Publié le 5 Janvier 2021

 

 

   

 

 

   Notre- Dame demande du vin matériel, le Christ lui fait demander un breuvage spirituel, son propre sang, et il ne lui refuse ce qu'elle ne demande pas que pour lui promettre de l'associer étroitement à l'oeuvre de notre salut.

   Car c'est sur la croix, assisté par son épouse, et sa compagne, adjutorium simile sibi, que le nouvel Adam répandra pour le salut du monde ce vin précieux, qui , étant son propre sang, est aussi celui de la Vierge Marie, comme Bossuet le déclare avec son éloquence coutumière :" Sa chair est votre chair, ô Marie, son sang est votre sang; et il me semble que ce sang précieux prenait plaisir à ruisseler pour nous à gros bouillons sur la croix, sentant bien que vous êtiez la source d'où il découlait. " 

   En effet, il fallait attendre l'heure du Calvaire pour que le Christ réalisât vraiment en toute magnificence la demande de Cana.

   Et voilà comment, sous l'apparence d'un refus, le Sauveur promettait à sa divine Mère de lui donner tout ce qu'il voulait qu'elle demandât pour le salut des hommes. Manière divinement habile, infiniment délicate et aimable, de rattacher sa propre Passion à la demande compatissante de la Vierge Marie, de faire dépendre d'elle l'effusion de son sang, et de lui reconnaître une sorte de juridiction sur tous les écoulements d'un breuvage dont elle-même était la source très pure. 

   Tandis que l'intelligence de la Samaritaine, pauvre femme ignorante et pécheresse, ne devait s'ouvrir qu'avec beaucoup d lenteur et de peine à la lumière divine, la sainte Vierge Marie, mère de la Sagesse incarnée, comprit du premier coup la réponse de son Fils et en découvrit tout le mystère. Ce n'était pas un refus, mais la promesse qu'il se réaliserait entre eux sur le Calvaire une admirable alliance, une communauté plus étroite encore, et plus intime, et plus profonde, que celle qui existe entre un époux et son épouse. Notre-Dame comprit tout de suite le sens que le Sauveur avait donné à sa propre demande. Grâce à l'Esprit de Sagesse dont elle avait la plénitude, elle conclut , sans hésitation, que le miracle sollicité par elle n'était pas écarté, mais qu'il allait recevoir dans l'intention du Christ une signification profonde. 

   Le vin de Cana sera accordé moins pour lui-même et pour satisfaire un besoin matériel, que pour devenir le gage et le symbole d'une liqueur bien autrement enivrante, le sang de Jésus. Et ainsi le bienfait opéré sur la requête de la Vierge ne sera pas un prodige quelconque, mais il sera, au sens propre du mot, un signe, parce que, en manifestant la vertu divine du Christ , il représentera par avance l'oeuvre salutaire de la Croix.

   Notre-Dame comprit si bien la pensée de son Fils, qu'au lieu de retirer sa demande, elle enjoignit aux serviteurs de prendre leurs dispositions en vue du miracle qui allait s'accomplir, et leur dit avec une tranquille assurance, comme si elle savait ce qui allait arriver:

 " Faites tout ce qu'il vous dira." 

 

   Les noces de Cana furent pour la Vierge Marie l'occasion de se manifester à nous comme l'Epouse du Verbe fait chair. Car la Vierge Marie est unie au Christ , non pas seulement en qualité de Mère, mais de plus, et très véritablement, au titre d'Epouse. Epouse du Christ, Notre-Dame l'était déjà sans doute, en raison de l'union hypostatique, puisqu'en elle la nature humaine s'unissait au Verbe de Dieu, mais elle devait l'être encore, et plus proprement, du fait de sa participation au sacrifice de la Croix et de l'assistance qu'elle prêta directement au Sauveur dans l'acte même de notre rédemption. 

