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Publié le 25 Novembre 2019

 

      Nos pères, les chrétiens de Rome , ont assisté, dans les vieilles basiliques du VIIIème siècle, à la liturgie de l'Avent; ils ont vu saint Grégoire le Grand ((590 604) faire son entrée solennelle dans les églises stationales au chant des antiennes Ad te levavi, Populus Sion, Gaudete; ils ont entendu les mêmes oraisons , les mêmes homélies, les mêmes chants dans la célébration des mêmes mystères, l'âme, comme la nôtre, tendue vers Bethléem.

         Dès le temps de ce grand Pontife, l'Eglise était donc en possession de la liturgie de l'Avent, telle que nous la connaissons aujourd'hui. Mais l'histoire de ses lointaines origines et des étapes de son évolution est plus difficile à démeler. En effet, ce poème sacré n'est pas une création géniale et spontanée d'un grand Pontife; il est l'oeuvre anonyme de plusieurs générations; les matériaux qui sont entrés dans sa composition viennent de pays et d'époques très différents.

   La plus ancienne attestation de la Fête de Noël remonte au milieu du IVème siècle

   C'est peu après cette date qu'on est en droit de chercher les premiers vestiges de l'Avent. En effet, historiquement la naissance du Sauveur avait été préparée par la longue attente de la première Alliance et du culte d'Israël dont les promesses messianiques étaient l'âme.  De plus , dès le IV ème siècle, le cycle pascal , avec sa longue préparation quadragésimale, avait reçu sa formation définitive. L'importance du mystère de Noël dont la solennité venait de trouver place sur le cycle, devait suggérer l'idée d'en faire précéder la célébration d'une période préparatoire semblable.

   Psychologiquement donc l'Avent ne devait pas tarder à s'organiser. De fait il en fut ainsi. C'est entre le IVème et le VIIème siècle qu'on peut suivre cette formation lente et successive, embryonnaire d'abord et restreinte à quelques églises, mais recevant bientôt , surtout dans les Gaules , tout son développement.

   Le plus ancien document est un canon du Concile de Saragosse (380) où se trouve constitué tout le noyau du cycle de Noël. " Pendant les vingt et un jours qui vont du 16è des Kalendes de janvier (17 Décembre) jusqu'au jour de l'Epiphanie, qui est le 8è des Ides de janvier (6 janvier) , sans interruption, il n'est permis à personne de s'absenter des réunions à l'église, de rester chez soi, de quitter la ville et de se rendre dans les montagnes, ni de marcher déchaussé; mais on doit se rendre à église. Celui qui n'observera pas cette prescription, qu'il soit anathème pour toujours. Tous les évêques ont dit : anathème " .

   On sait assez que les conciles n'innovent pas brusquement en matière disciplinaire: leurs décrets sanctionnent ou rappellent des usages établis et préviennent les relâchements: la teneur du présent canon indique assez que tel est le cas ici.

   Cet acte conciliaire constitue donc un témoignage significatif d'une institution liturgique solidement établie dans l'Eglise d'Espagne dès le IVème siècle.

   Chose plus significative encore: ce même cycle de trois semaines est attesté par un texte de saint Hilaire (+366) texte que jusqu'ici on lui avait contesté, mais qu'une critique mieux avertie lui a récemment restitué. Voici ce que dit le Docteur de Poitiers :" De même que le Père de famille de l'Evangile vint visiter par une triple venue l'arbre stérile; ainsi aussi notre sainte Mère l'Eglise se dispose chaque année à l'avènement du Sauveur par ce temps mystérieux de trois semaines." Nous avons donc là deux témoignages concordants de deux régions différentes, qui attestent l'existence d'un Avent embryonnaire au IVème siècle.

   Au Vème sicèle, saint Grégoire de Tours (+400) nous parle d'un temps de pénitence qui va de la saint Martin à Noël et qui comporte trois jours de jeûne par semaine.

   Il semble bien qu'on doive faire remonter à la même époque ce manuscrit si intéressant, connu sous le nom de Rotulus de Ravenne, rouleau liturgique, long de 360, publié pour la première fois en 1883 et qui contient quarante oraisons du type romain, toutes relatives à la préparation de la fête de Noël. " C'est dans ce rouleau de Ravenne, dit dom Cabrol, que l'on trouvera non pas la plus nombreuse, mais la plus belle collection de prières pour l'Avent. L'auteur, théologien à la fois très pieux, profond et précis, veut dans sa prière insister surtout sur l'union de la nature divine avec la nature humaine dans l'unité hypostatique, sur la Trinité et sur la Maternité divine.

" Fils du Père non engendré ô Christ Seigneur tout puissant, daignez prendre une chair immaculée, afin qu'en vous voyant partager notre nature, nous désirions être conduits aux biens célestes.

   O Dieu , vous qui êtes la voie de la vérité, et l'unité de l'ineffable Trinité, accordez-nous , par l'action de votre grâce en nous, d'aller au-devant de notre Sauveur qui approche, avec des oeuvres dignes de lui, et de mériter la récompense bienheureuse.

   On conviendra que nos ancêtres priaient autrement que nous. La piété liturgique, étrangère à toutes les mièvreries et à toutes les fadaises, se nourrit de saine doctrine et tend toujours vers Dieu.

dom Beauduin osb+

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Rédigé par Philippe

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Publié le 23 Novembre 2019

 

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples:

Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles, et sur la terre

une grande angoisse des peuples. (Luc cap XXI)

 

 

   L'Eglise nous rappelle, au commencement et à la fin de son année liturgique, les prophéties lugubres du jugement dernier, comme pour nous garantir contre l'excès des joies, des consolations et des espérances que nous donnent les grand mystères tour à tour célébrés par elle.

   Le Verbe de Dieu a pris notre nature: Et verbum caro factum est. Il a habité parmi nous: et habitavit in nobis.

On l'a vu en cette vallée d'exil et il a conversé familièrement avec les enfants des hommes. In terris visus est et cum hominibus conversatus est.  Ses délices sont de demeurer au milieu d'eux: Deliciae meae esse cum filiis hominum.

   Quelle joie! Il a noyé le péché dans son précieux sang, il nous a mérité la grâce du pardon, il a réconcilié le monde avec Dieu offensé, de maudits que nous êtions il a fait de nous des fils de bénédiction, il nous offre dans nos tribulations, nos chagrins, nos douleurs, sa croix pour appui, ses plaies pour refuge; son coeur est toujours prêt à parler à notre coeur; - quelle consolation! - Il est ressuscité et nous a donné dans la gloire de son corps revivifié le gage de nos destinées. Il est monté aux cieux pour nous y préparer une place.

