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Publié le 28 Janvier 2018

   La période du Carême est une des plus riches, liturgiquement, de toute l'année: on peut même dire qu'elle est, sous certains rapports, la plus riche et la plus complète.  Elle semble se caractériser par le fait qu'elle contient surtout des leçons de vie morale et de perfection.

   Pendant le Carême, il y a bien d'admirables et d'importants enseignements destinés à nourrir la foi: ils s'imposent, du reste, comme la source d'où découlent les exhortations pressantes exprimées, durant tout ce temps , dans les diverses formes du culte, et comme leur raison justificative.

   Au cours de cette sainte période, l'Eglise ne perd donc jamais de vue et ne cesse de rappeler à ses enfants le dogme primordial de la Rédemption et ceux qui s'y rattachent nécessairement : le péché originel, la tentation, l'épreuve, les sacrements etc... Mais la réalité de ce mystère impliquant pour nous des conséquences d'ordre moral immédiates, universelles et impérieuses, il fallait que celles-ci, dans la trame des textes et des cérémonies , eussent un relief plus accentué et apparussent sous de plus vives couleurs.

   Une note générale domine la liturgie du Carême. On la retrouve pour ainsi dire à chaque pas, et elle frappe vivement les esprits les moins attentifs aux choses religieuses: c'est la tristesse, manifestée notamment dans la couleur des ornements, la suppression des chants d'allégresse, les pratiques pénitentielles et même jusque dans la plupart des tonalités mélodiques du chant. L'Eglise veut qu'une tristesse salutaire et vivifiante règne , tout ce temps, dans nos âmes.

   Elle est motivée d'abord par le souvenir des souffrances et de la mort du Sauveur. Devoir de nécessaire participation à tout ce que le divin Maître a fait et enduré pour nous; ce devoir s'impose à nous en dehors de toute exhortation ou de tout précepte positif. Il ne faudrait jamais perdre de vue que tous les actes de la vie de Notre-Seigneur, surtout ses souffrances et sa mort, ont un rapport tellement immédiat avec notre vie personnelle, qu'en vérité ils deviennent nôtres.  Ils n'ont été accomplis que par amour pour nous et pour notre salut. La dignité de notre conscience, la valeur de toute notre vie morale et l'orientation de notre destinée en dépendent absolument . Ils rentrent, à ce titre, dans le cadre même de notre existence quotidienne. Ils nous intéressent infiniment plus encore que les évènements, si graves soient-ils, où nous jouons un rôle direct et qui nous touchent personnellement. 

   C'est une erreur funeste et trop répandue, de les considérer comme s'ils exerçaient en dehors du rayon de notre activité propre et comme si nous avions le droit d'en rejeter l'influence bienfaisante. Actiones sunt suppositorum, disent les philosophes, sans doute, les personnalités, celle du Sauveur et la nôtre, sont différentes, et quant à la dignité, un abîme infini, celui qu'il y a entre Dieu et toute créature, les sépare. Mais en raison des liens qui nous unissent à Jésus et qui font de nous ses membres, ses actes nous appartiennent aussi bien, quoique sous une forme différente, et cependant d'une façon plus intime que ceux qui émanent de nos vouloirs individuels ou qui s'imposent à nous du dehors.

   Ce serait trop peu de dire que Jésus n'est pas un étranger pour chacun de nous. Jésus nous touche de plus près que nulle autre créature au monde . Il est pour nous plus qu'un père, qu'une mère, qu'un ami, qu'un compagnon, qu'un époux; il est à la fois tout cela, et, en même temps , il est nous-mêmes, puisque dans l'ordre de la vie surnaturelle , - la seule qui compte, la seule vraie -, nous sommes une partie de lui-même. Nous ne pouvons nous étendre là-dessus, mais si l'on se rappelle la comparaison de la tête et des membres, tirée de saint Paul, et celle du cep et des sarments de la vigne employée par le Maître lui-même, on saisira mieux la portée de cette doctrine .

   Or, nous souffrons des souffrances des êtres qui nous sont particulièrement chers. Nous nous faisons un devoir de nous associer à leurs peines et de les partager. Et quant à nos propres douleurs, chacun sait jusqu'à quel point elles affectent notre sensibilité. Mais, hélas ! lorsqu'il s'agit de Jésus, le récit de ses douleurs, trop souvent , nous laisse aussi froids, aussi indifférents que celui des malheurs de Didon ou de la mort de Socrate. 