   Aux noces de Cana, dans une circonstance dont tous les détails étaient divinement appropriés à ce mystère, le Christ Jésus annonça l'union qui, l'heure venue, devait se consommer entre lui et la Vierge Marie pour le salut du monde. 

   C'est pourquoi, tandis que l'épisode de l'adoration des Mages nous fait saluer dans la Mère de Jésus la Mère du Roi des rois, le miracle de Cana nous révèle, de plus que Notre-Dame est l'Epouse de ce Seigneur des seigneurs, dont elle partage à tout jamais, au ciel et sur la terre, la royauté, la puissance et la gloire :

Adstitit Regina a dextris tuis. 

 

dom Flicoteaux osb+

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Rédigé par Philippe

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Publié le 4 Janvier 2021

 

   Qu'est-ce que la beauté?

" Question d'aveugle", aurait dit Aristote, et de fait il est plus facile de reconnaître la beauté que la définir. N'est-elle point diverse d'ailleurs comme les choses et les êtres qu'elle revêt, et hiérarchisée comme eux? 

   Au-dessus des beaux spectacles de la nature, il y a ceux de l'humanité; au-dessus et au-delà de la beauté des corps , il y a celle des âmes. Une belle pensée vaut mieux qu'un beau visage; une belle action, qu'une belle pensée. En ce sens, les plus grands artistes, ce sont les Saints qui avec de l'action humaine créent la beauté divine. 

   La beauté est donc chose complexe et comme une résultante. Si l'on en croit saint Thomas, la beauté, dans quelque ordre que ce soit, est constituée par trois éléments, dont le dernier paraît être le principal: l'intégralité de l'être, l'harmonie des proportions et la splendeur des teintes. Saint Thomas rejoint ici Platon, s'il est certain que Platon ait défini le beau: la splendeur du vrai. 

  Le père Lacordaire, la définissait éloquemment :" l'épanouissement de l'être dans la lumière, l'harmonie, la grandeur et la bonté, images elles-mêmes de la lumière, de l'harmonie, de la grandeur et de la bonté de Dieu. " 

   Cette excellente définition nous avertit que la beauté - comme toute perfection d'ailleurs - n'est absolue qu'en Dieu: en Lui, elle est substance, car Il est le Bien infini, Il est le Beau infini. Au contraire, en toute créature, - être, faculté, action ou opération - la beauté n'existe qu'à titre surajouté, à l'état de reflet peut-on dire, et seulement quand se trouvent réunis les trois éléments nommés par saint Thomas: la grandeur ou l'intégrité; la proportion ou l'harmonie; la lumière ou l'éclat. 

   Cette doctrine appliquée au corps humain nous indique que celui-ci ne saurait être beau et parfait dans un " amputé " par manque d'intégrité, ni dans un " contrefait " par manque d'harmonie. Au surplus, intégrité et harmonie ne concourent à la beauté du corps humain que si une lumière apparait au visage, lumière de pensée ou de désir, lumière de joie ou de noble passion, rayon d'intelligence, de flamme , de vie intérieure ardente et pure. 

   C'est cette beauté, faite d'intégrité, de proportion et de lumière; beauté virile, et non efféminée; beauté vivifiante et non troublante; beauté divine , et non animale; " beauté qui rend pareils à des temples, les corps", comme nous dit magnifiquement le poète; - c'est cette beauté que nous revendiquons pour Jésus et qui doit être pour nous objet de contemplation " ravissante" , ravissante, à la fois pour nos yeux et pour nos âmes. 

