Publié le 30 Octobre 2013

 

 

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L’enfer, le purgatoire, le ciel … et si on en (re)parlait ? Après tout, nous sommes tous ensembles montés à bord du train de la vie. Il nous emmène inexorablement : l’important est de savoir où ! Quelques réflexions en ce temps de Toussaint où nous célébrons les saints qui sont auprès de Dieu et faisons aussi mémoire de tous nos défunts. Les cimetières de nos villes et de nos villages vont connaître un afflux de visiteurs. Beaucoup d’entre nous en feront partie. La question de l’au-delà va inévitablement se poser. Avouons-le, peu d’entre nous sont à l’aise avec ce sujet. Il est pourtant essentiel.

 

Une grave allégresse

 

Il y a quelque chose de touchant à voir ces familles, toutes générations confondues, se rendre dans les cimetières et proclamer – peut-être confusément - que nous sommes tous mystérieusement unis les uns les autres : ceux qui sont déjà dans l’autre vie et ceux qui se trouvent encore ici-bas. Recueillis dans le souvenir, la mémoire et la prière, nous pensons à nos défunts, à ce qu’ils sont pour nous, et surtout à ce qu’ils sont pour Dieu. Nous prions pour eux et nous prions avec eux. Nous continuons aussi de les aimer, car l’amour traverse les frontières de la mort. A vrai dire, selon notre Foi, ils ne sont pas « défunts » : ils sont « vivants autrement ». La voilà enfin trouvée la grave allégresse qui doit emplir ces journées !

 

Goûter aux réalités d’en haut

 

Certains pensent que la mort est un adieu sans retour et la fin de tout. Quelle tristesse ! C’est à nous chrétiens de leur faire entendre la phrase de l’Evangile : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a envoyé son fils unique afin que quiconque croit en lui ne meurt pas mais ait la vie éternelle » (Jn 3, 16).

 

Car pour ceux qui pleurent un être cher, il y a la lumineuse réponse de la foi et de l’espérance chrétiennes : pour ceux qui croient en Dieu, la vie n’est pas détruite, elle est transformée. Et lorsque prend fin notre séjour sur la terre, nous avons déjà une demeure éternelle dans le ciel. Ce bonheur du Ciel est-il pour tous ? Oui, nous y sommes tous appelés. Mais… encore faut-il l’accueillir. C’est tout le but de notre vie sur terre : dire oui à Dieu, qui nous laisse libres. Hélas, il est possible de Le refuser jusqu’au bout.

 

Voilà pourquoi l’enfer existe. Parce que Dieu est bon. Il ne force pas sa créature, en révolte contre lui, à « supporter » Sa présence. Il y a donc un lieu sans Dieu, et donc sans Amour : il s’appelle l’enfer. Vous ne voulez pas y aller ? Tant mieux ! De toutes façons, on ne va pas en enfer par hasard même si nous sommes tous capables de dire non à Dieu.

 

Avec le purgatoire, le Seigneur donne une nouvelle preuve de son amour. Nous ne sommes pas complètement prêts pour entrer dans la joie du Ciel ? Dieu vient lui-même achever de nous rendre prêts. Le purgatoire est donc mystérieusement un temps de joie et un temps de souffrance. Joie parce que nous sommes assurés de notre entrée prochaine dans le Royaume. Souffrance parce que nous découvrirons que nous pourrions déjà être participants de la joie divine, si nous avions davantage aimé, prié et réparé. Ce temps de purification sera décapant car il faudra que le Seigneur enlève jusqu’aux moindres traces du péché en nous : « il nous a créés pour être saints et sans péché devant sa face, grâce à son amour» (Ep 1, 4).

 

Solidarité des vivants

 

Le Seigneur permet que nous, vivants sur la terre, puissions participer à la purification de nos défunts, par nos prières et notre charité. Quelle consolation de savoir que nous pouvons encore faire quelque chose pour eux ! Ils nous ont souvent portés sur cette terre, transmis, accompagnés et encouragés. Maintenant, les rôles s’inversent : c’est nous qui les portons devant Dieu et qui intercédons pour eux. Les liens d’amour construits sur la terre ne sont donc pas détruits mais transformés. Cette « solidarité » entre les vivants et les morts, entrés dans la Vie, est là encore un don immense du Seigneur. C’est la communion des saints, grande vérité de notre Foi.