   Notre vie s'écoule sans contact intime avec la sienne. Comment expliquer une telle aberration? En raison des liens intimes, dont nous venons de parler, qui nous unissent au Sauveur, et indépendamment même de nos intérêts spirituels, qui y sont directement engagés, est-ce que ses souffrances et sa mort, endurées pour notre rachat et pour notre salut, ne devraient pas, si nous avions dans l'âme un peu de vraie charité, nous émouvoir infiniment plus encore que celles de nos amis et que nos épreuves personnelles. La véritable marque d'un amour sincère, c'est de partager, non pas les joies, mais les peines de ceux qui sont l'objet de notre tendresse.  Tel est, du reste le sens général de la liturgie: par un rappel constant des mystères de Notre-Seigneur à nos facultés sensibles et, par celles-ci à l'âme, elle nous facilite cette communion de nos pensées et de nos sentiments à toute sa vie de joies, de douleurs et de gloire, mais surtout à sa vie douloureuse. C'est à cette dernière que la liturgie du Carême nous associe particulièrement .

   La tristesse de cette période doit être causée , en second lieu, par le souvenir de nos péchés, et manifestée par la pénitence qui en est le fruit naturel. Si nous ressentons vraiment l'amertume de l'offense faite à Dieu, nous devrons nécessairement l'expier par la pénitence: pénitence intérieure qui est la contrition, et pénitence extérieure qui consiste dans la mortification corporelle.

    L'Eglise nous impose l'une et l'autre pendant le Carême: Jejunemus et ploremus ante Dominum, quia multum misericors est dimittere peccata :" Jeûnons et pleurons devant le Seigneur: car sa miséricorde est disposée à nous pardonner nos péchés. " Jeûnons, voilà pour les pratiques extérieures de mortification. Pleurons: les larmes sont le signe le plus expressif de la douleur intérieure de l'âme. La liturgie de ce temps insiste spécialement sur la pénitence corporelle parce que c'est celle que, pour des prétextes divers, on serait le plus tenté d'omettre ou d'atténuer outre mesure.

   Mais il y a une chose que l'on oublie trop et dont la méconnaissance rebute beaucoup de fidèles de ce devoir: l'Eglise cependant ne manque pas de nous la rappeler: c'est que notre pénitence doit être joyeuse et notre tristesse mêlée d'allégresse.

   Qu'on remarque bien le dernier mot de l' Epître de saint Paul " regardés comme attristés, nous sommes toujours joyeux ". 

Les tristesses de ce monde sont nécessairement déprimantes. Rien d'humain , en définitive ne peut en adoucir directement l'amertume. A côté de quelques joies, supposées même légitimes , qu'on recueille sur la terre, elles gardent entière leur nocivité naturelle . En dehors de Dieu, à proprement parler, elles ne trouvent pas des consolations, mais seulement des distractions, qui ne procurent qu'un oubli momentané de la douleur. C'est qu'elles se réduisent à une doctrine de mort: par elles - mêmes elles sont négatives et destructives. Leurs oeuvre propre est une diminution progressive de l'être humain.

   La tristesse chrétienne a bien le même nom, mais elle signifie une réalité très différente. Acceptée et pratiquée conformément aux enseignements de l'Evangile, elle est toujours transfigurée par la joie . Beati! Bienheureux ceux qui pleurent !

   Seul, le Christ pouvait formuler devant les hommes ce paradoxe apparent. Seul il pouvait montrer et donner le vrai bonheur dans la souffrance, parce que seul il apportait au monde une doctrine de vie, d'espérance et d'amour. Et en fait, on constate que plus une âme s'élève dans la sainteté, et plus elle ressent de joyeuse résignation dans les épreuves de toutes sortes. La pratique de la perfection dilate toujours le coeur au milieu des plus grandes tristesses. La joie, une joie toute divine, fait donc partie intégrante d'une vie vraiment fondée sur la Croix.

rp Cazes op +

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 27 Janvier 2018

Simile est regnum caelorum

 

  Voici ce que dit l'Evangile d'aujourd'hui: Le royaume des Cieux est semblable à un homme, à un maître de maison qui sortit afin de louer des ouvriers pour sa vigne. Il sortit de bonne heure, à la première heure, à la troisième , à la sixième, et il les engagea pour un denier par jour. Comme le soir tombait, il trouva encore des gens oisifs et il leur dit  :  Pourquoi vous tenez-vous ici oisifs toute la journée ? Vous aussi, allez à ma vigne et ce qui est juste, je vous le donnerai .

   Ce maître de maison , c'est Notre-Seigneur Jésus-Christ; sa maison, c'est le ciel et la terre, le purgatoire et l'enfer. Il vit que toute la nature s'était désorientée, que sa tout aimable vigne était improductive et que la nature humaine faite pour posséder cette vigne précieuse s'était égarée et laissait en jachère la tout aimable vigne. Le Seigneur voulut ramener de nouveau l'homme à la vigne pour laquelle il l'avait créé et il sortit de bon matin.

