Publié le 18 Octobre 2017

Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Octobre 2017

 

" Heureux les pacifiques, parce qu'ils seront appelés les fils de Dieu ! "

 

                                               Dans le langage de l'Ecriture, l'expression de fils de Dieu dit mieux cependant que la vision divine l'essence de notre vie surnaturelle.

      Connaissance et filiation se présentent dans le rapport de l'action et de l'oeuvre, du mouvement et du terme :" Nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu'il est ." Etre fils de Dieu, c'est le dernier mot de notre destinée.

    Or, ce  caractère filial que nous voyions resplendir avec une croissante magnificence dans les autres béatitudes, la paix, la paix  surabondante et qui s'épanche à l'entour, le réalise si éminemment, qu'il lui est donné pour unique et particulière récompense. Tandis que les Pharisiens, fils du Mauvais, haïssent et disputent, elle fera aux disciples du Seigneur une douce lumière autour de leur front, comme le rayonnement infaillible de leur vie toute divine. Une telle sublimité prouve assez qu'elle marque notre suprême achèvement.

                                                     La paix est, en effet, " le dernier parmi les dons divins " Saint Thomas . "la fin de la vie spirituelle " In Gal , I,3 , l'apaisement de l'âme par la fin obtenue " Ibid , tout simplement " la fin, parce que c'est au moment où l'appétit est totalement apaisé, où la volonté se repose dans la plénitude de tout bien, que la paix existe " . Si, dans ce degré, elle ne se rencontre qu'au ciel, dès ce monde on y doit reconnaître sans hésiter la note distinctive des âmes parvenue sur les sommets.

                                                    Ainsi nous apparait-elle comme le repos qui suit la perfection de l'union divine et de la charité, la perfection tout court, et comme l'état lui-même de la béatitude. Pour qui la possède, la consommation décrite par l'Apôtre est un fait accompli : Deus omnia in omnibus, le Père est tout en lui; il est fils de Dieu autant qu'il peut l'être, et les torrents de la joie éternelle l'ont envahi tout entier.  La ressemblance filiale et les moeurs divines éclatent de toutes parts dans l'âme pacifiée.

                                        En elle reluit d'abord, de par son achèvement, quelque reflet de la perfection de Dieu. Parce qu'il est essentiellement et par soi, Dieu est acte pur, c'est-à-dire perfection totale, sans limite ni mélange, l'acte signifiant ce qui est achevé, complet, d'un mot la perfection; il se suffit, sans rien pouvoir acquérir. Ah! sans doute, que notre perfection est chétive au prix de celle-là ! Perfection empruntée, partielle, qui n'est point absolument, mais qui commence et se fait! Et néanmoins, vraie plénitude.

                                                         Parce qu'il est essentiellement, et qu'il est acte pur ou perfection, Dieu est un de l'unité parfaite, la simplicité, dans l'absence totale de composition ou de multiplicité quelconque; il ne saurait y avoir en lui ni limitation ni parties, dès là qu'il est purement et simplement, de par sa nature et sans cause, donc infiniment .

la paix, la tranquillité de l'ordre.

                                                       L'homme jouit aussi , dans sa consommation et sa paix, de l'unité qui convient à l'être créé, nécessairement composé, c'est à savoir l'unité d'ordre. Selon le mot célèbre de saint Augustin, la paix est " la tranquillité de l'ordre", lorsque toutes choses sont disposées à leur place, selon une loi ou pensée unique, qui est la loi est la pensée éternelle de Dieu?

                                                 Or ,  l'âme sainte connait supérieurement cette loi, car elle a reçu , avec la plénitude de Dieu en elle, les pensées et les jugements divins.  De même que le Fils Unique et naturel est Sagesse du Père, de même elle, fille adoptive, possède cette sagesse d'une manière participée  par le don du Saint-Esprit: connaissance expérimentale et savoureuse, provenant de l'intime communion de nature; contemplation très parfaite, qui fait tout voir en Dieu, et juger de tout selon Dieu, par les raisons et les règles divines.

