à l'intention du père Abbé ... Courage, il n'y a pas que des abrutis haineux et aigris ! quelle belle photo. trop sympa; ça remonte le moral. (addendum: les moines et les amis du petit placide sont dans sa prière, via le diocèse d'Arrington. .. ! )
La station-service Quarles à Front Royal était l'un des nombreux endroits où Peter M. McShurley s'est rendu pour accéder au sacerdoce. Seulement 16 ans, c'était son premier emploi, et son patron l'a mis dans une position délicate lorsqu'il lui a demandé de travailler un dimanche.
"Je lui ai dit que je ne pouvais pas à cause de la messe, et même si mes collègues ont eu du mal avec ça, ils ont fini par me respecter pour ça. Je me suis rendu compte que ma foi catholique m'appelait à vivre différemment de la plupart des autres ", dit-il.
C'est également à cette époque que lui et ses grands-parents visitèrent le Sanctuaire du Saint-Sacrement à Hanceville, en Alabama, et où il sentit l'émoi d'un appel au sacerdoce. Une autre incitation lui est venue lorsqu'il a reçu une lettre de sa tante, une religieuse cloîtrée de Buffalo, dans l'État de New York, lui disant qu'elle priait pour lui.
"J'ai en quelque sorte mis cet appel en veilleuse jusqu'à ma première année d'université, quand je me suis inscrit pour l'adoration matinale. Dans le calme, j'ai recommencé à penser à mes premières pensées sur le sacerdoce ", dit Mc Shurley.
Après sa première année à l'Université de Dallas à Irving, au Texas, il a été transféré au Christendom College à Front Royal. Situé près de sa ville natale de Linden, il était plus facile de réduire les dépenses. Pendant sa première année, il travaillait quatre ou cinq jours par semaine, mais il avait du mal à payer les frais de scolarité qui augmentaient.
Alors qu'il " sautait d'une ville à l'autre " en France et en Espagne avant le début d'un semestre de première année à l'étranger à Rome, il est devenu évident qu'il devait entrer au séminaire.
"Je priais dans un monastère bénédictin, l'abbaye de Fontgombault, à trois ou quatre heures de Paris, et j'ai ressenti cette excitation de devenir prêtre, un sentiment de liberté aussi,"
Il a obtenu son diplôme en philosophie au Christendom College en 2014. Il a fait ses études à la maison tout au long de sa 12e année avec ses quatre frères et ses cinq sœurs, cela signifiait beaucoup pour lui qu'il avait l'appui de ses frères et sœurs.
Quand je leur ai dit : " Hé, je pense vraiment postuler au séminaire ", ils ont tous été encouragés et heureux que j'y réfléchisse, a-t-il dit.
Le père Jérôme W. Fasano, prêtre de l'église Saint-Jean-Baptiste de Front Royal, a également marqué sa vocation en lui offrant un témoignage positif de la vie sacerdotale.
Il m'a toujours encouragé à vivre une vie sainte, et il s'est rendu disponible pour la confession et la direction spirituelle. Il était clair qu'il aimait sa vie de prêtre et c'était beau à voir ", dit McShurley.
En août 2014, il a commencé ses études à St. Charles Borromeo à Wynnewood, Pa. En 2016, il s'est rendu au Collège pontifical nord-américain de Rome, une expérience qui lui a donné l'occasion de servir une fois comme porteur de crosse pour le pape François.
Réfléchissant sur son désir d'être prêtre, il a dit qu'il s'agit finalement de partager Jésus-Christ avec les autres.
"J'ai été attiré par le sacerdoce à travers mes rencontres avec des gens qui ne vivaient pas la foi. En voyant la douleur dans leur vie et leur recherche de quelque chose de plus, j'ai le désir de partager Jésus Christ dans l'Eucharistie. Je suis également enthousiaste à l'idée de prêcher ",
Homélie du Très Révérend Père Dom Jean PATEAU
Abbé de Notre-Dame de Fontgombault
(Fontgombault, le 20 juin 2019)
Cibavit eos ex adipe frumenti.
Il les a nourris de la fleur du froment
Ps 80,17
Chers Frères et Sœurs, Mes très chers Fils,
Peut-être n’est-il pas inutile de commencer l’homélie de ce jour, consacré à l’adoration de Dieu présent dans le sacrement de l’Eucharistie, en rappelant l’admirable texte « à la gloire de Dieu et Notre-Seigneur Jésus-Christ », appelé communément Credo de Paul VI et prononcé solennelle- ment le 30 juin 1968.