   En un sens, notre tout aimable Seigneur est sorti de bonne heure, parce que de toute éternité il sort en naissant du coeur de son Père, tout en y demeurant. En un autre sens, , notre aimable Seigneur Jésus-Christ est sorti de bonne heure en revêtant la nature humaine pour nous prendre à gages et nous ramener au travail de sa vigne; et il a engagé des gens à la première heure, à la troisième, à la sixième et à la neuvième . Le soir le maître de maison étant sorti de nouveau, trouva encore des hommes , et ces hommes étaient oisifs. Il les interpella avec sévérité et leur demanda pourquoi ils étaient demeurés là sans rien faire toute la journée, et ils répondirent : Parce que personne n'est venu nous embaucher .

   Ces gens sont ceux qui sont demeurés dans leur pureté et leur innocence naturelles, et c'est pour eux un grand bonheur . Dieu a vu qu'ils n'avaient pas encore été engagés au service du monde ou des créatures ou que, si d'aventure ils avaient été pris à gages par eux, ils étaient maintenant libres, affranchis et sans engagement.

   Mais ces gens sont oisifs, c'est-à-dire sans amour et sans grâce, car l'homme n'a pas l'amour de Dieu et qui vit encore selon la nature aurait beau faire, si c'était possible, toutes les bonnes oeuvres que le monde a jamais faites, il n'en serait pas moins complètement oisif, occupé à une oeuvre vaine qui ne servirait absolument de rien . La sortie matinale signifie l'envoi de la grâce, car l'aurore est la fin de la nuit; l'obscurité s'en va et le jour de la grâce se lève.

   Le Maître de maison dit :" Pourquoi restez-vous à ne rien faire ? Allez à ma vigne, et ce qui est juste, je vous le donnerai.

   Ces hommes s'en vont travailler de diverses façons . Voici d'abord les commençants. Ils vont à la vigne par un travail extérieur, par des pratiques sensibles, d'après leurs propres desseins, et ils piétinent sur place, tout en faisant de grandes oeuvres, telles que jeûnes et veilles; et ils prient beaucoup, mais sans donner attention au fond de leur âme. Ils s'arrêtent aux satisfactions de la sensibilité, aux faveurs ou défaveurs (de leur entourage); de là vient qu'ils jugent à tort et à travers et qu'il y a en eux de nombreux défauts: orgueil, irritabilité, amertume, volonté propre, humeur revêche et maintes autres inclinations de même genre.

   D'autres ont dédaigné les satisfactions sensibles; ils ont surmonté de gros défauts et se sont appliqués à des pratiques d'un degré plus élevé. Ils s'adonnent à des exercices spirituels et y trouvent un tel plaisir et de telles délices qu'ils n'atteignent pas la vérité la plus intime .

   Mais voici une troisième classe d'ouvriers: ce sont ces aimables hommes qui s'élèvent au-dessus de toutes choses et s'en vont à la vigne noblement et comme il convient. Ces hommes , en effet, n'ont de pensée et d'amour que pour Dieu même et pour lui seul; ils ne considèrent ni plaisir, ni profit, ni aucune autre chose, rient de ce qui peut  nous venir de Dieu; mais ils se plongent intérieurement en Dieu , sans plus, et ils ne cherchent plus que sa gloire et son honneur; ils ne désirent qu'une chose, c'est que son éternelle et bien-aimée volonté s'accomplisse en eux et en toute créature. C'est ainsi qu'ils accomplissent tout et ne s'attachent à rien,  - ils acceptent n'importe quelle souffrance et n'importe quel renoncement - recevant de Dieu et lui apportant en absolue simplicité tout ce qu'ils en ont reçu, ne s'attachant en rien à eux-mêmes . Ils se comportent absolument comme une eau qui s'écoule et puis retourne à sa source, comme la mer qui se répand et puis revient toujours à son point de départ.  C'est bien l'image de ces hommes. Tous leurs dons, ils les rapportent au fond d'où proviennent ces dons et ainsi y retournent eux-mêmes. Car s'ils rapportent tout ce qui leur a été donné et ne sont retenus par rien, ni par le plaisir, ni par le profit, ni par ceci, ni comme cela , c'est nécessairement en Dieu qu'intérieurement ils se reposeront.

   Ah, mes enfants, ceux qui rapportent ainsi complètement à Dieu ses dons corporels et spirituels, voilà les seuls capables et dignes de recevoir, en tout temps, plus de grâces encore. Ces gens seraient dignes de se nourrir de perles d'or, de tout ce que le monde possède de meilleur. Mais c'est qu'il y a maint homme noble et pauvre qui n'a rien de cela. Qu'il s'en remette à la force toute-puissante de Dieu et se confie en elle: elle lui viendra en aide.

