spiritualite

Publié le 1 Novembre 2021

 

 

Nous venons d'entendre Notre Seigneur béni exposer Son programme pour le Royaume de Dieu, appelé les Béatitudes. Ce matin, je me concentrerai sur un seul d'entre eux,  : Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.

 Nous avons lu l'autre jour dans la vie de sainte Bernadette que, lorsque quelqu'un lui a demandé si la vision de Notre-Dame était belle, elle a répondu qu'elle était si belle que vous mourriez volontiers pour la revoir. Cela nous donne une vague idée de ce que c'est que de voir Dieu. C'est ce qu'est le Ciel.

Saint Jean nous dit dans sa première épître : Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu ; ce que nous serons n'a pas encore été révélé. Ce que nous savons, c'est ceci : quand il sera révélé, nous serons comme lui, car nous le verrons tel qu'il est. Et tous ceux qui ont cette espérance en Lui se purifient, tout comme Lui est pur. (1 Jn 3:2-3).

Saint Paul, de son côté, nous dit : Pour l'instant nous voyons dans un miroir, faiblement, mais alors nous verrons face à face. Maintenant je ne sais qu'en partie ; alors je saurai pleinement, comme j'ai été pleinement connu (1 Co 13:12).

Tel est le destin redoutable auquel nous sommes appelés.

Le ciel, notre demeure éternelle, la vraie terre dans laquelle nous sommes destinés à rester pour toujours, où nous verrons Dieu.

Le pape Benoît XII, lorsqu'il a défini comme dogme de foi que les âmes des saints voient réellement Dieu, précise que cette vision est : « intuitive, face à face, sans la médiation d'aucune créature… l'essence divine est vue immédiatement, ouvertement , clairement… les élus jouissent de cette vision de l'essence divine, et ils sont vraiment bénis et ont la vie et le repos éternels » (Bull Benedictus Deus).

La terminologie théologique cherche ici à épuiser les ressources du langage humain ; ça ne peut pas aller plus loin. Seule la vertu infusée de la foi peut conduire à une compréhension plus profonde de ce que signifient ces mots, mais dans cette vie, il y aura toujours un voile.

Ce n'est qu'après la mort que le voile sera levé et que notre Dieu bien-aimé sera vu face à face.

Si nous voulons voir Dieu de toute éternité, cette vision qui seule peut apaiser pleinement tous les désirs de notre esprit et de notre corps, nous n'avons qu'à purifier notre cœur.

Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu. Avoir un cœur pur, c'est certainement être chaste, c'est-à-dire ne pas être esclave des convoitises de la chair, mais cela signifie bien plus que cela. Avoir un cœur pur signifie viser Dieu seul, aimer Dieu seul, se concentrer sur Lui, Le vouloir, ne pas avoir de façade. C'est ne chercher en toutes choses que ce qui conduira à Lui. C'est se détacher de tout ce qui n'est pas Lui ou qui pourrait nous éloigner de Lui. Saint Augustin et saint Thomas nous disent que c'est la vertu de foi qui rend possible cette recherche passionnée du visage de Dieu, et c'est le Don de l'entendement qui nous incite à purifier notre regard et à chercher ce que l'œil n'a pas vu ni l'oreille entendue. , ni le cœur humain n'a conçu, ces choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment (1 Co 2:9).

Si ce désir grandit en nous, alors la tentation de trouver satisfaction dans les créatures perdra son emprise sur nous.

En ce jour donc, demandons la grâce que nos esprits et nos cœurs habitent vraiment en haut, que nous puissions percer les nuages et partager par la foi la béatitude de tous les frères et sœurs qui sont déjà là et qui, comme la grande foule des témoins (cf. Hb 12, 1), nous encouragent à notre propre récompense, eux qui, selon les paroles inspirées de saint Jean : sont devant le trône de Dieu, et l'adorent jour et nuit dans son temple, et celui qui est assis sur le trône les abritera. Ils n'auront plus faim et n'auront plus soif ; le soleil ne les frappera pas, ni aucune chaleur torride ; car l'Agneau au centre du trône sera leur berger, et il les guidera vers des sources d'eau de vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux (Ap 7:15-17).

