Publié le 7 Juillet 2020

dans l'exercice de ses fonctions. 

le parisien 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 7 Juillet 2020

 

 

en union de prières pour nos amis ukrainiens  dans la tourmente de la pandémie. + 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 6 Juillet 2020

 

 

   Monté vers Dieu par l'intelligence et prosterné devant lui par l'adoration, l'homme n'a encore rempli que la moitié de son devoir. Il est en son âme une puissance vénérable et sacrée dirigée par la raison, mais capable aussi d'ébranler la raison quand elle est touchée; c'est la puissance affective que , dans le langage vulgaire , nous appelons le coeur. 

    Il faut que le coeur s'élève et prie. Si le coeur était absent de nos hommages, il manquerait quelque chose à la plénitude de nos rapports avec Dieu, et Dieu ne recevrait de ses créatures qu'une gloire incomplète. L'intelligence s'adresse à la Majesté infinie du Très-Haut, le coeur à son inépuisable libéralité: libéralité glorieusement manifestée par l'acte créateur, incessamment continuée par l'acte conservateur et providentiel. 

   Considérons que l'homme reçoit du monde inférieur et du monde supérieur toutes sortes de biens dont Dieu est l'auteur. Tout bien de la nature est un bien fait pour Dieu. Tout être, toute vie, toute perfection, est un bien fait à un autre être, à une autre vie, à une autre perfection . Il n'est aucune créature qui ne se donne en quelque manière à une autre créature; toutes par un mouvement généreux que leur imprime une main mystérieuse, sortent d'elles-mêmes pour entrer en d'autres, auxquelles elles doivent être utiles, la moins noble dans la plus noble, jusqu'à ce qu'elles arrivent à l'homme, cette royale créature à qui Dieu a dit :" Sois le maître, soumets à ton empire les êtres qui t'ont précédé dans l'existence. "

   En effet , l'homme est maître. Ses besoins et ses plaisirs trouvent dans tous les règnes des tributaires et des serviteurs dévoués. Il y prend en souverain et la demeure qu'il habite, et les vêtements dont il se couvre, et les ornements dont il se pare, et les aliments variés dont il se nourrit, et les parfums qu'il respire, et les remèdes qu'il applique à ses maux, et les forces qui le soulagent dans ses fatigues, et les instruments de son travail, et la matière de ses inventions. 

   Mais les biens qu'il reçoit d'en-bas , ne sont que la plus misérable partie de son patrimoine; l'homme est riche surtout, par les biens qu'il reçoit d'en haut: l'esprit, la vérité, l'amour, la liberté, le vif et persévérant désir de l'immortalité et surtout la grâce qui le rend participant autant qu'il est possible, de la nature divine; la grâce qui l'enrichit des lumières de la foi, étend l'horizon de ses espérances, enflamme son amour, surnaturalise ses actions, et le fait digne et capable de l'éternelle vision et possession de Dieu. 

   Saintes largesses! Quand on y pense, on croit entendre cette céleste parole :" O homme ! ouvre ta bouche et je la remplirai de biens; Dilata os tuum et impleba illud.

    Il résulte de là que la grande et noble nature de l'homme est comme le rendez-vous des bienfaits de Dieu. Or, ce rendez-vous ne peut pas être définitif. Il est régi par une loi supérieur qu'on peut appeler loi de retour, en vertu de laquelle tout bien communiqué revient à sa source première. Si l'homme , comme un abîme, pouvait engloutir et faire disparaître à jamais dans son sein les dons de Dieu, ce serait monstrueux, car alors le bienfait perdrait son nom en perdant son caractère. Ce ne serait plus un bienfait, mais un bien dû, un bien nécessaire, un bien arraché par la fatalité aux entrailles paternelles de Dieu, et Dieu, par le plus étrange des aveuglements se ferait un ennemi de sa propre bonté. 

   On comprend donc la nécessité d'une loi qui prévienne l'oubli du bienfait. Cette loi, la voici: Tout bien fait à un être libre doit se transformer en un acte libre, et retourner ainsi à son auteur. Quel est cet acte? Nous l'avons déjà nommé. C'est un acte simple, vulgaire, naturel , l'acte des pauvres, des deshérités, des malheureux qui ont rencontré quelque part une main secourable et un coeur généreux, c'est l'acte qui nous sert de pierre de touche pour juger les monstres que l'on appelle ingrats: la reconnaissance. 

