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Publié le 29 Juillet 2019

 

 

C’est un scénario dont n’aurait pas voulu un producteur de cinéma le jugeant peu crédible, et pourtant ! Après une nuit d’orage, en juillet dernier, alors qu’une sœur de l’abbaye Saint-Michel de Kergonan (Morbihan) rendait l’âme à l’hôpital, une jeune femme demandait son entrée au noviciat.

 

L’abbaye Saint-Michel de Kergonan se trouve en Bretagne, près de Carnac, où les sœurs bénédictines sont installées depuis la fin du XIXe dans cette bâtisse bretonne superbe qui attire retraitants comme vacanciers l’été. Mais cela fait des années qu’aucune postulante ne s’est présentée pour vivre une vie contemplative selon la règle de saint Benoît. Les sœurs, plus ou moins vieillissantes, sont alors au nombre de 22, et prient chaque jour leurs offices dans la fidélité, le silence et l’espérance.

 

Une vie de prières et de services

Parmi elles, il y avait sœur Geneviève, 80 ans, entrée à l’abbaye Saint-Michel lorsqu’elle avait 35 ans. Sœur Geneviève est issue d’une famille très croyante qui va régulièrement voir Marthe Robin. Sur cinq enfants, trois sont entrés dans les ordres dont un frère, juste de l’autre côté de la clôture, chez les moines bénédictins à l’abbaye Sainte-Anne. Pourtant, elle n’entre « qu’à 35 ans comme novice car elle prenait son temps », nous confie la mère abbesse. La sœur Geneviève est fidèle, précise et soigneuse. Elle excelle à la lingerie et aux travaux de couture puis à la reliure durant sa longue vie monastique. Au poste de portière, elle marque les visiteurs qui n’hésitent pas à se confier spontanément à elle. Une vie de prière et de service où elle trouve sa place, parfois avec quelques plaintes ou inquiétudes sur les petits tracas du quotidien. Aussi, quand elle tombe malade en janvier 2018 et qu’elle doit subir une importante opération de la mâchoire à Nantes, les sœurs sont inquiètes pour son moral.

Avant de partir à l’hôpital, sœur Geneviève reçoit le sacrement des malades des mains du père abbé de l’abbaye voisine, secondé par frère Étienne, son propre frère. « Que Dieu vous donne de garder un visage joyeux et d’être un exemple pour tout ce qui vient », dit la prière d’oraison. La sœur ne le sait pas encore, mais elle ne reviendra plus dans sa communauté : elle va vivre ses six derniers mois entre une maison de repos et l’hôpital. « Elle est devenue drôle, courageuse, remontant le moral des visiteurs et de sa famille », médite dans la joie la mère abbesse, témoin de sa montée spirituelle. Avant de perdre la parole, sœur Geneviève confie à une sœur infirmière qu’elle priera « là-haut, pour les vocations et notamment celles de sa communauté ».

Clin d’œil du ciel

Voilà donc la nuit du 1er au 2 juillet 2018. Un orage terrible éclate sur l’abbaye Saint-Michel, faisant sauter le courant. Plus d’électricité ni de téléphone. Pas moyen de joindre les sœurs au petit matin pour leur annoncer le retour à Dieu de sœur Geneviève. Les infirmières dévouées finissent par trouver sur Internet le numéro de portable de la sœur hôtelière. Il est 9h quand elles arrivent enfin à la joindre, la sœur est à l’hôtellerie et apprend seule la nouvelle. À peine a-t-elle le temps de raccrocher pour aller prévenir la mère abbesse que son portable se met de nouveau à sonner. Fabienne, 35 ans, encore inconnue des sœurs, souhaite réfléchir à une entrée au noviciat ! La sœur hôtelière s’empresse cette fois de rejoindre la mère abbesse : « J’ai deux nouvelles pour vous, la sœur Geneviève est montée au ciel et elle nous envoie Fabienne ! »

Un an après ce clin d’œil du ciel, elles sont aujourd’hui deux postulantes à avoir rejoint les sœurs bénédictines. Ce n’est peut être pas encore assez, mais la mère abbesse est confiante. « Nous allons régulièrement prier sur la tombe de sœur Geneviève dans la clôture, même si elle prend son temps, nous comptons toujours bien sur elle ! »

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Rédigé par Philippe

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Publié le 29 Juillet 2019

 

" Ni la vie, ni la mort, ni les choses présentes, ni les choses futures... rien ne pourra nous séparer de son amour."

 

   Deux jeunes hommes au regard clair, à l'allure ferme, debout et la main dans la main, l'oeil fixé sur un but commun que chacun semble envisager avec une nuance de pensée et sous une impression qui lui appartient, mais qu'il communique, ce serait un assez bon symbole de l'amitié. Un statuaire en ferait un marbre.

