Publié le 31 Août 2014

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Requiem pour les chrétiens d'Orient

 

 

SYRIE. "Une église pour Maaloula" jour 6

 

Après une journée riche en émotions à Maaloula, nous repartons pour le Qalamoun en direction de la ville de Yabroud. C'est de cette ville qu'étaient arrivés certains des combattants islamistes ayant envahi Maaloula.

 

Pour sortir de Damas, contrairement aux autres jours, nous ne sommes pas obligés de faire un grand détour par l'ouest. Aujourd'hui, l'autoroute du nord est réouverte et sécurisée et nous l'empruntons pour la première fois. L'autoroute traverse un quartier nouvellement repris par l'armée. Le spectacle de désolation est terrifiant. Le long de la route s'égrènent les concessions des plus grands constructeurs automobiles occidentaux. Pas une n'a résisté aux pillages.

 

Après plus de une heure de route, nous arrivons au barrage qui contrôle l'accès à la ville de Yabroud. Malgré notre précieux laisser-passer signé par le patriarche, il nous est cette fois impossible d'aller plus loin: seuls les habitants de la ville peuvent s y rendre,

Le curé de Yabroud, le père Georges Haddad, nous envoie quelqu'un pour nous récupérer. Les gardes locaux insistent pour que nous ayons une escorte pendant la durée de notre visite à Yabroud, la ville n'étant sécurisée par l'armée que depuis deux mois à peine. Deux jeunes chrétiens de la ville armés d'une Kalachnikov nous escorteront donc discrètement toute la journée.

 

Nous arrivons pile à temps pour la messe, célébrée aujourd'hui par l'archevêque grec catholique melkite de Homs. L'assistance est particulièrement fournie, notamment un groupe de plus d'une centaine d'enfants du catéchisme. L'archevêque insiste particulièrement sur l'importance de la prière pour la paix en Syrie. L'église catholique principale de Yabroud date de l'époque paléo-chrétienne et recèle des trésors archéologiques, d'autant plus qu'elle fut bâtie sur l'emplacement d'un temple païen. Elle possède également d'anciennes icônes précieuses que le Père Georges avait prudemment mis à l'abri à Damas (quatre voyages de nuit en voiture!) lorsque la situation commençait à devenir très inquiétante.

 

Après la messe, le père Georges nous fait une visite commentée de le cathédrale en nous expliquant l'histoire de la ville depuis le début de la crise syrienne. Au début de la crise, une partie de la population musulmane de Yabroud s'est soulevée contre le gouvernement de Damas. Prudemment, les chrétiens n'ont pas voulu prendre parti pour tel ou tel camp. Très vite, il est apparu que les bandes armées qui mettaient la ville au pas avaient des intentions principalement vénales et crapuleuses. Les autorités chrétiennes, catholiques et orthodoxes, ont décidé d'un commun accord de verser un tribu à ces bandes armées en échange de la sécurité et de leur protection. Au bout d'un an, la situation sécuritaire s'est dégradée à Yabroud, les bandes qui contrôlaient toujours la ville assurant de moins en moins d'ordre et participant même aux pilages et aux rançonnages, principalement contre les familles chrétiennes. Les responsables chrétiens ont donc décidé de diminuer progressivement leurs versements, la contre partie n'étant plus assurée, jusqu'à les arrêter totalement. Dans le même temps, les bandes locales se faisaient progressivement remplacées par des groupes venus de l'extérieur, principalement des provinces de Homs et de Raqa, voire même de l'étranger (Arabie saoudite, Libye etc).

 

Au printemps 2014, la situation était devenue très critique pour les chrétiens et le Père Georges décida d'évacuer la ville avec tous ses fidèles. En quelques heures, les +++ familles chrétiennes quittent la ville pour Damas, seules restant ++ familles. Cet exode ne durera pas longtemps car trois jours plus tard, l'armée arabe syrienne, aidée du Hezbollah, réussit à prendre position sur les collines environnantes et à encercler la ville, provoquant sa reddition. Cette tactique payante a permis, toujours selon le Père Georges, d'éviter un bombardement de la ville par l'armée et donc de la préserver de nouveaux dégâts. Cependant, les islamistes ont profité de ces trois jours d'exode des chrétiens pour profaner les églises, détruire les iconostases, crever les yeux des icônes, piller et brûler les maisons des chrétiens.

