanche d'octobre, mois dédié à ce Saint Rosaire.
L'épître de la messe d'aujourd'hui donne le ton de la fête lorsque nous entendons la Sagesse s'adresser à nous : Maintenant donc, enfants, écoutez-moi : bienheureux ceux qui gardent mes voies. Écoutez les instructions, soyez sages et ne les refusez pas. Béni soit l'homme qui m'écoute, et qui veille quotidiennement à mes portes, et attend aux poteaux de mes portes. Celui qui me trouvera trouvera la vie et sera sauvé par le Seigneur. (Proverbes 8 :32-35).
La Divine Sagesse personnifiée dans ce passage du livre saint est déposée par l'Église sur les lèvres de Marie Immaculée.
Écoutez-moi, dit-elle, en bonne Mère. Restez dans mes voies.
Comment s'en tenir aux voies de Marie, si ce n'est en contemplant les mystères de sa vie dans le très Saint Rosaire ? Écoutez les instructions et soyez sage. En effet, en accompagnant Notre-Dame et son Divin Fils à travers les divers mystères de cette grande prière, nous nous trouvons en train de devenir sages, à la fois en écoutant les paroles qu'ils prononcent, et en imitant les actions que nous les voyons accomplir.
Béni soit l'homme qui me soutient et veille quotidiennement à mes portes. D'innombrables maîtres se disputent notre attention. De nombreux enseignants nous disent qu'ils ont la solution.
Vraiment bienheureux sont ceux qui savent donner ce temps chaque jour pour veiller aux portes de Notre-Dame, considérant attentivement son rôle dans le salut de nos âmes. Celui qui me trouvera trouvera la vie et aura le salut.
Oui, en effet, car dans ces mystères du Rosaire se trouve la source même de la vie, Jésus-Christ lui-même. Mais pourquoi le Rosaire est-il une prière si puissante ? Je suggérerais un certain nombre de raisons.
Tout d'abord, c'est une simple prière.
Il unit des prières vocales facilement apprises à la contemplation des mystères de l'Evangile que nous connaissons tous pour les avoir entendus maintes fois. En compagnie de Notre-Dame, nous contemplons son Fils et les grands mystères de sa vie, de sa mort et de sa résurrection.
Deuxièmement, c'est une prière humble et facile.
Tout le monde peut prier le chapelet. Il ne nécessite aucune grande expertise ou étude. Tout le monde peut le prier, du petit enfant qui commence à apprendre son catéchisme, au théologien expert qui connaît les tenants et aboutissants de la foi. Elle peut être priée par les personnes en bonne santé à qui elle enseigne comment faire bon usage de leur talent, et elle peut être priée par les malades qui n'ont pas l'énergie de l'esprit ou du corps pour faire plus. N'importe qui, à tout moment, peut saisir les perles sacrées et ainsi prendre et tenir la main de Notre-Dame sur le chemin du salut. Même si la fatigue ou la maladie empêchent de dire les prières ou de penser aux mystères, le simple fait de tenir le chapelet est une prière, en signe d'amour pour Marie et de confiance en elle.
Troisièmement, c'est une prière profonde. Les prières vocales qu'il comprend sont les deux prières les plus importantes de notre foi, contenant tout ce dont nous avons besoin pour obtenir. La prière du Seigneur, ou Notre Père, est la prière qui nous a été enseignée par Jésus Lui-même, et elle nous fait demander toutes les choses qui sont bonnes pour nous dans l'ordre du salut. Le Je vous salue Marie, dont la première moitié nous a été donnée par l'archange Gabriel et sainte Elisabeth, nous amène tout droit à la vérité centrale de notre foi, à savoir l'Incarnation du Verbe éternel dans le sein de l'humble Vierge de Nazareth.
Les mystères que nous contemplons sont ces mêmes mystères par lesquels Il nous a apporté le salut, et ainsi ils nous révèlent les mystères les plus profonds de Dieu.
Enfin, c'est une prière puissante. Il nous fait nous adresser à Dieu Tout-Puissant avec la prière toute-puissante et toujours efficace de son Divin Fils. Elle met sur nos lèvres les Noms salvateurs de Jésus et de Marie, qui sont la terreur de tous les démons de l'enfer. Elle pousse la Vierge la plus puissante, la Dame des Victoires, à intervenir dans nos vies, car elle attend toujours que nous l'impliquions.
Mes Chers Amis, l'humanité se trouve au bord du gouffre, au bord d'un désastre incalculable. Nos efforts humains pour lutter pour la vérité et la liberté sont nécessaires, mais ils sont très limités. Le Rosaire n'est pas limité. Il n'y a pas de grâce qui ne puisse être obtenue par la récitation du Rosaire. Ne manquons pas d'obéir à notre Mère qui nous dit de prier son Rosaire.
Elle sait ce qui est le mieux pour nous et elle veut nous sauver. Priez le Rosaire tous les jours. Il y a près de 20 ans, le Pape Saint Jean-Paul II nous a remis une belle lettre apostolique sur le Rosaire, qu'il a conclue par ces paroles fortes, que je fais miennes aujourd'hui :
« Que cet appel de moi ne passe pas inaperçu !
Publié le 7 Octobre 2021
Publié le 6 Octobre 2021
Publié le 5 Octobre 2021
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" Au fond , aucun des invités de la dernière heure ne possédait , au moment de son appel , la robe nuptiale; on la reçoit en entrant , on la tient de la générosité même de celui qui invite.
Car ce vêtement de noces qui nous permet de paraître au festin de Dieu, c'est la justice, c'est la foi et la charité, c'est la communion à la vie et aux dispositions du Christ.
Pourquoi l'invité a-t-il négligé de la revêtir? Pourquoi mentir au roi en paraissant aux noces de son Fils sans être l'ami de son Fils? On ne s'introduit pas avec un vêtement souillé dans les splendeurs d'une fête...
Pour un temps, au sein de l'Eglise, vivront confondus et assis, semble-t-il à une même table, les bons et les mauvais; mais le roi entre, soit au cours de cette vie, soit à la dernière heure, et rien n'échappe à son regard. L'interpellé se tait, parce qu'il n'a vraiment rien à répondre. Il est injustifiable.
Il était si facile de faire comme tout le monde, et de revêtir , à l'entrée de la salle, cette robe nuptiale, qui ne coûte rien, et qui est la condition même de la participation au festin ! Alors la justice de Dieu s'exerce. Le repas a lieu le soir, comme de coutume; en dehors , tout n'est que ténèbres. Il n'y a de lumière que dans la salle du festin.
Et le roi dit aux serviteurs :" Liez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors. Là , il y aura des pleurs et des grincements de dents... "
dom Delatte .
Publié le 5 Octobre 2021
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