   Les éléments que j'y introduis ne sont pas choisis au hasard. Je n'admets que deux personnages, parce que l'amitié, en son idéal, exige tant de conditions que c'est déjà beaucoup espérer que de voir celles-ci réunies en deux êtres. " Il faut tant de rencontres à la bâtir, disait Montaigne, que c'est beaucoup si la fortune y arrive une fois en trois siècles." Jugement excessif, à moins qu'on ne donne au mot un sens absolu qui ne convient pas à l'humanité. Mais qu'on puisse être aimé quand on est connu à fond; qu'on aime soi-même celui qu'on connaît à fond, et que ces deux cas si rares se rencontrent,  s'emboîtent , respectés par la vie qui disperse tant, dominant les passions et les intérêts qui séparent tout: tout le monde comprend que cela n'est pas commun.

   L'amitié a beaucoup de sosies; elle n'a guère de héros authentiques, et elle ne fait jamais groupe. " Mes amis , disait en souriant Aristote, il n'y a point d'amis."

   J'ai supposé que mes personnages sont jeunes; non pour dire qu'il n'y ait plus d'amitié dans l'âge mûr ou dans la vieillesse: ce serait une contradiction, vu que par nature l'amitié est durable. Ceux qui cessent d'être amis ne le furent jamais, assurait saint François de Salles. Mais pour la formation de l'amitié , la jeunesse est autrement favorable. La générosité y est moins rare; les espérances toutes neuves invitent à lier partie en vue de départs qui plus tard nous trouveront lassés; les ambitions tendent moins d'embûches, et les passions plus vives, mais moins tenaces, s'accommodent  mieux. Dans l'âge mur, on se lie déjà moins , et dans la vieillesse, on ne se lie presque plus, ne trouvant guère à mettre en commun que des souvenirs, des habitudes, qui prêtent moins aux échanges.

   Il n'y a qu'un remède à ce déclin de nos pouvoirs d'aimer; c'est de se placer sur un terrain à l'égard duquel nous soyons toujours jeunes. L'amitié spirituelle, comme la conçurent les saints, peut se former au bord du tombeau. S'établissant au niveau de l'éternel, assurée que les années ne travaillent que pour nous, si nous savons en recueillir les valeurs morales, elle se trouve préparée à se faire un avenir du passé, au lieu de laisser ce dernier à sa mélancolie de campo-santo triste.

   Quand la vie est au ciel , selon le mot de saint Paul, il n'y a pas de motif pour que le temps impose ses conditions, ni non plus ce qu'il mesure. On engagera de concert le voyage surhumain quand il plaira à Dieu de vous lier; on ne trouvera point d'obstacle dans le temporel dont on n'a cure; votre vaisseau aérien ne se heurtera qu'aux remous invisibles dont le pilote intérieur nous apprend à avoir raison, et la définition de Bossuet sera pleinement satisfaite: l'amitié est un commerce pour s'aider à jouir de Dieu.

   A l'égard des simples chrétiens, qui mettent Dieu dans la vie sans lui accorder l'exclusivité, une part demeure de cette longévité des coeurs sanctifiés; mais la mesure en dépend de notre niveau intérieur. Pour le commun, l'amitié suit la loi commune: on se lie plutôt à l'âge des espoirs et des faciles désintéressements. Alors, regardant la vie avec confiance, on s'y engage avec fermeté. On est debout, comme nos jeunes hommes symboliques, la pupille adaptée au loin, la démarche solide, parce qu'on se sent arc-bouté; tranquille, parce qu'on sait qu'on verra à droite, fût-on à gauche, qu'on pourra voir en même temps à droite et à gauche , ayant doublé ses ressources aussi bien que son regard.

   On se tient la main pour dire, comme Dominique à François d'Assise : " Tenons-nous ensemble et rien ne prévaudra contre nous", ce qui signifie: Soyons deux êtres en un seul être , deux moi dont chacun dit nous, deux corps doués d'une seule âme, deux arceaux pour une seule ogive, afin de porter , de supporter, de faire, de valoir, en un mot d'être ce que chaque isolé ne serait et ne pourrait à lui seul.

   N'étant plus qu'un seul en deux, on transporte l'un dans l'autre l'instinct qui nous arrache à notre être. On se souhaite de longs jours, à déverser dans le jour sans déclin; on se souhaite une large vie, que viendra intensifier la vie avec l'Immense; on se fait du bien à chaque occasion et l'on s'en fait. On partage; on ne compte pas. On se sent heureux de mener la vie en commun, comme les membres sont heureux de communiquer dans des fonctions pleinement solidaires. On considère comme un évènement personnel ce qui arrive à l'autre, joie ou peine; on juge de même de cette couleur claire ou sombre des faits humains. Enfin, n'étant qu'un seul, on regarde vers un seul but et l'on aime ou se propose les mêmes choses, je dis à l'égard des grands objets.

   Ne citions-nous pas le mot d'Augustin :" Dis-moi ce que tu aimes, je te dirai ce que tu es" ? Si nous aimons deux choses, parmi les grands objets de l'existence, nous sommes deux, irrémédiablement. Il faut la concordance des vouloirs, la concordance des amours, entre ceux qui entendent n'être qu'un pour valoir double.

   Et c'est une grande raison pour qu'il n'y ait d'amitié que l'amitié vertueuse; car on ne peut vouloir durablement la même chose que si l'on veut ce qui ne change pas. Les objets des passions sont variables; nos intérêts se déplacent d'un jour à l'autre; ces choses-là ne tiennent pas à la personne en ce qu'elle a de permanent: sa valeur propre, ni en ce qu'elle a de central et de profond: son attirance à l'égard de la vérité de la vie.