                                           Dès lors , elle est puissante pour établir en soi l'ordre de la charité . " Sont pacifiques en eux-mêmes, dit encore saint Augustin, ceux qui composent et assujettissent à la raison, c'est- à - dire à l'âme intelligente et à l'esprit, tous les mouvements de leur coeur. Ayant dompté leurs convoitises charnelles, ils deviennent le royaume de Dieu, royaume où toutes choses sont ordonnées, de manière que ce qui est principal, dans l'homme, et excellent, commande au reste sans résistance. ...

                                            Telle est la vie du sage consommé et parfait. Plus il allait vers la perfection, plus aussi grandissait-il en ordre et en unité. Toute sa vie est dorénavant commandée, informée par l'acte quasi unique, tant il est continu, de la contemplation, foi , espérance et amour. Passé le seuil de la mort, cet acte, participation de l'acte unique qu'est Dieu, deviendra, sous la forme parfaite de la vision intuitive, essentiel à son état, et tous les autres seront noyés dans la gloire de celui-là .

                                         La perfection de Dieu entraîne son immutabilité aussi bien que sa simplicité: seul est susceptible de changer l'être composé de puissance et d'acte; en d'autres termes , l'être imparfait. Chez le Père des lumières, aucune vicissitude ni ombre de changement. Il ne prend pas une résolution, puis une autre :" Moi, Yaveh, je ne change pas."

                                            Aucun mouvement dans la "toujours tranquille Trinité" . De même est - elle invulnérable à tout mal et à tout offense; ni les injures ne la peuvent lasser, ni les iniquités l'émouvoir de douleur, bonté indéfectible, immuable nature.

                                     Ainsi l'âme achevée et apaisée par la possession de Dieu. En face du bien divin adéquatement proposé, d'une part elle a perdu toute possibilité de ne le pas vouloir et tout autre chose qu'elle veut, elle la veut immuablement pour Dieu; d'autre part, entièrement possédée de son bonheur, aucun mal ne saurait plus avoir accès en elle. Immobilité et unité radieuse de la perfection céleste !

                                         Les saints la considéraient d'un regard d'envie, tout en bénissant le Seigneur de leur en faire goûter des gages bien précieux . Sur les hauteurs où sa main puissante les avait établis, l'air était si pur déjà et si tranquille! On l'a de longtemps remarqué, l'union avec Dieu, lorsqu'elle est très intime, rend maître du premier mouvement.

                                              La grâce ordinaire nous aide à dominer le second; mais on reconnaît l'âme conduite du Saint-Esprit à ce qu'elle est maîtresse du premier, ou plutôt à ce que le premier mouvement, chez elle, est surnaturel: ordonnée comme elle est , elle subit d'abord l'influence divine. Par suite, elle échappe aux mille secousses qui agitent incessamment le commun des mortels. Rien ne mord à fond sur elle. La voix même de la tentation lui demeure quasi tout extérieure, sans plus éveiller dans son fond ni délectation périlleuse ni complicité, par une similitude merveilleuse avec le privilège du Christ.

                                 Les injures qu'on lui fait ne l'émeuvent ni ne l'offensent. Les évènements de ce monde la trouvent, non pas indifférente, mais calme: elle les voit en Dieu, et non plus qu'ils ne troublent la paix divine, ils ne lui ravissent la sienne. On le voit chez nos moines.

                               C'est bien là, s'écriait un ancien Père du désert, le grand miracle du ciel, qu'un homme de chair et vivant dans la chair ait rejeté tout penchant charnel; que parmi tant d'assauts qui lui sont livrés, il garde son âme dans la même disposition, et demeure immobile au milieu du flux incessant des évènements. " Nulle béatitude ne respire autant que celle-ci le parfum de l'éternité.