   Mes enfants, mes enfants, mes enfants, il en est de ces hommes comme du bois de la vigne. Extérieurement il est noir, sec et de bien peu de valeur. A qui ne le connaîtrait pas, il semblerait n'être bon qu'à être jeté au feu et brûlé. Mais au-dedans , au coeur de ce cep, sont cachés les veines pleines de vie et la noble force qui produit le fruit le plus précieux et le plus doux que bois et arbre aient jamais porté.

   Ainsi en est-il de ces gens, les plus aimables de tous qui sont abîmés en Dieu. A l'extérieur, en apparence, ils sont comme des gens qui dépérissent, ils ressemblent au bois noir et sec, car ils sont humbles et petits au dehors. Ce ne sont pas des gens à grandes phrases, à grandes oeuvres et à grandes pratiques; ils sont en apparence et, à ce qu'ils pensent, ne brillent en rien. Mais celui qui connaîtrait la veine pleine de vie qui est dans ce fond où ils renoncent à ce qu'ils sont par leur nature propre, où Dieu est leur partage et leur soutien, ah! - aux armes ! - quelles délices leur procurerait cette connaissance !

 

Tauler .

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 27 Janvier 2018

   Mais le vigneron s'en ira bientôt tailler dans sa vigne les pousses folles. S'il ne le faisait pas et s'il les laissait sur le bon bois, sa vigne ne donnerait rien qu'un vin aigre et mauvais. Ainsi doit faire l'homme noble: il doit s'émonder lui-même de tout ce qui est désordre, déraciner à fond toutes ses manières d'être et ses inclinations, qu'il s'agisse de joie ou de souffrance, c'est-à-dire tailler les mauvais défauts, et cela ne brise ni la tête, ni le bras, ni la jambe . Mais retiens le couteau jusqu'à ce que tu aies vu ce que tu dois couper. Si le vigneron ne connaissait pas l'art de la taille, il couperait tout aussi bien le noble bois qui doit bientôt donner du raison, que le mauvais bois, et il ruinerait le vignoble. Ainsi font certaines gens. Ils ne connaissent pas le métier; ils laissent les vices, les mauvaises inclinations dans le fond de la nature, taillant et rognant la pauvre nature elle-même. La nature en elle-même est bonne et noble: que veux-tu y couper? Au temps de la venue des fruits, c'est-à-dire de la vie divine, tu n'aurais plus qu'une nature ruinée.

   Ensuite on lie les pieds de la vigne, on les échalasse, on courbe les sarments de haut en bas, on les lie à des pieux solides pour les soutenir . Par là , on peut entendre la douce et sainte vie, le saint modèle et la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui doit être en tout le soutien de l'homme de bien; l'homme doit être courbé; ce qu'il y a en lui de plus haut doit être abaissé et il doit s'abîmer dans une véritable et humble soumission dans le fond, dans le Christ, en vérité, non point par simagrée, mais du fond de son âme, car toutes nos facultés , intérieures et extérieures, celles de la sensibilité et de la concupiscence, aussi bien que nos facultés rationnelles, doivent être liées, chacune à leur place, de telle sorte que ni les sens, ni la volonté, ni aucune faculté ne s'épanouissent, mais qu'elles restent liées et attachées, dans une véritable soumission à la volonté de Dieu, comme Dieu l'a voulu, de toute éternité, dans son éternelle volonté.

   Ensuite on retourne la terre autour des pieds de vigne et on sarcle les mauvaises herbes. L'homme doit ainsi se sarcler, profondément attentif à ce qu'il pourrait y avoir encore à arracher de son fond, pour que le divin Soleil puisse s'en approcher plus immédiatement et y briller.

   Si tu laisses alors la vertu d'en haut faire là son oeuvre, le soleil aspire l'humidité du sol dans la force vitale cachée dans le bois , et les grappes poussent magnifiques.

   Ah! mes enfants, celui qui préparerait ainsi sa vigne, de telle sorte que le Soleil divin pût y agir, y envoyer ses rayons - quels fruits magnifiques et précieux Dieu en ferait sortir ! Puis le soleil, par sa chaleur, agit sur les grappes et les fait aimablement s'épanouir en fleurs . Et ces fleurs ont un parfum si noble et si bienfaisant, qu'il éloigne tout ce qui est venimeux: ni crapaud , ni serpent ne peuvent le supporter.

   Ah! mes enfants, mes enfants, quand le Soleil divin caresse immédiatement ce fond, et aussi, ô bonheur, tous ces fruits qui en sont sortis, intérieurement ou extérieurement, oh, ceux-ci tendent vers Dieu si absolument et s'épanouissent si délicieusement;

   la fleur qu'ils produisent , c'est la recherche de Dieu seul: en vérité ils donnent un parfum si admirablement délicieux, qu'il chasse tout poison de l'antique serpent.