Limitons-nous au passage qui concerne la fête de ce jour :
Nous croyons que la messe célébrée par le prêtre, représentant la personne du Christ en vertu du pouvoir reçu par le sacrement de l’ordre, et offerte par lui au nom du Christ et des membres de son Corps mystique, est le sacrifice du calvaire rendu sacramentellement présent sur nos autels. Nous croyons que, comme le pain et le vin consacrés par le Seigneur à la Sainte Cène ont été changés en son corps et en son sang qui allaient être offerts pour nous sur la croix, de même le pain et le vin consacrés par le prêtre sont changés au corps et au sang du Christ glorieux siégeant au ciel, et Nous croyons que la mystérieuse présence du Seigneur, sous ce qui continue d’apparaître à nos sens de la même façon qu’auparavant, est une présence vraie, réelle et substantielle...
Toute explication théologique cherchant quelque intelligence de ce mystère, doit, pour être en accord avec la foi catholique, maintenir que dans la réalité elle- même, indépendante de notre esprit, le pain et le vin ont cessé d’exister après la consécration, en sorte que c’est le corps et le sang adorables du Seigneur Jésus qui dès lors sont réellement devant nous sous les espèces sacramentelles du pain et du vin, comme le Seigneur l’a voulu, pour se donner à nous en nourriture et pour nous associer à l’unité de son Corps mystique.
L’unique et indivisible existence du Seigneur glorieux au ciel n’est pas multipliée, elle est rendue présente par le sacrement dans les multiples lieux de la terre où la messe est célébrée. Et elle demeure présente, après le sacrifice, dans le Saint Sacrement, qui est, au tabernacle, le cœur vivant de chacune de nos églises. Et c’est pour nous un devoir très doux d’honorer et d’adorer dans la sainte hostie, que nos yeux voient, le Verbe incarné qu’ils ne peuvent pas voir et qui, sans quitter le ciel, s’est rendu présent devant nous.
Les mots utilisés par le Saint Pape sont lourds de sens : une présence vraie, réelle, substantielle du Christ glorieux en vue de se donner à nous en nourriture et de nous associer à l’unité de son Corps mystique ; une présence que nous avons le devoir très doux d’honorer et d’adorer.
Dieu peut-il se donner en nourriture ? Dieu peut-il s’avilir en se donnant en nourriture à des êtres humains ?
Si la religiosité humaine a souvent considéré le repas sacré comme un moyen de s’unir de manière assez lointaine à la divinité, le mets consommé dans un tel repas n’a jamais été considéré comme étant Dieu.
Les paroles de Jésus, rapportées par saint Jean dans la lecture de l’évangile de ce matin, sont sans équivoque :
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi je demeure en lui... Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. (Jn 6,56 ; 58 )
L’Eucharistie est folie ! Après avoir entendu ces paroles et récriminé contre elles, beaucoup d’entre les disciples abandonnèrent Jésus.
Si l’Eucharistie est folie, elle n’est pas la première folie issue du brasier d’amour qu’est le cœur de Dieu. Pourquoi avoir créé l’univers ? Pourquoi avoir placé l’homme à son sommet et l’avoir appelé à partager la vie divine ?
Même après que l’homme, par l’exercice désordonné de sa liberté, a opposé à son Créateur la folie de l’orgueil en désobéissant, l’amour divin n’a pas été vaincu : lorsque les temps furent accomplis, Dieu s’est incarné, instaurant avec sa créature une proximité nouvelle.
Par sa mort sur la Croix, le Christ a offert sa vie en rançon pour racheter la multitude de ceux qui acceptent d’entrer en communion avec lui, recevant sa chair en nourriture, et son sang en breuvage.
Sous les apparences d’un peu de pain et de vin, des aliments communs, Dieu vient à nous en prenant le risque que nous ne discernions plus son vrai Corps et son véritable Sang. Extérieurement, le pain que les pères ont mangé dans le désert de l’Exode et celui que nous mangeons aujourd’hui sont si semblables ; et pourtant, les pères sont morts, alors que celui qui mange le Corps du Christ vivra éternellement.
