de l'adoration eucharistique.

Publié le 3 Juin 2012

 

 

 

 

 

L'adoration eucharistique a pour objet la divine Personne de Notre-Seigneur Jésus-Christ présent au Très Saint Sacrement.

 

Il y est vivant, il veut que nous lui parlions, et il nous parlera. Tout le monde peut parler à Notre-Seigneur. N'est-il pas là pour tous? Ne nous dit-il pas:"Venez tous à moi?" (Mt 11,28)

 

Et ce colloque, qui s'établit entre l'âme et Notre-Seigneur, c'est la vraie méditation eucharistique, c'est l'adoration.

 

Tout le monde en a la grâce. Mais, pour y réussir et pour éviter la routine ou l'aridité de l'esprit et du coeur, il faut que les adorateurs s'inspirent de leur attrait de grâce, des divers mystères de la vie de Notre-Seigneur, de la très sainte Vierge ou des vertus des saints, afin d'honorer et de glorigier le Dieu de l'Eucharistie par toutes les vertus de sa vie mortelle, comme par celle de tous les saints, dont il fut la grâce et la fin, et dont il est aujourd'hui la couronne de gloire.

 

Regardez l'heure d'adoration qui vous est échue comme une heure du paradis; allez-y comme on va au ciel, au banquet divin, et cette heure sera désirée, saluée avec bonheur. Entretenez-en suavement le désir dans votre coeur. Ditez-vous:" Dans quatre heures, dans deux heures, dans une heure, j'irai à l'audiance de grâce et d'amour de Notre-Seigneur: il m'a invité, il m'attend, il me désire".

 

Quand vous avez une heure pénible à la nature, réjouissez-vous en davantage: votre amour sera plus grand parce qu'il sera plus souffrant: c'est l'heure privilégiée qui sera comptée pour deux.

 

Quand, par infirmité, maladie ou impossibilité, vous ne pourrez faire votre adoration, laissez votre coeur s'attrister un instant puis mettez-vous en adoration en esprit et en union avec ceux qui adorent dans ce moment: dans votre lit de souffrance, en voyage ou durant ce travail qui vous retient, tenez-vous dans un plus grand recueillement et vous retirerez le même fruit que si vous aviez pu aller aux pieds du bon Maître. Cette heure vous sera comptée, peut-être même doublée.

 

Allez à Notre-Seigneur comme vous êtes; ayez une méditation naturelle. Epuisez votre propre fond de piété et d'amour avant de vous servir de livres; aimez le livre inépuisable de l'humilité d'amour.

 

Qu'un livre pieux vous accompagne pour vous remettre en bonne voie quand l'esprit s'égare ou quand vos sens s'assoupissent, c'est très bien: mais rappelez-vous que notre bon Maître préfère la pauvreté de notre coeur aux plus sublimes pensées et affections empruntées aux autres.

 

Sachez que Notre-Seigneur veut notre coeur et non celui des autres; il veut la pensée et la prière de ce coeur comme l'expression naturelle de notre amour pour lui.

C'est souvent le fruit d'un subtil amour-propre, de l'impatience ou de la lâcheté, de ne pas vouloir aller à Notre Seigneur avec sa propre misère ou sa pauvreté humiliée; et c'est cependant ce que Notre-Seigneur préfère à tout, c'est ce qu'il aime, et ce qu'il bénit.

 

Vous êtes dans l'aridité, glorifiez la grâce de Dieu, sans laquelle vous ne pouvez rien; ouvrez alors votre âme vers le ciel, comme la fleur ouvre son calice au lever du soleil pour recevoir la rosée bienfaisante. Vous êtes dans l'impuissance la plus entière, l'esprit dans les ténèbres, le coeur sous le poids de son néant, le corps souffrant, faites alors l'adoration du pauvre; sortez de votre pauvreté et allez demeurer en Notre-Seigneur, ou offrez-lui votre pauvreté pour qu'il l'enrichisse: c'est un chef-d'oeuvre digne de sa gloire.

