Publié le 14 Mars 2019



Notre première éclosion de la saison : 19 beaux poussins Australorp (et leurs fiers parents).
congratulations !

« L'homme doit être tout à fait sûr qu'à chaque instant Dieu le regarde du haut des cieux » Saint Benoît
Publié le 14 Mars 2019



Notre première éclosion de la saison : 19 beaux poussins Australorp (et leurs fiers parents).
congratulations !

Publié le 14 Mars 2019

il a de la chance quand même! " il se souvient de la maison d'autrefois!"





Le péché, le repentir, le retour: tels sont les trois actes du petit drame.
Un homme avait deux fils. Le plus jeune, - le plus accessible à la passion et à l'erreur, - vient réclamer sa part d'héritage: " Père , donnez-moi la part de bien qui me revient." C'est , d'après le Deutéronome (XXi;17), le tiers de la fortune paternelle: les deux autres tiers revenaient à l'aîné. Parfois le partage se faisait du vivant du père. Les enfants devaient pouvoir alors à la substance de leurs parents; mais le partage une fois accompli était irrévocable. C'est contre les chances impliquées dans cette mesure que l'Ecclésiastique mettait en garde un père trop confiant (XXXIII,19,22) La demande du jeune fils témoigne d'un désir immédiat et immodéré de liberté. Le père s'y soumet, cependant : il attribue à chacun ce qui lui revient; l'aîné demeurera à la maison et laissera ses parents en tranquille jouissance de la portion qui lui est échue.
Le partage achevé, les indices d'ingratitudes se multiplient. Quelques jours seulement après être entré en possession, ayant réalisé tout son avoir, afin de n'être jamais contraint de revenir en arrière, le jeune homme s'en va dans un pays lointain, le plus loin possible, semble-t-il. Jusqu'ici , ce ne sont que des préparatifs de la faute, mais la faute vient bientôt: toute cette richesse, qui était le travail accumulé par son père et l'épargne de sa vie, il la dissipe en débauche. Alors une grande famine survient dans la région; et, à l'heure où ses biens lui eussent été le plus nécessaires, il commence à manquer de tout. La misère l'oblige à se mettre au service d'un des habitants du pays. Lui qui avait été libre, indépendant, associé à l'oeuvre de son père, il s'attache à un étranger, à un païen. Encore, cet homme ne le garde-t-il pas auprès de lui: il l'envoie dans ses terres, ne lui assure même aucun salaire, et témoigne de son dédain en lui assignant la besogne qui devait le plus répugner à un Juif: il sera désormais le pourvoyeur d'animaux immondes, leur serviteur! A peine a-t-il de quoi manger. Il en vient à souhaiter la nourriture des pourceaux et à désirer pour lui-même la pulpe fade et lourde dont ils se gorgent:: mais nul ne songe à lui en offrir.
Voici le second acte: le repentir.
La parabole nous montrera que l'homme doit s'employer lui-même à son retour vers Dieu. Le prodigue revient à lui, comme d'une longue extase impure. Il se rappelle sa maison d'autrefois, où la vie était si digne, où les serviteurs eux-mêmes ne manquaient de rien :" Combien de mercenaires, se dit-il , chez mon père, ont du pain en abondance: et je suis ici, moi, à mourir de faim! Je me lèverai, j'irai vers mon père..."
Tout est gagné: il dit :" Mon Père,"
C'est la parole sans cesse répétée au cours de ces versets, - la première, la plus douce que le Seigneur nous ait apprise . Dans le coeur du prodigue, cela a survécu à tout. Il faut que Dieu ait gravé bien profondément au coeur de l'homme ce sentiment de sa paternité, pour que nulle dégradation ne l'efface. " Du sein de ma misère et de mon abjection, l'être souillé et méconnaissable que je suis, je me lèverai et j'irai vers mon père. Il y a loin : n'importe; c'est bien le moins que je fournisse à nouveau, pour le revoir, tout le chemin indignement parcouru pour m'éloigner de lui. Je lui dirai :" Père ! j'ai péché contre le ciel et contre vous. Je ne suis plus digne d'être appelé votre fils. Prenez-moi cependant, au titre de l'un quelconque de vos serviteurs. Du moins, je serai avec vous.... " Il ne songe pas à chercher une excuse; c'est un repentir tout trempé de charité.
Le prodigue ne se borne pas à la résolution: il l'exécute sur-le-champ. Il ne semble même pas supposer que son père puisse l'avoir oublier ni lui tenir rigueur. Et il ne s'est point trompé. Son père l'aperçoit, alors qu'il était loin encore. Il le reconnaît sous ses haillons sordides; et ses entrailles sont émues de compassion. Il court, malgré son âge; et le premier, tombe à son cou, le prend dans ses bras, l'embrasse tendrement.
Le fils avait préparé ce qu'il devait dire. " Père, j'ai péché à la face du ciel et devant vous. Je ne suis plus digne d'être appelé votre fils." Le temps pour prononcer le reste :" Faites de moi l'un de vos mercenaires;" car le père l'interrompt:"
Vite! dit-il aux serviteurs, apportez une robe, la plus belle, la meilleure que vous ayez, et l'en revêtez. Mettez un anneau à son doigt, l'anneau qui est le sceau des personnes de qualité, des fils de famille, le signe d'une nouvelle union; et donnez des chaussures à ses pieds, afin qu'il ne ressemble plus aux esclaves. Allez chercher le veau gras, celui qu'on nourrissait pour une fête: tuez-le, et mangeons-le dans un joyeux banquet. Car mon fils que voici était mort, et il est ressuscité; il était perdu, et il est retrouvé! Et bientôt , le festin commence.
Cependant, le fils aîné était aux champs. Et à son retour, tandis qu'il approchait de la maison, il entendit de la musique et des choeurs de danse; il appela un de ses serviteurs, et lui demanda ce qui se passait. " C'est que votre frère est de retour, lui fut-il répondu, et parce que votre père l'a retrouvé sain et sauf, il a tué le veau gras. " L' aîné fut outré de colère, et refusa d'entrer. Son père vint à lui, insista pour qu'il prît part à la fête. Mais il répondit :" Voilà de longues années que je vous sers: jamais je n'ai violé vos ordres; et à moi jamais vous n'avez donné le moindre chevreau, pour le manger avec mes amis! Mais quand votre fils , ce débauché qui a dévoré son bien avec des courtisanes est arrivé, c'est pour lui que vous avez tué le veau gras'" Voilà bien l'insolence, la morgue, l'âpre jalousie des pharisiens.
Le père ne dédaigne pas, cependant, de répondre à cette décourtoisie, et de façon si aimable, si affectueuse :" Mon enfant, vous êtes toujours avec moi, vous, et tout ce qui est mien est vôtre. Notre intimité et notre bonheur sont de tous les jours et ne font pas évènement dans notre vie. Mais il fallait bien faire fête et se réjouir, parce que votre frère était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu et il est retrouvé. "
dom Delatte.
Publié le 14 Mars 2019