Dans la communion au Corps et au Sang de son Fils, Dieu invite l’homme à une complète nouveauté. Ce n’est plus nous qui vivons, c’est le Christ qui vit en nous. Dieu fait toute chose nouvelle tout particulièrement à travers ce sacrement. Il se penche sur chacune de nos humanités comme il l’a fait sur la Samaritaine au puits de Jacob :
Celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissante en vie éternelle. (Jn 4,14)
Se donner en nourriture, se remettre aux mains de ses prêtres, n’est pas pour Dieu sans risque : dans le sacrement de son amour, Jésus rencontre en nos églises, en nos communautés, parfois même en nos propres cœurs, l’inattention, la désinvolture, l’abandon, voire la profanation. Comme nombre de disciples après l’annonce de ce don, nous pouvons si facilement nous éloigner du Seigneur. Pleurons humblement notre ingratitude.
Puisant à la source de la vie nouvelle qu’est le sacrement de l’Eucharistie, renouvelés par un amour immense, marchons, rajeunis de l’éternelle jeunesse de Dieu, vers les hommes et les femmes de notre temps, pour les inviter à entrer en plénitude dans cette communion qu’est le peuple de Dieu.
Adorant Dieu au Saint-Sacrement de l’autel, unis aux anges, à leur Reine et à tous les saints du Ciel, posons déjà sur la terre l’acte du ciel. Folie de l’amour de Dieu, qui attend de nos pauvres âmes, aimées au prix de sa chair et de son sang, une miette d’amour.
Amen, Alléluia.
ps. ça évite à l'abruti de service de me piquer le fichier! non mais sans blagues !
Accordez-moi, s'il vous plaît, cette grâce , ô mon Dieu, qu'avec la possession de toutes les vertus, je puisse vous aimer de tout mon coeur, de toute mon âme, de toutes mes forces et de tout mon pouvoir comme vous me l'avez commandé.
Vous êtes ma seule espérance, mon Seigneur et mon tout, vous êtes ma véritable gloire, mon refuge, ma consolation, ô mon bien-aimé par dessus toutes choses, ô mon époux couvert de fleurs, époux de mon âme plein de douceur et de suavité, époux de mon coeur plus doux que le miel. O la joie de mon esprit! O beau jour de l'éternité ! Lumière brillante, paradis de mon coeur, mon aimable principe, qui êtes le seul en qui je puisse trouver mon repos et mes dernières satisfactions !
Préparez-vous , mon Dieu, en moi une sainte habitation, et disposez-vous pour toujours à venir y faire une agréable demeure. Oh! quand est-ce, mon aimable Rédempteur, que bannissant de moi tout ce qui vous est contraire, vous serez le seul objet de mes complaisances? Quand est-ce que je ne serai plus à moi pour vivre tout à vous? Quand est-ce que l'ardeur de mon coeur me consumera dans les flammes sacrées de votre amour?
O trois fois l'ami de mon âme! Ecoutez-moi, s'il vous plaît, Seigneur, non parce que je le mérite, mais seulement à cause de vos bontés infinies, enseignez-moi, éclairez-moi, dirigez-moi!.. O Dieu de mon âme, pourquoi ne voulez-vous pas vous donner à ce pauvre mendiant qui se trouve dans la dernière indigence?
O Trinité suradorable, Père, Fils et Saint-Esprit, un seul vrai Dieu, je vous supplie de vouloir bien m'enseigner, me conduire et me donner du secours en toutes choses...
Oh ! pourquoi n'ai-je pas en moi seul l'amour de toutes les créatures, pour le placer tout en vous, encore serait-ce bien peu de choses, en égard à vos mérites qui sont infinis!
O Marie, Marie, Marie, Vierge très sainte, mère de mon Dieu, reine du ciel, maîtresse du monde, dépositaire des secrets du Saint-Esprit, plus pure que les lis, rose mystérieuse de patience, paradis de délices, miroir de chasteté, vaisseau d'innocence, priez, priez pour ce pauvre exilé en lui obtenant cette vertu de charité qui a éclaté si merveilleusement en vous.