 

La fête du 2 novembre (car c’en est une) nous dit avec solennité et gravité qu’il faut prier Dieu, nous souvenir que la vie a un sens, que nous sommes orientés vers l’ultime rendez-vous : un face-à-face avec le Seigneur, Dieu d’amour et de miséricorde. Chaque dimanche, nous sommes nombreux à dire « j’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir ! ».

 

Promenade

 

Il faut visiter les cimetières. En parcourant leurs allées, peut-être aurons-nous l’illusion de faire partie du « vrai » monde ? Pourtant, même s’ils occupent une partie infime de nos métropoles, les cimetières nous rappellent que nous ne sommes pas le centre de l’univers. En parcourant les allées, donc, laissez-moi nous souhaiter à tous d’observer le monde sans illusions. Car l’écoulement du temps est inéluctable. Nous ne sommes qu’une goutte d’eau dans l’océan des siècles ; notre réalité est friable, fugace et pauvre !

 

Peut-être que nos problèmes quotidiens prendront alors une couleur bien différente ? Car même si l’espérance de nos vies rallonge, même si nos sociétés (occidentales au moins) vivent aujourd’hui mieux qu’hier, il est une échéance à laquelle nous n’échapperons pas, une certitude fatale nous attend : notre séjour ici-bas n’a qu’un temps limité. La dernière saison de notre vie sera le printemps de la résurrection : le ciel nous attend !

 

 

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MARCHE FUNEBRE ET CHANT SERAPHIQUE ; Gert van hoef.

 

 

 

 

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Publié le 30 Octobre 2013

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CEUX QUI TOUCHERONT AUX ENFANTS NOUS TROUVERONT SUR LEUR ROUTE.   

 

 

 

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Publié le 29 Octobre 2013

 

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Après cela je regardai et je vis une foule immense que personne ne pouvait compter.


 

 

 

PRIEZ POUR NOUS !

 

 

Mais quelle est la gloire des saints dans la Patrie ?

 


Je dis qu’ils ont obtenu la couronne comme de bons combattants. Ils ont reçu le pris comme les coureurs et ils ont obtenus la récompense comme ceux qui ont fait le bien. Les hommes dans le monde travaillent pour avoir des couronnes, mais cette couronne est corruptible ; la couronne des saints est incorruptible.

 

D’où [ce que dit] l’apôtre en 1 Corinthiens 9, 25 : mais eux, c’est pour obtenir une couronne périssable, nous une impérissable.

 

C’est donc la dignité des saints d’être parvenu là où nous tendons.

 

De même ils ont tout ce que nous désirons, et encore plus. D’où [ce qui est écrit] dans les Proverbes 10, 24 : ce que souhaite le juste lui est donné.

 

Considère que tu peux désirer dans les voluptés et les délectations tout ce qu’ont les saints. Je dis, dans les délectations spirituelles, non dans les mondaines et les honteuses. Psaume 16[15], 11 : en ta droite tes délices.

 

Si tu désires les richesses, les saints sont très opulents.

 

Rien ne manque à ceux qui craignent le Seigneur (Proverbes 1, 33) : il vivra dans la profusion.

 

De même, si tu désires les honneurs, les saints sont établis dans le plus grand honneur. Psaume 139[138], 17 : mais moi, ô Dieu, j’ai beaucoup honoré tes amis.

 

Si tu désires la science, les saints l’ont parfaitement parce qu’ils ont bu la science de la source même de la sagesse.

 

Les saints ont en plénitude ce que l’homme peut désirer ici en péchant ou en ne péchant pas. La dignité des saints apparaît donc parce que ils sont parvenus là où nous tendons, et ils ont tout ce que nous pouvons désirer.

De même ils sont établis au-delà de ce que nous pouvons comprendre, parce la béatitude des bienheureux est au-delà de ce que tu peux comprendre. D’où Isaïe 64, 3 : l’œil n’a pas vu, Dieu, sans toi ce que tu as préparé à ceux qui t’aiment.

 

Quelle est la raison pour laquelle les saints sont établis au plus haut point au-delà de ce que tu peux comprendre ?