   S'aimer pour son plaisir, s'aimer pour son profit, ce n'est pas s'aimer l'un l'autre; c'est aimer son plaisir, son profit, et comme la coïncidence entre le plaisir ou le profit de l'un, le plaisir ou le profit de l'autre dépend de hasards et ne dure jamais longtemps, cet égoïsme à deux ne peut créer de liens solides. Seul le bien, qui est immuable, vous retrouve toujours d'accord. Les personnes étant autres, identique est alors leur cause; elles la plaideront  avec des arguments qui pourront différer; mais l'identité des vouloirs profonds ne permettra plus les divergences irrémédiables.

    Que veux-tu , frère, que je ne veuille, lorsque tu veux le bien? Tu cours à un but? j'en suis ! Tu t'opposes à un obstacle? j'accours, et je creuse la mine, j'allume la mèche avant même de demander: Que fais-tu là? Un adversaire t'atteint ? ta cuirasse est percée d'abord: c'est mon coeur. Je ne m'écarte de rien, je ne me soustrais à rien quand tu le veux, parce que je sais qu tu veux bien, et que je me retrouve moi-même tout conquis, dans ce que ton voeu profond identifie à ta personne.

   Nous pensons chacun à part, il est vrai; mais nos coeurs ont le même rythme. Vois-tu le bien ailleurs que moi, volontiers je regarde où tu vois; tu feras de même. Après ce débat qui est une recherche après une lutte où

   ce que je ne sais quel dieu qui voit qu'on soit vainqueur

a pour antagoniste le dieu de l'amour qui se plaît à la victoire de l'autre soi-même, tous deux ayant pour arbitre le Dieu suprême qui est Dieu de la vérité et du bien, nous sommes tout prêts à désarmer, n'éprouvant nulle blessure; nous emboîtons le pas ensemble vers ce but qui n'a pas changé, tandis que nous disputions du chemin.

   De même , restant unis en dépit d'opinions diverses, on pourra rester unis en dépit de caractères divergents. Mes deux jeunes hommes, quoique faisant route ensemble, ne se ressemblent pas. Je les conçois bien plutôt se complétant: l'un plus actif, l'autre plus réfléchi; l'un théoricien, l'autre pratique; l'un artiste ou poète, l'autre songeant au pot-au-feu; l'un disposé aux excès de Cyrano, l'autre aux sagesses placides de Le Bret, sans qu'on cesse d'être sûr qu'on les retrouvera tous les deux à la fin de la pièce, unis , riches de souvenirs, ayant su éviter quelques fautes, en réparer beaucoup et payer les conséquences des autres d'un coeur qui ne compte pas quand il s'agit de souffrir, non plus que lorsqu'il s'agit de donner ou de recevoir des joies et des utilités.

   Se ressembler et s'aimer, c'est se doubler en quantité; être dissemblables et s'aimer, c'est se doubler en espèce et en qualité. Or l'espèce enrichit plus que le nombre.

   Soyons divers plutôt , quand il s'agit non de s'atteler comme deux boeufs bien appareillés, à une charrue immuable; mais de labourer aujourd'hui, demain, de courir un steeple, de mener à bien , à deux, les tâches variées de l'existence.

rp Sertillange  op +

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 26 Juillet 2019

 

 

 

 

Les Petites Sœurs Disciples de l'Agneau qui vivent au centre de la France forment la première communauté contemplative au monde à accueillir des personnes atteintes du syndrome de Down dans la vie consacrée.

Cette aventure spirituelle et humaine, vécue sous le patronage de saint Benoît et de sainte Thérèse de Lisieux, est née dans les années 80, d'une amitié entre Line, une jeune femme en recherche spirituelle qui voulait vivre sa vocation au service des petits, et Véronique, une jeune femme avec le syndrome de Down qui voulait se consacrer au Seigneur. Un précieux rapport de Cyprien Viet.

"J'ai visité plusieurs communautés qui accueillaient des personnes handicapées, mais j'ai découvert que ces personnes ne trouvaient pas leur place dans ces communautés parce qu'elles ne leur convenaient pas ", explique Mère Nature, qui est rapidement devenue la mère supérieure des Petites Sœurs Disciples de l'Agneau. "Et c'est la rencontre avec la jeune Véronique, une fille trisomique, qui nous a inspiré un nouveau départ. Je me suis promis de l'aider à accomplir sa vocation.

Véronique avait senti l'appel à servir le Seigneur, mais le syndrome de Down l'avait rejetée dans toutes les communautés où elle était allée. En fait, le droit canonique et les règles monastiques ne prévoient pas l'admission des personnes handicapées mentales à la vie religieuse. Il faudra 14 ans à Line et Véronique pour que les statuts de cette communauté particulière, qui a son propre style original, soient reconnus.