   Oui, en vérité, tous les démons de l'enfer et tous les hommes de ce monde ligués ensemble ne pourraient pas nuire à l'homme qui aime Dieu en toute pureté. Plus ils chercheraient à lui nuire, et plus ils le feraient monter dans les profondeurs des cieux, si toutefois il est vraiment au désir de Dieu.

   Et si, avec cette fleur de pur désir de Dieu, il était entraîné au plus profond de l'enfer, il trouverait là, dans l'enfer, le royaume des cieux, Dieu et la béatitude.

   C'est pourquoi celui qui aurait cette fleur n'aurait rien à craindre d'aucune façon. Et quels que soient les attraits qui s'offrent à lui, du moment qu'il n'y cherche que Dieu uniquement, rien ne peut le troubler ni l'égarer .

Tauler.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 25 Janvier 2018

   Le saint Patriarche place la révérence envers Dieu comme point de départ:  " Le premier degré d'humilité consiste à avoir toujours devants les yeux, sans l'oublier jamais, la crainte de Dieu" : Si timorem Dei sibi ante oculos semper ponens, oblivionem omnino fugiat.

   Mais il existe une gradation dans la crainte de Dieu. De quelle crainte s'agit-il ici? Il ne peut être question de la crainte servile, de la peur du châtiment propre à l'esclave, laquelle exclut l'amour et paralyse la confiance; il s'agit d'abord de la crainte imparfaite à laquelle l'amour se mêle, ensuite de la crainte révérentielle. Notre-Seigneur lui-même nous dit de ' craindre celui qui peut nous perdre corps et âme dans l'enfer", in gehennam.

   Cette crainte fait en sorte que, pour ne pas déplaire à Dieu qui punit le mal, nous veillons sans cesse à éviter le péché: Custodiens se omni hora a peccatis et vitiis. Cette crainte est bonne. L'Ecriture nous met sur les lèvres cette prière :" Percez, Seigneur, de votre crainte mes os et ma chair. "  Configere timore tuo carnes meas. Notre-Seigneur en personne prescrit cette crainte à ceux-même qu'il daignait appeler ses amis : Dico autem vobis amicis meis.

   Sans doute, à mesure que l'âme progresse dans la vie spirituelle, la crainte susdite cède peu à peu la place à l'amour, comme mobile habituel d'action. Elle ne doit jamais cependant disparaître tout à fait: c'est une arme que nous devons constamment tenir en réserve, au fond de notre arsenal, pour les heures de combat où l'amour menace d'être submergé par la passion. Piété de boudoir que celle qui voudrait ne s'appuyer jamais que sur l'amour, piété pleine de présomption et de dangers. Le Concile de Trente insiste avec force sur l'incertitude où nous sommes touchant notre persévérance finale; notre vie est une épreuve continuelle dans la foi, et nous ne devons jamais nous dessaisir, sans la garder à notre portée, de l'arme de la crainte de Dieu.

   Cette crainte imparfaite doit pourtant s'achever habituellement dans la crainte révérentielle dont le terme ultime est une adoration pleine d'amour.  C'est de cette crainte qu'il est dit :' Timor Domini sanctus, permanens in saeculum saeculi. " La crainte du Seigneur est sainte et demeure à jamais " ; c'est la révérence qui, devant l'infinie plénitude des perfections divines, saisit toute créature, même devenue enfant de Dieu, même admise au royaume des cieux; révérence qui fait que les anges si purs se voilent la face devant l'éclat de la majesté divine ::" Adorant dominationes, tremunt potestates. ; révérence qui remplit l'humanité même du Christ. Et replebit eum spiritus timoris Domini.

   Que nous dit le grand Patriarche quand il nous invite dans le Prologue à nous mettre à son école ? Qu'il veut nous apprendre, comme à des fils, la crainte de Dieu: Venite filii... timorem Domini docebos vos.

   Ce Dieu est un "Père plein de bonté, dont nous devons écouter les enseignements avec l'oreille du coeur, c'est-à-dire avec un vif sentiment d'amour, car ce Père nous prépare un héritage de gloire immortelle et d'éternelle béatitude".

   Saint Benoit veut que nous prenions garde de lasser par nos fautes " la bonté de ce Père " céleste qui nous attend: Quia pius est, et qui, " dans son amour, destine ceux qui le craignent à une ineffable participation à sa propre vie". Et vita aeterna quae timentibus Deum praeparata est .

   Cette crainte, cette révérence envers Dieu, Père d'une infinie majesté, Patrem immensae majestatis, doit être habituelle et "constante" , car il s'agit de la vertu, d'une disposition habituelle, et non d'un acte isolé: Animo suo semper evolvat; c'est d'elle en effet, comme d'une souche vivante, que saint Benoît va faire dériver tous les autres degrés d"humilité.