Ô saint patron exalté, saint Raymond, modèle de charité pour les pauvres et les nécessiteux, me voici humblement prosterné devant tes pieds pour implorer ton aide dans mes besoins. Comme c'était votre plus grande joie d'aider les pauvres et les nécessiteux sur terre, aidez-moi, je vous en conjure, glorieux saint Raymond,
A toi, glorieux protecteur, je viens pour que tu bénisses le fils que je porte dans mon sein. Protégez-moi et protégez cet enfant, maintenant et pendant l'accouchement . Je promets de l'éduquer selon les lois et les commandements de Dieu. Écoutez mes prières, mon protecteur aimant, saint Raymond, et faites de moi une mère heureuse de ce fils dont j'espère donner naissance par votre puissante intercession. Amen.

Publié le 12 Mars 2019




Ce fut notre grande joie aujourd'hui, en cette fête de saint Grégoire le Grand, d'habiller un nouveau novice pour le monastère.
merci mon père pour vos prières, je sais être aussi entre de bonnes mains. ce soir, je pensais à tout cela. tout est grâces! des choses comme ça on ne sait pas d'où ça vient. des prières efficaces , des coïncidences troublantes. j'arrive encore à me surprendre
bon et saint carême à vos jeunes.
félicitations . avec l'assurance de mes prières.
le petit placide.
Publié le 11 Mars 2019

Ave, Regina cælorum
Ave, Domina angelorum,
Salve, radix, salve, porta
Ex qua mundo lux est orta.
Gaude, Virgo gloriosa,
Super omnes speciosa ;
Vale, o valde decora
Et pro nobis Cristum exora.

para Pedro i su familia. con la esperanza de venir a verte, ¡quién sabe!
a medida que las vocaciones aumentan, los monjes están preparando una fundación en Alicante! con Bibi como portero. !
comme les vocations augmentent les moines ils préparent une fondation à Alicante ! hu hu hu ... avec bibi comme portier .
Publié le 10 Mars 2019