Le début de Line et Véronique a eu lieu en 1985 dans un petit appartement, une maison populaire ; successivement, une autre jeune femme atteinte du syndrome de Down s'y est jointe. Jean Honoré (1920-2013), archevêque de Tours et futur cardinal, pour les reconnaître, dans un premier temps, comme une association publique de fidèles laïcs. L'appui du cardinal Honoré, qui défendra leur cause à Rome, leur a permis de donner à cette communauté sa première reconnaissance.

En 1995, le nombre croissant de "membres" oblige les Petites Sœurs à déménager : elles s'installent sur une propriété au Blanc, une ville de 6 500 habitants dans le diocèse de Bourges. Mgr Pierre Plateau (1924-2018), archevêque de ce diocèse du centre de la France, les a accueillis chaleureusement et son intervention les a aidés à poursuivre leur cheminement à Rome, en vue d'obtenir le statut d'institut religieux contemplatif qu'ils ont finalement obtenu en 1999. "Mgr Plateau était vraiment un père pour notre communauté : il était très proche des personnes atteintes du syndrome de Down ", dit Mère Line. Les sœurs ont progressivement développé le prieuré et la chapelle et en 2011 elles ont obtenu la reconnaissance définitive de leurs statuts, grâce à l'intervention de Mgr Armand Maillard, qui avait aussi apporté son soutien à la communauté, source de vie et de joie dans ce territoire.

Les Petites Sœurs Disciples de l'Agneau sont actuellement au nombre de 10 : deux sœurs capables et huit atteintes du syndrome de Down. La communauté reste fragile et espère accueillir bientôt d'autres sœurs compétentes, car les sœurs duvet ont besoin de soutien dans leur vie quotidienne. Mais, en réalité, "elles sont autonomes, car la vie contemplative leur permet de vivre à un rythme régulier. Pour les personnes atteintes du syndrome de Down, les changements sont difficiles, mais lorsque la vie est très régulière, elles la gèrent bien ", explique mère Line.

La vie quotidienne passe par les fonctions quotidiennes, la messe est célébrée tous les mardis dans la chapelle et les différentes activités : ateliers de tissage et de céramique et, plus récemment, la création d'un jardin de plantes médicinales. Bref, sa vocation extraordinaire s'exprime dans la vie ordinaire, dans l'humilité du service, en suivant le "petit chemin" révélé par sainte Thérèse de Lisieux, dont la spiritualité est sa grande source d'inspiration.

"Cela fait 34 ans que je n'ai pas ressenti l'appel de Jésus. J'ai essayé de connaître Jésus en lisant la Bible et l'Évangile, dit Sœur Véronique. Je suis née avec un handicap appelé syndrome de Down. Je suis heureuse, j'aime la vie. Je prie, mais je suis triste pour les enfants trisomiques qui ne ressentiront pas la même joie de vivre. Pour ceux qui se sentaient appelés à vivre, comme sainte Thérèse, la vocation à l'amour, le chemin a été long mais leur patience et leur foi ont payé. "Jésus m'a fait grandir dans son amour. Après avoir été rejetée dans la communauté, ma joie a été quand, le 20 juin 2009, j'ai pu faire mes vœux perpétuels à l'Institut des Petites Sœurs, disciples de l'Agneau. C'est ma plus grande joie d'être l'épouse de Jésus.

"A une époque où la société, sans repères, ne semble plus trouver de sens à la vie ni lui donner de valeur, notre communauté veut, par le simple témoignage de notre vie consacrée à Dieu, réaffirmer le caractère sacré de la vie et de la personne humaine, disent les Petites Sœurs.

Pour que toute la force de l'amour inscrit dans le cœur de ces jeunes femmes trisomiques s'exprime pleinement dans une vie consacrée au Seigneur, les Petites Sœurs nous invitent à un moment de discernement " des jeunes touchés par l'esprit de pauvreté et de dévotion, prêts à offrir toute une vie au service du Christ dans les personnes de leurs petites sœurs trisomiques. Pour ces mêmes jeunes femmes atteintes du syndrome de Down, "le discernement se fait comme pour toutes les autres vocations : quand une personne se réalise, c'est là que le Seigneur l'appelle. Sinon, elles rentrent chez elles. C'est comme toute vocation. Elles savent très bien comprendre si ce n'est pas une vraie vocation ", explique Mère Line.

Mère Line trouve chez les sœurs trisomiques une force spirituelle incroyable. "Elles connaissent la Bible, la vie des saints, elles ont une mémoire fabuleuse. Ce sont des âmes de prière, très spirituelles, très proches de Jésus", dit-elle avec étonnement, voyant dans leur simplicité un signe prophétique pour notre temps. "Leurs âmes ne sont pas handicapées ! Au contraire, elles sont plus proches du Seigneur, elles communiquent plus facilement avec Lui. Les sœurs habiles de la communauté apprécient particulièrement leur capacité de pardonner, la capacité d'encourager leurs sœurs en trouvant la bonne phrase de la Bible qui donne un sens à la journée.