   La reconnaissance n'est pas un fruit de l'intelligence, c'est un fruit du coeur. L'intelligence connait les bienfaits, les enveloppe de sa lumière les fait descendre radieux vers les rivages sacrés du coeur et le coeur reconnait. Il reconnait, non par un sentiment vague qui ne sait pas s'exprimer; car de même que la connaissance des perfections divines se résout pratiquement en une prière que nous appelons l'adoration, la reconnaissance des bienfaits divins se résout pratiquement en une prière que toutes les langues humaines ont appelée le remerciement, l'action de grâces. 

    Un auteur a dit de la prière qu'elle est la respiration de l'âme. Comme il y a dans toute poitrine humaine deux mouvements, l'un qui aspire l'air, l'autre qui l'expire après qu'il a vivifié le sang, il doit y avoir dans toute âme humaine deux mouvements , l'un qui aspire les dons de Dieu, l'autre qui les expire sous la forme sacrée de la  prière, de l'action de grâces. 

   La nature nous impose cette prière; d'accord avec la nature, l'Eglise nous la demande. Rendez grâces en toutes choses , nous dit-elle par la bouche de saint Paul, telle est la volonté de Dieu. ...

   Adorer Dieu, ce n'est donc pas assez, et fussions-nous prosternés jusqu'à la fin des temps devant sa perfection adorable, faisant monter vers lui le trisagion angélique, il attendrait encore l'élévation de notre coeur et la prière dont lui seul est capable: l'action de grâces. 

   Et puisque l'action de grâces n'est, en définitive, qu'un acte gracieux répondant à un acte gracieux; puisque l'acte le plus gracieux  que l'homme puisse produire, c'est de dire sincèrement à quelqu'un :" Je vous aime", Dieu notre bienfaiteur et notre père attend de nous, de l'humanité tout entière ce mot sublime et charmant que tous les coeurs tendres et généreux convoitent, ce mot qui remercie plus éloquemment que tous les discours humains :" Je vous aime. "

  Dieu attend de nous l'action de grâces, amoureuse expression de notre reconnaissance; ne la lui refusons pas; ce serait non seulement trahir notre devoir, mais encore méconnaître notre dignité. 

 

rp Monsabré. 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 6 Juillet 2020

 

   Les cieux! le firmament! Cette voûte aux teintes douces, émaillées de lumières , comme une prairie de fleurs, aux jours où renait la vie; ces étoiles immuables qui versent sur nous leurs tranquilles et intarissables rayons; ces astres errants qui mesurent les temps et les espaces; ce soleil toujours actif et toujours puissant, centre du mouvement qui nous emporte, foyer de la lumière qui nous réjouit et de la chaleur qui fait sourdre partout la vie! 

   Le ciel, le firmament, région inexplorée de mille bienfaits: l'ordre , la mesure , le mouvement ,la lumière, la chaleur, la pluie, la rosée, les vents ! - Et la terre! où les grands monts reçoivent les neiges et portent les glaciers éternels dont la perpétuelle transpiration alimente les fleuves, les rivières , les ruisseaux, fécondes artères du globe ; la terre, où l'on entend les soupirs et les mugissements des abîmes, où l'on contemple les admirables élans de la mer; la terre, où l'on voit partout s'étendre comme un vêtement somptueux les plantes, dont les germes meurent et renaissent dans les embrassements du sol, dont les bourgeons éclatent sous les caresses de la brise, dont les fruits mûrissent sous les ardents baisers du soleil; la terre où naissent et s'agitent des myriades d'êtres animés dans lesquels la vie éclot, se multiplie et progresse jusqu'à ce qu'elle arrive à sa perfection; bref, l'ordre et l'harmonie de ce vaste univers, est- ce que tout cela ne nous parle pas de la présence, de la science, de la sagesse, de la puissance de Dieu? Est-ce que tout cela n'est pas un effet de son éternelle et infinie beauté? 