   Pontife éternel il montre à son divin Père sa chair martyrisée et ne vit là-haut que pour intercéder en notre faveur: Semper vivens ad interpellandum pro nobis. Il nous communique son Esprit, il prépare en nous par la vertu de sa chair adorable notre future résurrection. -  Quelles espérances! -

   Mais parce que, ces joies, ces consolations, ces espérances pourraient produire dans nos âmes une sorte d'enivrement funeste qui dégénérerait en présomption et engendrerait, peut-être, l'oubli du devoir, notre prudente et pieuse mère l'Eglise a soin d'offrir à nos méditations les vérités terribles du jugement , afin que nous sachions une fois pour toutes que notre salut doit s'opérer dans le tremblement et que la crainte est le commencement de la sagesse, selon cette parole du Psalmiste: Initium sapientiae timor Domini.

   L'Apôtre saint Paul a dit :" Tout homme doit mourir ; après cela le jugement: Statatum est omnibus semel mori, post hoc autem judicium".

- C'est la loi: statatum est: on n'échappe pas plus au jugement qu'à la mort, et , entre ces deux choses, la justice divine ne nous accorde aucun délai.

   Investi du souverain pouvoir de prononcer sur notre sort éternel, le Fils de Dieu vient au devant de nous, et nous attend près de la porte sombre par où l'âme , tremblante et fatiguée des luttes de l'agonie, sort de ce monde. En un instant nous sommes pénétrés d'une clarté divine qui nous révèle notre état; en un instant nous sommes convaincus et nous sommes saisis par une irréformable sentence qui nous fixe dans l'éternité que nous avons méritée.

   Horrible entrevue pour le pécheur!

   Et ce n'est pas la dernière. Dieu a pensé que le jugement particulier, dans lequel l'âme comparait seule au tribunal de Jésus-Christ, ne suffisait pas à la manifestation de sa justice et à la réparation de l'honneur de son Fils; il a fait annoncer par ses prophètes, et le Sauveur, lui-même, nous a prédit un jour de colère qui rassemblera l'humanité tout entière en un même lieu , pour être jugée une seconde fois et publiquement.

   C'est de ce jugement dont je veux vous entretenir..

   Il s'accomplit, d'habitude avant la mort d'un homme, une révolution dans laquelle s'épuisent ses forces: dernière crise de la nature, dernier combat de la vie, sinistre avant-coureur du départ de l'âme et de la dissolution du corps: - l'homme est malade. Tous ceux qui le voient attendent , avec anxiété, la prochaine catastrophe qui le doit emporter.

   Ainsi en sera-t-il du monde avant la fin des temps. On verra apparaître, dans sa robuste constitution et dans ses harmonieux mouvements, des signes de décadence, auxquels s'ajouteront de nouveaux signes, de plus en plus menaçants et terribles, jusqu'à l'entière explosion de la colère de Dieu sur la nature infestée par le péché, et tombée, avec l'homme sous les coups de cette sentence :' Tu mouras de mort: Morte morieris."

   Le monde sera malade, c'est-à-dire qu'on remarquera en lui je ne sais quelle lassitude et quel dégoût de la vie: une agitation étrange, des troubles singuliers, des nausées mystérieuses, des défaillances jusqu'alors inconnues. Il sera plongé dans une telle angoisse qu'à chaque instant il semblera prêt à passer. Mais précisions. A quels signes certains reconnaîtra-t-on la dissolution prochaine de la nature et l'arrivée imminente du souverain juge de l'humanité? A quels signes, mes frères? - Je ne les inventerai pas: les fantaisies de l'imagination la plus riche seraient moins lugubres et moins effrayantes que les prophétiques descriptions du Sauveur lui-même , consignées dans l'Evangile:

   " Audituri estis praelia et opiniones praeliorum: Vous entendrez le bruit des combats, partout on parlera de guerre... Mais ce n'est pas encore la fin : Sed nundum est finis"

   - Il ne s'agit plus de ces mesquines collisions dont les peuples nous ont donné jusqu'ici le spectacle. Ce ne sont plus deux athlètes ambitieux et acharnées, se disputant un lambeau de pays ou l'honneur de la domination, pendant que l'univers tranquille les regarde derrière les retranchements de sa neutralité; mais , agitées toutes ensemble par une fureur jalouse, " les nations se dresseront l'une contre l'autre ; et plutôt que d'être écrasés sous le poids de leurs voisins, les royaumes se jetteront sur les royaumes, et leur mutuelle puissance volera en éclats : Consurget enim gens in gentem et regnum adversus regnum" .

   Le sabre, l'épée, la lance, la baïonnette, les balles, les boulets, la mitraille, dont la besogne est si terrible pourtant, feront place, sans doute, à je ne sais quel engin de destruction, dans lequel l'enfer, par une permission divine, aura condensé son génie, depuis le commencement appliqué à la ruine du genre humain.

   Et cette monstrueuse invention ne suffira pas.

   La faucheuse, qui abat chaque jour quatre-vingts ou cent mille hommes, appellera encore à son aide . " Après la guerre, la peste; après la peste, la famine: Et erunt pestilentiae et fames " . On verra les pâles humaines errer de tous côtés, demandant à l'air et à la terre la vie qu'ils refusent. Le sol qui les porte trahira leur dernier espoir; ils ne pourront mourir couchés, car la terre, frappée à coups redoublés par des forces invisibles, s'ouvrira pour les engloutir :" Et erunt terrae motus per loca" .

   Ce n'est encore que le commencement des douleurs :" Haec autem sunt initia dolorum " . Faites bien attention, voici l'agonie qui commence.

   Au sein des temples profanés, les faux prophètes et les faux Christ achèvent de séduire les peuples épouvantés. La foi se voit à peine au milieu de la perversité générale, et alors apparaissent les derniers signes.

   " Le soleil , vie de notre globe, lassé d'éclairer nos iniquités, le soleil s'obscurcit; en même temps la lune refuse sa lumière. A travers l'espace en deuil, les étoiles blafardes tombent de toutes parts et les forces des cieux sont ébranlées. Sol obscurabitur, et luna non dabit lumen suum, et stellae cadent de caelo, et virtutes caelorum commovebuntur.

   Oui, ce firmament magnifique, honneur et joie de nos belles nuits, tombera tout à coup dans la plus épouvantable confusion. Les astres, comme pris de vertige, se jetteront l'un sur l'autre, semblables aux hommes ivres qui sortent d'une orgie. Les lois merveilleuses qui les enchaînent à leur orbite seront rompues; et leur troupe, jusque-là si bien disciplinée, se dispersera sans ordre dans l'espace :" Virtutes caelorum commovebuntur."

   La mer dont les forces ne sont plus contenues par l'équilibre du ciel, la mer poussera d'affreuses clameurs. Ses flots tumultueux s'élanceront hors de leurs digues, comme des géants qui se disputent une proie et se culbutent pour la saisir et la dévorer, à qui le premier. Devant ce spectacle, "les misérables restes de l' humanité, pressurés par la terreur, dessécheront dans l'anxieuse attente de la justice divine : In terris pressura gentium, prae confusione sonitus maris et flutuum. Arescentibus hominibus prae timore, et expectatione, quae supervenient de caelo;" (Luc, cap XXI, 25,26)

   Tous les yeux se fixent vers le ciel, car l'heure suprême est arrivée.