La communauté a été marquée en 2013 par le décès prématuré, à l'âge de 26 ans, de Sœur Rose-Claire, religieuse entourée d'une aura de sainteté, sur les traces de sainte Thérèse de Lisieux, qu'elle aimait beaucoup. Mère Line raconte la réaction des Petites Sœurs trisomiques, dont elle craignait une grande sensibilité émotionnelle, mais qui ont finalement accueilli cet événement avec sérénité, mettant tout sous le regard de Dieu. "Quand le lendemain matin je suis allée dans leur cellule pour leur en parler, la première m'a dit:'C'est le désir du ciel' ; la seconde m'a encouragée: 'Nous devons résister'. Ayons la foi".

L'expérience atypique de cette communauté semble vraiment répondre à un désir de paradis ainsi qu'à un défi anthropologique pour le monde d'aujourd'hui, soumis aux impératifs d'efficacité et de productivité, où les personnes atteintes du syndrome de Down sont réduites au silence. Leur capacité d'amour et, pour ceux qui ont reçu le don de la foi, leur proximité au Seigneur, cependant, sont porteurs d'une fécondité insoupçonnée. "C'est certainement un monde à découvrir ", conclut Mère Line. "Elles apportent la joie à la société et, surtout, elles apportent l'amour au monde qui en a tant besoin.

Devant nos yeux et en écho aux premières paroles de Jean-Paul II, cela signifie oser dire " n'ayez pas peur " d'un monde dans lequel l'homme a peur de l'homme, des faiblesses inhérentes à sa nature et à sa condition, comme le handicap ou la maladie. C'est oser affirmer, plus que jamais, la beauté et la grandeur de la vie dans son mystère de souffrance.

N'ayez pas peur de suivre Jésus et de partager cette vie offerte à nos Petites Sœurs, certes fragile, mais non sans force, au contraire, forte au plus haut niveau : celle du cœur.

N'ayez pas peur de témoigner, aux yeux du monde, d'une vocation généreuse, orientée vers les autres et capable de dépasser la condition des handicapés, trop souvent marginalisés, et capable de vous ouvrir plus profondément à un regard pleinement humain.

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Juillet 2019

 

j'ai reconnus !  ....

 

 

dom Antoine Forgeot

Père Abbé émérite de Fontgombault

 

Qui aurait pu prédire qu'une longue douzaine d'étudiants de l'Université du Kansas arriveraient, nerveux, désorientés et débordant d'illusions, à l'abbaye Notre Dame de Fontgombault au milieu des années 1970 pour se lancer dans une aventure... religieuse. Probablement, si un voyant avait prédit à l'un d'eux, au cours de la première année de sa carrière, qu'il finirait moine, il se serait tapé plusieurs fois sur le dos en éclatant de rire.

Et à juste titre, puisque la situation à l'époque était idéale pour qu'il n'y ait pas de vocations d'aucune sorte : des Etats-Unis démoralisés à cause de la guerre du Vietnam, en particulier la jeune population, peu ou pas fière de son pays ; en mai 1968 en France, qui avait donné des ailes à la liberté débridée et menteuse de l'interdit interdit ; La montée du féminisme radical, qui se battait à l'époque contre l'avortement ; la montée du mouvement hippie, qui cristallisait un peu de ce qui précède et sous la forme d'une coexistence sauvage, déracinant la famille et la patrie, des drogues ici et là pour atteindre la "paix intérieure" et une musique désinhibée.

Avec un tel panorama, auquel s'ajoute la perte de foi par bonds et par bonds, l'Église catholique ne pouvait guère attendre des jeunes des États-Unis (et donc de l'Occident tout entier). Il aurait été préférable de jeter les filets dans d'autres mers, nous aurions pensé, qu'ici il n'y a plus de carrière. Mais ça ne s'est pas passé comme ça, loin de là.

Ph. Anderson (né en 1953) se souvient encore de plusieurs anecdotes des années heureuses de Pearson. Au milieu d'une session de séminaire, alors que professeurs et étudiants commentaient un titre de littérature universelle, un jeune homme fit irruption dans la classe qui, courageux avec rage, se mit à crier violemment "fascistes dehors", faisant des gestes et des gestes grossiers aux professeurs. Comme c'était une scène habituelle à l'Université de ces années-là, il a dû penser que les étudiants du cours allaient être renvoyés par l'école secondaire, mais avant la passivité de ses camarades de classe, l'intrus, que nous pourrions surnommer El Niñato, a été victime de la confusion.

C'est un exemple qui démontre parfaitement comment Senior, Quinn et Nelick ont réussi à changer peu à peu la vie de ces étudiants universitaires : la majorité d'entre eux sont devenus catholiques, et tous, des hommes déterminés à vivre leur vie d'une manière valable, même si c'était contre la marée des modes et des pensées uniques.

Des convertis, des jeunes comme Ph. Anderson, vers l'âge d'une dizaine d'années, ont commencé à ressentir le picotement de la vocation au célibat ; plus tard, ils en ont fait une réalité vers la vie religieuse. Pour leurs connaissances, il s'agissait d'un véritable tremblement de terre : comment était-il possible que des étudiants comme eux, qui jusqu'à récemment portaient le joint avec aisance et portaient des crinières ébourifées , veuillent maintenant devenir prêtres ? Mais il y aurait encore plus de surprises, parce qu'Anderson et les 10 autres découvriraient que le leur était plus radical, le monachisme ; et enfin, pas à un ordre quelconque, mais à celui de saint Benoît. Et ils ont décidé de répondre affirmativement à cet appel.