   Chaque degré de la vertu intérieure est un pas vers l'adoration profonde de Dieu, terme final de notre révérence. Si nous avons, en effet, cette révérence envers Dieu, nous passons , comme tout naturellement, à la soumission de notre volonté à celle de Dieu: c'est là le second degré.

   La vraie crainte de Dieu oblige l'homme à s'inquiéter de ce que Dieu lui commande; c'est un manque de respect envers Dieu que de ne pas penser à ce qu'il nous prescrit. La volonté de Dieu est Dieu même: si nous avons la crainte de Dieu, nous nous livrons , par révérence envers lui, à l'accomplissement de tout ce qu'il nous ordonne : Beatus vir qui timet Dominum in mandatis ejus volet nimis.

   Nous aurons pour Dieu une telle révérence que nous préférerons toujours sa volonté à la nôtre; nous lui immolerons cette volonté propre qui, en beaucoup d'âmes est une idole intérieure à laquelle elles offrent sans cesse de l'encens.

   L'âme humble, connaissant la souveraineté des droits de Dieu, qui découlent de la plénitude de son Être et de l'infinité de ses perfections, sachant son propre néant et sa dépendance, ne veut pas trouver en elle-même les mobiles de sa vie et de son activité; elle les cherche dans la volonté de Dieu; elle sacrifie sa volonté propre à celle de Dieu; elle accepte les dispositions de la Providence à son égard, sans s'élever en elle-même, parce que seul Dieu mérite, à cause de sa sainteté et de sa toute-puissance, toute adoration et toute soumission : Humilitas proprie respicit reverentiam qua homo Deo subjicitur... per hoc quod Deum reveremur et honoramus, mens nostra ei subjicitur.

dom Marmion .

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 24 Janvier 2018

Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Janvier 2018

© Osservatore Romano | AFP

"Pour quelques esprits chagrins, l’histoire de ce mariage célébré par le Pape dans l’avion qui le conduisait au Chili sera une occasion supplémentaire de critiques envers le souverain pontife.

'... ce jour là c' était François l'imposteur ou Bergoglio , suivant l'actualité du jour   , quand il canonise le cardinal Midszenty ou les  cristeros , c'est le bon pape François ou d'autres, il redevient  étrangement pape, ou pour soutenir financièrement une oeuvre on ne peut pas le dire seulement Bergoglio ça ne marcherait pas, même si on en pense pas moins.. 

enfin bref . les éternelles contradictions du tradiland. on aurait envie de tout bazarder quand c'est comme ça. tous ces braves gens qui le critiquent sans cesse seraient les premiers à s'agenouiller à ses pieds pour lui demander sa bénédiction, s'ils étaient reçus chez lui. quelle misère à bouffer du pape tous les jours ça devient lourd.

 

Était-il nécessaire de remettre en cause la validité d’un tel mariage pour défaut de faculté canonique ? Je ne le pense pas. Quant à envisager qu’il serait nul à cause des époux eux-mêmes, je pense que la décence suffirait amplement pour ne pas poser de tels jugements sur le cœur de deux époux : c’est une mission qui ne dépend que des juges ecclésiastiques, s’ils venaient à le demander !

aleteia

parler de décence à des trads .. hum ! j'en doute.

 

En quoi ça regarde tous ces Grincheux que le pape décide d’être le témoin authentique de ce mariage ? Oublient-ils d’ailleurs que le ministre du sacrement correspondant, c’est chaque époux, et pas le prêtre, fût-il pape ? Comme vous le dites, quand il pousse à la béatification du cardinal Midszenty [il n’est pas canonisé], le pape François, c’est sûr, c’est un super pape ; quand il marie quelqu’un dans ces conditions, ah, flûte, on n’est plus sûr qu’il en soit un vrai. Mince, ça tient à peu de choses. C’est pitoyable.

 

Le problème des tradis – en tout cas de certains d’entre-eux, les radicaux, les pisse-mémé – n’a jamais cessé d’être le même : l’église ? C’est celle qu’ils veulent, telle qu’ils la veulent, comme ils la veulent. Il faut que les choses soient à leur image et ressemblance : leurs chapelles, en grand. Ce qui ne reflète pas le transfert de leurs psychologies et de leurs habitudes est nécessairement suspect, pour ne pas dire hétérodoxe. Il y a derrière tout cela un amour de soi et un aveuglement sur le monde réel qui sont inouïs. C’est la marque de tous les phénomènes sectaires.