O esprits bienheureux! ô esprits glorieux, qui brûlez d'amour pour votre Créateur, et vous particulièrement séraphins qui embrassez le ciel et la terre par le feu de votre charité, n'abandonnez pas ce pauvre coeur misérable , mais faites que par votre ministère il soit purifié comme les lèvres d'Isaïe des souillures du péché; faites que par un rejaillissement et une communication de votre charité, il soit embrasé de ses vives flammes pour que je n'aime que ce Seigneur adorable, que je ne cherche que lui seul, que je ne souhaite d'avoir mon repos qu'en lui seul et que j'y puisse rester incessamment dans les douceurs d'une quiétude digne de vos souhaits et dans toute l'étendue de l'éternité.
st Pierre d'Alcantara.
Prions le Seigneur, pour qu'il nous apprenne à faire ses volontés et que son esprit de bonté nous conduise dans la voie droite. Il nous introduira lui-même dans la cité céleste, il nous gouvernera éternellement, il nous placera dans ses pâturages, nous qu'il a déjà régénérés par l'eau sainte et qu'il nourrit de mets fortifiants à cette table qu'il nous a préparée contre ses persécuteurs.
C'est de cette table qu'il est dit : Bienheureux celui qui goûtera du pain qui est servi dans le royaume de Dieu! Car le Christ est à la fois ce royaume et le pain dont nous sommes engraissés. Le Christ Jésus est le pain de la vie éternelle, qui s'est fait notre nourriture, afin que vivant de ce pain qui fait les forts, nous puissions dire avec l'Apôtre: Notre vie est dans les cieux.
En effet, quand nous cherchons et goûtons les choses d'en haut, nous cessons d'être terrestres; et c'est pour arriver à cette heureuse transformation que nous mangeons Jésus-Christ; nous sommes alors absorbés par lui; il est la vie et consume en nous tout ce qu'il y a de mortel, pour nous rendre ses copies parfaites.
Samedi prochain, le 22 juin, aura lieu la béatification de 14 martyrs religieuses de l'Ordre de l'Immaculée Conception, également appelées martyrs Conceptionnistes.
Martyrs de saint Joseph
En 1936, dix religieuses Conceptionnistes du monastère de San José, à Madrid, furent expulsées et la communauté dispersée, et quelques sœurs se réfugièrent dans un appartement situé rue Francisco Silvela, 19 ans, dans le centre de Madrid.
Le 7 novembre 1936, alors que ces religieuses étaient abritées dans la mezzanine du bâtiment, un groupe de miliciens est venu les chercher puisqu'elles avaient été dénoncées par le gardien d'un bâtiment voisin. Ils les ont tous sorties et les ont mises dans un camion. On n'a plus jamais entendu parler d'elles.
Parmi ces dix moniales se trouvait Mère María del Carmen Lacaba Andía, qui était l'abbesse. En juillet 1936, elle prit la décision de rester chez les nonnes les plus âgées, dont l'une était invalide. Elle est morte quand elle avait 54 ans et avait 34 ans de vie religieuse.
Les anges du ciel nourrissent constamment leur vie spirituelle avec la contemplation du Fils de Dieu.
Leur bonheur se nourrit de cette contemplation du mystère trinitaire dans le Verbe divin. C'est pourquoi on dit vraiment que Jésus-Christ est le "pain des anges" et le "pain du ciel". Casiodoro, presque contemporain de Saint Benoît dans l'Italie de son temps, affirme: "Le Christ est appelé à juste titre le pain des anges, car ils se nourrissent véritablement de la louange de lui-même. Car il ne faut pas croire que les anges mangent du pain corporel, mais qu'ils se nourrissent de cette contemplation du Seigneur dont se nourrit une créature sublime. Mais ce pain du ciel satisfait les anges et nous sert de nourriture sur la terre: à eux les ravissant de leur contemplation; à nous restaurer avec sa sainte visitation"(Commentaires du Psautier, Ps 77)
Nous avons entendu dans le Deutéronome (Deut. 8.2-3.14b-16a) que Dieu a nourri le peuple d'Israël dans son Exode à travers le désert avec du pain descendu du ciel: la manne. C'est pourquoi la tradition de l'Église a toujours considéré la manne comme une figure qui prophétisait l'Eucharistie.