 

Le Père Georges s'interroge, lui qui, en pasteur soucieux de ses brebis, avait soigneusement éviter de prendre parti dans un conflit qui ne le concernait pas: "Ces gens, soutenus par les États-Unis et l'Europe, prétendent combattre pour la démocratie et la liberté. Mais la démocratie et la liberté nécessitent-elles de crever les yeux des icônes, de décapiter des statues, de profaner nos églises?"

 

Tout en devisant, nous partons à pieds dans les rues du centre-ville de Yabroud et ses vieilles bâtisses. Certaines sont en très bon état, d'autres sont brûlées, d'autres complètement détruites. Le Père Georges nous explique que, à quelques exceptions près, seules les maisons des chrétiens ont été saccagées. Nous en profitions pour discuter avec des commerçants chrétiens qui tentent de reprendre une vie normale. Partout nous entendons le même discours: "comment faire confiance à nos voisins? Nous nous entendions bien depuis toujours mais, lorsque nous avons été attaqués par les terroristes, ils les ont soutenus. Nous ne voulons pas qu'ils reviennent à Yabroud pour l'instant." Ce refus explique les contrôles sévères à l'entrée de la ville.


Nous sommes invités à boire le café chez une famille sunnite habitant aux pieds des montagnes. Nos hôtes nous montrent les grottes dans les montagnes au dessus de leur jardin. Selon eux, des terroristes continueraient à s'y regrouper. Cette famille a eu de gros problèmes les derniers mois avant l'arrivée de l'armée car elle s'était opposée aux brimades subies par les chrétiens. En signe d'amitié, ils nous offrent de petits bracelets en corde formant des dizainiers chrétiens. Ils protestent avec véhémence contre l'Islam radical qu'on voudrait leur imposer depuis l'extérieur. Ce n'est pas leur vision de l'Islam ni leur manière de pratiquer leur religion. Ils nous répètent que les chrétiens sont indispensables pour construire la paix dans la région et notamment pour permettre aux chiites et sunnites de vivre ensemble.


À regrets, nous déclinons l'invitation à déjeuner, étant attendus à l'archevêché où nous retrouvons Monseigneur Arbach et le Père Georges. Après une rapide collation, nous rejoignons l'église pour assister au spectacle de rentrée des élèves du catéchisme. La joie et l'entrain des enfants nous redonnent espoir, après avoir entendu ces histoires terribles et vu toutes ces destructions dans la matinée.

 

Nous terminons notre séjour à Yabroud par une visite de l'école attenante à l'église. Là encore tout a été sciemment pillé, les bureaux fracassés, les livres de classe déchirés. Attristé, le Père Georges y voit là une preuve de la barbarie des auteurs, qui étaient là pour détruire et non pour construire. La rentrée scolaire est fin septembre et, en l'état, l'école catholique est inutilisable. Nous essayons d'évaluer les besoins financiers pour la réfection de l'école. Grâce à vos dons, nous pourrons peut être participer à ces travaux afin que les enfants de Yabroud puissent retrouver les bancs de l'école.

La situation étant encore instable dans la région, le couvre feu est en vigueur le soir à Yabroud et, à 15 heures, il est temps pour nous de reprendre le chemin de Damas.

Nous saluons l'archevêque, que nous retrouverons demain à Homs, et le Père Georges, leur promettant de revenir très vite.

 

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Publié le 31 Août 2014

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L'homme tombé sous les coups des brigands, c'est la pauvre nature humaine.

 

Privée des biens surnaturels, affaiblie dans les biens naturels, elle gît misérablement.

 

La loi juive se présente à l'humanité, mais ne peut lui procurer la guérison.

 

Alors vint le bon Samaritain, Jésus-Christ, revêtu du manteau de l'humilité; il recueille le pauvre blessé, verse de l'huile et du vin sur ses plaies, le conduit à l'hôtellerie et prend soin de lui.