Une attitude pleine de symbolisme, à notre sens : le Bénédictin fut le premier ordre monastique européen et responsable de l'évangélisation du continent ; ce n'est pas en vain que Saint Benoît est l'un des patrons de la vieille Europe, l'une des causes du christianisme qui en est la racine première. Entrer dans cet ordre était donc une déclaration d'intention de ces jeunes hommes ; ils étaient déterminés à rechristianiser notre civilisation.

Le processus pour devenir moines bénédictins n'a été ni facile ni rapide. Sur les traces de Senior, les aspirants se rendirent en France et s'installèrent dans l'abbaye Notre Dame de Fontgombault, appartenant à la congrégation de Solesmes, pour se former et discerner s'ils étaient réellement capables d'avancer dans cette entreprise. Quand nous disons que ce fut un long processus, nous croyons que nous n'exagérons pas, puisqu'il n'a pas duré moins de 25 ans, pendant lesquels les aspirants étaient imprégnés de philosophie, de théologie, de liturgie, d'Écriture Sainte, la règle même du saint et de la vie monastique quotidienne.

A la difficulté prévisible de l'ascèse et de l'étude s'ajoute une autre, sous-estimée par les aventuriers : le français, qui ne le comprend ni ne le parle, encore moins l'écrit. Ph. Anderson n'hésite pas à qualifier de "miracle de Dieu" tous les jours qu'ils passent à Fontgombault, dans des conditions physiques difficiles, un épais brouillard, un froid glacial et sans comprendre un mot de ce que les bons moines leur disent.

(c'était le bon temps! )

Contre toute attente, les circonstances les invitant à retourner au Kansas le plus tôt possible, non seulement l'aéroport Pearson a survécu, mais il a résisté et établi sa vocation. Entre-temps, pas moins de 20 ans s'étaient écoulés.

C'est alors que l'abbé de Fontgombault dom Forgeot,  décida que sept de ces anciens hippies étaient prêts à former leur propre communauté bénédictine, avec six autres moines plus anciens. Et c'était l'idée initiale, inspirée par Senior : fonder une abbaye aux Etats-Unis pas moins ; établir un poumon de spiritualité dans ce pays, qui a tant besoin d'oxygène moral, et l'envoyer de là vers le reste de l'Occident.

Un projet qui était fou, parce que ce n'est pas la même chose de construire un centre commercial sur le sol américain qu'une abbaye. Trouver le bon terrain et le financement nécessaire était plus comme chercher de l'or dans le Far West qu'une opération immobilière régulière (mais cette histoire a peu ou pas de courant).

Leur travail coûta cher aux moines, qui parcoururent pratiquement tout le pays à la recherche de l'endroit le plus pratique et laissèrent des scènes mémorables dans la rétine et les neurones de leurs compagnons : Ph. Anderson se souvient encore de l'arrivée, après une journée épuisante de visites dans différentes parcelles, d'une douzaine de cenobites affamés dans un McDonald's, où ils s'amusaient à choisir les menus, alors que les clients étaient stupéfaits de leurs habitudes, et une autre fois, ils demandaient aux serveurs des couverts pour prendre les burgers : l'abbé de Notre Dame refusa de manger avec ses mains.

En fin de compte, ils ont trouvé le terrain sur lequel installer la communauté et, par hasard, ce n'était qu'à quelques kilomètres de Kansas City, l'université où cette aventure a commencé. C'était Hulbert, une petite municipalité de l'État de l'Oklahoma, dans le comté de Cherokee, à environ 400 kilomètres de la ville d'Anderson et de ses camarades de classe.

Là, les moines ont obtenu les moyens et l'autorisation d'installer la communauté de Saint Benoît. Ils ont commencé par adapter le terrain, ainsi que par élever, un peu piétons et comme ils le pouvaient, les tentatives d'édifices où exercer la vie contemplative.

Ce fut une période difficile, se souvient dom Anderson, de travail physique intense, mais en même temps, pleine d'anecdotes hilarantes, comme celle des mouffettes : ces animaux témoignaient des environs d'Hulbert, et, loin de la tendresse qui réveillait Disney et qu'il capturait à Bambi, ils posaient un problème ou un autre à nos moines.

En 1999, les travaux de base ont été achevés et le prieuré de Notre-Dame de l'Annonciation de Clear Creek a été constitué. Depuis, cette communauté s'est développée à l'inverse, si nous suivons la tendance actuelle, à mesure que le nombre de vocations continue d'augmenter. Des dizaines de jeunes de tout le pays, pour la plupart des étudiants universitaires, se sont approchés de ses murs intéressés à rejoindre ce groupe de moines.

Ne cherchez pas d'explication à ce phénomène, si vous manquez de foi, parce qu'il n'y a pas de foi : comment les étudiants universitaires de formation intellectuelle et professionnelle renoncent au mariage, décident de se raser, de prendre une habitude et de se consacrer à l'ora et labora du millénaire, à la contemplation divine (prière, allez) et aux travaux manuels, agricoles et d'élevage. Comme autrefois, les moines de Clear Creek sont autosuffisants, exploitant les terres qui leur appartiennent à travers les plantations, l'élevage du bétail, la menuiserie et la métallurgie.