... Cette beauté est indescriptible, et les Saints qui, par faveur spéciale, ont pu l'entrevoir, n'en savent redire que " l'éclat", accablant d'ailleurs pour leur faiblesse. " Je fus ravi en esprit, dit saint Jean, et je vis quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme... sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige, et ses yeux étaient comme une flamme de feu.. et son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans toute sa force. " 

   " Il plut à Notre-Seigneur, un jour , quand j'étais en oraison, de me montrer seulement ses mains: la beauté en était si ravissante que je n'ai point de termes pour la peindre... Peu de jours après, je vis sa divine figure et je demeurai entièrement ravie.. Quand bien même je me serais efforcée durant des années entières de me figurer une beauté si ravissante, jamais je n'aurais pu en venir à bout, tant sa blancheur et son éclat surpassent tout ce qu'on peut s'en imaginer ici-bas. C'est un éclat qui n'éblouit point; c'est une blancheur ineffablement pure et suave tout ensemble; c'est une splendeur infuse qui cause à la vue un indicible plaisir; c'est une clarté qui rend l'âme capable de voir cette beauté si divine; c'est une lumière infiniment différente de celle d'ici-bas, et auprès de ses rayons... ceux du soleil perdent leur lustre . " ste Thérèse 

   La vue de cette beauté physique du Christ glorieux sera, au ciel et pour les élus , une joie- non pas la plus haute, ni la plus béatifiante - , une joie très réelle cependant ,, une joie ineffable, Elle fera le ravissement de nos yeux et par eux de nos âmes ! 

   Toutes les beautés matérielles de la terre - les plus puissamment émotionnantes - beautés de la nature ou beautés de l'art, - toutes ces beautés, vestiges de Dieu, disparaîtront devant la beauté de l'Humanité glorifiée de Jésus ! comme l'ombre, indicatrice de lumière, s'éclipse, le soleil levé, ou comme l'aurore qui annonçait le plein midi disparaît quand celui-ci est venu ! 

   Le ravissement causé aux élus par la Sainte Humanité du Christ fera partie de ce " Torrent de jouissance: Torrente voluptatis" dont parle le Psalmiste auquel Dieu nous abreuvera éternellement, potabis eos

" Tu es le plus beau des fils de l'homme,

Et la grâce est répandue sur tes lèvres..."  ps. XLIV,3

" Mon bien-aimé est blanc et vermeil!

Sa tête est d'or pur... 

Ses cheveux flexibles comme des palmes,

Et nous, comme le beau!

Ses yeux ressemblent aux colombes...

Ses joues sont un parterre de baume..

Ses lèvres sont comme des lys

D'ou découle la myrrhe la plus pure...

Ses mains sont des cylindres d'or...

Son aspect est celui du Liban

Elégant comme le cèdre...

Toute sa personne est pleine de charmes. " 

Ibid, V, 10, 16

   Ouvrons chaque jour l'Evangile pour y contempler le beau tableau de l' Humanité du Christ, pour y entendre l'admirable concert de ses divines paroles, pour y lire le splendide poème de sa vie sur terre. Laissons-nous ravir - yeux, esprit, âme - à cette beauté physique du Christ: elle sera pour nous ce qu'elle fut pour les Saints: source vive de beauté morale.

RP Viel op 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 4 Janvier 2021

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 3 Janvier 2021

 

 

 pour mr. l'abbé Duchène de Paris. bonne semaine. Je reviens de chez les kangourous, vèpres et salut du st nom de Jésus, il faisait très chaud quelle paix ! 

j'ai eu droit à d'autres cadeaux cette année, plus une boite de chocolats que j'attends de Bordeaux.. hi hi hi .. un cadeau de l'espé aussi. voilà voilà .. 

Ce matin l'église était bien chauffée, normal comme c'est moi qui gère. on ne risque pas d'avoir froid, 

Allez ne prenez pas froid. Bonne rentrée  dans la joie de Noël ... 