 

C'est là l'oeuvre de la Rédemption. C'est aussi l'oeuvre de la messe. (forme extra)

 

Depuis le baptême, le bon Samaritain se présente à chaque messe et nous recueille. Notre nature est toujours encliné au mal; nous avons toujours des blessures saignantes, nous gisons sans force, incapables, seuls, de "courir vers les biens promis".

 

Dans l'Eucharistie, le bon Samaritain verse l'huile et le vin sur nos blessures; l'huile est la douceur, le vin est la force de la doctrine chrétienne.

 

Soyons-en assurés: à la messe, les blessures de notre âme sont guéries.

 

La parabole du bon Samaritain est une belle image de l'efficacité de la messe.

 

 


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Publié le 31 Août 2014

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RV) Au meeting de Rimini, le cri de l’évêque auxiliaire de Bagdad, le chaldéen Shlemon Warduni rapporte la souffrance de son peuple et dénonce la paralysie de la communauté internationale face à l’offensive extrémiste en Irak.

 

L’Etat islamique veut « nous éradiquer ». Mgr Warduni raconte avec ses mots l’histoire collective des chrétiens chassés de chez eux. « Si vous ne partez pas, on vous tue ». Il raconte les histoires personnelles. Lorsque les djihadistes ont dépouillé les chrétiens en fuite, ils ont pris un remède médical qu’un enfant avait dans la main, les boucles d’oreille d’une petite fille de deux ans. Mgr Warduni évoque le viol d’une fillette de trois ans. « Ils ne sont pas humains ». Solidaire et sous le choc, il évoque le sort des Yazidis. « De nombreux enfants morts de soif, de malnutrition. Ils sont tués, enterrés vivants... et cette chose terrible et sale : de vendre des filles et des femmes au marché ! »

 

L'Etat islamique, une menace globale

 

« Nous sommes préoccupés, désolés et tristes parce que nous ne comprenons pas les raisons de leur violence. Nous avons des amis parmi les musulmans. Nous avons vécu des centaine d’années avec eux. Ce fanatisme n’est pas rationnel ». Mgr Warduni se fait le relais de la douleur et des questions de ses fidèles : « pour quelle raison doivent-ils nous éradiquer, nous qui sommes Irakiens depuis les origines, puisque nous sommes là depuis 2000 ans ? Qu’est-ce qu’on a fait ? » Le manque de réponse à toutes ces questions « fait vraiment mal », assure l’évêque chaldéen.

 

Cela fart deux mois qu’il n’y a plus de prières, ni de messe dans la plaine de Ninive. « Nos fidèles nous demandent de faire quelque chose, mais que pouvons-nous faire. Nous avons crié et nous crions encore pour dire au monde que nous sommes en grand danger ».

 

Et ils ne sont pas les seuls à l’être explique l’évêque auxiliaire de Bagdad. L’Europe, les Etats-Unis et l’ONU prennent la chose au sérieux. « C’est une situation qui met le monde entier en danger », car les intégristes de l’Etat islamique veulent détruire tous ceux qui ne sont pas membres de leur communauté. « Ils veulent seulement faire le mal et tuer. » Selon lui si la communauté internationale n’est pas attentive, un jour « elle les trouvera devant sa porte et ils diront : ‘tout le monde dehors !’ »

 

Désarmer les djihadistes

 

Le prélat semble sinon en colère au moins déçu du comportement de l’occident. « Pourquoi les Européens n’ont pas réagi dès le départ ? Ils ont condamné le comportement de l’Etat islamique mais qu’est-ce que cela a changé ? Qui les a écoutés ? » s’interroge le prélat chaldéen.

 

Quelle solution pour mettre fin à l’avancée de l’Etat islamique et à la terreur ?

 

Mgr Warduni estime que les « actes de forces pourraient résoudre le problème mais il y aurait tant de victimes. Ce que nous avons dit, que nous disons et que nous continuerons à dire c’est avant tout d’arrêter la vente d’armes ! Ce sont les armes qui font du mal. Ces personnes sont fortes parce qu’elles ont les armes. Sans elles, poursuit-il, comment pourrait-il faire contre l’armée irakienne ou kurde ». Pour lui ceux qui soutiennent les terroristes sont pire que les terroristes eux-mêmes.