   Ah! pour peu que l'on soit attentif, on voit, on entend, on sent partout dans la nature, comme une palpitation religieuse, comme un saint frémissement qui cherche à se communiquer à l'âme et le presse d'adorer son Créateur, son roi, son Père, son Dieu ! 

   Quel témoignage! Mais les cieux, le firmament, la terre , parlent moins éloquemment que nous-mêmes ! L'homme seul est un spectacle où se révèlent, mieux que partout ailleurs, les adorables perfections de Dieu. La sublime architecture de son corps, la noblesse de son attitude, la savante et parfaite ordonnance de ses membres et de ses organes, l'infinie variété de leurs fonctions sont de si grandes merveilles, que de grossiers admirateurs se sont imaginé que l'homme pourrait finir là où finit en lui la matière. Pourquoi se sont-il arrêtés au seuil de notre belle nature? S'ils étaient entrés dans ses profondeurs, ils y auraient rencontré l'esprit qui fait vire le corps, l'âme invisible substance, intelligence lumineuse et pénétrante; immortelle patrie de la pensée, du souvenir , de l'amour et de la liberté; l'âme manifestée par l'éclat du regard, les yeux variés de la physionomie, et surtout par le grand don de la parole; l'âme véritable image de Dieu et chef d'oeuvre de sa puissance, de sa sagesse et de sa bonté. 

   Et alors, ils auraient dit avec le Psalmiste :" Vos oeuvres sont admirables, ô mon Dieu, et mon âme ne peut mieux les connaître qu'en elle-même". 

   Chrétiens, choisis par Dieu et marqués d'un caractère sacré, pour être des adorateurs en esprit et en vérité, ne sommes-nous pas plus coupables que les païens si nous traversons tous les âges de la vie sans élever nos coeurs vers Dieu, vers cet auguste visiteur qui a daigné soulever les portes de nos tentes voyageuses, et habiter avec nous dans cette vallée d'exil? Jésus réclame; Jésus proteste; il nous jetterait à la face ses reproches et ses anathèmes s'il n'aimait mieux être miséricordieux et nous appeler par ses gémissements. 

   O hommes! ô chrétiens ! ne disons plus :" Dieu se cache. Où est-il que nous l'adorions?" Il est partout, et partout il se manifeste et nous appelle. Il est dans la nature; il est en nous; il est dans l'Eucharistie. Prosternons-nous donc, prions, adorons : Adoremus et procidamus ante Deum . Que les louanges de notre âme montent vers lui, comme la fumée religieuse de l'encens. Ainsi nous accomplirons le premier et le plus grand de nos devoirs. 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 6 Juillet 2020

Rédigé par Philippe

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Publié le 6 Juillet 2020

 

    Il n'est rien de plus nécessaire que l'élévation de notre esprit et de notre coeur vers Dieu, par l'adoration et l'action de grâces; rien de plus noble et de plus digne de l'homme.

   Bien que la matière entre dans la composition de sa nature, l'homme n'est pas condamné à végéter ou à ramper ici-bas sous l'empire des forces organiques ou des obscurs instincts de la vie animale.

   Il est esprit en même temps qu'il est corps, et par son esprit il peut s'élever, à travers les choses visibles, jusqu'à leur principe invisible. A moins que de vulgaires appétits ou de basses convoitises ne la retiennent captive, l'intelligence humaine tend à monter vers Dieu, non pour le voir déjà, cette vision est l'acte réservé d'une autre vie, mais pour savoir qu'il existe, qu'il ne tient rien que de lui-même qu'il est le principe de tout être et de toute perfection, la perfection éternelle et infinie, grand au-dessus de toute grandeur, puissant au-dessus de toute puissance, sage au-dessus de toute sagesse, bon au-dessus de toute beauté, saint au-dessus de toute sainteté.

   Remplie de cette connaissance, l'intelligence humaine ne peut demeurer immobile dans un superbe silence; mais, obéissant à l'impulsion logique qui résout pratiquement toutes les idées, il faut qu'elle exprime son ravissement par un hymne de louange, un cantique d'adoration.