Ph. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 3 Janvier 2021

 

 

 

 

Les moines du Prieuré Notre-Dame de Tasmanie vous adressent l'assurance de leurs prières et leurs meilleurs vœux pour un Noël vraiment béni et une nouvelle année 2021 remplie de grâce. Nous vous confions vous, tous vos proches vivants et décédés, et toutes vos intentions, à l'Enfant Roi par Marie Immaculée, sans oublier St Joseph, en cette année qui lui est dédiée. Que la Sainte Famille vous resserre, vous et les vôtres, dans l'amour de Dieu maintenant et toujours.
 Merci d'être proche de notre communauté et pour votre généreux soutien au cours de l’année écoulée.
The Monks of Notre Dame Priory in Tasmania would like to send you the assurance of their prayers and their best wishes for a truly Blessed Christmas season, and a New Year 2021 filled with grace. We entrust you, all your loved ones living and deceased, and all your intentions, to the Infant King through Mary Immaculate, without forgetting St Joseph, in this year dedicated to him. May the Holy Family hold you and yours tight together in the love of God now and always. Thank you for being close to our community and for
your generous support over the past year.
 
 
 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 2 Janvier 2021

 

 

 

 

 

 

 

 Avec les anges je voudrais chanter

du plus profond de la profonde nuit, 

et de l’Enfant porter le message

qui veille, là, dans l’étable pour nous.

Je voudrais réveiller les endormis

qui du soleil ne virent jamais la lumière.

Inviter ceux dont le cœur est en peine, 

ceux auxquels rien n’est parvenu des joies de Noël.

A tous, tous je voudrais annoncer

où ils pourront rencontrer leur Sauveur.

Comme les étoiles je voudrais briller,

d’une vive clarté jusqu’au lieu le plus reculé.

Faire connaître l’amour divin

dans les vallées plongées dans la nuit.

Plonger en chaque cœur 

la lumière de la foi et les flammes de l’amour,

guider les pas de tous les peuples

au lieu où repose leur Seigneur,

pour que réunis aux pieds de Jésus,

ils saluent, dans l’Enfant, leur Sauveur.

Être troubadour auprès de la pure Mère

pour m’agenouiller moi-même auprès de l’Enfant,

me consacrer avec la fidèle attention de Joseph

jour après jour à Jésus, mon Seigneur.

Je voudrais lui offrir pour crèche

mon cœur riche en amour,

le protéger là du vent et du froid,

reposant sur une paille tiède et moelleuse. 

De tout ce que je fais, mes démarches, mes pensées,

de toutes mes actions faire une offrande agréable.

Oh Enfant, sois le guide de mes pas.

 

st Arnold Janssen 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 2 Janvier 2021

Rédigé par Philippe

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Publié le 2 Janvier 2021

Rédigé par Philippe

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Publié le 1 Janvier 2021

 

 

 

 


 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 31 Décembre 2020

 

 

   Il y a tant de fraîcheur et de vérité dans le récit de l'adoration des mages que nous devons savoir gré à la Liturgie de mettre chaque année sous nos yeux cette page d'Evangile. 

   Une telle évocation, avec les éléments de pensée et de conduite qu'elle renferme, avec la participation au saint sacrifice qui lui donne son plein sens, dispose les chrétiens à recevoir la grâce propre actuelle de l'Epiphanie. Car les mystères du Christ, objet de nos solennités annuelles, sont une réalité toujours vivante qui n'a rien perdu de son efficacité originelle. Le bienfait insigne qui fut conféré aux mages nous est donc offert. " Le mystère qui s'est accompli en ce jour, dit saint Léon, ne doit pas y être confiné; grâce à la munificence de Dieu et à la force d'expansion de sa grâce, notre temps possède la réalité de la grâce dont les mages eurent les prémices". 

   Qu'avons-nous de commun avec ces princes exotiques? Comment leur étoile peut-elle éclairer notre route?

  Les mages étudiaient les astres pour y découvrir l'avenir; qui de nous ne voudrait percer les épaisses ténèbres qui enveloppent le futur immédiat ou lointain? Mais pareille curiosité s'accompagnait dans l'âme des mages d'un grand espoir en l'avènement du roi des Juifs. Notre inquiétude ne sera salutaire que si elle accroît notre soif du règne de Jésus, d'un règne tel que Dieu le veut, non tel que nous l'imaginons ou le souhaitons peut-être.