 

Un pape n’est pas forcément celui qu’on aurait voulu ; mais un père non plus, et des enfants non plus, un patron non plus, et des salariés non plus ; et le curé de la paroisse non plus, et les fidèles de ce curé non plus. Mais c’est comme ça. Les clones qui correspondent à un schéma validé a priori, ça n’existe que dans les systèmes totalitaires. L’église n’est pas une structure totalitaire. Elle est constituée de gens aux personnalités différentes, pouvant être irrégulières, meilleures en ceci, moins bonnes en cela. Il faut avancer avec un pape qui a une personnalité différente de son prédécesseur, et que les Grincheux, d’ailleurs, n’appréciaient essentiellement que pour des questions liturgiques. Il faut avoir l’intelligence de se saisir de ce qui est bon, pour en faire son profit spirituel, et être indulgent pour ce qui l’est moins.

 

Et si, d’ailleurs, les Grincheux s’appliquaient la même rigueur qu’ils appliquent aux clercs qui n’ont pas l’heur de leur plaire ? Le tradi-grincheux répond-il à ses propres critères ? Un chrétien, après tout, c’est un membre du Christ, il est prêtre, prophète et roi à sa manière, puisqu’il est baptisé, divinisé même, disaient les Pères. Quelle vie mènes-tu, toi, le pisse-mémé ? Es-tu quotidiennement un authentique témoin du Christ, digne de ton baptême ? qu’en est-il de tes relations avec ton épouse et tes enfants, si tu en as ? de tes rapports professionnels ? de tes rapports avec les humbles ? qu’en est-il de tes rapports à la charité et à la justice ? Sais-tu tenir ta langue, comme l’ordonne saint Jacques, respectes-tu le devoir sacré de veiller au respect de la réputation d’autrui, respectes-tu ses droits, dans ta vie personnelle et professionnelle ? Car, après tout, la première justice est là : pour s’appliquer à critiquer le pape continûment, il faut tout de même être appliqué à ne pas être un chrétien critiquable.

 

Un dernier mot. Il me paraît assez consternant de voir l’énergie que peuvent déployer certaines personnes à s’occuper constamment des autres, non pour les aider ou les aimer, mais pour les peser et les mesurer à longueur de temps. Cette espèce d’obsession papale, qui dure depuis plus de cinquante ans, a quelque chose de diabolique, car tout ce temps dépensé à ces choses est un temps perdu pour le bien. Y compris de ce bien que les censeurs perpétuels laissent échapper de leurs mains en ne retenant de ceux qu’ils scrutent que le seul mal qu’ils s’arrogent le droit de détricoter en eux.

père Lucas pour le petit placide.

merci père, je me demandais personnellement si je continuais cette religion surtout si j'avais encore la foi  .. il ne peut y avoir d'Eglise avec un pape employé en C.D.D. suivant l'humeur tradiste .. ça c'est clair ou alors il n'y en a pas.

  on va essayer d'y croire encore !

"Tout ça, c'est de la boue que le diable jette à nos pieds pour ne pas regarder le ciel, pour emplir nos esprits de trouble, de colère, bref, de son esprit à lui. Il faut prendre ça très au sérieux. Ce n'est pas la voie du ciel. ces trucs ne valent  peut-être pas mieux qu'un site porno sous ce rapport. Cela alimente des passions mauvaises et, à proportion, ça détourne de Dieu. et font perdre la foi. "

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Janvier 2018

   L'Enfant et la Mère montent au Temple. C'était un matin de février gris et sale comme tous les matins de février, mais c'était aussi la première sortie de l'Enfant, le commencement de sa vie publique, l'Epiphanie continuée et, comme le dit Claudel, la rencontre de l'Eglise et de la Synagogue.

   L'Enfant monte au Temple. Confrontation d'un monde neuf, divinement éternellement neuf avec l'institution la plus justement vénérable du vieux monde. Et cependant aucun prodige ne s'accomplit, le voile du Temple ne se déchire pas, les princes des prêtres et les docteurs de la loi ne viennent pas se jeter, illuminés au pied de l'Enfant.  Israël ne saura pas. L'Enfant lui-même accepte que par lui  soit accompli un rite usé.

   Seuls, deux vieillards obscurs ont compris. Anne et Siméon ont reconnu dans cette présentation si pareille aux présentations de l'Ancienne Loi le commencement de l'Ordre Nouveau, le plus humble, le plus petit des commencements, et il suffit à Siméon. Prophète, il ignore pourtant le contenu du message, il ne connaîtra pas les merveilles de la vie publique, l'Evangile de la charité, la Résurrection triomphale, et il va cependant, heureux, au devant de la mort parce que ses  yeux ont vu le salut. Ils ont vu et c'est encore la nuit épaisse. C'est à peine si le ciel a légèrement changé de couleur du côté de l'orient.