 

Assurément parce que les saints dans la patrie ont leurs désirs assouvis quant à toutes choses. Et comment peuvent-ils être remplis de tout bien s’ils ne viennent à la source de tout bien ? Quand l’arbre est chargé de fruits, si tu viens vers une branche tu ne peux prendre tout son fruit. De même si tu vas vers une autre branche ; mais celui qui coupe la racine, ôte tous les fruits de l’arbre. De même tu ne peux pas jouir de tout bien si tu ne viens pas à la source de tout bien : il est (Psaume 103[102], 5) : celui qui comble de biens ton désir. D’où le Seigneur dit à Moïse (Exode 33, 39) : moi je te montrerai tout bien, c’est-à-dire moi-même, en qui se trouve tout bien; et parce que Dieu est grand au-dessus de toute intelligence, c’est pourquoi les saints qui jouissent de Dieu sont élevés de telle sorte que nul ne peut les atteindre.

 

D’où (Isaïe 58, 14) : je t’ai élevé au-dessus de toute hauteur de la terre, c’est-à-dire au-dessus de toute hauteur que l’homme terrestre peut comprendre : je t’embellirai, dit-il, de la hauteur de ton père; (Psaume 149, 9) : elle est pour tous ses saints.

 

La dignité et la gloire de saints dans la patrie est donc manifeste, parce qu’ils sont eux-mêmes parvenus là où nous nous dirigeons, ils ont tout ce que nous pouvons désirer et ils sont établis au plus haut point au-delà de ce que nous pouvons comprendre.

 

st Thomas.

 

 

 

l'ouvrier de la dernière,, prend la dernière place au dernier moment pour rejoindre ses moines.. ! vu que l'hôtellerie à Wisques n'est pas encore ouverte !



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Publié le 29 Octobre 2013

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Publié le 27 Octobre 2013

  pour <Peter ! 

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Merci pour vos prières, mr l'abbé  ! ...j'en ai bigrement  besoin ...  félicitations ...priez pour moi, c'est réciproque. pour votre prochaine ordination sacerdotale.

Ici nada! égrenant son chapelet on ne peut penser à tout cela qu'avec larmes.. pour vous ! et comme on a rien, si on persévère, on mérite davantage,  ben nos avocats plaideront pour nous ! ils seront forts nos avocats ils crieront à l'injustice ! j'ai confiance. il faut être prêt de nos jours à mourir tout seul et sans prêtre ! ad sum ! j'assume autant que je peux . on pense à tout ça en ce moment jsais ti pourquoi ! une fatalité .. té ! et partout des chrysanthèmes et qu'on pense quand son tour viendra. ! avant le supplice des préparatifs pour les fêtes de Noël: l'horreur !

 

 

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Publié le 26 Octobre 2013

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Autrefois, cette royauté universelle du Christ était proclamée à tout venant par le crucifix dont les bras s'étendaient sur les écoles, les tribunaux, les assemblées publiques.

 

Le Christ-Roi, en effet, se confond avec le Christ crucifié, et le trône de notre Souverain n'est que la croix sur laquelle il est mort.

 

Sa présence rappelait aux maitres la nécessité d'accorder leur enseignement avec la vérité éternelle, et l'obligation où ils seront un jour de rendre compte au Verbe de ce qu'ils auront dit. Elle rappelait aux juges la redoutable éventualité du Jugement général, où toutes leurs sentences seront révisées par Celui qui sonde les reins et les Coeurs. Elle rappelait aux législateurs leur devoir de travailler sans cesse en fonction de l'Ordre éternel fixé par Dieu, et avec le souci constant de conduire les hommes sur le chemin du salut .

 

Ainsi le Christ, silencieusement, du haut de cette croix à laquelle il s'est laissé clouer pour l'amour de nous, diffusait un rayonnement de justice et de miséricorde sur le gouvernement des peuples, et sa présence était pour tous une garantie de paix.

 

Mais hélas! on a enlevé le crucifix des tribunaux et des Parlements, comme on l'a enlevé des écoles et des hôpitaux,. Au mépris de toute justice, au mépris de l'évidence, on a fait du Christ un ennemi de la société humaine. On a oublié  qu'après avoir dit " Rendez à Dieu ce qui est à Dieu", il avait dit aussi " Rendez à César ce qui est à César", et que sa doctrine était le seul fondement possible de l'autorité.

 

On a repris contre lui la politique des Princes de sa nation, telle que le Psalmiste l'avait annocnée dix siècles à l'avance: " Les rois de la terre se sont dressés, et les princes se sont concertés contre le Seigneur Dieu, et pour faire périr son Christ. Brisons - ont ils dit - les liens dont ils veulent nous enlacer, et rejetons loin de nous le joug de leur loi. " Ps. II 2,3) On l'a fait entendre à nouveau, sans songer aux conséquences qu'avait entrainées pour les juifs ce solennel reniement.