"Nous sommes avertis que la vie éternelle, la vie surnaturelle, ne consiste pas dans de simples pratiques, des émotions, de prétendues expériences religieuses, dans des tensions énergiques de volonté, dans des agitations et des impatiences secrètes; la vie surnaturelle, c'est de connaître, c'est-à-dire d'être uni de pensée et d'âme à Dieu et à Notre Seigneur Jésus-Christ. Et connaître, nous l'avons dit souvent, ce n'est pas seulement savoir ce que les mots signifient, c'est connaître avec assentiment profond, avec adhésion de notre esprit à la lumière, avec attachement de notre âme aux divines réalités qui nous sont montrées.
Cette vie éternelle, c'est sans doute, dans sa perfection, la vision et la connaissance intuitive où Dieu nous deviendra intelligible par lui-même et par son union glorieuse en nous; mais c'est aussi la vertu de foi; c'est même et plus encore cette connaissance obscure, ignorance et science tout ensemble, qui en nous est l'épanouissement de la foi et nous ramène sans cesse à Dieu, comme à la seule beauté qui mérite notre regard.
Nous ne la voyons pas et ne pouvons penser qu'à elle; là seulement, devant sa splendeur voilée, nous trouvons le repos, la paix, la joie souveraine.
dom Delatte. osb+
Publié le 9 Mars 2019


Après tout, il le savait en s'incarnant, en devenant homme. Être tenté, on en est tous là. En même temps que l'humanité, tous ici, nous avons la tentation en commun. La tentation n'est pas en option, on naît avec, on meurt avec, même les plus grands saints. Nous vivons tous et toujours avec l'oreille prête à écouter une petite langue de serpent qui nous susurre une petite saleté, une petite médiocrité, bien attirante, bien savoureuse, et dont l'amertume se révèle après coup, comme une morsure cuisante et mortifère. On en est tous là, d'être faibles face au mal. Et quand le tentateur nous voit arriver de son œil torve, pleins de nos belles résolutions de Carême, il se frotte les mains: «toi mon gars, tu ne perds rien pour attendre».
Le diable est comme le croque-mort dans Lucky-Luke, toujours derrière vous, à prendre vos mesures. Et nous sommes de bons clients, avec nos habitudes, et, de temps en temps, un petit extra. Nous en sommes tous là, pécheurs de la commune espèce.

homélie du mercredi des cendres.
Publié le 8 Mars 2019

Le souvenir de l'Agneau ne réveille-t-il pas en nous l'idée de l'innocence, de la candeur et du sacrifice? N'invite-t-il pas à une patience invincible, au milieu des souffrances et des persécutions? Lorsque nous pensons au Prince des agneaux, nous avons présente cette parole magistrale :" Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups."
La race bêlante n'oppose à la dent des bêtes cruelles que l'arme de la patience. Ainsi le chrétien, formé à l'image du Christ et des Saints, triomphera de la haine et de la rage de ses ennemis , par sa simplicité, son calme et sa patience.
On lit dans la vie de saint Antoine, que pour former un disciple à la vertu de la patience, il l'envoya battre une pierre. De retour, le saint Patriarche lui demanda ce que la pierre a répondu à ses coups?
- Rien, fut la réponse. Soyez donc comme cette pierre, lorsqu'on vous chargera d'outrages.
Un Père du désert disait :" Ceux qui nous louent, nous trompent; ceux qui nous calomnient et nous maltraitent, nous rendent de signalés services; ils nous exercent dans les vertus de la patience et de la charité."
Publié le 6 Mars 2019



prière de persévérance
monastique.
+
Très Sainte Vierge Marie avec une entière confiance en votre coeur de Mère, je vous prie instamment de prier Votre Fils notre Dieu de mener à bonne fin l'oeuvre qu'il a commencé en moi et de commander à sa grâce de venir à mon aide, pour ce que ma nature a de moins possible, car sans Vous, je ne puis ni ne veux rien faire.
Santísima Virgen María, con plena confianza en el corazón de tu Madre, te exhorto a orar a Tu Hijo nuestro Dios para que lleve a buen término la obra que comenzó en mí y para que ordene a Su gracia que venga en mi ayuda, pues lo que mi naturaleza tiene menos posibilidades porque sin Ti, no puedo y no haré nada.
Publié le 5 Mars 2019




Juan José Castañón Fernández,
Né à Moreda en 1916. En 1928, il entra au séminaire de Valdediós, où, en raison de son apparence enfantine, on l'appela "Castañín". Ceux qui ont vécu avec lui ont manifesté qu'il avait une dévotion particulière à la Vierge et un amour déterminé pour sa vocation sacerdotale, qu'il défendait quand on essayait de l'éloigner de ses desseins. Il avait 18 ans quand on lui a tiré dessus.