 

L'âme pacifiée ressemble encore à Dieu dans ses oeuvres.

 

                                                Nos yeux seuls nous découvrent le cours paisible et ordonné des mondes . Mais nous avons en outre appris de saint Paul une vérité plus profonde, à savoir l'unique pensée qui préside à la création et au gouvernement de l'univers: tout a été fait pour le Christ et dans le Christ.

                                            Nous savons aussi que le Messie fut annoncé par les prophètes comme le Prince de la paix, et son règne comme une ère de paix. Descendu sur terre, on voit paraître avec lui , selon les belles expressions du glorieux martyr Cyprien , " le docteur de la paix et le maître de l'unité." Il ne souhaite rien plus que d'être l'unique pasteur d'un unique bercail; il ne demande pour ses disciples que le bienfait de l'unité; il meurt pour recueillir en un les fils de Dieu dispersés; et la société qui naît de lui est une Jérusalem nouvelle, une cité de paix pour l'éternité.

                                 A son image, les enfants de Dieu sont des pacifiques. Ils font la paix par la douce influence et rayonnement. Leur  politique se résume en ce mot , qui est aussi la loi de l'école divine: comme  " Dieu est charité" , ils ne veut être que charité. C'est là leur sagesse, qui dispose toutes choses suavement et fortement. Ils sont prêts au sacrifice, plutôt que de déchirer la robe sans couture ou, pour mieux dire, le corps même du Christ : eux aussi, ils mourront , s'il le faut, pour l'unité. Diviser serait détruire: ils donnent l'être, le bien , le bonheur, en semant la charité comme l'ont toujours fait nos moines.

Anges de la paix ils seront célébrés comme les vrais fils de Dieu.

 

dom Pichery osb +

 

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Publié le 17 Octobre 2017

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Publié le 17 Octobre 2017

Une équipe de chercheurs de l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) vient de reconstituer le visage dit de Marie-Madeleine, à partir de reliques conservées dans le Var.

SOURCE

 

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Publié le 17 Octobre 2017

 

Messe d'action de grâces et d'au revoir.

dimanche 22 Octobre

15 h 30 

+

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Octobre 2017

 

   Les trois premières béatitudes nous retiraient des faux biens; la quatrième et la cinquième ont disposé spécialement la vie active; la sixième et la septième disposent à la vie contemplative, qui, lorsqu'elle est parfaite, se confond avec la béatitude elle-même.

 

      Nul n'est contemplatif, s'il n'a le coeur pur, dit le Seigneur. La pureté légale, chère aux Pharisiens, ne sert ici de rien;  c'est l'intérieur qu'il faut purifier, si l'on est soucieux de connaître Dieu.

       Nous voyons, en effet, que le privilège de la virginité valut au disciple bien-aimé du Seigneur, et de puiser dans son coeur sacré la connaissance des secrets célestes; nous apprenons également de l'expérience des Pères que rien ne retire plus de la contemplation spirituelle que l'impureté de la chair, tandis qu'il n'est point de vertu qui nous égale si proprement aux esprits angéliques et imite si  parfaitement leur vie, que la grâce et le mérite de la chasteté.

     Mais et l'Ecriture et les Pères nous enseignent aussi une pureté plus générale, plus compréhensive et, pour tout dire , plus splendide, qui est la parfaite virginité d'une âme sur laquelle ne passe plus que le souffle de Dieu.

       " Qui montera à la montagne du Seigneur, chantait le Psalmiste, qui se tiendra dans son lieu saint ? Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur; celui qui ne livre pas son âme au mensonge et ne jure pas pour tromper. "

           " Que l'on prenne garde, écrit Cassien, de tomber dans l'impureté, par un vice plus subtil - que ne serait une atteinte à l'intégrité de la foi - , et qui consiste dans la divagation de l'esprit. Je ne dis pas seulement toute pensée honteuse, mais toute pensée inutile ou qui s'écarte si peu que ce soit de Dieu, constitue aux yeux du parfait, une souillure."