 

 

Dieu, en effet, semble vouloir les prendre au mot, lorsque, devant Pilate, insensibles aux traitements odieux subis par l'homme qui, depuis trente-trois ans, les comblait de bienfaits, ils proclamèrent à l'envi:" Non habemus regem nisi Caesarem, nous n'avons d'autre roi que César. " (Jean XIX.15)

 

Puisque vous voulez César, ô Juifs, vous aurez César.

 

"Voici que le Seigneur a  été rempli de colère contre son peuple, avait dit, dans l'une de ses visions, le prophète Isaïe... Et il a fait signe au peuple qui domine les extrémités de la terre - (c'est à dire au peuple romain) - et voici qu'une armée composée de toutes les nations s'avance à marches forcées. Nul ne peine, nul n'est fatigué parmi ces soldats: ils ne prendront ni le temps ni de dormir, ni de sommeiller, ni de défaire le baudrier de leurs reins. Les courroies de leurs chaussures ne se corrompt pas. Leurs flèches sont perçantes et tous leurs arcs sont bandés. Les sabots de leurs chevaux sont durs comme la pierre et les roues de leurs chars ressemblent au bruit de la tempête. Le rugissement de cette armée est semblable à celui des lions, elle rugira comme les petits des lions. Elle frémira, elle saisira sa proie, elle l'embrassera étroitement et personne ne sera capable de la lui enlever. (Is. V 26-29)

 

Voici qu'ils font venir en effet, ces soldats romains les plus redoutables alors de l'univers. Avant un demi-siècle ils seront sous vos murs et le siège de Jérusalem dépassera en horreur les horreurs de tous les temps. Mais quand enfin, ajoutant la guerre civile à la guerre du dehors, vous vous entre-tuerez vous-même dans la ville encerclée; quand la famine atteignant ses dernières limites, conduira une mère à manger son propre enfant; quand le nombre des Juifs crucifiés par Titus ne permettra plus, les arbres manquant de faire des croix; quand le flot des Romains, pénétrant dans la ville après un suprême assaut, aura massacré au hasard les enfant et les femmes, les riches et les pauvres, les prêtres et le peuple; quand la gloire de la Judée, le Temple magnifique par Salomon, ne sera plus qu'un brasier immense; quand de la cité sainte il ne restera pas pierre sur pierre; quand la dure main de César, s'abaissant sur vous de tout son poids, aura transformé en désert la terre où vous vivez.. alors, mais alors seulement, vous pourrez dire en vérité :" Non habemus regem nisi Caesarem, nous n'avons pas d'autre roi que César ....'

 

Tragique leçon, qui montre bien le sort auquel s'exposent les peuples lorsqu'ils ne veulent pas accepter la royauté du Fils de Dieu.

 

Ils se condamnent eux-mêmes aux plus dures oppressions: en raison du besoin absolu où se trouvent les hommes d'avoir un chef pour gouverner la marche de leur société, ceux qui repoussent le Christ se livrent nécessairement à César.

 

César: entendez par là tout pouvoir - monocéphate ou polycéphate, peu importe- tout pouvoir qui, cessant de se considérer comme un intermédiaire entre l'homme et Dieu, se prend lui-même comme fin et absorbe à son profit la force de la nation; vrai César en effet - comme le dit le mot - qui tue dès sa naissance la mère dont il reçoit la vie.

 

A qui veut éviter un sort semblable, un seul moyen se présente: celui que propose le Souverain Pontife, le retour au Monarque dont "le joug est suave et le fardeau léger", au Roi de la paix, au Christ Jésus.

 

 

dom de Mauléon.

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Publié le 26 Octobre 2013

 

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Ubi non est gubernator, populus corruet.

 

là où il n'y a personne pour gouverner, le peuple périra.


(prov. XI,14)

 

 

Au début de son traité sur le Gouvernement des Princes, saint Thomas enseigne que toutes les choses susceptibles de subir des fluctuations, tous les êtres qui ne vont pas nécessairement à leur fin, exigent, pour atteindre cette fin, quelqu'un qui les gouverne, qui les régisse, - à la lettre, un roi, rector, rex - comme "il faut un pilote au navire pour le conduire au port."