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Octobre 2021

 

 

   Comme les grandes pluies d'orage, les pluies battantes et interminables d'été deviennent la sève du blé, l'humeur des grappes pesantes, la souplesse du bourgeon, la fraicheur du pré, la vie et l'ornement de la terre: ainsi la douleur chrétienne arrose, assouplit, féconde, devient " pain " comme dans la phrase du psaume, devient verger intérieur, source fraîche qui jaillit, prairie où poussent des fleurs immortelles .  

   Nous avons besoin de cette violence pour nous féconder; nous en avons besoin aussi pour nous protéger; nos vrais ennemis sont toujours nos flatteurs, hommes et choses. Qui sait si le salut n'est pas, pour tel être en péril du fait de ses succès et de sa tranquillité tentatrice, dans cet échec ou dans cette épreuve tragique que Dieu lui envoie, dans ce coup de cloche en avant de l'écueil, dans cet arrêt soudain en pleine course vers sa perte ! 

   Là-bas, dans les régions de la mort éternelle, là où la souffrance sans Dieu tord des êtres sans espérances et, hors la communion de l'amour, les crucifie sans un regard au ciel, ne soupire-ton pas désespérément vers les souffrances rédemptrices de la terre? Ah ! si le damné pouvait être en croix ! .... Mais la croix ne peut être plantée que dans ce sol à la fois âpre et divinement fertile. La croix veut le tertre humain , dont elle fait un asile sauveur.

   Mais aussi, la douleur, outre qu'elle est une utilité, est une beauté qu'on gémit, aujourd'hui, de voir avilie chez tant de pauvres êtres. Qui se doute, dans certains groupes , que la souffrance bien accueillie est plus grande que ce qu'on appelle grandeurs, que cette passante ensanglantée tresse une couronne plus belle que le laurier et plus belle que l'or ! Etre, après Jésus-Christ, l'un des points où la souffrance universelle prend conscience de soi et accomplit au bénéfice de chacun et de tous sa tâche rédemptrice, quelle sublimité !

   Mais ceux qui rejettent le Christ ne peuvent pas jalouser ses glorieux opprobres. Ceux qui ont fermé le ciel et pour qui le coureur humain , épuisé de sa dernière étape, va buter contre le tombeau, ne peuvent songer à magnifier ce qui nous réduit à une sorte de mort vivante: l'impuissance , la maladie, la ruine, l'humiliation les séparations de l'amour, la détresse. On ne peut que déshonorer la souffrance, quand on lui retire l'âme de religion qui la fait glorieuse. La Niobé païenne était déjà morne et stupéfaite; la douleur matérialiste et hideuse et hagarde. Ils ont défiguré la martyre chrétienne; on ne la reconnaît plus; ils en ont fait une forcenée et une décharnée dont chacun s'écarte; ils ont vitriolé cette beauté !

   Au vrai, il n'y a qu'une seule douleur qui soit supportable, c'est celle qui se fait sainte femme ou Cyrénéenne et, par amour , en larmes, mais avec un sourire dans le coeur, accompagne au calvaire son ami divin. 

  ....

   Ah ! certes, nous ne vénérons pas la douleur pour elle-même. Nous ne tombons pas dans le mysticisme voisin de la névrose qui retournerait les valeurs de vie. En soi, la joie est normale, la douleur ne l'est pas .

   Si nous portons la croix, c'est pour que la croix nous porte. Souffrir pour croître; souffrir pour mériter; souffrir pour expier; souffrir pour aider; souffrir pour Jésus-Christ et ses frères; souffrir comme on travaille , pour gagner sa vie, cette fois sa vie éternelle , c'est notre programme. 

   " Les saints, disait le bon curé d'Ars, sont moins heureux que nous; ils vivent de leurs rentes, ils ne peuvent plus rien gagner. "

Nous gagnons , nous, quotidiennement par un labeur actif et passif, ce que le Christ a commencé de payer. Au fond de sa bourse opulent nous joignons nos piécettes. Ainsi se forme, ainsi s'accroît, sans que rien ne s'en déprécie ni ne s'en perde, le trésor du temple éternel. 