 

             Telle est sans aucun doute la vertu de la sixième béatitude . " Les coeurs purs sont ceux que leur conscience ne convainc d'aucun péché." dit saint Jérôme et saint Augustin :" Le coeur pur est le coeur simple ." N'est-ce pas, aussi bien , la même absence de compromis, la même netteté et intérieure unité, que saint Jean a louées dans les ascètes dont il forme la garde de l'Agneau, et que leur intégrité rend seuls capables d'apprendre le cantique nouveau?  Sainteté toute céleste, elle nous fait ressembler à Dieu, séparé du créé par tout son infini :" La première Vierge est la très pure Trinité. "

                    Selon saint Augustin et saint Thomas , la béatitude de la pureté correspond au don d'intelligence. Qui dit intelligence, dit pénétration et intime connaissance.

    " Il est une double pureté, dit saint Thomas, l'une préparatoire et dispositive à la vision de Dieu, et c'est l'élimination des affections désordonnées, oeuvre des vertus et des dons qui ont rapport à la partie appétitive; l'autre condition formelle, pour ainsi dire, de la vision divine et c'est la pureté de l'esprit dégagé des images... ouvrage du don d'intelligence. "

    Lorsque le don sera parfait et la pureté consommée dans la lumière de gloire, ce sera la vision parfaite de Dieu dans son essence, " somme de la divine récompense" et " fin de notre amour " .

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Octobre 2017

loin de m'y attendre à celle-là ! divine surprise faramineuse ..allez on va essayer d'y croire encore. merci beaucoup. ... ben normal Vladimir il en a eu pendant 3 jours au moins des voeux.  on ne pouvait pas me rendre plus heureux ! merci trop beaucoup..

ah ben ça continue  !

Je reviens d'un séjour en Normandie et je reprends contact avec votre blog. Je m'aperçois que vous avez fêté votre anniversaire.
Aussi, recevez de tout cœur nos félicitations et nos bons vœux de joyeux anniversaire !
Que cette nouvelle année qui vient de débuter vous apporte toutes les joies que vous pouvez espérer.
Que le Vierge Marie vous comble de ses bienfaits.

Cordialement

Jean-Pierre,

Merci beaucoup . je n'ai pas eu le réflexe photo, mais j'ai bien vu que le soleil était vraiment très bizarre hier plus du sable du sahara sur ma voiture ! Il n'aurait pas fallu que je le regarde très longtemps, c'était très impressionnant. je ne l'avais jamais vu comme ça..mais je me demandais si c'était pas moi qui le voyais anormalement..

  Il éclairait violemment bizarrement dans un ciel tout gris.. comme des flammes  qui tournaient, qu'il y avait tout autour.  on est vraiment dans des temps apocalyptiques... pour ça que j'ai tant de voeux cette année ! hu hu hu merci jean Pierre, ça a l'air plutôt  de bien commencer, allez on se ressaisit quoi ! non mais sans blagues.

à l' abbaye on va prier pour moi ce week-end ..je crois.  hi hi hi .

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 16 Octobre 2017

" Bienheureux les miséricordieux, parce qu'ils obtiendront miséricorde! "

" Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ."

"Portez les fardeaux les uns des autres :

c'est ainsi que vous accomplirez la loi du Christ."

règle de st Benoît .

 

Seigneur Jésus,
Apprenez-nous à être généreux,
A Vous servir comme Vous le méritez
A donner sans compter,
A combattre sans souci des blessures,
A travailler sans chercher le repos,
A nous dépenser, sans attendre d'autre récompense,
que celle de savoir que nous faisons Votre Sainte Volonté.

 

... Sachant ce que nous sommes et la loi du Seigneur, quelle voie plus sûre et plus profitable que celle de la miséricorde?