 

Tous les êtres qui ont existé, ou qui existeront dans l'univers, tous les êtres sortis des mains de Dieu, depuis le Séraphin le plus élevé des hiérarchies célestes jusqu'à la plante la plus humble et aux simples éléments, ont été créés dans un but déterminé.  Ils n'ont pas été produits par caprice, au hasard et sans raison: ils tendent tous àà l'accomplissement d'un dessein prévu par la Sagesse divine.

 

...

 

Mais, si tous ont une fin, tous n'atteignent pas celle-ci de la même façon. Les uns vont à elles nécessairement, en ce sens qu'il leur est impossible de suivre un destin différent; tels sont par exemple les pierres, les plantes, les animaux; les autres vont à elle librement, parce qu'ils ont le pouvoir de se dérober au plan divin et de manquer volontairement le but que Dieu leur a fixé.

 

L'homme appartient, comme l'ange, à cette dernière catégorie. Il a été créé pour participer à la vie même de Dieu et pour jouir des délices de son amour. Sa fin, c'est cette félicité, sans bornes " que l'oeil n'a pas vue, que l'oreille n'a pas entendue, que l'esprit ne peut imaginer".

 

Mais, pour parvenir à ce bonheur, l'homme doit au préalable consentir à oberver dès ici-bas la loi privé de sa fin: il n'atteindra jamais le royaume de radieuse lumière auquel il était destiné, et il souffrira perpétuellement dans les horreurs de l'Enfer l'état le plus contraire aux besoins et aux désirs de sa nature.

 

Ainsi l'homme a une fin, qui est la vie éternelle; et il ne va pas nécessairement à cette fin, parce qu'il peut se perdre. Pour le diriger, pour le préserver de tout égarement, il lui faut un guide, un chef, un gouverneur, un roi, comme il faut "un pilote au navire pour le conduire au port".

 

Si l'homme vivait isolé de ses semblables, il trouverait dans sa propre raison le chef -caput - dont il a besoin. L'intelligence dont il est doué serait capable, avec l'aide de Dieu, de découvrir ce qui est bon ou mauvais pour l'individu, ce qui le rapproche de sa fin ou l'en égloigne, et la volonté, obéissant aux indications de la raison, pourrait se diriger vers la vie éternelle.

 

Mais il n'en va pas ainsi. L'homme n'est pas fait pour vivre solitaire. Le prince des philosophes, Aristote, l'a défini fort justement un animal social, - anima ploliticum et gregale, traduit saint Thomas. L'homme ne peut vivre qu'en société: pour grandir, pour subsister, pour parvenir à l'épanouissement de son être, il a besoin de ses semblables et la nécessité s'impose à lui inéluctablement de s'agréger à d'autres hommes, dont il recevra l'assistance et qu'il aidera lui-même dans la mesure de ses forces.

 

Or cette existence en commun appelle impérieusement une autorité. Dès lors que plusieurs hommes vivent côte à côte, il est fatal que leurs désirs, leurs besoins, leurs intérêts, leurs obligations se rencontrent et se heurtent à tout moment.  De là des discussions, des conflits, des queurelles, des luttes, des guerres, et un état de choses qui tournera au plus grand dommage tant de la collectivité que des individus.

 

Si l'on veut éviter ce désordre, il faudra que parmi les hommes ainsi réunis, il s'en trouve l'un ou l'autre pour exercer la fonction de chef et gouverner l'ensemble.

 

 

Dans tout gouvernement humain, si minime qu'il soit, il faudra, au moins à l'état d'embryon, un pouvoir législatif, un pouvoir judiciaire, un pouvoir exécutif; il faudra quelqu'un qui gouverne...sous peine de périr .. Ubi non est gubernator, populus corruet.

 

Pauvre chevalier sans lance et sans épée, elle ne peut ni châtier les coupables ni protéger les faibles. Qu'on lui donne le titre de législateur, ou celui de juge, c'est fort bien. Mais il faut davantage pour régner, et le monde cherche un roi.

 

dom de Mauléon

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Publié le 26 Octobre 2013

 

 

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Publié le 25 Octobre 2013

 

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Regina sanctorum omnium, ora pro nobis.

 

 

L'amour sans la vertu n'est qu' une faiblesse et un désordre; par la vertu, il devient l'accomplissement de tous les devoirs, le lien qui nous unit à Dieu d'abord, puis à toutes les créatures de Dieu; il devient justice et charité, deux choses qui n'en font qu'une, et qui nous furent donnés au jour de notre création, pour être après la vérité le second moyen de répondre à notre destinée en atteignant notre fin.