   Alors paraît le signe du Fils de l'homme, la croix:

Tunc parebit signum Filii hominis in caelo .

Les peuples pleurent et se lamentent :Et plangent omnes tribus terrae . - Le Fils de l'homme lui-même vient sur les nuées du ciel avec une grande puissance et une grande majesté : Et videbunt Filium hominis venientem in nubilibus caeli cum virtute multa et majestate. (Matth. cap XXIV,30)

   Devant lui la voix retentissante des trompettes angéliques réveille les morts et rassemble les élus de tous les lointains, de toutes les profondeurs où ils cachent leur bonheur. Mais n'y a- t- il que les élus qui se rendent à ce signal? - Non, pécheurs, non, vous viendrez tous. Tous , vous appellerez à vous les éléments dispersés de vos corps, vous serez à nouveau revêtus de la chair qui fut complice et instrument de vos iniquités; tous vous serez témoins de l'agonie du monde, et pendant que, sous vos pieds, sur vos têtes, autour de vous , la nature expirante fera entendre son dernier râle, tous vous serez jugés une seconde fois.

  

     Vous êtes sans doute tentés, mes frères, de me demander comme les disciples au Sauveur: " Quando haec erunt? Quand tout cela arrivera-t-il? " -

   Je n'en sais rien; mais tous les préparatifs sont faits. Nous avons vu les nations en guerre contre les nations, les pouvoirs en guerre contre les peuples, les peuples en guerre contre les pouvoirs. Armés jusqu'aux dents, les empires les plus civilisés sont tout prêts à se jeter l'un sur l'autre. La peste et la famine ont fait à plusieurs reprises le tour du monde: à l'orient, à l'occident la terre s'ébranle, s'entr'ouvre, se déchire et gardes les cicatrices d'épouvantables catastrophes. Les faux prophètes de la raison et de la liberté séduisent les peuples; des milliers et des milliers d'âmes baptisées ne rendent plus le son de la foi. Il n'y a plus que les derniers signes à venir; en un clin d'oeil ils peuvent se manifester, car le Seigneur a dit qu'il viendrait à l'improviste. Il ne lui faut qu'un instant pour obscurcir les astres, qu'un mot pour affoler leur course. - Mais quand bien même le monde pourrait compter encore sur des milliers d'années, à quoi cela vous servirait-il?

   Demain, peut-être votre sort sera fixé; du côté où vous serez tombés vous resterez. Comme vous aurez été jugés une fois, vous le serez à la fin des temps; ce n'est pas une revision, mais une confirmation de votre procès qui se fera en présence de l'univers.

   Regardez donc dans votre vie présente; regardez, vous y verrez peut-être les signes avant-coureurs de votre prochain jugement. Entre la grâce et la nature, entre votre raison et vos passions, entre votre santé et l'âge qui la démolit, que de bruits de guerre!

    Les éléments qui entretiennent votre vie cachent un subtil venin qui l'abrège, c'est une peste chronique. Vous n'êtes jamais contents; la famine du bonheur tourmente vos entrailles et croît avec chaque déception. Les secousses de votre organisme sont vos tremblements de terre. L'abomination de la désolation est dans le temple de votre âme par le péché. Faux prophètes et faux christs, vos illusions ne cessent de vous abuser. Avec l'âge, votre beauté s'éclipse, la lumière de votre intelligence s'obscurcit, les ressorts de  votre volonté s'énervent, vos facultés semblent vouloir se disperser en même temps que vos membres raidis deviennent rebelles au commandement. Hélas! tout cela veut dire que vous paraitrez bientôt devant votre grand Juge. Entendrez-vous tomber de sa bouche une bénédiction ou une malédiction? - Je l'ignore. Tout ce que je puis dire, c'est qu'il faut prendre vos sûretés, en suivant ce conseil de l'Apôtre :

" Faites votre salut dans la crainte et le tremblement: Cum metu et tremore salutem vestram operamini."  

  RP Monsabré op +

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 4 Novembre 2019

 

   Au-delà de la mort, la vie nous attend pour toujours. Nous sommes nés pour la vie, pour la vie sans fin ; la mort est un accident passager qui nous introduit définitivement dans la vie éternelle. Le mois de novembre est le dernier mois de l'année liturgique, c'est le mois des saints, le mois des morts. C'est le mois où nous nous arrêtons pour penser à la vie qui ne se termine pas, la vie après la mort. "Un mois heureux, qui commence avec tous les saints et se termine avec saint André", dit un dicton populaire, qui considère le mois de novembre comme un mois privilégié.

La Toussaint est le 1er novembre. Elle élève notre esprit pour que nous puissions regarder le ciel comme notre patrie définitive. Les années passent et notre séjour sur terre est limité, il a une date d'expiration. La fête de la Toussaint nous invite à lever les yeux vers le ciel, là où sont nos frères aînés, ceux qui nous ont précédés dans le signe de la foi et qui dorment déjà le rêve de la paix.

Là aussi, nous irons avec eux. Ce n'est pas une date pour la tristesse, mais pour la joie et l'espoir. Notre vocation est la sainteté, et nos frères ont déjà atteint le but, et ils jouissent de Dieu pour toujours. Parmi ces saints que nous vénérons se trouvent de nombreux amis, parents et connaissances qui ont déjà franchi le seuil de la mort après avoir vécu une vie sainte. L'Église en a canonisé quelques-uns, mais l'immense multitude des habitants du ciel ne sera pas canonisée.

L'Église veut les honorer tous par le souvenir afin que nous puissions les imiter et recourir à leur intercession sur le chemin de la vie. Saints du ciel, regardez notre vie et accompagnez-nous sur le chemin du but. En voyant votre vie sainte, nous apprenons à vivre en saint.

La vie chrétienne atteint sa plénitude dans la sainteté. Nous sommes encouragés de savoir que c'est notre vocation et que sur ce chemin, nos frères et sœurs aînés, les saints du ciel, nous précèdent.

L'Église nous invite constamment à prier pour les morts qui sont morts dans l'amitié de Dieu et qui n'ont pas encore atteint le ciel. Parce que notre prière les aide, les soulage, raccourcit leur temps d'épreuve.

Nous pouvons exprimer notre douleur avec des larmes spontanées, alors que Jésus pleurait devant la tombe de son ami Lazare, sachant même qu'il allait le ressusciter. Nous pouvons exprimer notre affection pour ceux que nous aimons avec des fleurs. Mais ce qui leur vient vraiment à l'esprit, c'est notre prière pour leur âme, offrant la Sainte Messe en suffrage pour eux ou d'autres prières. La prière pour les morts est continuellement présente dans la mémoire de l'Église, dans toutes les messes, dans la prière quotidienne des vêpres, etc.