   Donner son coeur à la misère d'autrui, porter ses fardeaux, soulager, pardonner : c'est l'infaillible moyen de parvenir à la béatitude. La miséricorde divine, à son tour , s'épanchera sur nous dès cette vie par l'oubli de nos fautes, et par des bienfaits multiples , qui passeront de toutes manières nos faibles mérites; elle  triomphera dans l'éternité, d'où toute misère, ou de coulpe, ou de peine, sera par elle bannie.

   Or Dieu est éminemment miséricordieux. Eprouver comme sienne la misère des autres, c'est le sentiment humain de la miséricorde, et il n'est pas chez lui. Travailler à supprimer la misère des autres, c'est de l'oeuvre de la miséricorde, et elle se trouve chez lui dans un degré infini; car tout défaut ne peut être ôté que par la perfection de quelque bonté, et la source de la première bonté, c'est Dieu.

   Non seulement la miséricorde se trouve éminemment en Dieu, mais elle est à l'origine de ses desseins et demeure leur principal caractère. C'est une belle page de la Somme que celle où saint Thomas nous explique cette doctrine.

   " En toute oeuvre divine se trouvent nécessairement la miséricorde et la vérité... Mais l'oeuvre de la divine justice présuppose toujours celle de la miséricorde et se fonde sur elle. "

Car quelque chose que Dieu nous doive, on arrive en définitive à un premier don, celui de l'être, qui ne dépend plus que de la seule bonté divine. " Ainsi , la miséricorde apparaît en toute oeuvre de Dieu comme sa racine première. Et sa vertu persévère en tout ce qui suit; elle opère même avec plus de véhémence, comme il est naturel à la cause primaire d'exercer une influence plus véhémente que la cause seconde.

   De là vient que, même ce qui est dû à la créature, Dieu, par la surabondance de sa bonté, le dispense plus largement que ne l'exige la proportion de la chose. Ce qui suffit pour sauver l'ordre de la justice est bien au-dessus de ce que confère la bonté divine, qui  dépasse toute proportion de la créature. "

*

**

   Si nous voulons avoir des moeurs divines, nous ferons toujours prévaloir, nous aussi la miséricorde sur la justice. Donner plus qu'on ne doit, donner et pardonner sans mesure, ce n'est pas manquer à la justice, mais bien plutôt se tenir au-dessus de la justice et en accomplir la plénitude; c'est reproduire quelque chose de la bonté ineffable qui n'a de raison qu'en soi, incompréhensible comme Dieu même.

" Aimez vos ennemis, faites du bien et prêtez sans rien espérer en retour ...oulalala ..

Soyez miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. " N'est-ce pas votre intérêt.? " Si vous pardonnez aux hommes leurs torts, votre Père céleste aussi vous pardonnera." Nous qui avons tant besoin de miséricorde, nous serons traités comme nous aurons traité les autres.....

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 16 Octobre 2017

 

" Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, parce qu'ils seront rassasiés. '

Être un homme de désir.

 

   De la sainte componction, l'âme s'élève aisément jusqu'à souhaiter la pleine justice, par l'accomplissement intégral des volontés divines.

   Ainsi les patriarches, les prophètes et les justes de l'ancienne Loi se penchaient vers l'avenir, à leur gré trop lointain, où le règne de Dieu s'établirait sur terre. Le peuple trop souvent , se tournait vers les idoles; la justice elle-même se sentait imparfaite ou contrainte en des observances trop matérielles. Mais le Seigneur disait à Israël coupable par la bouche d'Osée :' Je te fiancerai à moi pour toujours , je te fiancerai à moi dans la justice et le jugement, dans la grâce et la tendresse; je te fiancerai à moi dans la fidélité. "

   Et Jérémie annonçait l'Alliance Nouvelle qui se conclut dans l'intime du coeur :" Des jours viennent, dit Yahweh, où je ferai avec la maison d'Israël et la maison de Juda une alliance nouvelle. Je mettrai ma loi en eux, je l'écrirai sur leur coeur; et je serai leur Dieu , et ils seront mon peuple. "

   Pures espérances, que Notre-Seigneur oppose aux enthousiasmes fameux d'un peuple grossier, pour qui le règne de Dieu se confondait avec le vain rêve d'une prospérité national et de satisfactions tout humaines. - comme aujourd'hui encore  chez nos modernos - .