 

 

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Publié le 31 Août 2014

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Naissance: 18.01.1880 à Rome

 

Mort: 30.08.1954 à Venegono Inferiore (province de Varèse, diocèse de Milan)

 

Alfredo Ludovico Luigi Schuster naît à Rome en 1880. Dès l'âge de 11 ans, il entre au monastère bénédictin de Saint-Paul-hors-les-murs, à Rome. Il y prendra le nom d'Ildefonso. Maître des novices en 1904, il est élu Abbé en 1918. Cette préparation à l'école de Saint Benoît forge en lui une âme de prière et de contemplation. Elle l'ouvre à "l'amour de Dieu qui est le fondement de la communion fraternelle et de l'apostolat" (Jean Paul II). En 1929, il est nommé Archevêque de Milan par Pie XI, et la même année, il est créé Cardinal. C'est dans la prière et la méditation quotidienne des Ecritures que ce 'frêle moine' trouve le secret qui lui permet d'occuper le devant de la scène à l'époque troublée du fascisme. Pendant la seconde guerre mondiale, il fait preuve d'une grande charité. Ce savant qui avait publié les 10 volumes du 'Liber sacramentorum' (1919-1923) crée une école de musique ainsi que des centres de culture catholique. Il a le souci de son clergé pour qui il est un exemple vivant de la façon dont peuvent être harmonisées la contemplation et l'action pastorale. Il recommande la participation des laïcs à la vie paroissiale. Il tient cinq Synodes diocésains. Pour conclure la vie de cet 'Evêque intrépide et de cet apôtre infatigable', on peut emprunter ses propres paroles: "A la fin, ce qui compte pour la véritable grandeur de l'Eglise et de ses fils, c'est l'amour". Il meurt en 1954 à Venegono Inferiore (province civile de Varèse, diocèse de Milan), au Séminaire Archiépiscopal Pie XI, où il était de passage. Lui succède sur son Siège un ami des bénédictins, Jean-Baptiste Montini (futur Pape Paul VI), qui introduit sa cause de béatification en 1957.

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Publié le 31 Août 2014

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La Messe de Saint Pie V arrive dans le Mississippi, unique État nord-américain où elle n'était pas encore célébrée.

 

En 2014, Mgr Joseph R. Kopacz a été consacré et installé Évêque du diocèse de Jackson. Le nouveau prélat, en collaboration avec Una Voce Mississippi, a décrété que l'église Saint Joseph de Starkville (qui est l'église de l'Université d’État du Mississipppi) sera le siège de la célébration de la Sainte Messe selon la forme extraordinaire pour le diocèse. Ainsi, il a invité les Chanoines Réguliers de Saint Jean de Kanty à donner un atelier de formation à la célébration et au service de la Messe selon le Missel promulgué par Saint Pie V et réédité par Saint Jean XXIII. L'atelier est destiné aux prêtres et à tout homme jeune ou adulte désirant apprendre à servir la Messe. Il aura lieu du 2 au 5 septembre au centre paroissial de la Cathédrale Saint-Pierre-Apôtre et culminera avec une Messe chantée le vendredi soir, 5 septembre. Pour s'inscrire à ces atelier, écrire à l'adresse unavocems(at)gmail.com

 

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Publié le 31 Août 2014

 

 

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La Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre organise un atelier de formation à la célébration de la Messe selon la forme extraordinaire du rite romain destiné à tout prêtre souhaitant apprendre à célébrer selon le Missel de Saint Jean XXIII. L'atelier durera 5 jours, du 15 au 19 décembre 2014, et aura lieu au Séminaire Notre-Dame de Guadalupe à Denton, Nebraska, États-Unis d'Amérique.

 

Plus de 130 prêtres diocésains ou réguliers ont déjà appris à célébrer la Messe selon la forme extraordinaire par ce moyen. Le coût total du séjour s'élève à 400 dollars américains par participant.