 

Sans cette divine justice de l'amour, l'homme est séparé de Dieu, même en le connaissant; et séparé de lui, il ne peut que descendre vers la misère et la mort, dans la route directement opposée à celle où le convie l'ordre de sa création.

 

Selon cet ordre, il a reçu Dieu pour terme, la vérité pour guide, la charité pour moteur. S'il s'égare, ce ne sont pas les moyens qui lui manquent, mais la volonté.

 

A la fin des temps, la nature extérieure et matérielle ne sera point détruite, mais transformée; mais de même que le corps des saints subira une transfiguration glorieuse, la nature universelle subira une transformation analogue.

 

" Toute créature, dit saint Paul, attend le jour de la révélation des enfants de Dieu: car la créature a été soumise à la vanité présente, non par son propre choix, mais à cause de celui qui l'y a soumise avec l'espérance d'en sortir.

 

Toute créature, en effet, sera délivrée de la servitude de la corruption pour servir à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.  .

 

Ce qui veut dire que l'univers actuel, approprié aux besoin présents de l'homme, sera un jour transformé pour être approprié à ses besoins futurs..

 

 

Le ciel est un lieu formé par la matière à son plus haut point de perfection; il est le séjour de toutes les âmes unies à un corps, qui ont mérité de voir Dieu. Dieu s'y manifeste à elles en une manière que nous ne pouvons pas comprendre, ainsi que les anges, les archanges, et tous les esprits purs; lesquels tous ensemble, Dieu, âmes et esprits, forment la cité éternelle, la Jérusalem d'en haut, le séjour de la béatitude éternelle.

 

Le ciel alors sera partout où s'étendra l'univers nouveau, sauf la partie réservée aux âmes perdues par leur faute, et qui constituera une région à part, séparée de l'autre par d'infranchissables barrières.

 

 

 


 

 

Dieu est infiment heureux, parce qu'il est infiment parfait.

 

Ayant donc appelé le monde à jouir de sa perfection, il a dû l'appeler aussi à jouir de sa béatitude; et la béatitude terminant tout en Dieu, elle est aussi nécessairement le terme final de la création, pour tout être qui n'aura pas démérité sa destinée.

 

Vous me demandez pourquoi Dieu n'a pas donné la béatitude sans condition de mérite...

 

Si, en effet, Dieu a voulu communiquer au monde tous ses biens, il a dû les lui communiquer dans l'ordre où il les possède lui-même et dans le seul ordre où il lui fut possible de les communiquer tous.

 

Or les biens divins se réduisent à la perfection et à la béatitude, à la perfection, cause de la béatitude, et à la béatitude, effet de la perfection.

 

Si Dieu eut changé l'ordre, en nous plongeant, par l'acte seul de notre naissance, dans la possession de lui-même; d'où nait sa félicité, il nous eût ravi le premier de ses biens qui est la perfection.

 

Car, le libre arbitre en est un élément nécessaire, que la vue directe et béatifique de Dieu ne nous eût pas permis de posséder même un seul instant. Perdus aussitôt que nés dans l'abîme d'une attraction infinie, nous n'eussions offert à la bonté divine aucune représentation de sa propre liberté, aucune vertu, aucun mérite, aucun retour digne de sa gratuite et libérale dispensation à notre égard. Dieu nous devait donc et se devait à lui-même de retarder notre béatitude au profit de notre perfection. Mais la retarder, c'était se cacher pour un temps aux êtres créés; c'était s'envelopper à leurs yeux dans le voile des choses finies, afin que le choix étant possible, l'épreuve le fût avec le choix, et que de l'épreuve naquit en eux une justice digne d'éloge, une bonté digne d'amour.

 

Votre fin et votre principe ne différent pas; c'est Dieu qui est votre père, et c'est lui qui est votre but. Il est l'alpha et l'oméga de votre destinée; vous ne pouvez regarder plus bas sans vous perdre, aller moins haut sans périr..

 

Si vous refusez la perfection, parce qu'elle vous coûte, vous refusez en même temps la béatitude, qui en est la conséquence. Cet ordre ne dépend pas de Dieu; il est sa propre et rigoureuse nature; la nature même de la bonté dont la justice n'est que la sanction.

