Très Sainte Vierge Marie, Reine des Anges et des saints, Médiatrice de toutes grâces, nous trouvons refuge auprès de votre Cœur Immaculé, car vous êtes notre Mère.
Accordez-nous, comme vous l'avez promis aux trois pastoureaux de Fatima, de savoir offrir chaque jour notre vie pour le salut de pécheurs.
Que votre amour maternel touche les cœurs endurcis par le péché pour que tous les hommes, sauvés par le sang de votre Fils versé sur la croix, trouvent le chemin de l'amour, de a pénitence et de la réconciliation avec Dieu et avec leurs frères.
Alors, nous pourrons chanter, tous ensemble et d'un seul cœur, le triomphe de votre maternelle Miséricorde.
Une majorité syndicale rejette les crèches dans les écoles publiques Ils exigent que ce symbole religieux et d'autres soient retirés des espaces communs. Ils prétendent qu'il y a des plaintes de familles en dehors de la doctrine catholique
Le Conseil du personnel enseignant de Saragosse a présenté hier une proposition au Service provincial de l'éducation pour supprimer la présence de crèches et d'autres symboles religieux dans les espaces communs des écoles publiques.
STEA fait également appel à la "nuisance" causée par la présence de ces motifs parmi les familles "religieuses minoritaires". Ce collectif souligne que dans certains centres, un espace commun a été créé pour toutes les manifestations religieuses, et pas seulement catholiques. Nous avons raison et nous voulons que cela cesse peu à peu. Il y a beaucoup d'étudiants non catholiques et nous revendiquerions la même chose avec une autre religion, de sorte que les catholiques ne devraient pas être une exception", a ajouté des sources CGT.
pas d'informations indiquant la réaction de l'épiscopat espagnol.
il avait vécu quand même des choses splendides se dit-il ..dommage, on ne peut pas le contacter comme pour Donald , mais il y a la prière qui sait ! des choses comme ça qui nous édifient, des traces du passage de Dieu dans notre existence; ça manque terriblement. de ces marques de gentillesse ou d'affection qui font que vous semblez exister pour quelqu'un et que Dieu existe vraiment .. ; il y a des causes qui nous prennent vraiment à coeur quand même
on aurait dit comme un conte de Noël pour petit Placide isolé. quel contraste.. Dieu qui nous rattrape toujours, même quand on essaye de lui échapper. alors repassant toutes ces choses dans son coeur ... allez, va garde espoir t'es pas encore complètement foutu. your life is a gift, your life is a gift , your life is a gift, your life is a gift, il était temps de se le redire à son tour en chapelet interminable pour réussir à s'en convaincre à son tour. parfois j'en ai trop de doutes, mais bon, your life is a gift, faut s'en persuader.
Le mot Avent vient du latin adventus, qui signifie avènement. Cette période commémore, en effet, les trois grands avènements du Sauveur:
- dans la chair par l'Incarnation
- dans l'âme par la grâce et par l'amour
- au jour du Jugement dans tout l'apparat de sa justice infinie. " Dans le premier avènement, dit saint Bernard, il vient en chair et en infirmité; dans le second il vient en esprit et en puissance; dans le troisième, il vient en gloire et en majesté; - et le second Avènement est le moyen par lequel on passe du premier au troisième. "
La liturgie de ce temps nous rappelle d'abord l'attente et les espérances de l'humanité avant la venue du Sauveur. L'état du monde pendant les siècles antémessianiques était très malheureux. Seul, parmi toutes les nations de la terre, le peuple d'Israël gardait intact le trésor des vérités révélées par Dieu dès l'origine et durant les âges suivants. Partout ailleurs ce n'étaient que ténèbres de l'esprit et corruption des moeurs. Les Juifs, instruits par l'Ecriture et par des traditions religieuses précieusement conservées dans le Corps sacerdotal, savaient qu'un Libérateur devait , un jour, naître de leur race et apporter le salut aux pécheurs. Ils désiraient ardemment son règne, - que beaucoup d'entre eux comprenaient mal, - et ils imploraient le Ciel d'envoyer bientôt le Messie promis à leur nation et à l'humanité. Tous leurs Livres Sacrés sont remplis de ces aspirations, de ces voeux et de ces prières. Nous trouvons aussi chez les peuples païens de l'antiquité, mais plus vagues, plus flottantes et plus incertaines, avec des déformations qui couvraient un fond originel commun, les mêmes croyances et les mêmes espérances.