José María Fernández Martínez
Né à Muñón Cimero (Pola de Lena), en 1915. Durant son enfance, il fut élève de l'école des Maristes de Pola de Lena. Ses amis se souviennent de lui comme étant "très gentil, sociable et joyeux". Il entra au séminaire en 1927. Il s'inquiétait de la situation politique et était conscient du danger qu'il courait en disant à ses proches que dans la cour du séminaire "on les insultait et leur jetait des pierres".




sIxto Alonso Hevia
Dès son plus jeune âge, il a voulu entrer au Séminaire. Il était originaire de Poago, bien qu'il vivait à Luanco. Il était l'aîné de onze frères. Il a été capturé quand la guerre a éclaté avec son père. Les raisons invoquées étaient que son père était catholique et qu'il était séminariste. Les frères se souviennent qu'il disait à ses parents : " S'il m'arrive quelque chose, vous devez pardonner ". Il avait 21 ans.
Il entra au séminaire de Valdediós au début du mois d'octobre 1929, alors que les séminaristes se préparaient à célébrer la fête de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Patronne des Missions. Octobre est aussi le mois du Rosaire et le mois de la Mission, et notre protagoniste n'a laissé passer aucun jour sans prier le chapelet ou prier pour la propagation de la foi. Ses compagnons se souviendront aussi de sa passion pour l'évangélisation, soulignant sa collaboration constante avec l'Académie d'études missionnaires du Séminaire.
Le nom de sa mère sur terre était le même que celui de sa mère au ciel, dont il était un grand dévot. Ses camarades de classe disaient que quand il n'étudiait pas ou ne jouait pas au fronton, il était toujours aux pieds de la Vierge de Valdediós qu'il aimait tant et celle qui mettait tant de prières à ses pieds. De même, qu'il soit à Luanco ou à San Jorge de Heres, il n'y a pas un jour où il ne vint pas à un autel de la Vierge pour lui manifester son amour, pour égrener une prière ou pour laisser une fleur. On pouvait l'imaginer aujourd'hui avec sa finesse et sa soutane à travers les rues de San Jorge de Heres, sur le chemin de la Chapelle de la Vierge de la Lumière pour remplir son obligation de fils.
Comment dans la baie de Luanco, il nageait jusqu'à la mer dans le sillage des bateaux de charbon de bois et plongeait comme un vrai professionnel pour ramener à terre le plus de charbon de bois possible. Puis il les séchait au soleil et les emportait chez lui où il gagnait beaucoup d'argent. Ainsi, à la fin de l'été, il est retourné au séminaire, sa mère a dû chauffer la maison et la cuisine pendant l'hiver, sans avoir à dépenser l'argent qu'ils n'avaient pas. Sans aucun doute, ce fait nous en dit déjà long sur la grandeur de l'âme de Sixto.
Beaucoup de définitions nous viennent de lui et en aucun cas il ne s'en sort mal : sérieux et affectueux, agréable, avec un caractère particulier ; il ne s'est jamais fâché, il ne pouvait pas se battre... il était grand garçon, aux yeux bleus et très proche de sa mère. Même certains membres de sa famille et certaines de ses connaissances ont commenté : " Il était difficile de trouver des défauts ".
Il a été le premier de sa classe, comme son camarade de classe Rafael Somoano Berdasco l'a toujours reconnu publiquement. Il a été très brillant dans ses études et dans tout ce qui est académique qui, en outre, se distingue également dans sa vie de piété et dans sa coexistence avec les compagnons avec lesquels il a partagé les compétences sportives.
Il rayonnait d'un grand amour pour l'Église, comme en témoigne sa prière constante pour le Pontife romain, qu'il vénérait certainement. Il jouit d'un talent naturel privilégié qui lui permet de se surpasser dans le nombre de reconnaissances académiques et exceptionnelles qu'il reçoit chaque année.
Ses camarades de classe se souvenaient toujours de sa facilité d'élocution, de sa dextérité oratoire et de l'excellence qu'il offrait à la déclinaison, ce qui faisait de lui un habitué des soirées littéraires organisées dans le séminaire les jours de fête.