 

> Plus de renseignements sur l'atelier de formation

 

> Inscriptions à l'atelier de formation

 

Si vous avez connaissance d'ateliers équivalents donnés en Europe, merci de nous contacter.

 

Si vous connaissez un prêtre d'Europe occidentale ou d'Afrique désirant participer à un atelier de ce type, merci de nous contacter.

 

Si vous souhaitez couvrir les frais de participation d'un prêtre pour un tel atelier, merci de nous contacter.

 

link: espérance nouvelle

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Publié le 30 Août 2014

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Publié le 29 Août 2014

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12ème dimanche après la Pentecôte

 

" Un homme s'en allait de Jérusalem à Jéricho et il tomba sur des voleurs; ceux-ci le dépouillèrent, le couvrirent de blessures, le laissèrent à demi-mort et s'en allèrent.."

 

 L'appel à la compassion

 

 

tellement trop rare à se demander si ça existe!

 


Il y a une grande différence entre la pure pitié et la compassion.

 

La pitié commence et finit avec notre propre moi. Et même si elle nous rend sensibles à la souffrance, elle reste fermée sur elle-même, car elle ne produit pas de fruits dans l'action. Le plus souvent, la pitié finit par un soupir ou un haussement d'épaules. La compassion, au contraire, nous pousse à sortir de nous-mêmes.

 

En effet, non seulement elle nous fait avoir pitié de ceux qui souffrent, mais elle nous fait aussi être avec ceux qui souffrent. Montrer de la compassion, c'est souffrir avec ceux qui sont blessés et qui sont éprouvés, c'est partager leur douleur et leurs angoisses. S'il est vrai que nous ne pouvons jamais entrer pleinement dans la douleur d'une autre personne et que le plus souvent nous demeurons à l'extérieur, tels des spectateurs silencieux du tourment des autres, la compassion nous aide, dans une certaine mesure, non seulement à souffrir avec celui qui souffre, mais aussi à ressentir quelque chose de sa souffrance.


C'est la façon dont Jésus, le Bon Samaritain par excellence, a montré sa compassion: il souffrait avec et dans les personnes auxquelles il vient en aide. Il partageait leur faim, Il éprouve leurs chagrins, Il comprenait leur douleur, Il avait de la compréhension pour les pécheurs et se montrait leur ami, Il était en contact avec les exclus. Jésus a aussi assumé un dos et des épaules pour éprouver la douleur d'être flagellé. «Car nous n'avons pas un grand-prêtre impuissant à compatir à nos faiblesses, lui qui a été éprouvé en tout, d'une manière semblable, à l'exception du péché» (Héb 4,15). Quelques siècles avant la naissance du Christ, le prophète Isaïe avait affirmé: «Ce sont nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il était chargé... Il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison» (Is 53, 4-5).


La compassion ne nous laisse pas indifférents ou insensibles à la douleur de l'autre, car elle appelle la solidarité avec ceux qui souffrent.

 

La solidarité «n'est donc pas un sentiment de compassion vague ou d'attendrissement superficiel pour les maux subis par tant de personnes proches ou lointaines. Au contraire, c'est la détermination ferme et persévérante de travailler pour le bien commun; c'est-à-dire pour le bien de tous et de chacun, parce que tous nous sommes vraiment responsables de tous» .

 

Parfois, nous ressemblons étrangement au prêtre et au lévite qui virent l'homme blessé et passèrent outre, spectateurs silencieux par peur de nous impliquer et de nous salir les mains.


Nous pouvons facilement trouver des parallèles dans la culture contemporaine. Les médias visuels aujourd'hui portent directement dans nos maisons des scènes bouleversantes de guerre et de violence, de famine et de pauvreté, de maladie et de malaise, de catastrophes naturelles comme les inondations et les tremblements de terre. Nous courons le risque de nous endormir dans une culture de regard passif, sans rien faire. Au lieu d'être des acteurs, nous finissons par devenir des spectateurs oisifs.