Cet état de l'humanité avant l' Incarnation est décrit dans la liturgie de l'Avent en des termes d'une beauté qu'aucune littérature humaine ne saurait égaler. La plupart du temps, les textes des Offices, soit de la Messe soit des Heures, sont empruntés au Livres saints, à ceux de l'Ancien Testament de préférence, et surtout aux Prophètes. Souvent l'Eglise en amplifie la teneur précise en y ajoutent des membres de phrases qui achèvent l'expression des sentiments qu'elle veut inspirer au coeur des fidèles.
Deux notes me semblent caractériser tous ces morceaux si harmonieux, et si variés à la fois : la splendeur et l'enthousiasme.
On y retrouve les images les plus éclatantes de la littérature biblique. Il semble que toute la lumière ardente de l'Orient s'y projette . Continuellement ils font passer sous les yeux de grandioses visions qui reflètent la magnificence de ce Royaume divin de l'Esprit que le Messie prophétisé devait inaugurer pour les siècles des siècles. Il s'agit d'exprimer des mystères qui par eux-mêmes dépassent à l'infini la portée de nos conceptions: c'est pourquoi le style, comme pour se hausser au niveau transcendant de ces réalités et pour s'y adapter dans une certaine mesure, y brise le cadre convenu et trop étroit de la langue usuelle. Une telle hardiesse, en raison de la grandeur de l'objet, n'étonne pas; elle saisit, elle subjugue et elle ravit.
' Voilà que le nom du Seigneur vient de régions " lointaines, et sa clarté remplit l'univers. "
" Cieux, répandez d'en haut votre rosée, et que les nuées fassent pleuvoir le Juste."
" Au jour du Messie, les montagnes distilleront la douceur, et le lait et le miel découleront des collines."
" Jérusalem, lève-toi; établis ton siège sur un lieu élevé et contemple les délices qui te viendront de ton Dieu. "
" Les montagnes et les collines chanteront devant Dieu la louange, et tous les arbres de la forêt applaudiront, car le Dominateur, le Seigneur viendra pour régner à jamais" , etc..
Et quel enthousiasme, en même temps, à la pensée des bienfaits que le Sauveur apportera au monde !
" Réjouis-toi, fille de Sion, tressaille, fille de Jérusalem; voici que le Seigneur va venir et tous les Saints avec lui, et il paraîtra en ce jour une grande lumière. "
' Jérusalem, réjouis-toi d'une grande joie, car ton Sauveur va venir."
Pour donner une idée de ces bienfaits, l'Eglise emprunte à Isaïe deux de ses plus magnifiques pages, où en des images saisissantes le Prophète décrit d'abord la grande paix, - résumé de tous les biens, - que le Messie fera régner parmi les hommes qui se soumettront à sa loi et accepteront ses enseignements; en second lieu la puissance souveraine avec laquelle il triomphera de toutes les puissances de la haine et de l'orgueil, causes de tous nos maux.
" Le loup habitera avec l'agneau, le léopard se couchera auprès du chevreau, le veau, le lion et la brebis demeureront ensemble et un petit enfant les mènera...
" En ce jour-là, le rejeton de Jessé sera arboré devant les peuples comme un étendard : les nations lui offriront leurs prières, et son sépulcre sera glorieux... Le Seigneur Dieu toujours invincible abaissera ceux qui sont dans l'élévation il humiliera la cité superbe, il l'humiliera jusqu'en terre.. Mon âme vous a désiré pendant la nuit et je m'éveillerai vers le point du jour, pour m'occuper de vous dans mon esprit et dans mon coeur... "
L'ardent désir ainsi exprimé par le Prophète nous indique quel profit nous devons retirer de la méditation de ces textes liturgiques..
Nous savons quelle était la misère spirituelle de tant de générations humaines qui ne reconnurent point le mystère du Dieu Rédempteur. Au milieu de tant d'erreurs et d'ignorance sur les problèmes les plus importants de la vie et de la destinée, dans un monde où la morale théoriquement n'avait ni base ni autorité ni certitude, et où le vice, sous toutes ses formes, dans toutes les classes sociales avait établi universellement son règne incontesté, et, , il était bien difficile de connaître les lois de la conscience, et, les connaissant, de leur obéir avec fidélité. " Tout était Dieu, excepté Dieu lui-même."
Comment dans ces conditions lui rendre le culte vrai, digne de lui, auquel il a un droit rigoureux? Comment pratiquer la vertu dans une société où tout portait au mal, les exemples, les enseignements, les moeurs sociales, l'atmosphère qu'on respirait ?