Je vous invite à confier à vos prêtres le soin d'offrir des messes pour vos défunts, et unissons-nous tous à cette offrande. C'est une coutume sacrée, très répandue, mais parfois négligée. La Messe a une valeur infinie, et si nous y ajoutons notre offrande et notre aumône sincère, nous entrons dans le précieux mystère de la communion des saints, où certains aident les autres dans l'application des fruits de la rédemption du Christ. Ils nous aident, nous les aidons. Dans le mystère de la foi et de la communion ecclésiale. Nous prions les uns pour les autres, nous offrons la Sainte Messe, le Rosaire, nos sacrifices.

+ Demetrio Fernández, obispo de Córdoba

 

 

PIE jESU Domine

+

Cai Thomas

Angleterre.

splendide ! bravo .

 

Cai a 12 ans. Il commence à chanter à l'âge de 7 ans avec le chœur de St Thomas-on-The-Bourne à Farnham, Surrey, où il est repéré par un grand label et en avril 2019, il a la chance d'enregistrer quelques morceaux de démonstration.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 2 Novembre 2019

 

 "Comme les pins, qui ont été témoins de leur martyre, étendent leurs branches, ainsi aujourd'hui nous ouvrons nos cœurs pour les embrasser comme vainqueurs dans la bataille de la foi".

 

MANUEL BÉNI REQUEJO PEREZ

 


Requejo est entré dans la Congrégation de la Mission à l'âge de 56 et 33 ans de sacerdoce, avec un parcours brillant. Il démissionna de tous ses postes et dignitaires pour commencer le noviciat à Paris. Carmelo Ballester Nieto, C.M., qui le connaissait bien, sans doute par l'intermédiaire de sa sœur Sœur Mercedes Requejo, l'a présenté au Supérieur général, le P. Francisco Verdier, en louant sa piété et ses bonnes qualités. Son seul destin en tant que Père Paul fut la communauté de Fernandez de la Hoz à Madrid, où il arriva en novembre 1930, bien qu'il continue à appartenir à la province française d'Aquitaine.

Depuis le 18 août 1936, le Père Requejo était dans la maison de retraite des Petites Sœurs des Pauvres de la rue du Docteur Esquerdo, mélangé aux personnes âgées, s'habillant et vivant comme l'une d'elles. Un prêtre rédemptoriste, le P. Antonio Girón González, s'y est réfugié dans les mêmes conditions. Comme il s'agissait d'une congrégation française, les Petites Sœurs n'ont pas été congédiées, mais le 24 août, les communistes se sont emparés de la maison, ont placé leurs commandants à des postes clés et ces jours ont été tragiques. A six heures de l'après-midi, les deux prêtres et la sœur du sacristain ont communié et ont consommé l'Eucharistie dans la chapelle. Le P. Rédemptoriste dit à la Sœur :

"Maintenant c'est pour le Ciel.

Les anciens étaient soumis à de longs interrogatoires. Le dimanche 30 août, ce fut le tour des Pères Girón et Requejo. Ils ont immédiatement été montés dans une voiture et emmenés pour être abattus. Le portier de l'asile, qui les a vus monter dans la voiture, a observé que le P. Requejo marchait avec un pas ferme, la tête haute. Ce portier était un prisonnier ordinaire qui avait été en prison pendant 30 ans. L'un des miliciens surnommé le matador, a dit à un jeune de 17 ans qui était entraîné à tirer dans le but de tuer ces deux prêtres, parce qu'ils ne voulaient pas bouger. Les cadavres sont apparus le lendemain dans un champ ouvert appelé Fuente Carrantona, près de Vicálvaro.

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 31 Octobre 2019

 

 

a passé avec succès son premier

examen ! bravo Matteo !

Chers amis de Matteo, la cause de notre jeune Serviteur de Dieu a fait un grand pas en avant. Le 29 octobre 2019, le collège des neuf théologiens de la Congrégation pour les causes des saints, présidé par le Promoteur général de la foi, s'est réuni. Depuis quelques mois, les théologiens ont eu l'occasion d'étudier la Positio super virtutibus du Serviteur de Dieu et ont écrit leur vœu sur l'exercice héroïque des vertus de Matthieu et la réputation de sainteté qui entoure sa figure.

Le vœu du Collège théologique est une étape fondamentale dans le cheminement de toute cause et pas toujours facile à surmonter. Pour Matteo, les neuf théologiens ont donné un vote positif, confirmant qu'il vivait les vertus chrétiennes d'une manière héroïque.

Dans quelques mois, nous espérons qu'il y aura bientôt une autre étape importante ; les cardinaux et les évêques qui composent la Congrégation pour les causes des saints devront à leur tour se prononcer sur la même question, c'est-à-dire sur l'héroïcité des vertus de Matthieu. Si leur jugement est positif, la parole sera transmise au Pape pour autorisation de promulguer le décret sur les vertus héroïques du Serviteur de Dieu. Il n'est pas surprenant que l'Église, mère et maîtresse, soit exigeante et attentive avant d'indiquer un de ses fils comme modèle de vertu chrétienne.

En attendant, saluons le fait que ce premier grand examen ait été passé avec brio. Bravo Matteo !!!!!!

Même le miracle présumé, attribué à l'intercession du Serviteur de Dieu, poursuit son cheminement à la Congrégation pour la Cause des Saints. Le fait qu'il n'y ait souvent pas de nouvelles sensationnelles ne signifie pas qu'il ne va pas s'arrêter. Nous travaillons en silence et avec les rythmes imposés par le sérieux de la matière, mais je dois dire que Matteo a vraiment couru, a brûlé les étapes. Son processus diocésain s'est ouvert le 19 septembre 2016 et déjà, trois ans plus tard, nous récoltons d'importants fruits.

j'ai son image qui ne me quitte pas ! dès fois quand je dis mon chapelet j'ai l'impression que ça le fait rire... je lui demande un miracle, mais pour le moment y a pas! .. allez on continue. je lui parle aussi de temps en temps , je lui dis " vivement la quille !" mais il veut pas... quelle misère. allez sitipli un miracle pour ta cause!

bonne et sainte fête Matteo !

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 29 Octobre 2019

Tout le mois de novembre est consacré à l'intercession pour les âmes des défunts. La solennité de la Toussaint,  nous rappelle que nous sommes tous appelés à la sainteté devant Dieu, au salut éternel, pour jouir avec Lui de la joie du Ciel.

Pour sa part, la commémoration liturgique du 2 Novembre a été instituée par un abbé bénédictin, saint Odilon de Cluniac, au début du XIe siècle, et nous rappelle la vérité du Purgatoire et le devoir que nous avons d'offrir nos prières, pénitences, aumônes et le Saint Sacrifice de la Messe pour que les âmes dans cet état puissent passer à jouir de Dieu.