 

La compassion nous pousse à nous libérer de nous-mêmes pour rejoindre les autres, ceux qui ont besoin de nous. Elle nous fait sortir de la coquille confortable où nous aimons nous dissimuler et nous pousse à aimer et à servir ceux qui comptent sur notre aide.


La santé ne se réduit pas strictement au bien-être physique ou corporel. Au sens symbolique, la notion de santé prend une signification beaucoup plus large. La réalité est simple et douloureuse: des sociétés, voire des cultures entières sont couchées «de l'autre côte de la route», «blessées», attaquées et appauvries par les contre-valeurs de la sociétés de consommation et du matérialisme, dépouillées de tout ce qu'il y a de meilleur et de plus beau dans la culture humaine. Privées de Dieu, elles Lui sont parfois hostiles, voire indifférentes.


Notre propre culture nous a tellement déshumanisés que nous avons perdu le sens de Dieu.

 

Au fil des ans, nous avons fait le lit de la non- croyance et nous l'avons nourrie, pour aboutir à une indifférence religieuse, pire que l'hostilité. L'ennemi reconnaît la présence de l'autre, au moins pour nourrir sa violence, mais la personne indifférente, au contraire, ignore l'autre et lui dénie l'existence.C'est bien là l'indifférence et l'insensibilité illustrées par le prêtre et le lévite qui passèrent outre, sans s'arrêter pour prendre soin du voyageur blessé et dévalisé. Telle est la réalité bien présente de notre anticulture de l'isolement et de la banalité, véritable antichambre d'inhumanité.


Mais notre plus grande perversion, c'est de nous exposer à perdre le sens de Dieu.

 

Car en perdant le sens de la paternité de Dieu, nous perdons nécessairement le sens de la fraternité de l'homme.

 

Mais, si l'on peut Le nier ou Lui être indifférent, ce qui nous comble d'expérance et d'optimisme, c'est que le Dieu des chrétiens est un Dieu qui ressuscite d'entre les morts, qui ranime et renouvelle, qui redonne l'espérance, car Il renaît glorifié, bien plus réellement que le phénix renaît de ses cendres. C'est précisément vers ces cultures marquées par l'athéisme ou l'indifférentisme religieux, engourdies et dévitalisées, que l'Église, à la suite de Jésus-Christ, Bon Samaritain, doit se tourner, pour leur venir en aide et leur annoncer la Bonne Nouvelle.

 

C'est là la véritable culture qui, silencieusement, fait appel à notre engagement actif. Quand l'Église, et avec elle la foi chrétienne, entre dans le vif de la culture, le mystère de l'Incarnation se renouvelle. Le Verbe se fait chair et il habite parmi nous. Il devient semblable à nous en toutes choses, excepté le péché. «Sans incarnation point de salut: le Christ n'est pas né dans le néant. Il s'est incarné dans le sein de Marie. Sa vie s'est intégrée au tissu social et culturel qui prévalait en son temps. Comme Verbe de Dieu, Il parlait une langue humaine, une langue spécifique avec un héritage culturel déterminé. Par analogie, les cultures ont été comparées à l'humanité du Christ. Par le mystère de l'Incarnation, c'est de l'intérieur qu'Il a pénétré la culture, il l'a purifiée et réorientée vers Dieu, pour qu'il fût adoré en esprit et en vérité». De même que le Bon Samaritain a rejoint dans sa condition l'homme étendu à terre, blessé et à demi-mort, pour le secourir, ainsi l'Église doit pénétrer ces cultures blessées et malades pour les revitaliser en leur annonçant l'Évangile de la vie.

 

Le monde dans lequel nous vivons est un océan de souffrance. Je pense aux millions de personnes qui souffrent dans les hôpitaux, dans les hospices et dans les cliniques pour malades en phase terminale. Je me souviens de tout petits enfants, trop petits pour comprendre le mystère de la souffrance, mais assez grands pour en faire (déjà , oh que oui ! )  l'expérience.