Nous savons bien que Dieu donne à tous les hommes, quels qu'ils soient, les moyens d'atteindre leur fin surnaturelle. Mais au-dessus du minimum strictement nécessaire que sa Providence ne peut refuser à personne, il y a des degrés dans l'abondance de ses libéralités. Il était donc bien difficile de se sauver chez les peuples païens de l'antiquité comme il l'est, du reste, aujourd'hui dans les milieux où n'a pas pénétré la grâce de l'Evangile.
Que serait devenue notre âme si nous avions vécu à ces époques et chez ces peuples?
Heureusement pour nous, en vertu d'une prédestination toute miséricordieuse, nous sommes venus dans un temps et dans une société où surabondent les bienfaits surnaturels de la Rédemption. Nous avons toutes sortes de moyens aujourd'hui de connaître Dieu, de l'aimer, de nous unir à lui pour le temps et pour l'éternité. Nous ne savons pas assez reconnaître cet amour de prédilection dont nous avons été l'objet. Assueta vilescunt, disait saint Augustin. Comme c'est vrai ! L'accoutumance voile à nos regards la valeur des plus grands biens. Parce que dès notre naissance nous nous sommes trouvés en plein surnaturel et que toujours nous avons continué d'y vivre, nous finissons par en oublier ou méconnaître le prix. Il nous faut secouer le joug de l'habitude, méditer sur la bonté de Dieu à notre égard et le remercier de tout notre coeur de nous avoir placés sous le règne de la grâce, en pleine lumière évangélique.
C'est le second avènement, conséquence et fruit du premier.
Il est donc également contenu et signifié dans la liturgie de l'Avent. Pas un texte, pas une cérémonie qui ne s'y rapporte directement ou implicitement comme au terme unique, - le seul digne de nos aspirations , - vers lequel nous devons tendre de toutes nos forces. La sainte Eglise nous le présente sous des couleurs destinées à nous en donner une haute estime et à nous le faire vivement désirer. Comme on l'a déjà vu, par certains textes cités plus haut, une image revient fréquemment : celle de la lumière.
Le règne du Messie, en effet, inondera le monde de divines clartés qui leur montreront dans sa splendeur la Vérité éternelle.
" Le Seigneur viendra dans sa force et il illuminera les yeux de ses serviteurs. "
" Eclairez les ténèbres de nos âmes par la grâce de votre visite. "
" La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des oeuvres de ténèbres et revêtons les armes de lumière. "
Lumière purificatrice puisqu'elle dissipe les oeuvres de ténèbres, c'est-à-dire toute erreur, celle de la volonté comme celle de l'esprit.
" Seigneur, réveillez nos coeurs afin qu'ils préparent la voie de votre Fils unique et que nous méritions de vous servir avec des âmes purifiées..."
Lumière dont le premier fruit sera la paix.
Nous avons cité plus haut un passage d'Isaïe qui n'a évidemment qu'une signification symbolique, mais combien expressive et éloquente! Il nous montre, vivant ensemble dans la plus étonnante concorde, les animaux les plus opposés par leurs moeurs et par leur instinct. C'est ainsi que la grâce du Messie, partout où elle exercera définitivement son action, partout où les hommes consentiront à se soumettre à son influence, affaiblira ou supprimera les vraies causes de la guerre - prise, bien entendu, dans son sens le plus général - pour établir à sa place le règne de la fraternité et de la charité.
Deux grands obstacles s'opposent à cet Avènement spirituel de Jésus: le péché et les passions
Il faut détruire le premier, réprimer les secondes. C'est le rôle de la pénitence. Rôle indispensable.
Il y aurait une funeste erreur à croire qu'on peut recevoir les dons de Jésus, le recevoir lui-même dans son âme, si l'on ne prend son parti de la pratique généreuse de cette vertu . C'est une loi essentielle que rien ne saurait détruire. Voilà pourquoi l'Avent est, liturgiquement , un temps de pénitence comme le Carême. L'Eglise , depuis longtemps, a restreint et atténué l'application des mortifications qu'elle imposait autrefois. Mais le principe reste inviolable. Tout chrétien qui a gardé le sens de la vraie vie chrétienne doit pendant cette période, en maintenir l'esprit, et s'y soumettre individuellement sous des formes qui pourront varier, n'étant plus disciplinairement déterminées, mais qui satisferont au précepte éternel. Pour cette raison " on doit conclure que l'Avent est un temps principalement consacré aux exercices de la Vie purgative: ce qui est signifié par cette parole de saint Jean-Baptiste , que l'Eglise nous répète si souvent dans ce saint temps :
"Préparez la voie du Seigneur."