   Il le faut. Dieu se doit à lui-même cette première élévation de l'âme humaine, cette première prière de sa créature. Sa majestueuse présence nous disent les Saintes lettres, a fait tressaillir les monts et les collines, et les a fait bondir comme les béliers et les agneaux des troupeaux A facie Domini mota est terra.. Montes exultaverunt ut arietes et colles sicut agni ovium. (Ps. CXIII) pourquoi n'ébranlerait-il pas ces hauteurs sacrées où la pensée humaine se lève radieuse, comme le soleil sur la cime des montagnes? 

   En répandant une lave de sa gloire sur les flancs du Sinaï, il lui fit jeter des cris qui étonnèrent le désert; pourquoi n'arracherait-il pas une prière à l'âme intelligente de l'homme ? 

  Ce n'est pas qu'il en ait besoin pour ajouter quelque chose à son être, à sa vie, à sa félicité. Il est infini, il vit d'une vie infinie, il est heureux d'une félicité infinie. Quand il se contemple , il ne peut s'empêcher de se bénir lui-même d'une bénédiction qui suffit à sa grandeur et à sa plénitude. Cependant, parce qu'il est le principe nécessaire de toutes choses, il ne peut, sans porter atteinte à sa Majesté, éviter de se rencontrer en toutes choses. 

   Rien ne le forçait de créer, mais parce qu'il a voulu par pur amour répandre le bien , il faut qu'il retrouve dans ce bien répandu son bien à lui, c'est-à-dire sa plus grande gloire. Ce n'est pas de sa part une ambition égoïste, c'est une nécessité à laquelle il ne peut se soustraire, et qui régit ses décrets. Tous doivent avoir sa gloire comme but, autrement Dieu se dépouillerait de la plus auguste de ses relations avec les choses créées , laquelle est d'être leur fin suprême, en même temps qu'elle est leur premier principe. 

   Il y a plus: Dieu ne peut se contredire dans un seul et même acte, et cependant il se contredirait si, en leur donnant l'existence, il permettait aux créatures de n'avoir aucun rapport avec lui, de ne tenir aucun compte de sa suprême causalité, de s'appartenir. Ce serait les revêtir d'une gloire insolente qui l'obligerait à leur refuser le concours nécessaire de sa puissance, à les repousser dédaigneusement loin de lui, à les anéantir: c'est absurde. 

   Non, Dieu ne peut pas sacrifier sa gloire, il l'a dit lui-même: Gloriam meam alteri non dabo. (Isaïe cap XLII,8)

   Il a donc le droit d'exiger de sa créature un acte qui ait pour but spécial de rendre hommage à sa perfection, acte que les créatures ne peuvent lui refuser, dans l'intérêt de leur propre existence; cet acte c'est la prière d'adoration. 

   Il est vrai que cette prière s'adresse à un être invisible. " Dieu est un Dieu caché".  Vere tu es Deus absconditus (Isa. cap XLV,15) Cependant , dit l'Apôtre, " Il ne nous a pas privés de tout témoignage de son existence et de sa perfection : Non sine testimonio semetipsum reliquit" . (Act. cap.XIV,16)

   Si nous projetons, à travers nos yeux de chair, la lumière de notre esprit sur le monde, nous aurons bientôt reconnu que Dieu est partout. " Il est partout, dit saint Thomas, par son essence, par sa science, par sa puissance " . 

   Par son essence, car qui donc pourrait donner et conserver à des créatures contingentes et de passage l'être et l'existence qu'elles ne peuvent avoir par elles-mêmes, si ce n'est Celui qui ne doit qu'à lui-même son être et son existence?

   Par sa science, car qui donc pourrait ordonner harmonieusement tant de créatures diverses et disparates, si ce n'est Celui qui voit d'un seul coup d'oeil tout ce qui peut être connu? 

   Par sa puissance, car qui donc pourrait conduire à leurs fins chacun des êtres et leur ensemble, si ce n'est Celui qui les tient sous l'empire d'une seule et souveraine volonté? 