   C'est la véritable célébration chrétienne du défunt : n'adoptons pas des modes sous-culturelles venant de l'extérieur et d'origines païennes lointaines et même sur un fond démoniaque, comme la fête de "Halloween", qui a reçu les bonnes critiques de nombreux évêques. Empêchons aussi nos enfants et nos jeunes de tomber dans des pratiques et des jeux spiritualistes et où les portes s'ouvrent à l'action du diable, comme les exorcistes nous le disent constamment.

   L'Église catholique affirme l'existence du purgatoire et le définit solennellement comme un dogme lors du Second Concile de Lyon en 1274. Ce n'est donc pas une question d'opinion que l'un puisse sembler acceptable à un autre et non à un autre, mais que tous les catholiques doivent croire en cette vérité. Dans l'Écriture Sainte, mais surtout dans les livres des Maccabées, il y a de nombreux textes sur lesquels la foi est basée dans les punitions du purgatoire, car, pour pouvoir contempler l'infinie beauté de Dieu dans l'éternité, les âmes doivent être nettoyées de toute tache laissée par leurs péchés. De la même manière que lorsqu'une personne assiste à un mariage ou à une réunion importante, elle doit porter une robe propre.

  

   Parmi les Pères de l'Église, saint Augustin et le Pape Grégoire le Grand ont été parmi ceux qui ont le plus abondamment abordé le thème du Purgatoire. Le second a eu un grand impact sur l'immense puissance du Saint Sacrifice de la Messe offert par les âmes des défunts pour qu'elles soient libérées des châtiments purgatifs et passent à la gloire du ciel. Cette force vient de la valeur même de la Sainte Messe, parce qu'en elle se réalise le renouvellement et l'actualisation du Sacrifice du Christ au Calvaire, ainsi que de sa Résurrection et de son Ascension.

    Il n'y a donc rien de plus grand sur la face de la terre que la Sainte Messe.

   Nous devons toujours nous y tourner avec dévotion, avec admiration et avec un étonnement renouvelé face à ce qui se passe devant nous. Le plus grand miracle possible se produit chaque fois que le Corps et le Sang du Christ sont vraiment présents dans les mains du prêtre lorsqu'il prononce les paroles de la Consécration. Et c'est pourquoi, le jour de tous les fidèles défunts, l'Église permet aux prêtres de célébrer trois messes.

   Le mois de novembre nous confronte donc aux réalités de ce que l'on appelle traditionnellement les "fins dernières" et dont, malheureusement, nous, prêtres, ne parlons pas beaucoup aujourd'hui.

   Nous ne devons jamais oublier que le bien ou le mal que nous faisons dans cette vie a des répercussions sur notre salut éternel, auquel Dieu nous invite. Notre vie ne se termine pas avec la mort ; elle commence plutôt. Nous devons tous méditer sur la mort, non pas avec un sens lugubre, mais comme une réalité de la vie humaine devant laquelle elle trouve son sens et devant laquelle elle doit opter pour le bien ou le mal, en gardant à l'esprit qu'après elle viendra la réalité éternelle, soit de gloire au ciel, soit de douleur en enfer, car il existe aussi. L'enfer n'a pas été causé par un Dieu cruel, mais par l'obstination diabolique et humaine dans le mal jusqu'au dernier moment, qui se ferme à la miséricorde divine.

   Le mois de novembre nous introduit donc pleinement dans la méditation d'une partie des fins dernières", tandis que dans l'Avent qui le suit, nous pourrons pénétrer dans l'autre partie d'elle : celle qui se réfère à la fin des temps, à l'apparition de l'Antichrist, à la Parousie ou seconde venue de Jésus Christ et au jugement dernier. Mais nous devons toujours méditer avec espoir. C'est mal de le faire avec un esprit morbide, sombre, catastrophique ou divinatoire. L'attitude chrétienne est une attitude d'espérance, une vertu théologale infusée par Dieu dans notre âme pour faire confiance à la grandeur de la bonté et de la miséricorde de Dieu, qui nous invite à la repentance et à la conversion afin d'atteindre la vie éternelle.

  

   "Dieu veut que tous les hommes soient sauvés" (1 Tim 2:3-4), dit saint Paul. Et Jésus nous parle de l'immortalité et que Dieu "n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants, car pour lui tous sont vivants" (Mc 12,27 ; Lc 20,38).

    Dieu veut que nous puissions tous jouir du Ciel, de la vision de Lui-même. C'est pourquoi il veut que nous le prions pour la libération des âmes bénies du purgatoire, qui attendent nos prières et nos sacrifices et que nous offrions pour elles le Saint Sacrifice de la Messe.

Que Marie Très Sainte, qui attendait avec foi la Résurrection de son Fils, intercède pour les âmes du purgatoire et nous amène à méditer les mystères que l'Église nous propose maintenant.

un moine +

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 29 Octobre 2019

 

 

Heureux, ceux-là, Seigneur, qui demeurent en toi,

Le mal des jours mauvais n'a point rongé leur âme,

La mort leur est soleil et le terrible drame

Du siècle athée et noir n'entame point leur foi.

 

Obscurs pour nos regards , ils sont pour toi les lampes

Que les anges sur terre, avec leurs doigts tremblants,

Allument dans les soirs mortuaires et blancs

Et rangent comme un nimbe à l'entour des tes tempes.

 

Heureux le moine doux, pour qui l'orgueil n'est point,

Dont les yeux n'ont jamais, si ce n'est en prière ,

Comme des braises d'or avivé leur lumière

Et dont l'amour retient le coeur à ton coeur joint.

 

Son esprit lumineux, telle une aube pascale,

N'épand d'autre clarté que la clarté du ciel;

Il marche, sans péché ni désir véniel,

Comme en une fraicheur de paix dominicale.

 

Heureux le moine saint s'abattant à genoux,

Devant ta croix, dressant au ciel ses larges charmes,

Et qui lave ton nom avec les mêmes larmes

Que nous prostituons à nos douleurs à nous.

 

Son coeur est tel qu'un lac dans la montagne blanche,

Qui réverbère en ses pâles miroirs dormants

Et ses vagues où scintillent des diamants,

Toute clarté de Dieu qui sur terre s'épanche.

 

Heureux le moine rude, ardent, terrible, amer,

Dont le sang se ravive aux larmes des supplices,

Dont la peau se lacère aux griffes des cilices

Et qui traîne vers toi les loques de sa chair.

 

Pour en tordre le mal, ses mains tortionnaires

Ont d'un si noir effort étreint son corps pâmé,

Qu'il n'est plus qu'une âme enfin et qu'il vit sublimé,

Tout seul , comme un rocher plus haut que les tonnerres.