Tout cela avec un objectif clair en toile de fond : suivre les enseignements d'un certain John Senior, qui a inculqué à quelques fous l'importance des monastères comme points focaux pour la diffusion du christianisme et de la culture classique. L'Abbaye de Clear Creek (elle a obtenu ce statut en 2010) rassemble autour d'elle un grand nombre de familles qui ont compris l'importance de ces moines qui sauvegardent un des piliers de la civilisation occidentale : l'ancienne vie monastique, suivant strictement la règle de saint Benoît, sans céder à leurs exigences d'austérité, l'utilisation de la liturgie préconciliaire (combien on est reconnaissant de les entendre parler à Dieu en Latin) et le chant sans égal grégorien.

Les bâtiments de l'abbaye de Clear Creek, achevés en 2014, abritent au total 60 moines, dirigés par l'abbé, notre célèbre Philip Anderson, qui n'est pas encore entièrement convaincu que sa vie (une aventure authentique) est passée du nihilisme et du hippie pour finir ici, dans un endroit isolé en Oklahoma, au milieu des montagnes Ozark, à se consacrer à envoyer du vent frais à l'Eglise entière sans autre moyen ou arme qu'un rosaire et un tabernacle. Comme si cela ne suffisait pas.

Maria Durio .

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 18 Juillet 2019

 

 

(Jeunes Hommes) Discerner un appel à la vie monastique à l’abbaye Saint Pierre de Solesmes : du 24 au 28 août 2019

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Juillet 2019

Rédigé par Philippe

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Publié le 16 Juillet 2019

 

Marie Très Sainte n'est pas seulement Dame, elle est si proche de nous que nous devons l'avoir comme modèle sans que cela soit une vaine prétention. C'est le devoir des enfants. Nous devons vivre dans une saine tension  pour imiter le modèle, même si nous savons qu'il y aura toujours le contraste d'une hauteur insurmontable.

Notre Mère a non seulement fait la Volonté de Dieu, mais elle a toujours vécu dans la Volonté de Dieu. Dans la Volonté de Dieu, elle a établi sa demeure. Toute la vie de Marie se déroule dans la Volonté de Dieu : "Qu'il me soit fait selon ta parole. Vivre dans la Volonté de Dieu est beaucoup plus que la simple réalisation extérieure de ce qui a été commandé. C'est entrer dans le cœur divin, se sentir à l'unisson avec Lui, non comme quelque chose d'indépendant, non comme quelqu'un qui doit accepter des mandats coûteux et étrangers  de celui qui obéit.

Quiconque fait le choix de vivre dans la Volonté de Dieu ne doit pas être désagréable à la Volonté de Dieu, parce que sa vie l'a déjà fait.

La Volonté de Dieu pour la Sainte Vierge, notre Mère est sa vie même, le repos et le désir vital de son être. La raison d'être de cette fille par excellence de Dieu le Père est la Volonté de Celui qui lui a donné une grâce si singulière, incomparable. Personne ne peut l'égaler dans sa vie établie dans la Volonté de Dieu, et pourtant nous devons aspirer à lui ressembler dans son expérience d'union intime avec la Volonté de Dieu.

Que pouvons-nous faire pour nous montrer comme enfants d'une telle Mère ? Commençons par l'invoquer avec constance et amour par des paroles du cœur du Fils de Dieu et Fils de Marie, qui daigne se placer dans notre petit et même méchant cœur, mais si cher à son cœur miséricordieux :

O Marie, conçue sans péché, digne Mère du Rédempteur, Chef-d'œuvre de grâce, très humble fille du Père, Reine du Ciel, adorée Mère du Rédempteur, fleur du Paradis, priez pour nous.

Et disons-le du silence de notre cœur. Elle est Mère, Mère du Rédempteur et Mère de tous les hommes par la Miséricorde de Dieu. Contemplons sa pureté, son humilité et son obéissance au Père, sa docilité à l'Esprit Saint. Elle est le chef-d'œuvre de la grâce par son "oui" aux plans de Dieu dans sa vie.

Sa vie n'était qu'une chose avec la Volonté de Dieu et c'est pourquoi elle est la Reine de la Création, car Dieu veut que sa Volonté soit faite ici sur terre comme au ciel. Au ciel, elle est proche du Père et du Sauveur, proche de Dieu le Saint Esprit, qui l'a remplie de grâce et de bénédiction.

Nous lui disons souvent du fond du cœur avec l'Ave Maria et d'autres prières : " Priez pour nous ".

L'intercession de la Mère de Dieu est puissante devant Dieu, et en tant que Bonne Mère, elle sait parler à son Fils des besoins de notre cœur pour notre salut. Apprenons à aimer la Mère de notre Rédempteur, frères, c'est son propre Fils qui nous a donné sa Mère dans la même épreuve de la Croix : c'est le dernier don d'un Homme Mourant à un monde qui ne l'écoute pas et qui s'est détourné de Son Amour.