    L'apôtre fatigué a compris la leçon de la Chandeleur . " J'ai eu moi aussi le bonheur de Siméon et je n'ai pas su le nommer. Ma foi dont j'étais si fier est moins robuste que n'était la sienne; lui a oublié ce temple condamné, ces rites sans esprit, ces marchands matérialistes pour ne voir que l'Enfant qui montait.

   Moi, je vois trop ces routines sociales, ces temples solides des religions idolâtres, ces injustices contentes d'elles-mêmes, 

   Et je ne vois pas l'Enfant qui monte dans ce triste décor et qui ne détruit pas ce monde condamné; l'Enfant qui accepte de se soumettre aux lois communes, la jeunesse et la grâce présentes dans ces temps mauvais.

   J'ai cru mon travail ingrat et j'aurais voulu voir de mes yeux la conversion d'un marchand ou la chute du Temple pour récompense de ma foi. Mais la grâce est infiniment, divinement patiente; elle sait attendre; elle guette toutes les volontés, les plaintives et les craintives, les roides et les héroïques. Je ne demanderai plus que le Temple s'écroule et que les marchands abandonnent leur négoce. Peut-être avons-nous besoin avant l'accomplissement des temps, du Temple et des marchands. 

  Je serai patient, de la patience de Dieu. Je demandais ce que j'avais. Votre présence vivante en moi.

   Cette amitié eût-elle survécu à l'usure du temps, aux séparations qui changent les coeurs, aux différences de vocation qui éloignent les vies si la grâce n'avait jalousement veillée sur elle?

   Cet amour grandirait-il malgré la monotonie des travaux et des jours, serait-il si riche de découvertes inattendues si en lui ne circulait la sève qui ne connait pas d'hiver.

   Et ma prière fatiguée et sans joie, d'où lui viendrait cette ardeur sombre qui me soutient et m'aide à vivre, sinon d'une divine présence ?

  

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 18 Janvier 2018

Année jubilaire du 6ème centenaire de sa mort


Les diocèses Levantine célèbrent l'année de Saint Vincent Ferrer

Lettre des évêques de Valence, Orihuela-Alicante, Segorbe-Castellón et Tortosa


Les évêques de Valence, Orihuela-Alicante, Segorbe-Castellón et Tortosa veulent communiquer à tous les prêtres, diacres, personnes consacrées et laïcs que le Saint-Siège a accordé à nos diocèses la célébration d'une Année jubilaire vincentienne, à l'occasion du 6ème centenaire de la mort de Saint Vincent Ferrer. Cette année jubilaire s'ouvrira sur la Solennité de Saint Vincent Ferrer en 2018 et se terminera sur la Solennité de 2019.

Nous voulons que ce soit un temps de conversion personnelle, communautaire et pastorale, une occasion d'intensifier la prédication évangélique et de centrer notre vie sur le Seigneur Jésus-Christ, et une occasion pour tout le peuple de Dieu de connaître plus profondément la figure de Saint Vincent Ferrer.

Pour l'organisation de cette année jubilaire, nous avons créé une Commission Interdiocésaine qui, avec la collaboration de la Province Dominicaine Hispania, sera chargée de coordonner tous les actes organisés à cet effet.

L'objectif premier et principal de cette Commission est de promouvoir et d'encourager le renouveau spirituel et pastoral de l'ensemble du Peuple de Dieu qui est en pèlerinage dans nos diocèses, à la lumière des valeurs évangéliques et humaines de l'immense et multiple figure de Saint Vincent Ferrer. Afin d'atteindre ces objectifs, la Commission élaborera un programme de manifestations qui se dérouleront tout au long de l'année jubilaire.
Que ces lignes servent d'appel aux prêtres, aux diacres, aux personnes consacrées et aux laïcs des quatre diocèses à prier déjà pour le fruit de ce temps de grâce et, en même temps, à faire tous les efforts pour collaborer activement et, espérons-le, dans les actes qui seront organisés.

Que saint Vincent Ferrer, prédicateur et apôtre infatigable qui a évangélisé nos terres, intercède pour nous tous à un moment où il y a une envie particulière d'être évangélisateurs, en soutenant l'appel du pape François à une conversion qui nous pousse à être une "Église en chemin", intercède pour nous tous Saint Vincent Ferrer, prédicateur et apôtre infatigable qui a évangélisé nos terres.

Antonio Cañizares Llovera, Arzobispo de Valencia.

Jesús Murgui Soriano, Obispo de Orihuela-Alicante.

Casimiro López Llorente, Obispo de Segorbe-Castellón.

Enrique Benavent Vidal, Obispo de Tortosa.

Esteban Escudero Torres, Obispo Auxiliar de Valencia.

Arturo Pablo Ros Murgadas, Obispo Auxiliar de Valencia.

Javier Salinas Viñals, Obispo Auxiliar de Valencia.

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Janvier 2018

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Publié le 14 Janvier 2018

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