 

Heureux les moines grands, heureux tous ceux qui vont

Là-bas, en des chemins de paix et de prière,

Les regards aimantés par la vague lumière

Qui se fait deviner par-delà l'horizon.

 

Emile Verhaeren.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 29 Octobre 2019

 

 Ce mardi 29 Octobre à 10 h 3O messe dans la basilique .

Te esperamos para orar a Dios por todos los Caídos de ambos bandos, por la paz y la reconciliación.

dom Cantara a procédé a un acte de réparation avant la messe...

 

Le prieur de la Vallée de los Caïdos a  demandé pardon à Dieu parce que Sanchez a utilisé la basilique dans un but non religieux.

Ce mardi, la basilique a ouvert ses portes après l'acte central de la campagne électorale de Sanchez qui l'a maintenue fermée pendant près de deux semaines. Le prieur de l'Abbaye, juste avant d'officier à la messe de 11 heures, a fait l'acte d'expiation mentionné ci-dessus pour l'usage "étranger à son but religieux" par Pedro Sanchez et son équipe gouvernementale.

Au total, environ 60 personnes ont assisté à une messe qui s'est tenue à 11 heures Dans les bancs étaient mélangés croyants, touristes et journalistes.

L'exhumation de Francisco Franco n'est pas seulement un problème, limité à la politique, à la simple vengeance ou à l'opportunisme électoral, qui va beaucoup plus loin et n'est que le premier mouvement d'un plan qui cherche à éradiquer la foi au Christ sur le sol espagnol. Il s'agit de changer le récit, comme nous aimons le dire aujourd'hui, de l'histoire de l'Espagne des années 1930 à nos jours afin de prendre le monastère, la monarchie parlementaire et la Constitution de 78 comme nous la connaissons.

Que l'Église de Dieu qui va en pèlerinage en Espagne ne pense pas qu'après ces événements, elle maintiendra un statu quo qui implique même une certaine tolérance pour sa simple existence.

Cette attaque contre les catholiques n'est pas endémique de la péninsule, nous nous trouvons dans une ère de fin de civilisation où tout ce qui est catholique est mis à part et persécuté. Le livre de Rod Dreher "L'option bénédictine" est l'un des livres les plus lus par les catholiques ces derniers temps, dans lequel Dreher propose comme modèle pour les catholiques d'aujourd'hui les communautés bénédictines qui ont réussi à donner naissance à un nouveau christianisme à une époque marquée, comme la nôtre, par la chute de la civilisation, l'empire romain déjà conquis par la religion.

 Sans l'aide du pouvoir politique, l'option bénédictine serait devenue stérile, en d'autres termes, si nous, catholiques, méprisons la vocation de contribuer et d'influencer l'ordre social qui, en tant que membres d'une communauté (nation) politique, nous serons condamné à disparaître.

Pido al Señor nos conceda ser una Iglesia pobre y valiente con la libertad evangélica de los hijos de Dios.

 

Germán Menéndez.

"

J'étais le seul journaliste indépendant à avoir vu de l'intérieur tout le cirque de l'exhumation de Franco, dans l'hospice de la Vallée des los Caïdos (où, d'ailleurs, on mange et dort très bien). En d'autres termes, en laissant RTVE à part,  et l'agence Efe, entre les mains du ministre Calvo Poyato, un de vos serviteurs a vu sur le site  les événements d'un des épisodes les plus sinistres de l'histoire espagnole. Il y avait 500 journalistes du monde entier, mais à l'entrée de Cuelgamuros. Le déploiement de la Guardia Civil a été vraiment impressionnant tant à la porte de l'abbaye que sur l'esplanade de La Piedad.

Même la forêt était surveillée et le jour de l'exhumation, il y avait même des tireurs d'élite qui ne voulaient pas vous laisser sortir à cinquante mètres de l'auberge, et il n'y avait rien d'autre à surveiller que les sangliers et les renards. La Benemérita entra dans l'abbaye avec des armes et ce qui est un espace sacré et, si vous voulez bien, appartenant au Vatican. Monseigneur Osoro et la Conférence épiscopale n'ont laissé que le prieur de la basilique, le Père Santiago Cantera, et les Bénédictins, d'excellentes personnes qui prient et dirigent une école dont sortent quelques enfants sans endoctrinement et une excellente éducation.

Même la Guardia Civil a demandé une liste avec le DNI de ceux qui allaient recevoir la communion.

Les hôtes fixes qui avaient quitté l'enceinte ne pouvaient pas y revenir avant samedi dernier. Franco n'est plus dans la basilique mais c'est le NODO qui a fait la RTVE qui l'emporte, avec de très mauvaises photos en passant. ... Sanchez veut gagner les élections!

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 23 Octobre 2019

 

   Le célèbre missionnaire, dans son sermon sur le Paradis, au commencement de son exorde, débute ainsi :

   " Le peuple fit bien de rester au pied de la montagne et de laisser Pierre, Jacques et Jean accompagner seuls le Sauveur jusqu'au sommet. Il n'appartient pas à tout le monde de fixer le soleil sans être ébloui. Cette gloire, dont l'évangile nous montre un reflet dans la Transfiguration de Notre-Seigneur est bien trop éclatante pour nos yeux; et je le regrette, mes chers auditeurs, vos espérances aujourd'hui seront trompées: vous êtes tous venus ici pour nourrir votre piété, avides d'entendre parler de ce paradis qui est l'unique objet de votre amour, le but unique de vos désirs, et moi aussi, à vrai dire, je m'étais appliqué avec ardeur à décrire le mieux possible les magnificences de cet immense palais de Dieu et à mettre en relief tout ce qu'on peut dire de plus beau, de plus ravissant, de plus saint de cet amphithéâtre de gloire et de majesté.

Mais à peine étais-je à l'oeuvre, que l'apôtre saint Paul s'offrit à moi et me dit avec un regard plein d'étonnement: Que fais-tu? Que prétends-tu? Ne sais-tu pas que " ni l'oeil n'a vu, ni l'oreille n'a entendu, ni le coeur de l'homme n'a compris ce que Dieu a préparé à ceux qui l'aiment." Puis , après m'avoir brièvement raconté cette vision merveilleuse dans laquelle, ravi jusqu'au troisième ciel, il entendit des secrets ineffables, il m'a fermé les lèvres en y appliquant le doigt et m'a défendu d'en parler.

   En effet, s'il est un sujet sur lequel plus on parle, moins on en dit , c'est bien surtout le paradis, et si vous y prenez garde, quiconque en parle ne fait que dire ce qu'il n'est pas ou amoindrir ce qu'il est.