Intervenant devant le tabernacle, il n'a jamais négligé de visiter le Saint-Sacrement à tout moment de la journée. Il a aussi suivi avec beaucoup d'intérêt et d'affection les apostolats de "l'Action Catholique", ainsi que les publications qui sont arrivées à la bibliothèque du séminaire.
L'amour de sa vie était sa propre vocation, au service de laquelle il mettait tous ses talents avec l'illusion d'escalader un jour les marches de l'autel. Quand il était en vacances à Luanco, il essayait de passer inaperçu ; sans aucun doute, il était humble et authentique. Dans la paroisse Sainte-Marie, il se tenait toujours à l'arrière pour prier dans les endroits les plus sombres et où presque personne ne remarquait sa présence.
Même lorsqu'il était malade, il n'a pas manqué la Sainte Messe, ce qu'il a fait jusqu'à son arrestation. Au contraire, il n'aimait pas du tout la politique, alors qu'au séminaire cet intérêt grandissait de plus en plus.
Poète de la vie, ami même de ses bourreaux
Après avoir terminé sa troisième année de philosophie et pendant ses vacances à Luanco, il a été arrêté avec son père. Ses accusations : "aller à la messe", l'une pour être séminariste et l'autre pour être le père d'un futur prêtre. Les deux ont été arrêtés dans l'église de Luanco, qui servait de prison dans la région. Là, aux pieds du Saint Christ du Secours qu'ils avaient tant prié et chanté, ils doivent maintenant vivre des heures de passion et de croix sous son regard et soutenus par sa grâce. Comme s'exclame son hymne : "A tes plantes, Christ du Secours, tout le peuple vient t'adorer".
Comme la nourriture était déjà rationnée et que les miliciens qui commandaient à Gozón savaient à peine lire ou écrire, ils chargèrent Sixte de toute la paperasse et des comptes qu'ils avaient à remplir : abécédaires, chiffres, correspondance ?
Comme c'était lui qui était chargé de toute la coordination de la distribution de la nourriture, il a dû écouter beaucoup de mauvaises paroles ; un jour des hommes sont venus attirer son attention en disant : "Entendez-vous si curilla, croyez-vous que vous pouvez donner une seule miche de pain à un homme qui travaille ? Puis ils lui ont donné une forte raclée, en déchirant les vêtements qu'il portait. Il passa près de la maison, et sa mère, le voyant griffé et déchiqueté, lui demanda : "Sixto mon fils, que s'est-il passé ? mais il minimisa son importance en disant : "Rien mère, je suis tombé quand je suis allé chercher du bois de chauffage et j'ai mis la main dessus".
Bien qu'il rêvait de devenir prêtre, il pensait bien que sa fin était proche. Chez lui, dans une photo qu'il avait de sa promotion au séminaire, il a dessiné une petite croix à côté de son visage, et derrière elle il a laissé sa signature. Une des paroles qu'il a dites à sa mère la dernière fois qu'il était à la maison, montre clairement la spiritualité de son âme :
"Mère, s'il m'arrive quelque chose, tu dois pardonner.
Sur le chemin de croix encouragé par un grand prêtre
Son oncle était prêtre de San Jorge de Heres, mais les derniers jours qu'il a passé à la maison, il semble qu'il soit allé se confesser avec le prêtre de Perlora, Don Manuel Pintado, qui était déjà un saint et qui va mourir martyr, laissant un précieux journal écrit dans sa cachette.

noblesse oblige. pro Deo et Patria
Nos héros et martyrs, sans doute, ont reçu de Dieu le prix auquel ils sont devenus créanciers pour leur fidélité et leur héroïsme ; mais cela ne nous dispense pas de leur rendre aussi nos hommages d'admiration, de grande gratitude, de dévotion fervente et ce sera cette pierre tombale, placée ici aujourd'hui et demain où sera le séminaire, qui parlera pour nous et qui dira à tous ceux qui nous succéderont ou nous visiterons :
le Séminaire d'Oviedo, vantant et perpétuant la mémoire de ses étudiants glorieusement tombés pour leur Dieu et pour leur patrie bien-aimée, héros éclairés, séminaristes et prêtres martyrs de la Sainte Église de Dieu''.