 

Mais vous êtes dans l'état de tentation et de tristesse; tout se révolte en vous; tout vous porte à quitter l'adoration sous prétexte que vous offensez Dieu, que vous le déshonorez plus que vous ne le servez; n'écoutez pas cette spécieuse tentation, c'est l'adoration du combat, de la fidélité à Jésus contre vous-même. Non,non, vous ne lui déplaisez pas; vous réjouissez votre Maître qui vous regarde, et qui a permis a Satan de vous troubler. Il attend de nous l'hommage de la persévérance jusqu'à la dernière minute du temps que nous devions lui consacrer.

 

Que la confiance, la simplicité et l'amour vous amènent dont à l'adoration.

 

  Pour bien adorer, il faut se rappeler que Jésus-Christ, présent dans l'Eucharistie, y glorifie et y continue tous les mystères et toutes les vertus de sa vie mortelle.

 

Il faut se rappeler que la sainte Eucharistie, c'est Jésus-Christ passé, présent et futur ; que l'Eucharistie est le dernier développement de l'Incarnation et de la vie mortelle du Sauveur ; que Jésus-Christ nous y donne toutes les grâces, que toutes les vérités aboutissent à l'Eucharistie, et qu'on a tout dit en disant l'Eucharistie, puisque c'est Jésus-Christ.

 

 

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DE LA FËTE DIEU

 


La Fête-Dieu, que l'Église appelle la fête du Corps sacré de Jésus- Christ est le seul jour qui soit consacré à honorer uniquement sa Personne adorable, sa présence vivante parmi nous.

 

Les autres fêtes célèbrent un mystère de sa vie passée : elles sont belles, honorent Dieu, sont fécondes en grâces pour nous.

 

Mais enfin elles ne sont qu'un souvenir, qu'un anniversaire d'un passé déjà lointain, qui ne revit que dans notre piété. Le Sauveur n'y est plus dans ces mystères : il les a une fois accomplis, et sa grâce seule y demeure. Ici, c'est un mystère actuel : la fête s'adresse à la Personne vivante et présente parmi nous de Notre-Seigneur. Elle se célèbre pour cela d'une manière particulière.

 

On n'y expose pas des reliques on des emblèmes du passé, mais l'objet même de la fête, qui est vivant. Elle est aussi la fête la plus aimable. Nous n'avons pas assisté à tous ces mystères de la vie et de la mort du Sauveur que nous célébrons au cours de l'année : nous nous y réjouissons, parce que des grâces en découlent sur nous. Mais ici nous participons au mystère ; il s'accomplit sous nos yeux ; ce mystère est pour nous ; il y a une relation de vie entre Jésus vivant au sacrement, et nous vivant au milieu du monde ; il y a une relation de corps à corps aussi cette fête ne s'appelle pas simplement la fête de Notre-Seigneur, mais la fête du corps de Notre-Seigneur.

 

C'est par ce Corps que nous le touchons, qu'il est devenu notre nourriture, notre frère, notre convive. Fête du Corps de Jésus-Christ ! Que ce nom renferme d'amour, parce qu'il est humble et proportionne à notre misère !

 

Notre-Seigneur a voulu cette fête pour se rapprocher encore davantage de nous, comme un père tient à ce que son enfant lui souhaite sa fête, pour lui témoigner plus vivement son amour paternel, et lui faire quelque faveur particulière.

 

Que cette fête soit donc une fête de joie, et attendons-en les plus amples faveurs. Toutes les hymnes, tous les chants de cette solennité expriment cette pensée, que Notre-Seigneur se montrera plus favorable en ce jour que jamais. L'Église aurait dû faire, semble-t-il, la Fête-Dieu le Jeudi saint, puisque c'est en ce jour que fut instituée l'Eucharistie. Mais elle n'aurait pu, en ce jour de deuil, célébrer assez dignement sa joie ; le Jeudi saint commence la Passion, et il est impossible de se réjouir à la pensée de mort qui domine ces grands jours de la Semaine sainte.

 

La Fête-Dieu a aussi été retardée jusqu'après l'Ascension, parce qu'il y avait encore là de tristes adieux à dire, une douloureuse séparation à consommer, et jusqu'après la Pentecôte, afin que, remplis des grâces et de la joie du Saint-Esprit, nous puissions célébrer, avec tout l'éclat possible, la fête de l'Époux divin qui habite parmi nous.

 

Saint Pierre Julien Eymard

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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corniche 03/06/2012 22:28


très beau l'orgue du prytanée merci.

philippe 03/06/2012 22:36