 

Je me souviens de jeunes gens pourtant forts, qui criaient à cause de la douleur insupportable; de personnes âgées très affaiblies luttant et se débattant dans leurs derniers souffles de vie. Je pense aux maladies mentales que bien des gens éprouvent, à la solitude des couples séparés, à l'isolement des orphelins qui n'ont jamais connu la chaleur d'une maison ni les caresses d'une mère ou d'un père, au tourment du drogué, à l'angoisse de ceux qui pleurent la mort d'un être cher, à la souffrance de ceux qui sont seuls.

 

La souffrance, c'est vraiment notre patrimoine commun.

 

Mais a-t-elle un sens? Quel est le sens chrétien de la souffrance? 

 

Paul Claudel l'a dit avec concision: «Dieu n'est pas venu pour éliminer la souffrance, mais pour la remplir de sa présence». Jesus n'a pas éliminé la souffrance, il l'a élevée, transfigurée.


Quelle devrait être notre attitude à l'égard de ceux qui souffrent?

 

«La parabole du bon Samaritain appartient à l'Évangile de la souffrance. Elle indique, en effet, quelle doit être la relation de chacun d'entre nous avec le prochain en état de souffrance.

 

Il nous est interdit de "passer outre",(   ah bon?) avec indifférence, mais nous devons "nous arrêter" auprès de lui.

 

Le bon Samaritain, c'est toute personne qui s'arrête auprès de la souffrance d'un autre homme, quelle qu'elle soit. S'arrêter ainsi, cela n'est pas faire preuve de curiosité, mais de disponibilité». Bref, notre compassion, qui nous engage à agir pour venir en aide à ceux qui souffrent, s'accomplit dans la communion, lorsque tout homme et toute femme qui souffrent deviennent mon frère et ma sœur.


Chose étrange et pourtant vraie: la souffrance unit.

 

Elle nous conduit plus près de ceux qui souffrent, et peut-être plus près aussi de nous-mêmes!

 

Quand nous sommes abattus, faibles, avec un sentiment d'impuissance, nous percevons avec plus d'acuité, non seulement notre condition de créatures devant Dieu, mais aussi notre solidarité avec l'ensemble de l'humanité.

 

Nous pouvons oublier ceux avec qui nous avons ri, mais nous n'oublierons jamais ceux avec qui nous avons pleuré!

 

C'est ce lien qui conduit à la communion. «Il y a quelque chose de la clairvoyance dans l'amour: une capacité de deviner ce qui est caché, de comprendre ce qui n'est pas encore présent, de discerner ce qui doit arriver» .

 

Mais il est encore une autre Personne avec qui nous entrons en communion chaque fois que nous nous tournons vers les malades et ceux qui souffrent pour les servir. Cette personne n'est nul autre que Jésus-Christ Lui-même. Il nous le dit sans demi- mots: «En vérité je vous le dis, dans la mesure où vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait» (Matt 25, 40). Nous aimons et nous servons le Seigneur, dans la mesure où nous aimons et servons notre prochain, celui qui a besoin de nous.

En dernière analyse, c'est l'amour seul qui compte. Saint Jean de la Croix l'a bien résumé par ces mots décisifs:

 

«Au soir de la vie, vous serez jugés sur l'amour».

 


Compassion, engagement et communion récapitulent le message de la parabole du bon Samaritain. C'est la compassion qui nous fait souffrir avec ceux qui souffrent. C'est une entente qui nous conduit à nous engager dans l'amour et le service en faveur des indigents; c'est cet engagement qui suscite une communion d'amour, non seulement avec ceux qui souffrent et auxquels nous venons en aide, mais aussi avec Dieu Lui-même.

 

 

cardinal Poupard.

 

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Publié le 29 Août 2014

 

 

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st Jean-Baptiste, priez pour nous.

 

bonne fête aux JB..


y avait la messe auj. 


 

Sur quoi se fonde le martyre?

 

La réponse est simple: sur la mort de Jésus, sur son sacrifice suprême d’amour, consommé sur la Croix afin que nous puissions avoir la vie (cf. Jn 10, 10). Le Christ est le serviteur souffrant dont parle le prophète Isaïe (cf. Is 52, 13-15), qui s’est donné lui-même en rançon pour une multitude (cf. Mt 20, 28). Il exhorte ses disciples, chacun de nous, à prendre chaque jour sa propre croix et à le suivre sur la voie de l’amour total pour Dieu le Père et pour l’humanité: «Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas — nous dit-il — n’est pas digne de moi. Qui veut garder sa vie pour soi la perdra; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera» (Mt 10, 38-39).