Et dans le texte de l'évangile de saint Jean (Jn 6,51-59) tiré du sermon du "pain de vie", Jésus lui-même nous apparaît comme "le pain descendu du ciel" pour nous donner la vie éternelle. Jésus nous dit qu'il est le véritable Fils de Dieu, envoyé par le Père, et qu'il est venu pour nous donner la vie éternelle en nous donnant son corps et son sang.
Comme vous le savez, cela se passe dans le sacrement de l'Eucharistie que nous célébrons aujourd'hui en cette solennité du Corpus Christi et qui a été institué par Jésus-Christ à la dernière Cène, comme une anticipation de son sacrifice sur la Croix et de tout le mystère pascal, c'est-à-dire , de sa passion, mort, résurrection et ascension.
En vérité, ce "pain du ciel" et "pain des anges" (voir Ps 77: 24-25) est Jésus-Christ: il nourrit spirituellement les anges qui le contemplent au ciel et nourrit également la vie de nos âmes. chaque fois que nous le recevons dans l'Eucharistie.
Saint Paul nous a dit dans la première lettre aux Corinthiens (1Cor 10,16-17):le pain qui est le corps du Christ et la coupe de vin qui est son sang nous lient tous dans le corps et le sang du Christ. Quiconque mange la chair du Christ et boit son sang, comme Jésus nous le dit lui-même dans l’Évangile d’aujourd’hui, habite en lui et il revient à son tour à celui qui le reçoit. Mais n'oublions pas que dans chacune des espèces consacrées, à la fois dans le pain et dans le vin, se trouve réellement le Christ tout entier, de sorte que la communion sous l'une des deux espèces est une communion vraiment complète.
Chers frères, soyons très conscients de cette merveilleuse réalité, à savoir que dans la Sainte Eucharistie se trouve vraiment Jésus-Christ, le véritable Fils unique de Dieu, fait homme pour notre salut. En recevant la Sainte Communion, nous recevons vraiment Dieu dans nos âmes; nous recevons le Christ, vrai Dieu et vrai homme. Par conséquent, je veux rappeler quelques consignes nécessaires pour recevoir la communion.
En premier lieu, nous avons besoin de dispositions internes, fondamentalement trois: être dans la grâce de Dieu, savoir qui nous allons recevoir et accomplir le jeûne eucharistique une heure avant la communion. Il est essentiel d’être en état de grâce, c’est-à-dire sans péché mortel, comme l’Église s’en souvient toujours. Si l'on est dans le péché mortel, on doit d'abord s'approcher du sacrement de pénitence ou de réconciliation et se confesser comme il se doit, dans le but clair de corriger leurs péchés et de ne pas vouloir vivre davantage dans le péché mortel.
En second lieu, certaines dispositions extérieures sont également nécessaires, mais je tiens à souligner, avant tout, une chose qui aujourd'hui est souvent oubliée à cause de la perte inconsciente du sens naturel mais aussi surnaturel de la modestie, qui est la garde de l'intimité: Je veux dire la modestie en tenue vestimentaire.
Notre société a progressivement perdu la valeur de la décence et du décorum en costume, même au moment d'entrer dans un lieu sacré tel qu'une église et même à la communion. Le prêtre se demande souvent s'il faut ou non donner la communion à une personne, homme ou femme, qui s'habille presque comme s'il était sur la plage et donne souvent la communion compte tenu de l'ignorance et du bien. La volonté de cette personne et celle de l'intérieur peuvent se trouver dans la grâce de Dieu, et aussi afin d'éviter un plus grand scandale en rejetant publiquement un communiant.
Mais nous devrions être conscients que nous allons recevoir Dieu lui-même et que, par conséquent, nous devons éviter certaines tenues indécentes .
Enfin, que la Sainte Vierge, la femme qui a amené le Fils de Dieu dans son sein, nous rende conscients de la grandeur de l’Eucharistie et des dispositions adéquates pour recevoir Jésus-Christ dans ce sacrement, qui est le vrai pain de les anges descendant du ciel pour nourrir nos âmes.
La Sainte Trinité souveraine est le noyau central de notre foi chrétienne.
"Nous le savons par une manifestation stricte, une révélation publique de Dieu lui-même qui, par l'immense amour qu'il porte à la créature humaine, a voulu que nous sachions ce que Dieu est réellement en lui.
Un mystère absolument insondable, inaccessible, ineffable, mais en tout cas Dieu veut se faire connaître et pour cela il est venu lui-même en personne pour nous révéler quelle est son essence divine, éternelle et infinie : la Trinité des personnes.