   Le Prophète royal le savait bien, lui qui admis dans une extase à contempler le séjour des bienheureux, déclara, selon l'explication de plusieurs interprètes, que tous ceux qui avaient parlé du paradis s'étaient mépris :" J'ai dit , dans mon extase: tout homme est menteur," ou selon cette autre version :" Tout homme est en défaut." Et ne croyez-vous pas que Pierre lui-même s'est mépris, lui qui  tout enveloppé de cette éblouissante lumière, s'écria comme hors de lui-même :" Il nous est bon d'être ici", réduisant tout le paradis à trois cabanes grossières: " Dressons-nous ici trois tentes." Aussi l'Evangile tâche-t-il d'excuser cette méprise en l'imputant à l'inadvertance :" Il ne savait pas ce qu'il disait".

   Or , là où Pierre se trompe, où Paul se tait, que pourrais-je bien dire?  Cela étant ,  mon sermon sur le paradis est fini avant de commencer. Mais non, Saint Augustin m'encourage à parler: tout en accordant que le paradis est incompréhensible à la faiblesse de notre esprit, il n'en regarde pas la conquête comme impossible à l'ardeur de nos désirs . " Le Paradis, il est impossible de le décrire: le Paradis , il est possible de l'acquérir."

   Dilatez donc vos coeurs, car s'il est vrai qu'on puisse l'acquérir, quoiqu'on ne puisse pas l'apprécier, je veux, pour vous en faciliter l'acquisition, vous en dire quelque chose aujourd'hui. Toutefois ne perdez pas de vue que malgré tous mes efforts, toute mon éloquence, toutes mes descriptions pour vous donner une idée ou vous tracer une ébauche du paradis, vous devrez toujours vous figurer, toujours penser, toujours désirer quelque chose de plus accompli; et de plus vous persuader que la gloire ou la félicité céleste est encore incomparablement plus belle, plus élevée, plus étendue que tous vos désirs et toutes vos imaginations..... " Un peu plus loin le Saint continue de cette manière :"

   " Si la vaste étendue du firmament est trop étroite pour nous retracer l'immensité du Ciel des élus, jetons un peu les yeux sur la terre pour voir si nous n'y retrouverons point quelque chose qui puisse nous représenter la beauté de la maison de Dieu . Ah ! vous vous en convaincrez de plus en plus de l'impuissance de l'homme. Mettez ensemble tout ce qu'on dit de cette gloire merveilleuse les prophètes, les évangélistes, les docteurs, et tout ce qu'en pourraient dire les prédicateurs de nos jours avec leur éloquence raffinée, et vous verrez que tous ne font que dire en substance ce qu'elle n'est pas.

   Je voudrais que, pour vous éclairer sur ce point, Dieu renouvelât en votre faveur le prodige de l'Apocalypse; que chacun de vous vit descendre la Jérusalem céleste du ciel, comme le vit Saint Jean, et puisque je puis vous conduire en paradis, que le paradis descendit vers vous sous l'emblême d'une magnifique Cité, avec des murs d'or, un pavé de diamants, des portes d'émeraudes et de saphirs , avec la multitude de ses habitants, environnés de pompe et de majesté comme des rois, avec une lumière que n'obscurcissent jamais les ténèbres, avec une beauté que rien ne souille jamais, ayant pour soleil l'Agneau qui ne souffre jamais aucune éclipse !

   Comme je vous dirais encore avec assurance: non , ce n'est pas là le paradis; c'en est l'image, mais non la réalité. Vous figurez-vous peut-être qu'on trouve en paradis, avec leurs propriétés matérielles et physiques, toutes ces pierres précieuses, telle que l'émeraude, la topaze, l'escarboucle et autres semblables? Il en est qui l'ont cru, mais tous les Docteurs sensés le nient, et à mon avis, ils ont évidemment raison: en effet, n'avez- vous pas vu de l'or, de l'argent et des pierres précieuses? - Oui - Il est donc faux que ces choses-là se trouvent dans leur état matériel en paradis, puisque l'apôtre Saint Paul, qui en parle en témoin oculaire, nous dit que :" l'oeil n'a point vu, ni l'oreille entendu" ce qu'il y a de ravissant dans le séjour des Bienheureux.

   Jugez maintenant si l'évangéliste Saint Matthieu lui-même n'est pas loin de la réalité, lorsqu'il compare la gloire de Jésus transfiguré à la lumière du soleil et à la blancheur de la neige.

   De la neige on en trouve dans toutes les vallées; et pour n'avoir d'autre chose à admirer sur le Thabor que la lumière du soleil, et la blancheur de la neige , Saint Pierre pouvait bien s'épargner la peine de monter si haut et demeurer avec la foule au pied de la montagne . La comparaison est donc inexacte, non par la faute de l'Evangéliste, mais à cause de l'excès de cette gloire qu'il ne pouvait expliquer autrement; car c'est le malheur de tous les objets qui surpassent la capacité de notre esprit, de n'avoir point de termes qui en rendent adéquatement l'idée.

   Que dirai-je de ceux qui comparent le paradis à un torrent de voluptés, à un jardin délicieux, à un somptueux festin, à un royaume très florissant, à des noces pleines d'allégresse , au bonheur des moissonneurs pendant la récolte? Toutes comparaisons imparfaites et qui abaissent plutôt qu'elles ne relèvent les délices de cette bienheureuse patrie. Aussi ces figures, ces symboles doivent-ils être pris dans un sens plutôt mystique que littéral.

   Je suis porté à croire que les Prophètes et les Evangélistes , en les employant, ont fait comme les astronomes, lesquels, voyant notre ciel tout parsemé d'étoiles si différentes les unes des autres par leur mouvements, leurs influences et leur grandeur, y ont imaginé une multitude de figures naturelles ou fabuleuses: ici ils ont mis un taureau, là un lion, ici un scorpion, ailleurs un chariot, une écrevisse, un capricorne. Est-ce que tous ces monstres existent au ciel? Nullement; ce n'est qu'un caprice des astronomes qui se sont vus obligés d'inventer ces signes afin de mieux s'entendre. De même les Prophètes et les Evangélistes se servent d'emblêmes grossiers, et nous parlent de jardins toujours fleuris et odoriférants, d'automnes toujours chargés de fruits, de perpétuels et harmonieux concerts, d'or et de pierres précieuses, de saphirs et d'ambre, de festins et de musiques, de fêtes et de théâtres, toutes choses propres à former un paradis qui flatte les sens, mais nullement le paradis véritable qui doit faire la félicité des esprits. On a recours à ces figures de préférence, parce qu'elles nous charment davantage et sont plus à notre portée; mais au fond les torrents de délices qui inondent de toutes parts cette Jérusalem céleste, ce sont des secrets, nous dit Saint Paul, qu'il n'est pas donné à l'homme d'exprimer. Or je vous le demande, si tout ce qu'on a dit et écrit, si tout ce qu'on a pu dire et écrire de la gloire du paradis n'est qu'une pure description symbolique, quelle sera la vérité?