 

C’est la logique du grain de blé qui meurt pour germer et porter la vie (cf. Jn 12, 24). Jésus lui-même «est le grain de blé venu de Dieu, le grain de blé divin, qui se laisse tomber sur la terre, qui se laisse ouvrir, briser dans la mort et, précisément à travers cela, il s’ouvre et peut ainsi porter du fruit dans l’immensité du monde»  Le martyr suit le Seigneur jusqu’à la fin, en acceptant librement de mourir pour le salut du monde, dans une épreuve suprême de foi et d’amour (cf. Lumen gentium, n. 42).

 

Encore une fois, d’où naît la force pour affronter le martyre?

 

De l’union profonde et intime avec le Christ, car le martyre et la vocation au martyre ne sont pas le résultat d’un effort humain, mais ils sont la réponse à une initiative et à un appel de Dieu, ils sont un don de sa grâce, qui rend capables d’offrir sa propre vie par amour au Christ et à l’Eglise, et ainsi au monde.

 

Si nous lisons les vies des martyrs, nous sommes étonnés par leur sérénité et leur courage en affrontant la souffrance et la mort: la puissance de Dieu se manifeste pleinement dans la faiblesse, dans la pauvreté de celui qui se confie à Lui et ne place qu’en Lui son espérance (cf. 2 Co 12, 9).

 

Mais il est important de souligner que la grâce de Dieu ne supprime pas et n’étouffe pas la liberté de celui qui affronte le martyre, mais au contraire l’enrichit et l’exalte: le martyr est une personne souverainement libre, libre à l’égard du pouvoir, du monde; une personne libre, qui à travers un acte unique définitif, donne toute sa vie à Dieu, et dans un acte suprême de foi, d’espérance et de charité, s’abandonne entre les mains de son Créateur et Rédempteur; elle sacrifie sa propre vie pour être associée de manière totale au Sacrifice du Christ sur la Croix. En un mot, le martyre est un grand acte d’amour en réponse à l’amour immense de Dieu.

 

Chers frères et sœurs, nous ne sommes probablement pas appelés au martyre, mais aucun de nous n’est exclu de l’appel divin à la sainteté, à vivre le haut degré de l’existence chrétienne et cela implique de se charger chaque jour de la croix.

 

Nous tous, en particulier à notre époque où semblent prévaloir l’égoïsme et l’individualisme, nous devons assumer comme premier engagement fondamental celui de croître chaque jour dans un amour toujours plus grand pour Dieu et nos frères, afin de transformer notre vie et de transformer ainsi également notre monde. Par l’intercession des saints et des martyrs, nous demandons au Seigneur d’enflammer notre cœur pour être capables d’aimer comme Il a aimé chacun de nous.

 

Benoît XVI

 


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Publié le 28 Août 2014

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TERRE SAINTE- Jeudi 28 août 2014, suite aux cessez-le-feu accepté par Israël et le Hamas dans la bande de Gaza mercredi 26 août au soir, Mgr Shomali, Vicaire patriarcal latin à Jérusalem, salue la fin des hostilités et lance un appel invitant à nouveau les pèlerins à venir en Terre Sainte.

 

 

 

« Nous sommes très heureux d’annoncer que la récente et grave guerre qui a eu lieu à Gaza est déclarée terminée.

 

 

 

Laissez-nous vous redire qu’il est sans danger de venir en pèlerinage en Terre Sainte, et nous vous encourageons à visiter cette terre bien-aimée et déchirée. Même au plus fort de la guerre, nous avons vu de nombreux pèlerins courageux venus de loin pour marcher sur les traces de Jésus.

 

 

 

Nous avons toujours une grande joie à vous accueillir et à vous voir sur la terre de notre Sauveur et Seigneur.”

 

 

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Rédigé par philippe

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