Le Père est Dieu, le Fils est Dieu et le Saint-Esprit est Dieu. Trois personnes distinctes mais un seul et unique vrai Dieu, créateur du ciel et de la terre, qui s'est manifesté visiblement en Jésus-Christ son Fils, devenant ainsi un homme à part entière, quel mystère impénétrable !
"Nous serons presque infiniment heureux de le contempler et de l'aimer, dans un temps présent sans fin, puisque nous serons hors du temps et donc, sans passer des jours ou des années, mais dans un présent absolu qui nous rend pleinement heureux et sans aucune crainte de perdre un si grand bonheur.
Le simple fait de pouvoir le perdre nous ferait souffrir l'indicible, mais non, nous ne pourrons plus jamais perdre ce bonheur, alors le bonheur sera si grand qu'aucun esprit n'a jamais été capable d'imaginer ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment.
Il vaut la peine de vivre toute sa vie et même de mourir si nécessaire, comme cela est arrivé à tant de martyrs chrétiens, pour obtenir la joie incommensurable de contempler la Très Sainte Trinité et de pouvoir voir notre Dieu vivant, notre Créateur et Rédempteur.
Que la Sainte Vierge, qui contemple déjà le Père, le Fils et l'Esprit Saint dans la félicité éternelle du corps et de l'âme, nous aide toujours à marcher dans cette direction vers la "rencontre" avec Dieu et que nous ne soyons jamais séparés ;
et, si nous sommes séparés par erreur ou par péché, qu'elle nous plaigne et nous prenne immédiatement par sa main maternelle et nous ramène à la Maison du Père sur terre : la Sainte Église, demeure de Dieu au milieu des hommes et chemin sûr pour retrouver la joie de voir Dieu comme il est.
fray Emiliano Vanoli op +
La Sainte Trinité doit être le sceau qui imprègne et ratifie toute notre vie spirituelle. C'est-à-dire que notre vie entière ne doit être autre chose qu'une recherche constante de la gloire de la Trinité. Notre objectif devrait être de vivre heure par heure sans penser à la suivante, comme si c'était la dernière heure de notre vie. Cette heure, nous devons la vivre abandonnée à la Volonté de Dieu et dans le seul but de plaire à Dieu un et trois. Si de notre bouche et, spécialement du cœur, les louanges continues aux trois Personnes divines ne devaient pas tomber, l'homme ne serait pas constamment humilié par Satan.
Quel soulagement et quelle lumière nous trouverions à de nombreuses occasions lorsque nous ne savons pas quelle voie prendre ou de nombreuses autres façons d'agir de notre côté sans Dieu, en travaillant inutilement et en faisant de faux pas, si nous entrons à l'intérieur pour adorer le Saint . La Trinité dit quelque chose comme ceci: "Que ta volonté soit faite, Père, Fils et Saint-Esprit", ou "Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit" ou d'autres prières similaires.
En contemplant le mystère de Dieu avec nous ou de Dieu tourné vers nous, nous remarquerons immédiatement avec la lumière de l'Esprit Saint que "la substance du Père est l'amour.
La substance du Fils est l'amour - l'amour si grand pour le Père et à l'homme qui s'est livré à la souffrance pour le sauver et rendre gloire au Père. Et la substance du Saint-Esprit est l'amour, concourant avec le Père et le Fils à la gloire de la Trinité, participant au mystère de l'incarnation, dotant l'esprit prophétique de Jésus-Christ dans sa prédication, témoignant de sa divinité et scellant l'œuvre de rédemption et de protéger l’Église, son épouse immaculée.
La substance du père est amour et pouvoir; la substance du Saint-Esprit est l'amour et la vie; la substance du Fils est Amour et douleur. La substance des trois personnes divines est la charité, c'est le plus pur amour de la communication, c'est pourquoi on l'appelle charité, car il communique et constitue l'amour le plus parfait, l'amour de la charité. »
«La douleur, c'est-à-dire la croix divinisée par le Fils, est la seule et unique étape pour accéder à l'amour de la charité. Comprenez-vous maintenant la valeur de la croix?