   Avec lui, la justice de Dieu est descendue dans les âmes. Les saints du temps passé, qui attendaient sa venue, ont été par lui consommés et introduits dans la gloire; la sainteté ne cesse plus de fleurir dans l'Eglise .

   Cependant, sa grâce même allume un feu qui ne peut plus s'éteindre:

- désir mêlé et trop languissant du pécheur qui gémit de ses lourdes et honteuses chaînes, aspirant à la conversion parfaite et à la netteté de vie;

- désir de l'âme encore embarrassée dans les entraves des soucis égoïstes et des petites passions , et qui soupire après la liberté intérieure, ou de celle qui a trouvé Dieu dans un goût ineffable , et qui voudrait se désaltérer aux sources qui enivrent: ici commence à poindre la béatitude, car désirer la justice est l'effet des vertus, mais en avoir faim et soif est le fruit d'une inspiration divine. 

- désir plénier des parfaits, chez qui les passions domptées laissent toute la place au souci d'adhérer à Dieu, et de qui le voeux ardent, comme jadis de saint Paul, serait de mourir, pour être avec le Christ: la tendresse filiale, souveraine désormais, leur fait aussi confondre leur intérêt propre dans l'unique intérêt du Père, et du fond de leur coeur s'exhale incessamment une même prière :" Que votre volonté soit faite" .

- désir des âmes saintes, parvenues sur le bord de la joie infinie, et chez qui la charité, avec des alternatives de douceur tranquille et de transports qui font mourir, tantôt s'exprime en accents paisibles, tantôt jette des flammes brûlantes :"

  " Ce qui m'attire vers la patrie des cieux, c'est l'appel du Seigneur, c'est l'espoir de l'aimer enfin comme je l'ai tant désiré, et la pensée que je pourrai le faire aimer d'une multitude d'âmes qui le béniront éternellement " ;

   " J'ai soif d'amour: comble mon espérance;

Augmente en moi, Seigneur , ton divin feu.

J'ai soif d'amour :" bien grande est ma souffrance;

Ah! je voudrais voler vers toi, mon Dieu! "

ste Thérèse.

désir - Est-il quelque désir encore dans la demeure de Dieu? Mais quoi! les saints nous l'ont dit!

- désir des bienheureux qui souhaitent et procurent de leurs prières la plénitude du corps du Christ :

" Je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre ... Je ne pourrai prendre aucun repos jusqu'à la fin du monde. Mais lorsque l'Ange aura dit :" Le temps n'est plus ! , alors je me reposerai, je pourrai jouir, parce que le nombre des élus sera complet.

ste Thérèse.

La volonté du Père et le règne de la justice ne seront, en effet, accomplis que par l'achèvement du nombre des élus, la résurrection glorieuse et la victoire définitive sur le péché et la mort. C'est aussi la satiété parfaite que Notre-Seigneur promet . Est-il besoin , est-il possible de rien dire davantage?

Béatitude et don de Force.

Cette plénitude d'assurance, cette confiance infuse dans la victoire de Dieu, si remarquables chez les grandes âmes, telle une flamme de leur désir: en dépit de toutes les faiblesses et de tous les insuccès, par-dessus tous les obstacles, dans la parfaite justice et la sainteté sans tache, le règne de Dieu arrive, le règne de Dieu arrive !

  Admirable sécurité, qui demeure dans la Patrie, d'autant plus complète, que tout péril personnel a disparu et que le plan divin est mieux connu .

Telle est la seule et  vraie béatitude de la justice  et qui n'a rien à voir on peut le voir avec les discours démagogues politiciens de gauche de beau nombre de gens d' Eglise  ...