Écoutons-le, nous qui sommes enfants de sa Passion, et emmenons notre Mère, comme Jean, dans la maison de notre cœur. Laissons-la nous conduire sur les genoux de notre Rédempteur qui est tout Amour, à l'obéissance au Père, à vivre comme elle dans cette œuvre de grâce qu'est la docilité de l'Esprit de Dieu.

Oui, frères,  dans le moment culminant de l'Eucharistie, le Seigneur dit à chacun de nous : Voilà votre Mère, recevez-la avec amour.

dom José Ignacio González Villanueva osb +

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 15 Juillet 2019

Parce que la liturgie est toujours un chemin nécessaire de salut, les moines de l’Abbaye Notre-Dame de Randol, vous invitent à la deuxième Session des Journées Liturgiques de Randol, qui aura lieu cette année du 23 au 25 août.

Conférences prévues : (sous réserve de modifications)

Vendredi 23 août :

9H-9H40 : La liturgie, une échelle tendue entre le Ciel et la terre.

11H50-12H30 : La Messe : célébration du sacrifice du Christ.

15H05-15H45 : La Messe : participation au sacrifice de l’Église.

16H-16H40 : Les acteurs de la liturgie : le Christ, les ministres ordonnés, les religieux, les laïcs.

Samedi 24 août :

9H-9H40 : Signe et sacrement, mystère et prière.

11H30-12H10 : Baptême et confirmation : une habilitation au culte chrétien.

15H-15H40 : L’année liturgique, expression des mystères du salut.

16H-16H40 : Art, architectures et objets sacrés.

Dimanche 25 août :

9H-9H40 : Le beau en liturgie.

11H50-12H30 : Bible et Liturgie.

15H05-15H45 : Les psaumes, voix du Christ et de l’Eglise.

16H-16H40 : Art, signes, symboles et profondeurs spirituelles.

18H30 : Conclusion.

Venez nombreux. Cette session est ouverte à tous, hommes et femmes, sans limite d’âge.

Inscriptions et renseignements, par courrier : Abbaye Notre-Dame de Randol – 285 route de Randol. 63450 COURNOLS (France) – par tel : 33 (0) 473 393 100 ; – par mail : sessiondeliturgie@randol.org. S’inscrire avant le 25 juillet 2019.

Par ailleurs, vous seront proposées tout au long de l’année 2019-2020, des Soirées Liturgiques conférences données à l’abbaye, un jeudi par mois, de 19H45 à 21H. Les dates et les thèmes seront donnés prochainement.

abbaye  de Randol

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 13 Juillet 2019

 

 

 trop mignon Arthur, promis je ne mange plus de cochon, même basque ! non mais sans blagues !

 

 

 

Le mardi 25 juin, par une journée très ensoleillée, quatre sœurs Annonciades du monastère de Saint Doulchard se sont rendues à l’abbaye de Fontgombault dans l’Indre pour une rencontre des religieux et religieuses du Berry, des vierges consacrées et des membres des Instituts consacrés. Le Père abbé, Don Jean Pateau avait demandé une dérogation au Père abbé de Solesmes afin que la clôture soit provisoirement levée pour la visite des lieux.

Tout a commencé à 10 heures autour du Christ Eucharistique, par une messe dans cette magnifique église abbatiale romane du XIIè siècle.  Don Jean Pateau, a eu la délicatesse d’accepter une célébration en français, avec notre archevêque, Monseigneur Jérôme Beau et les prêtres du diocèse dans le rite ordinaire. Les moines assuraient le commun en grégorien

La beauté de la nef et du chœur à cinq chapelles, le silence alterné par le chant très pur des moines nous ont aidées à goûter à la transcendance divine et à rejoindre le chœur des anges dans la Jérusalem céleste.

Ensuite, nous nous sommes tous retrouvés dans un jardin ombragé jouxtant l’abbaye pour écouter Monseigneur sur le thème : « Transmission et vocation ».  Si nous voulons que l’Eglise soit selon le dessein du Père, il nous faut la complémentarité des vocations féminines et masculines, vécue dans le célibat et l’humilité, sans cléricalisme.

Monseigneur Beau nous a interpelés : Le Christ, mort et ressuscité pour nous, est-il le bonheur de votre vie ? L’Eucharistie et la Liturgie sont-elles au cœur de notre communauté ? Sommes-nous fidèles et persévérants à notre vocation ? Aimons-nous notre Eglise ou sommes-nous toujours à la rêver ? Savons-nous accepter les nouveaux visages de sainteté ? Sommes-nous vraiment fiers d’être berrichons ?

Si nous voulons transmettre notre foi aux jeunes aujourd’hui et avoir des vocations, n’étouffons pas l’Esprit-Saint. Rejoignons les jeunes et leurs richesses avec confiance. Sachons les écouter afin d’« enfanter » les communautés de l’avenir. L’Eglise n’est pas une institution autocentrée, mais bien une Eglise en mission, pour le Royaume de Dieu et le Salut du monde.

 

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 11 Juillet 2019

 

 

 

 

 

 

 “no anteponer nada al amor de Cristo”

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Rédigé par Philippe

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