Si nous regardons autour de nous et à cause de ce que nous savons de la vie des saints, les plus crucifiés sont ceux qui aiment le plus, parce que l'amour qui est touché par la douleur, l'insigne de Jésus, est beaucoup plus pur que tout autre et par conséquent il traîne après lui-même les trois Personnes divines et dans l'âme qui souffre unie à Jésus, les trois habitent avec un tel rayonnement qu'elles irradient vers les autres la présence trinitaire. »
Le mystère de l'incarnation nous conduit au mystère trinitaire. «Le Père était de toute éternité. Il a produit de lui-même, de sa substance et de son essence même pour la Parole, mais éternellement, pas comme nous le représentons dans l'imagination. Aussi de toute éternité, car au commencement étaient à la fois la Parole de Dieu et le Père Dieu, deux personnes dans la même substance divine. Mais jamais, jamais un seul instant, ces personnes, Père et Fils, n'étaient seules ou n'étaient que deux, mais dans la même éternité, bien que produites par le Père et le Fils, c'était aussi le Saint-Esprit, le reflet, la substance et l'essence du Père. et le fils, et aussi la personne »
"Cette communication de la même substance, de la même essence, de la même vie et des mêmes perfections qui forment et forment une seule essence, substance, vie et perfection, constitue les indulgences de la Trinité."
Cela nous fait crier avec la liturgie: "A toi, Dieu le Père non-engendré, à toi, Fils unique du Père, à toi, Esprit Saint paraclet, Trinité sainte et non divisée, nous te confessons de tout notre coeur et de nos lèvres, nous te louons et nous vous bénissons. A toi la gloire pour toujours! »
"Face à cette grandeur, chacun de nous se sent comme un atome insignifiant, mais en même temps notre âme assoiffée d'infini, recevant un petit reflet de cette grandeur, s'élargit joyeusement pour voir le bonheur, l'éternité et l'incompréhensibilité de leur Dieu. »
«Et de ce trône la Parole est-elle descendue vers le vil atome de la terre? O Dieu éternel, comment puis-je accepter que tu aies tant daigné? Seul l’amour divin pouvait descendre jusqu’au sein pur de Marie par le Saint-Esprit qui manifestait sa fécondité divine de telle sorte que la Parole devienne homme: une profonde humiliation que seul l’amour divin pouvait accomplir, même s’il ne cessait pas d’être Dieu. »
"Pour nous tout cela ne devrait pas être une spéculation sur Dieu, ou une chose de mystique et inaccessible pour les croyants ordinaires, mais une expérience de l'amour qui perçoit, au fond de la vie intime de Dieu, la raison d'être de son Amour aux hommes »: Nous venons d'entendre cela dans l'Évangile: Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique pour que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu'il ait la vie éternelle. (Jn 3,16)
Cet amour de Dieu nous est présenté dans chaque Eucharistie, car ici le sacrifice du Christ est opportun et efficace et il suffit de s'ouvrir pour partager la croix de Jésus dans nos vies afin de participer profondément aux sentiments de Jésus au moment de donner sa vie. pour nous.
Les trois Personnes divines sont présentes ici, car l'œuvre de la Rédemption n'est pas l'œuvre exclusive du Fils, mais surtout celle de la Trinité, qui souhaite que l'homme participe à l'excellence de son mystère d'amour et d'unité. "
Regina Cœli, laetare, alleluia,
quia quem meruisti portare, alleluia.
Resurrexit, sicut dixit, alleluia.
Ora pro nobis Deum, alleluia.
V. Gaude et laetare, Virgo Maria, alleluia.
R. Quia surrexit Dominus vere, alleluia.
Oremus : Deus, qui per resurrectionem Filii tui, Domini nostri Jesu Christi, mundum laetificare dignatus es, praesta, quaesumus, ut per ejus Genitricem Virginem Mariam, perpetuae capiamus gaudia vitæ. Per eumdem Christum Dominum nostrum.