Sertillanges. OP 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Octobre 2021

 

 

   

   " Riez, riez, mes enfants, quand les novices rient le diable pleure. "

bienheureux Humbert de Romans.

 

La joie est la vérité de la vie; elle est le droit, elle est la sagesse, étant donné que nous sommes dans notre voie et que nous demeurons unis à Celui qui gouverne nos destinées, qui nous aime, qui a lié notre avenir à de prodigieuses promesses et qui nous dit en toute difficulté, en toute atteinte des réalités immédiates et en toute anxiété touchant ce qui nous menace :" Ne craignez pas, petit troupeau , car il a plu à notre Père de vous donner un royaume."

   Cette joie, qui est de droit, est aussi moralement une nécessité; c'est un devoir strict, parce que, en premier lieu, elle est le témoignage de la confiance filiale que notre Père des cieux est en droit d'attendre de nous; elle est une forme de reconnaissance; elle reflète les sentiments que doivent nous inspirer la grandeur de Dieu , sa perfection, sa béatitude. Ensuite , cette joie est un état d'esprit indispensable à l'accomplissement de nos autres devoirs. 

   La joie est une force, la tristesse brise nos énergies; la joie nous épanouit, déplie notre âme, l'ouvre aux souffles d'en haut, la féconde; la tristesse nous resserre et nous ronge, nous isole et nous stérilise. La joie est donc utile à la vie morale et à la productivité, à la vie familiale et sociale, à tout ce qui dépend de notre santé spirituelle, voire de notre santé physique, et la tristesse leur est nuisible. 

   " Un saint triste, disait saint François de Sales, est un triste saint": on peut en dire autant de chaque homme. Si l'on ne veut pas sombrer jusqu'au dessous de soi-même, se voir débilité et paralysé en face des dangers, en face des devoirs, il faut goûter au tonique de la joie, il faut garder au coeur l'impression d'une douce fête, celle qu'évoque le saint Livre en disant que le coeur du juste est un festin perpétuel. 

... 

  Il n'y a qu'une chose qui puisse nous arracher la joie, c'est cela même que nous poursuivons si souvent comme sa cause: le mal. Le mal qui nous sépare de Dieu, qui s'oppose au règne de Dieu et par suite, puisque notre salut en vient, à notre propre règne sur nous-mêmes, à notre épanouissement supérieur, à notre vraie vie, haute et durable: tel est l'ennemi de la joie. 

" Réjouissez-vous, réjouissez-vous dans le Seigneur sans cesse, je vous le dis encore, réjouissez-vous. "

   Cette joie a des degrés; elle s'approfondit à mesure que nous pénétrons, que nous installons plus en avant dans la vie nouvelle. L'homme ancien ne cède que peu à peu; l'homme nouveau est comme le papillon qui dégage péniblement ses ailes des enveloppes de la nymphe et de la chrysalide.

   ....

   Quand je crois, je ne puis manquer de goûter la sérénité d'une pensée qui se rassure, qui s'équilibre au dedans et qu'aucun mystère du dehors, aucune obscurité de la vie ne pourra plus surprendre. 

   Quand j'espère, j'ai en moi mon objet d'espérance et mon secours, comme on a un héritage, après que par une annonce authentique on a été saisi de l'heureux gain. 

   Mais surtout quand j'ai la charité, quand j'aime Dieu et mes frères en Dieu, j'ai la source de joie toute intime et toute vive. J'aime Dieu, et il est la perfection pleine; j'aime Dieu et Dieu m'aime au point de ne songer qu'à me consoler; j'aime Dieu, et ce qu'il me défend, ce qu'il me déconseille me devient de ce fait odieux et comme impossible, ce qu'il me demande, me suggère ou m'impose, quelque dur qu'il soit, devient une douceur, car " là où l'on aime, dit saint Augustin, il n'y a plus de peine, ou s'il y a de la peine, on aime la peine. "

    L'amour, qui est la clef de tout, est donc spécialement de cette vertu de joie qui est aussi une promesse et une récompense. En m'attachant au Dieu de toute vie, l'amour me le donne comme une possession anticipée, qu'il n'y aura plus qu'à déployer pour que l'allégresse éclate. 