...


 

Quand les saints entrent dans le ciel vainqueurs de la mort et de la vie, ils n'y entrent pas dépouillés de leur existence antérieure, comme des êtres sans passé, sans avenir, sans habitudes conquises; ils y entrent, au contraire, dans la pleine possession d'une personnalité laborieusement perfectionnée, avec toute leur âme et toutes leurs oeuvres, selon cette belle prophétie de l'apôtre saint Jean qui, assistant par l'esprit de Dieu aux derniers jours du monde, entendit d'en haut une voix qui disait: Bienheureux les morts qui meurent dans le Seigneur.. car leurs oeuvres les suivent.  

 

Leurs oeuvres les suivent, parce qu'elles sont vivantes comme eux et en eux, vivantes dans l'amour qui en a été le fruit, et qui monte avec les saints dans le ciel, non pas pour y perdre son caractère primitif de choix et de dévouement, mais pour l'y conser à jamais dans l'immortalité de la vision béatifique.

 

Les saints n'ont pas dans le ciel un autre coeur que celui qu'ils avaient sur la terre; le but même de leur pèlerinagé était de former en eux, au moyen de l'épreuve, un amour qui méritât de plaire à Dieu et de subsister éternellement en face de lui.

 

Loin que cet amour change de nature, c'est sa nature même, c'est son degré acquis dans le libre exercice de la volonté qui détermine la mesure de la béatitude en chaque élu de la grâce et du jugement. Selon que l'homme apporte à Dieu une affection plus ardente, il puise dans la vision de l'essence divine une extase plus profonde, une félicitée plus accomplie.

 

C'est le mouvement de son coeur, tel que la mort l'a saisi, qui règle sa place au sein de la vie, et c'est la persévérance inaltérable de ce mouvement, causée par la vue de Dieu, qui seule distingue l'amour du temps de l'amour de l'éternité.

 

 

 

Dieu reconnait dans ses saints les apôtres, les martyrs, les vierges, les docteurs, les solitaires, les hospitaliers, qui l'ont autrefois confessé et servi dans les tribulations du monde;  les saints à leur tour reconnaissent en Dieu celui qu'ils ont aimé sans partage au temps de leurs angoisses et de leur liberté.

 

Rien ne leur est étranger dans le sentiment qu'ils éprouvent, rien n'est nouveau pour eux dans leur coeur. Ils aiment celui qu'ils avaient choisi; ils jouissent de celui auquel ils s'étaient donnés; ils étreignent celui qu'ils possédaient déjà; leur amour s'épanouit dans la certitude et la joie d'une inamissible union, mais il n'est point séparé de la tige où il naquit.

 

Dieu le cueille sans le couper; il le couronne sans le changer.

 

"Oui, dès ici-bas pour nous tous, Dieu est notre perspective, il est notre aliment; même quand nous l'avons chassé, il habite encore en nous plaintif et consolateur,  comme ces vents inconnus qui passent le voir au sommet dévasté des hautes montagnes et y remuent doucement quelque plante perdue que n'a jamais touchée la pieuse main du voyageur.

 

" Dieu est notre avenir, nous,  nous n'avons pas d'avenir; nous tomberons dans sa vie, ou nous tomberons dans la mort: c'est l'un ou l'autre. L'immortalité sans l'union intime avec Dieu est le rêve abstrait de la béatification, ou bien c'est le rêve adultère d'un matérialisme infini.

 


 

Jouir de Dieu, être en Dieu et avec Dieu, plongés dans son sein comme nous le sommes dans la nature, voilà la vocation de l'homme, et cette vocation ne peut nous avoir été donnée sans une force correspondante qui nous prépare, dès ce monde à notre état final.

 

 

LACORDAIRE.

 

 

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 25 Octobre 2013

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Deo Gratias.

 

Cher Ami,

 

Demain départ pour Rome pour le Pèle "Summorum Pontificum" 2013. Nous vous emmenons dans nos prières (si toutefois vous n'y êtes pas). certainement rencontrerons nous des Moines de Fontgombault, de Triors, de Randol, de Wisques, de Clear Creek ou de Notre Dame de Donezan. Pour 3 jours de Prières et d'actions de Grâce.

 

Ave MARIA.

 

la Vendée (enfin, j'exagère, !! )   quelques uns  de Vendée  pensent à vous tous et vous accompagnent  à Rome ! 

 

 


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