Samedi prochain, le 9 mars, la béatification des neuf séminaristes martyrisés à Oviedo, tués pendant la persécution religieuse entre 1934 et 1937, aura lieu dans la Cathédrale d'Oviedo (Espagne).
Ce sont les Serviteurs de Dieu Ángel Cuartas Cristóbal et huit compagnons martyrs, tous étudiants au Séminaire d'Oviedo (Espagne), assassinés pour haine de la foi pendant la persécution religieuse entre 1934 et 1937. L'aîné de ces martyrs avait 25 ans et le plus jeune avait 18 ans.
La célébration aura lieu à 11 heures dans la cathédrale et sera présidée par le Préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le Cardinal Angelo Becciu.
Selon les rapports du diocèse d'Oviedo, ces jeunes martyrs sont divisés en deux groupes, ceux qui sont morts pendant la révolution de 1934 et ceux qui ont été tués entre 1936 et 1937.
le 6 octobre, "les révolutionnaires ont tiré sur le séminaire, et les séminaristes se sont enfuis aussi loin qu'ils le pouvaient. Un groupe se cacha, mais ils les trouvèrent et les emmenèrent à la prison de Mieres. Un plus petit groupe s'est réfugié dans un sous-sol. Ils y sont restés toute la nuit, se demandant s'ils allaient mourir martyrs, récitant le chapelet. Comme ils n'avaient rien mangé ni bu, le lendemain, jour 7, l'un d'eux sortit pour voir s'il pouvait trouver à manger. Mais ils l'ont arrêté et l'ont forcé à dire où ils étaient. Tout le monde a quitté le sous-sol sauf le Dominicain et un séminariste. Ils ont été emmenés dans la rue et les gens ont commencé à dire'Tuez-les, ce sont des prêtres'. Puis ils ont commencé à tirer.
Angel Cuartas Cristóbal et ses 8 compagnons, élèves du séminaire d'Oviedo martyrs de la guerre civile espagnole entre 1934 et 1937. Le plus vieux avait 25 ans, le plus jeune, 18.
Angel Cuartas Cristobal, né en 1910 dans une famille modeste de Lastres, entré au séminaire en 1923. Il était sous-diacre et était en cinquième année de théologie. Il fut abattu le 7 octobre 1934. Il avait 24 ans.
Gonzalo Zurro Fanjul, né en 1912 à Avilés, entré au séminaire en 1925. Il possédait de grands dons intellectuels et était en deuxième année de théologie. Il est le premier à mourir, le 7 octobre 1934. Il avait 21 ans.
José María Fernández Martínez, né en 1915 à Muñón Cimero (Pola de Lena), entré au Séminaire en 1927. Il étudiait la théologie. Il a été abattu le 7 octobre 1934. Il avait 19 ans.
Sixto Alonso Hevia, né en 1916 et entré au Séminaire en 1929. Il avait terminé sa troisième année de philosophie au début de la guerre. Il a été capturé, mobilisé et envoyé au front à Puerto de Ventaniella. Là-bas, le 27 mai 1937, il a été décapité en criant 'à Dieu'. Il avait 21 ans.
Manuel Olay Colunga, né en 1911 à Noreña, entré au Séminaire en 1926. Il fut capturé pendant la guerre, se trouvait à Gijón et le conduisit plus tard à Fortifier à San Esteban de las Cruces. Il était sous-diacre et allait étudier en cinquième année de théologie. Il a été abattu à Villafría (San Lazaro) le 22 septembre 1936. Il avait 25 ans.
Luis Prado García, né en 1914 à San Martín de Laspra, entré au Séminaire en 1930. Pendant la guerre, il se cacha chez des proches à Avilés, mais il fut découvert et conduit à Gijón. Le 4 septembre 1936, il fut tué criant 'Vive le Christ'. Il avait 21 ans.
Juan José Castañón Fernández, né en 1916 à Moreda de Aller, entré au séminaire en 1928. Il était en troisième année de philosophie. Il a été exécuté le 7 octobre 1934. Il avait 18 ans. Il était le plus jeune de tous.
Jesús Prieto López, né en 1912 à La Roda, entré au séminaire en 1925. Il était étudiant en troisième année de théologie. Il a été exécuté le 7 octobre 1934. Il avait 22 ans.
Mariano Suárez Fernández, né en 1910 à El Entrego, entré au séminaire en 1924. Il était en classe de théologie. Il a été tué le 7 octobre 1934. Il avait 23 ans.