Le troisième Avènement du Sauveur sur la terre, au jour du Jugement dernier, nous est rappelé dans la liturgie de l'Avent par l'Evangile du premier dimanche et dans l'Office du second lundi. La première fois, elle nous fait lire la prédiction même de Jésus rapportée par saint Luc; et la seconde, une partie du chapître XIII d'Isaïe. Les deux prophéties sont extrêmement saisissantes. Elles décrivent en des termes très sobres mais suggestifs et terribles ce formidable évènement où les droits éternels de la justice si souvent méconnus sur la terre seront publiquement rétablis, les méchants confondus et les justes récompensés.
La sainte Eglise nous invite à méditer ces admirables textes, et par conséquent aussi les autres " grandes vérités " qui s'y rattachent forcément , la mort, le jugement particulier etc... parce que les intérêts supérieurs de notre âme y sont engagés. La crainte, d'après l'enseignement même de l'Esprit-Saint est un excellent stimulant pour fuir le péché et pratiquer le bien :" La crainte de Dieu est le commencement de la sagesse . " " Rappelez-vous vos fins dernières, et vous ne pécherez jamais . "
Nous n'avons en ce monde qu'une affaire vraiment importante, seule digne d'absorber toutes nos préoccupations : préparer l'Avènement suprême qui fixera notre sort éternel. Par le souci qu'elle met à nous en inculquer la pensée, l'Eglise nous fait comprendre que ce serait pour nous le plus grand et le plus irrémédiable malheur que d'en détourner notre souvenir, et que dans une affaire de cette gravité qui n'admet que deux issues définitives, il faut aller à coup sûr.
Elle voudrait inspirer à tous ses enfants la ferme volonté de se mettre et de se maintenir en état de recevoir, dans la grâce et dans l'amour, l'Avènement du Sauveur, - devenu notre Juge , - soit au Jugement particulier, soit au Jugement général. Pour quiconque réfléchit un peu et se souvient des terribles enseignements de l'Ecriture, c'est du bon sens le plus élémentaire. Quand il s'agit d'affaires , de négociations ou de projets terrestres, comme tout, en définitive , y est réparable, on peut se contenter de très grandes probabilités.
Dans celle du salut nous devons accumuler tous les moyens humains et divins; ; et avec d'autant plus de soin, que, malgré toutes les précautions prises, continuera de planer sur notre sort éternel une effroyable incertitude voulue par Dieu pour nous maintenir constamment en garde.
Si le scoutisme cultive, en effet , les qualités physiques de l'enfant, il est bien plus soucieux encore de développer sa vie spirituelle. " Tous les jeunes gens, disait Pie XI, ne sont pas capables d'être scouts: il faut à un scout une disposition constante à la force et au courage, au calme et à la réflexion: et il faut de plus à un scout catholique un sentiment profond de Dieu, de sa divine loi, de sa divine présence dans toute la nature... Votre vocation n'est pas de rechercher les folles aventures, mais d'entraîner votre âme aux difficultés les plus ardues."
Le scoutisme est un grand jeu où les enfants vivent ensemble comme des frères, se composant un milieu sain , s'encourageant à une activité saine qui les aide à développer ce qu'il y a de meilleur en eux. Or, ce qu'il y a de meilleur en eux, le voici: presque tous éprouvent , entre douze et seize ans, le violent désir d'être des héros. Plusieurs écrivains, en particulier M.H. de Montherlant, ont signalé les tendances héroïques , qui sont latentes chez les enfants. Ils souhaitent, les adolescents, devenir des hommes hors du commun. Ils veulent s'élever à des sommets vertigineux de grandeur morale, d'abnégation, de sacrifice; ou bien ils sont prêts à tout braver pour s'affirmer puissants, pour s'imposer comme des chefs, des conducteurs, des maîtres.
Je sais bien que ces aspirations se mélangent à des tendances moins nobles. Pour certains, les héros auxquels ils rêveront de ressembler, ce sera ceux de leur cinéma; ils seront tentés par l'aventure, les honneurs ou l'argent. Mais il faut dire aussi que, plus souvent qu'on ne le croit, il y a de la générosité dans leurs âmes encore fraîches. Si plusieurs ne sont décidés à risquer beaucoup que pour , en échange, obtenir beaucoup, cet état d'esprit n'est pourtant pas le plus fréquent, et l'héroïsme des adolescents est , en beaucoup de cas, exempt de tout calcul. On trouverait facilement chez tous les jeunes garçons ces sentiments communs qui les font ressembler comme des frères :
- le sentiment de leur puissance, capable, croient-ils, de jeter à bas tout l'ancien pour tout reconstruire sur des bases nouvelles ;
- le sentiment que cette oeuvre est aisée, qu'on triomphera toujours de tous les obstacles, d'ailleurs inaperçus ;
- une mise en garde vis-à-vis des gens plus âgés, parents, maîtres, amis.