   La grande épreuve des mages, celle qui révéla la profondeur et la tenacité de leur foi, ne fut pas la disparition de l'étoile ou l'ironie moqueuse d'Hérode; ce fut de trouver, au lieu du roi qu'ils cherchaient , un bébé couché sur de la paille et dans une crèche, un enfant de pauvres gens obligés de prendre logis dans une grotte. Malgré toutes ces apparences, ils ne s'y trompent point; leur foi les initie aux procédés divins; elle leur fait accepter l'économie rédemptrice avec la part inévitable de souffrance qu'elle comporte, puisque la force et les autres moyens adorés des hommes n'y ont point de place. 

   Les présents qu'ils posent devant l'Enfant mystérieux montrent que les mages ont saisi d'emblée tous les aspects essentiels de sa personnalité. L'or honore la royauté du Christ, l'encens proclame sa divinité, la myrrhe son humanité passible. 

   Oserons-nous maintenant comparer notre foi à celle des mages, si pure, si ferme, si généreuse?  Nous qui connaissons pourtant la suite de l'histoire du Christ, son immolation personnelle prix du salut apporté à la terre, nous nous étonnons peut-être , sans trop l'avouer, de l'humilité et de la faiblesse des moyens divins.

   Il nous semble parfois que Dieu pourrait faire plus ou s'y prendre autrement pour assurer son triomphe ici-bas, pour établir le règne du Christ. Sa propre gloire et le bien de l'humanité n'y trouveraient-ils pas également leur compte? Pourquoi Dieu ne recrute-t-il pas son armée, pourquoi n'organise-t-il pas sa propagande, alors que l'une et l'autre s'avèrent indispensables à la conquête du monde? Pourquoi ne collabore-t-il pas davantage avec le "monde officiel" dont l'appui, après tout, n'est pas négligeable?

   Pourquoi  toujours  prière et de pénitence, alors que la cruelle pandémie  bouleverse le monde? 

   D'aussi pauvres moyens sont-ils vraiment à la mesure d'une tâche si urgente, si colossale? 

   Cette question, si elle nous vient à l'esprit sous une forme ou l'autre, montre à quel point nous avons besoin de "comprendre avec une intelligence purifiée " la leçon de l'Epiphanie.

   Car si nous lions inconsciemment nos espoirs chrétiens aux moyens temporels, si nous doutons de l'efficacité des moyens spirituels adoptés par le Christ, ce ne peut-être que pour avoir négligé l'application loyale et entière de ces mêmes moyens à notre propre cas.  Nous appelons de nos voeux l'instauration d'un ordre nouveau, nous souhaitons une révolution qui rendrait à Dieu le rang social qui Lui revient. Mais dans notre impatience de modifier le cours des réalités politiques et temporelles, nous oublions qu'il faut d'abord promouvoir le règne de Dieu en nous, au secret de notre coeur trop souvent complice des passions qui dressent les hommes les uns contre les autres. L'ordre nouveau dont nous rêvons, c'est là qu'il importe de le faire naître par " l'amélioration spirituelle de la vie de chacun, mise en plus parfait accord avec la loi du Christ. ( S.S. Pie XII) 

   Voilà l'appui nécessaire de notre espoir en une cité plus humaine et plus chrétienne; la preuve de sincérité que doit fournir toute âme de bonne volonté en prenant conscience de ce que Dieu attend d'elle. 

   Les mages, et après eux tous les saints, ont accepté l'invitation; ils n'ont pas eu à se plaindre des lenteurs divines; ils ont admiré, au contraire, le rendement de l'économie surnaturelle. 

   A nous de refaire cette merveilleuse expérience en imitant la foi des mages pour " trouver l'Enfant avec Marie sa Mère. " 

rp Joseph Marie Parent op+ 

   

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Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

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