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 15 Octobre 2017

 

 

"Et il essuiera toute larme de leurs yeux, "

 

 

" Malheur à vous qui riez maintenant, parmi les amusements coupables et les folles joies, car vous serez dans le deuil et les larmes" , " Maudit soit l'homme qui se confie en l'homme ".. Jer. XVII,  5

   Sans doute, force nous est bien d'user de ce monde. La Providence y a d'ailleurs ménagé avec une bonté généreuse les soutiens nécessaires; elle a semé de fleurs notre chemin. Mais tout ceci n'est que moyen pour une fin ultra-terrestre, instrument d'une oeuvre dont l'achèvement ne se voit point ici-bas.

   Certitude malaisée à se donner pratiquement ! Les souffrances mêmes ni les désillusions ne nous l'apprennent jamais bien . Il y faut l'onction du Saint-Esprit, par l'exercice du don de science.

   L'âme connait alors, dans une sorte d'expérience, ce qu'est la créature et le jugement qu'elle en doit porter; elle en éprouve le néant; elle y voit un piège où se prennent les insensés. Elle découvre sa propre folie, lorsqu'elle a péché, elle aussi, en poursuivant le bien parfait là où il ne se trouve point;  elle aperçoit clairement les tentations et les périls qui l'environnent. Affligée sous le faix des chagrins de ce monde et percée par le repentir, elle gémit de sainte tristesse et de componction; et les larmes coulent des yeux de son corps, amères et douces à la fois.

   Le don de science, qui fait apprécier de façon si pénétrante les misères de la vie et le mal du péché, excite par contraste la pensée et le désir des biens impérissables et de l'innocence assurée. Et les larmes coulent de nouveau, celles-là plus abondantes, dans l'excès du bonheur et de la joie sans mesure.

   Heureuses larmes ! Heureux ceux qui ont éprouvé l'irréparable vanité de ce qui passe, et qu'une minute de joie divine vaut mieux que toutes les fugitives consolations! Heureuses les âmes touchées de l'inguérissable blessure qui ôte pour toujours le goût des choses créées ! Heureuses les âmes en deuil du Christ absent, pareilles de quelque manière à Notre-Dame attendant l'instant de mourir pour retrouver son Bien-Aimé, et qui souffrent l'exil, loin de la Patrie, loin de la famille, loin du Père.  Elles ne resteront pas seules, abandonnées à leur indigence; Notre-Seigneur l'a dit, elles seront consolées. Le beau mot ! Consoler, cum solo, être avec celui qui est seul !

   Isaïe avait prophétisé du Messie :" L"Esprit du Seigneur, de Yaweh, est sur moi .. Il m'a envoyé, pour consoler tous les affligés, pour apporter aux affligés de Sion et leur mettre un diadème au lieu de cendre, l'huile de joie au lieu de deuil. " Is. LXI, 1-3

   C'est lui le consolateur , et mieux encore, la consolation d'Israël et de toutes les âmes filiales.

   S'il n'est pas encore présent dans l'état de la gloire, du moins a -t- il daigné promettre, en quittant cette terre, qu'il ne nous laisserait pas orphelins.

   Il s'en allait, et il affirmait son retour prochain, définitif, dans le Saint-Esprit, l'autre consolateur; il enseignait que le Père et lui descendraient aussi vers l'âme aimante, afin d'y établir leur demeure.

   La solitude de ceux qui pleurent est peuplée des trois hôtes divins. Ils goûtent des à présent leur consolation, parmi leur bénie tristesse; leur béatitude n'est pas un fruit étranger dont ils ignorent tout à fait la saveur.

   Délicieuses et suaves prémices de l'éternité, où le Seigneur n'aura, semble-t-il , d'autre emploi que de les servir, après avoir essuyé pour jamais toute larme de leurs yeux.

 

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Rédigé par Philippe

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