   La voici: le saint roi David nous la chante sur sa harpe prophétique, lorsqu'après avoir vu cette gloire immense, ravi en extase, il entonne ce magnifique cantique :" J'ai dit dans mon ravissement: tout homme est impuissant " à en parler; faisant entendre par là que nous savons du ciel seulement ce qu'il n'est pas, si bien que l'on peut écrire sur ses portes , en caractère de feu, ces mots :

" On peut l'acquérir, mais l'apprécier , jamais !"

  

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Rédigé par Philippe

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Publié le 23 Octobre 2019

"D'où viennent-ils? de la grande épreuve !"

 

   Saint Augustin : Aimer Dieu

   . - " O mon Dieu, qu'est-ce que j'aime donc, quand je vous aime? Ce n'est pas une beauté corporelle, ni la majesté d'un visage, ni l'éclat d'une lumière flattant agréablement les yeux, ni les douces mélodies de cantilènes variées, ni la suave odeur des fleurs et des parfums, ni le goût du miel ou de la manne , ni des étreintes corporelles. Non, ce n'est pas là ce que j'aime en mon Dieu. Et pourtant ce que j'aime en lui, c'est une certaine lumière, une certaine voix, une certaine odeur, une certaine nourriture, un certain embrassement; tout cela n'étant éprouvé que par ce qu'il y a en moi d'intérieur. Mon âme voit briller une lumière qui n'est pas dans l'espace, elle entend un son qui ne s'éteint pas avec le temps, elle sent un parfum que le vent n'emporte pas, elle goûte un aliment que l'avidité ne fait pas diminuer, elle s'attache à un objet que la suavité ne lui fait pas abandonner. Voilà ce que j'aime, quand j'aime mon Dieu.

   Mais qu'est- ce donc qu'un tel objet?

   Le saint Docteur est aussi obligé de dire ici et de répéter avec tous les autres, que tant que nous serons ici-bas, dans notre chair mortelle, la beauté de Dieu et les splendeurs du Ciel resteront indescriptibles!

   Car " nous ne voyons maintenant qu'à travers un miroir (peu transparent), en énigme. Maintenant, je connais imparfaitement; mais alors je connaîtrai aussi bien que je suis connu moi-même. (I Cor. XIII, 12)

   Ce n'est donc que dans le Ciel que nous jouirons pleinement de Dieu, lorsque dans la Vision Béatifique, nous nous trouverons devant lui face à face ! Oh ! qu'il tarde donc ce moment heureux, où il nous sera donné de contempler ainsi notre Dieu et de jouir de Lui, pour toujours, dans les enivrantes et indescriptibles jouissances du Paradis!

   En attendant, considérez , nous dit l'Apôtre bien-aimé, " considérez quel amour le Père nous a témoigné, de vouloir que nous soyons appelés et nous soyons en effet enfants de Dieu, mais ce que nous serons un jour ne parait pas encore. Nous savons que lorsqu'il apparaîtra nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu'il est. Et quiconque a cette espérance en lui, se sanctifie, comme il est saint lui-même. (I Joan III, I , 3)

   C'est donc cette espérance qui nous sanctifie, et en nous sanctifiant nous obtient la persévérance finale, qui nous introduit dans les éternelles jouissances du Paradis. C'est cette espérance qui a soutenu les Apôtres et les Martyrs, les saints Docteurs, les Confesseurs, les Vierges, les Saintes Femmes, tous les Saints; et cette douce et invincible espérance nous accompagnera partout jusqu'à la conclusion de ce présent ouvrage, où nous verrons tous les Justes, brillant comme des astres au firmament du Paradis, pour toute l'éternité !

   Entretien de Saint Augustin avec sa mère touchant le bonheur du Ciel. -

   " Le jour n'étant pas éloigné où ma mère devait sortir de cette vie, jour qui nous était inconnu et que vous seul connaissiez, il arriva, et ce fut je n'en doute point, par une disposition secrète de votre providence, qu'elle et moi nous nous trouvâmes seuls ensemble, appuyés sur une fenêtre dont la vue s'étendait sur le jardin de la maison dans laquelle nous nous étions retirés à Ostie. Dans cette maison, qui était éloignée du bruit du monde, nous nous reposions des fatigues d'un voyage déjà long, et nous faisions en même temps les préparatifs de notre embarquement.

   " Etant donc seuls de la sorte, nous nous entretenions ensemble avec une douceur inexprimable; et laissant dans un entier oubli toutes les choses passées, " portant toutes nos pensées sur l'avenir" , nous cherchions entre nous, et en présence de l'éternelle vérité qui est vous-même, que serait "ce bonheur que l'oeil n'a point vu, que l'oreille n'a point entendu et que le coeur de l'homme ne peut comprendre." Toutefois nos coeurs s'ouvraient avec avidité pour aspirer les eaux de votre céleste fontaine, de cette fontaine de vie qui est en vous, afin qu'après nous en être arrosés autant qu'il était en nous de le faire, nous puissions en quelque sorte comprendre une chose aussi élevée.

   La suite de notre entretien nous ayant amenés à cette considération que les voluptés sensibles, en les supposant les plus grandes possibles, au milieu du plus haut éclat de beauté qui se puisse imaginer dans les choses corporelles, non-seulement n'étaient pas dignes d'entrer en parallèle avec la félicité de cette autre vie, mais auprès d'elle ne méritaient pas même d'être nommées; et les mouvements d'une affection plus vive nous élevant alors vers cette félicité immuable, nous traversâmes l'un après l'autre tous les objets que renferme ce monde matériel , nous élevant jusqu'à cette voûte des cieux d'où le soleil, la lune et les étoiles répandent leur lumière ici-bas; nous allâmes ensuite plus avant, continuant de penser à vous, de parler de vous, d'admirer vos ouvrages; et arrivés jusqu'à nos âmes, nous passâmes encore au-delà, afin d'atteindre cette région de délices inépuisables où la vérité est l'aliment incorruptible dont vous nourrissez votre peuple, où la sagesse est la vie, cette sagesse par laquelle ont été faites toutes les choses qui sont, tout ce qui a été, tout ce qui sera jamais; et cette sagesse n'a point été faite, mais elle est, elle a toujours été, et elle sera toujours; ou pour mieux dire, elle n'a point été, elle ne sera point; mais simplement elle EST, parce qu'elle est éternelle; car avoir été et devoir être n'est pas être éternel.

   " Parlant ainsi de cette vie heureuse, et toutes nos affections nous portant vers elle, nous y touchâmes, pour ainsi dire, par un élancement soudain de nos coeurs; puis soupirant d'en être encore séparés, et y demeurant toutefois fortement attachés " par ces prémices de votre esprit que nous avions reçues, " il nous fallut bientôt redescendre à cette parole extérieure qui sort de notre bouche et qui  a un commencement et une fin. Et en cela qu'y a t-il de semblable, ô mon Dieu ! à votre parole qui vit par elle - même, qui ne vieillit point et qui renouvelle toutes choses?

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Rédigé par Philippe

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