O Feu consumant, Esprit d'amour,
survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme
comme une incarnation du Verbe;
que je Lui sois une humanité de surcroît,
en laquelle il renouvelle tout son mystère.
ste Elisabeth de la Trinité
Comme nous professons en priant le Credo, le Saint-Esprit procède du Père et du Fils. Et il est également envoyé par le Père et le Fils pour vivifier l'Église et pour donner la vie spirituelle dans nos âmes. C'est l'Amour qui unit le Père et le Fils et c'est le Don, le don qu'ils nous font, afin qu'il nous remplisse de vie et de sainteté. C'est le Feu qui enflamme nos âmes dans l'amour de Dieu pour nous conduire au Ciel. Il est le Paraclet, l'Avocat, le Défenseur que Jésus nous a promis à son retour vers le Père : "Le Paraclet, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, sera celui qui vous enseigne tout et vous rappelle tout ce que je vous ai dit" (Jn 14, 26).
Nous devons nous tourner vers ce "doux hôte de l'âme" qu'est l'Esprit Saint, comme nous l'avons invoqué dans la séquence avant l'alléluia. Malheureusement, peu de chrétiens sont conscients de cette vérité sublime : la Très Sainte Trinité, Père, Fils et Esprit Saint, demeure dans notre âme si nous demeurons dans la grâce de Dieu, sans péché mortel.
L'Esprit Saint demeure dans notre âme et avec lui aussi le Père et le Fils, comme Jésus l'a annoncé : "Celui qui m'aime gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui et nous ferons notre demeure en lui" (Jn 14, 23).
Cette merveille est le "séjour trinitaire dans l'âme", source inépuisable de vie intérieure, de vie en Dieu, de vie immergée dans la vie même de Dieu. L'Esprit Saint veut nous introduire dans la vie la plus intime et la plus profonde de la vie de Dieu, dans la vie d'amour existant entre les trois personnes divines de la Très Sainte Trinité, car l'Esprit Saint est l'amour du Père et du Fils.
Nous devons demander à l'Esprit Saint de nous inonder de Ses sept dons, accordés pour que nous soyons dociles à Ses inspirations pour nous élever vers Dieu et Lui ressembler.
Ce sont des dispositions permanentes qui nous rendent dociles à suivre les impulsions divines de l'Esprit Saint. Comme nous le rappelle le Catéchisme, ils sont les dons de la sagesse, de l'intelligence ou de la compréhension, du conseil, du courage, de la science, de la piété et de la crainte de Dieu. Et avec ces sept dons, n'oublions pas les douze fruits de l'Esprit Saint, qui sont les prémices de la vie éternelle : charité, joie, paix, patience, patience, longue souffrance ou persévérance, bonté, bonté, gentillesse, douceur, douceur, douceur, fidélité, modestie, continence et chasteté.
En conséquence, Saint Jean de la Croix offre une belle comparaison dans le Cantique Spirituel lorsqu'il utilise l'image de l'Austro ou Abrego, le vent doux qui apporte la pluie et fait germer et fleurir la végétation, pour se référer à l'action de l'Esprit Saint dans l'âme en amour avec le Christ, et il le dit, "Quand cet air divin entre dans l'âme, il enflamme l'âme tout entière, la donne et l'anime, se souvient de la volonté et élève les appétits qui auparavant s'étaient endormis dans l'amour de Dieu, afin qu'on puisse dire qu'il se souvient des amours de lui et d'elle", aspirant dans le jardin de l'âme à produire son perfectionnement en vertus(Cantique XVII).
L'Esprit Saint éveille la sainteté de l'Église et rend réel ce qui est célébré dans les sacrements et que ceux-ci soient efficaces pour nos âmes. Ainsi, lorsque la consécration aura lieu dans la Sainte Messe que nous célébrons, Il descendra sur les espèces de pain et de vin pour qu'elles soient vraiment transformées en Corps et Sang du Christ. Et si nous recevons la Communion dans les conditions appropriées, en nous trouvant en état de grâce sans péché mortel, Il fera fructifier en nous cette nourriture spirituelle, nous faisant, comme disait saint Augustin, devenir Jésus Christ.
Il y a des situations très appropriées pour demander à l'Esprit Saint lumière et force. Par exemple : quand un prêtre se prépare à confesser, quand une personne doit donner des conseils, quand nous avons un problème que nous ne savons pas comment résoudre, quand nous allons étudier ou écrire quelque chose, quand nous sommes attaqués par la tentation, etc.
Enfin, que Marie Très Sainte, qui était présente avec les Apôtres le jour de la Pentecôte, nous aide à mieux connaître l'Esprit Saint pour avancer dans notre vie spirituelle et pénétrer au plus profond du mystère de Dieu.