   Oui, Dieu est partout, et partout, " il se manifeste à qui sait comprendre ce qu'il a fait . " Les cieux racontent sa gloire dit le Psalmiste, le firmament nous apprend qu'il est l'oeuvre de ses mains et son nom admirable est écrit sur toute la terre. " 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 6 Juillet 2020

 

 

 

 

 

 

Merci à nos abbés , à la chorale ... 

pour cette première messe vraiment splendide. En union de prières, et bonne semaine. 

super paroisse ! 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 6 Juillet 2020

 

requiescat in pace

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Rédigé par Philippe

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Publié le 6 Juillet 2020

 

   Quand notre divin Sauveur Jésus-Christ rappela à ses disciples, et en leur personne à tout le genre humain, l'universelle et perpétuelle obligation de la prière, il ne se mit pas en peine de justifier son commandement; il parla en maître. " Il faut prier, dit-il, et toujours prier: " Oportet semper orare.  Cette parole descendue d'une bouche divine doit nous suffire, et nous pouvons être sûrs qu'en lui obéissant nous accomplirons toute justice. 

   Il faut ! Mais pourquoi fut-il - Il n'est pas difficile de répondre à ce pourquoi. Si le divin Maître ne s'est pas expliqué, s'il s'est contenté d'une brève et impérieuse formule, c'est qu'en parlant, il entendait la réponse de notre vie. " Il faut prier " , disait-il, et instinctivement notre nature lui répondait :" Car il faut vivre"; la prière est la loi suprême de toute vie humaine, combien plus de toute vie chrétienne. 

   En effet, toute vie participée (et il n'y a que la vie de Dieu qui ne reçoive rien d'une autre vie), toute vie participée doit, sous peine de tarir, communiquer avec sa source, et en recevoir de continuels épanchements. L'homme n'ayant, sous tous rapports, qu'une vie participée, doit donc communiquer avec Dieu, comme le cours d'eau avec sa source, comme la plante avec la terre où elle a germé; l'homme doit, en quelque sorte s'appliquer à Dieu, comme l'enfant au sein de sa mère, et puiser, dans les entrailles si riches et si fécondes de son Père Céleste, les flots de vie qui s'ajoutent sans cesse aux flots de sa vie, et se renouvellent à mesure qu'ils s'épuisent. Or, le moyen , pour l'homme , de communiquer avec Dieu, de s'appliquer à Dieu, c'est la prière. 

   Voilà la loi. Nous ne l'ignorons pas, mais nous l'oublions trop facilement. Combien de malheureux dont Dieu pourrait dire :" Me dereliquerunt fontem aquae vivae: (Jerem. cap. II,13)

   Si nous n'oublions pas tout à fait, nous ne savons pas nous unir à Dieu comme il faut par la prière pour aspirer énergiquement les flots de vie dont notre âme a besoin, et qu'elle est capable de contenir. Nous vivons, la plupart du temps, d'une vie misérable et rampante que Dieu nous conserve par pitié, tandis qu'au fond de l'âme, nos vertus languissantes attestent que nous ne voulons pas ou que nous ne savons pas prier. ....

   Qu'est-ce dont que la prière ? 

   Les maîtres de la vie morale et chrétienne, ainsi que l'Ecole, en ont donné une double définition. Les uns ont dit :" La prière est l'élévation de l'âme vers Dieu: oratio est ascensus mentis ad Deum", - les autres :" La prière est la demande des choses qui conviennent : Oratio est petitio decentium" . 

   Ces deux définitions, loin de se contredire, se complètent l'une l'autre. On peut , en les soudant , en former la définition qu'on lit dans les catéchismes où les enfants étudient les vérités et les devoirs de la religion :" La prière est l'élévation de notre esprit et de notre coeur vers Dieu, pour lui rendre nos devoirs, lui exposer nos besoins, et lui demander son secours " .

   Ces paroles sont simples; méditons-les. Sous le voile de la simplicité, elles cachent de sublimes et saintes profondeurs...

rp Monsabré. 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 5 Juillet 2020

 

 

 dédicace para Pedro ! gracias por tu afecto...es mi sol.

(au moins un ! ) 

bonne plage, !!!! 

 

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Rédigé par Philippe

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