   L'amour trouve tout en tout, parce qu'il trouve en Dieu tout et qu'à rien il ne s'attache sans que Dieu y soit inclus comme motif et comme bien suprême. Il est donc satisfait et joyeux de tout, même de ce qui ferait sa peine. Il ne sent plus de fardeau, ne s'éloigne d'aucune tâche, ne s'excuse sur aucune faiblesse, ne se trouble d'aucun changement, ne redoute aucun insuccès; il se croit tout possible et réussit toujours à la fin, car il ne veut que ce que veut l'amour, son amour divin, cet allié de la toute-puissance. 

   Qu'il me sera donc facile, mon Dieu, d'être en joie! Il suffit de vous aimer ; il suffit de cette chose en elle-même si simple, si obligée de toute façon et si délectable. Vous aimer, et par amour rester dans vos commandements, c'est là tout. A cette seule condition, tout est à mon service, parce que tout est au vôtre et que l'amour communique ses biens. Ma joie ne dépend d'aucun hasard, d'un évènement du dehors ou du dedans, sauf ceci que je vous sois fidèle, car en vous elle se tient, vous seul en êtes la source, et cette source, c'est l'Amour qui la fait couler. 

   Que je vous aime donc, mon Dieu, et que la joie brille en moi, que beaucoup d'autres vous aiment et que la joie embrase tous ces anciens ou nouveaux serviteurs.

   Flamme au milieu de nos cendres, lumière dans notre nuit, sublimité paisible et féconde au cours de nos agitations et de nos tourments, faites de la joie chrétienne la consolation de cette heure grave, de ce lendemain de deuil et de cette aurore d'un avenir que nous ne discernons pas.

Sertillanges. 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 18 Octobre 2021

 

 

 dédicace pour Alexandro,

14 ans 

(si tu comprends bien le français, )

bon courage.

Philippe. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 14 Octobre 2021

 

 

 

 

 

 

" Mais quand les hommes rebelles à l'abandon tombent dans de fortes épreuves, et qu'ils sont rabotés avec un dur et rude balai, il leur parait que tout est perdu, et ils tombent en grande et forte tentation, dans le doute et dans une crainte effrayante. " Non, Seigneur, disent-ils, tout est perdu. Je suis privé de toute lumière et de toute grâce." 

Si tu étais un homme bien ordonné et bien abandonné jamais il n'en irait si bien pour toi, et tu ne serais jamais mieux qu'au temps où le Seigneur voudrait te chercher; cela te suffirait, tu éprouverais la vraie paix. 

Qu'il te veuille dans l'aveuglement, dans l'obscurité ou la froideur, qu'il te veuille fervent ou qu'il te veuille pauvre selon ce qui lui plait, en toute manière, dans l'avoir ou dans la privation, quel que soit le moyen qu'il prenne pour te chercher, tu te laisserais trouver.

Ah! mes enfants, celui qui suivrait ce chemin et se livrerait intérieurement et extérieurement, comment pensez-vous que Dieu en agirait avec lui ? Ah, il l'élèverait si délicieusement au-dessus de toute chose. " 

Tauler 

La soumission à Dieu, en un sens, va jusqu'au péché même. Notre faiblesse et notre misère inhérentes à notre nature naissent avec nous, et nous poursuivent tout le long de notre vie. Nous sommes pétris de néant et nous tendons vers le néant. Que de fois ne sommes-nous pas arrêtés dans notre ascension vers Dieu par les tentations qui troublent notre conscience, et par les chutes qui nous bouleversent! Là encore, il y a une ascèse de l'esprit à exercer qui consiste surtout à ne pas se laisser décourager, à accepter ces tentations avec esprit d'humilité, tout en y résistant avec force, à pleurer ses péchés...