Ce sont là sans doute des défauts qui ne laissent pas d'être fort irritants. " Tout s'y fait par une chaleur inconsidérée, et comment accoutumer à la règle, à la solitude, à la discipline, cet âge qui ne se plait que dans le mouvement et dans le désordre, et qui n'est presque jamais dans une action composée? " Bossuet.
Il le faut cependant. C'est toute la tâche de l'éducation.Mais sous cette présomption des adolescents se cachent des dons précieux d'enthousiasme et de hardiesse; il les faut cultiver avec grand soin : qui donc va se charger de cette tâche difficile?
Sera-ce les parents ? Sans doute beaucoup sont dignes d'être les modèles de leurs enfants, beaucoup en sont capables . Mais les adolescents sont assez farouches, ils n'éprouvent plus, comme lorsqu'ils étaient tout petits, le besoin de se confier. La contrainte leur pèse, l'obéissance leur déplait . Ils s'affranchissent volontiers de la tutelle des parents, d'autant plus qu'à mesure que leur mentalité se transforme, une certaine timidité les retient de l'avouer . Le scoutisme se propose ici en auxiliaire.
Le scoutisme rassemble les garçons sous un idéal très haut; il leur donne un état d'âme très grand; il les maintient dans une atmosphère très pure. Ce n'est pas sans raison que Pie XI demandait aux scouts de marcher à l'avant-garde , en éclaireurs de l'Eglise militante. On les habitue à réfléchir sur la vie des héros et des saints. Avant leur " Promesse ", ils doivent avoir compris la noble grandeur des belles actions. Ils savent ou doivent savoir qu'une existence orientée vers quelque but difficile est supérieure en dignité et en mérite aux vies terre à terre que mène le commun. Pour être un vrai scout une vie sans grandeur ne vaudrait pas d'être vécue.
On secoue les paresseux . On leur montre, par des exemples, qu'il ne suffit pas de bien accomplir sa tâche journalière, quoique ce soit elle qu'il faille faire d'abord, mais qu'il y a, pour tout homme dont le coeur est bien placé, des victoires à remporter, des actions à oser.
Mais parce que ce ne serait que fausse bravoure de ne faire que le rêver, on veille à ce que chaque scout agisse ainsi. Chaque jour ils doivent faire une bonne action, un petit exploit qui exige d'eux de la décision et du courage. Etre héros seulement en paroles serait le fait d'insensés, poursuivre un rêve dont peu à peu on fait une réalité est une très belle entreprise.
Pour vivre au camp, il faut être en état de grâce, sans cela comment pourrait-on communier à la messe, avec ses petits frères, et comment pourrait-on s'endormir en paix après avoir chanté son cantique à la Vierge et fait sous son regard l'examen de conscience? Ainsi cultive-t-on aux scouts la générosité des jeunes garçons. Ils font, parce qu'ils sont scouts, beaucoup d'actes courageux qu'ils ne consentiraient point s'ils ne l'étaient pas.
" Je suis fier de partir avec vous au combat" . écrivait Jacques d'Arnoux.
La devise des scouts est la devise même des héros :" être prêt" .
" L'homme ordinaire est rarement prêt, rarement il est en forme.. presque toujours il hésite, il doute... il se traîne.. il tremble. Le héros, au contraire, est toujours prêt parce qu'il n'est jamais seul : Le Saint-Esprit réside en lui. II est devenu celui que saint Paul nous montre revêtu des armes de lumière, cuirassé de la foi et de la charité et portant haut le casque de l'espérance . Il est toujours prêt parce que l'enthousiasme du Saint-Esprit ne le quitte jamais.
" Il est toujours prêt à la pureté, à la douceur, à la force, toujours prêt à s'élancer dans le sacrifice avec joie, avec fougue, avec amour. Voilà l'idéal que je me fais du héros et c'est aussi l'idéal des scouts.
" On doit reconnaître un scout entre mille. On doit le reconnaître à la flamme qu'il porte en lui et à son mépris de la douleur et de la mort.
" Le scout doit marcher dans la vie comme un croisé. Il doit être le chevalier de Dieu. Le scout ne se résigne pas au sacrifice, il le veut. Il n'accepte pas les rudes missions, il les demande. Il ne suit pas, il entraine. "
" Soyez donc mille et mille fois bénis, concluons-nous avec Pie XI, dans notre famille spirituelle, vous êtes les tout jeunes, les espérances généreuses, florissantes, vigoureuses de la génération future, les espérances de la religion et de l'Eglise aussi bien que de la famille et de la Patrie. "