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 13 Octobre 2021

 

 

 

"Veux- tu devenir et être une petite brebis  ? Etablis-toi dans une vraie paix, toujours égale, en tout ce qui peut arriver, de quelque façon que ce soit. Quand tu as fait ce qui te regarde, sois en paix, et sans crainte en toutes choses, de quelque façon qu'elles arrivent. Confie tout à Dieu, et abandonne-toi complètement à lui, même dans tes fautes, , non pas d'une manière sensible, mais selon la raison, c'est-à-dire en te détournant d'eux, en en ayant de l'aversion.

Dans ce sens, on ne s'abandonnera jamais trop.

Tauler. 

 

les voeux arrivent encore de...  Moscou ! super sympas.. 

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Octobre 2021

 

 

... Dans le recueillement de notre âme, dans le silence de tous les bruits du monde, adorons en toutes choses la douce providence de notre Père . Il sait, Lui ce qu'il faut à chacun de nous; il a calculé et mesuré les coups de marteaux nécessaires pour nous sculpter à son image; il sait les déchirements dont a besoin notre coeur pour se tourner vers l'Infini.

   Dieu lui-même , au cours de notre vie, et, on peut dire à chaque instant même de notre existence, nous appelle lui-même, force nos regards à se tourner vers Lui. Sachons l'écouter  et ne faisons pas la sourde oreille . Courbons-nous avec humilité, douceur et reconnaissance sous les épreuves grandes et pénibles qu'Il nous envoie. 

   L'épreuve est la voie de Dieu.

   " C'est la myrrhe que Dieu nous donne sous forme de souffrances de quelque genre qu'elles soient, intérieures ou extérieures. Celui qui accepterait cette myrrhe en charité, sous la même impulsion foncière qui nous la fait donner par Dieu, quelle vie délicieuse ne sentirait-il pas naître dans son âme! Oui, la plus petite comme la plus grande souffrance que Dieu laisse tomber sur toi vient du fond de son ineffable amour; oui d'un amour tout aussi grand que les dons les meilleurs et les plus sublimes qu'il puisse te donner ou qu'il t'ait jamais donnés... Si seulement tu voulais les accepter....! 

Tauler. 

  Laissons-nous chercher dans une humble soumission à sa volonté; quand notre coeur est meurtri, quand des souffrances plus intimes encore viennent nous éprouver, c'est Dieu qui nous cherche, c'est Lui qui nous appelle. Laissons-nous bouleverser par Lui. 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Octobre 2021

 

 

 Habituées à Le contempler, nos âmes sont de plus en plus captivées par sa souveraine beauté, habituées à nous confier en Lui, à nous abandonner entre ses mains, rien ne pourra plus troubler le calme de nos âmes.

Dieu est notre Père. Que sa douce volonté s'accomplisse en nous! C'est ce fiat de résignation, ce fiat de joie et de reconnaissance que l'âme chrétienne doit chanter sans cesse. 

   Si tu es possédée par Dieu, toutes les créatures ne sauraient faire dériver et chavirer ta petite barque, ton vouloir foncier. A un tel homme, Dieu, le meilleur de tous les biens donne un joyau si magnifique, c'est-à-dire une joie si intense, que l'homme en reçoit au fond de l'âme une paix si vraie et une telle sécurité que ceux-là seuls peuvent le comprendre qui en jouissent. 

Il peut, il est vrai , arriver assez souvent que les vagues déferlent du dehors en tempête contre la petite barque, comme si elles voulaient engloutir son passager,; mais le trouble ne peut l'envahir au point de l'empêcher de demeurer intérieurement dans sa bonne paix. 

La petite barque peut bien être secouée et ballotée du dehors, mais il ne lui arrivera jamais plus de chavirer; sa divine paix intérieure et sa vraie joie lui restent toujours.

Tauler.

 

" In manus tuas commendo spiritum meum"

" Mon Dieu, je remets mon âme entre vos mains; à chaque instant de ma vie, dans tous les évènements qui m'arrivent. Mon Dieu , vous notre Père, je sais que par des voies que nous ne comprenons pas toujours, vous nous conduisez vers vous. J'adore votre sainte volonté. 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 7 Octobre 2021

Rédigé par Philippe

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Publié le 18 Septembre 2021

Rédigé par Philippe

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