Publié le 28 Février 2013

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Prière à saint Joseph

protecteur de l'Eglise universelle, veillez sur le conclave,

pour tous les cardinaux rassemblés à Rome.

(Léon XIII)

 

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Ô bienheureux Joseph, nous recourons à vous dans notre tribulation

et, après avoir imploré le secours de votre très sainte Epouse,

nous sollicitons aussi, avec confiance, votre patronage.

Au nom de l'affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu,

au nom de l'amour paternel dont vous avez entouré l'Enfant Jésus,

nous vous supplions de jeter un regard favorable

sur l'héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang,

et de nous assister de votre puissance et de votre secours,

dans tous nos besoins.

Protégez, ô très sage gardien de la Sainte Famille,

le peuple élu de Jésus-Christ.

Préservez-nous, ô Père très aimant,

de toute contagion de la corruption et de l'erreur.

Soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur.

Du haut du ciel, assistez-nous dans le combat

que nous livrons à la puissance des ténèbres.

Et de même que vous avez arraché autrefois l'Enfant Jésus du péril de la mort,

délivrez aujourd'hui la sainte Eglise de Dieu

des embûches de l'ennemi et de toute adversité.

Couvrez chacun de nous de votre perpétuelle protection

afin que, à votre exemple et soutenus par votre secours,

nous puissions vivre saintement, mourir chrétiennement

et obtenir ainsi la béatitude éternelle. Amen

 

 


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Publié le 28 Février 2013

 

 

« Tout est Grâce ! »

 

 

 

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Publié le 28 Février 2013

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Merci très Saint Père, que Dieu vous garde !

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Publié le 27 Février 2013

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Veni, creátor Spíritus,

Mentes tuórum vísita,

Imple supérna grátia

Quæ tu creásti péctora.

 

Qui díceris Paráclitus,

Altíssimi donum Dei,

Fons vivus, ignis, cáritas,

Et spiritális únctio.

 

Tu septifórmis múnere,

Dígitus patérnæ déxteræ,

Tu rite promíssum Patris,

Sermóne ditans gúttura.

 

Accénde lumen sénsibus,

Infúnde amórem córdibus,

Infírma nostri córporis

Virtúte firmans pérpeti.

 

Hostem repéllas lóngius,

Pacémque dones prótinus,

Ductóre sic te præ´vio

Vitémus omne nóxium.

 

Per Te sciámus da Patrem,

Noscámus atque Fílium,

Teque utriúsque Spíritum

Credámus omni témpore.

 

Deo Patri sit glória,

Et Fílio, qui a mórtuis

Surréxit, ac Paráclito,

In sæculórum sæ´cula.

 

Amen.

 


 

 


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Celui qui habite dans l'asile du Très-Haut demeurera sous la protection du Dieu du ciel.

 Il dira au Seigneur : Vous êtes mon protecteur et mon refuge ! Il est mon Dieu, j'espérerai en lui.

 Car c'est lui qui m'a délivré du filet des chasseurs, et des paroles fâcheuses.

 Le Seigneur te couvrira de son ombre ; tu seras dans l'espérance sous ses ailes.

 Sa vérité sera ton bouclier : tu ne craindras ni les alarmes de la nuit,

 

 

 Ni la flèche qui vole au milieu du jour, ni la contagion qui se glisse dans les ténèbres, ni les attaques du démon du Midi.

 Mille tomberont à ta gauche, et dix mille à ta droite ; mais la mort n'approchera pas de toi.


 Cependant tu jetteras les veux autour de toi, et tu contempleras le sort de l'impie.

 Parce que tu as dit : Seigneur, vous êtes mon espérance ! parce que tu as placé ton refuge dans le Très-Haut.

 Le mal n'approchera pas de toi, et les fléaux s'éloigneront de ta tente ;

 

 

Car le Seigneur a commandé à ses Anges de te garder en toutes tes voies

ls te porteront sur leurs mains, dans la crainte que tu ne heurtes ton pied contre la pierre.

 

Tu marcheras sur l'aspic et le basilic, et tu fouleras aux pieds le lion et le dragon.

 Dieu dira de toi: Parce qu'il a espéré en moi, je le délivrerai : je le protégerai,

Parce qu'il a connu mon nom.

 Il criera vers moi, et je l'exaucerai : je suis avec lui dans la tribulation; je l'en retirerai et le glorifierai.


 Je le rassasierai de longs jours, et je lui montrerai le Sauveur que je lui ai préparé.

 


 

 

 

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Publié le 27 Février 2013

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« Pierre, m’aimes-tu ?… »

 

Comment, en ces jours où prend fin le pontificat du Pape Benoît XVI, ne pas évoquer le ministère de Pierre confié par le Christ à son Eglise et ne pas se souvenir de la profession de foi de l’apôtre, éprouvé et bouleversé au lendemain de la Résurrection : « Pierre, m’aimes-tu ?.., oui, Seigneur, tu sais bien que je t’aime ». Cette affirmation l’établit dans une suite exigeante, un abandon confiant qui lui permet d’épouser le chemin du serviteur emprunté par le fils de Dieu : « Quand tu étais jeune, tu allais où tu voulais (…) maintenant que tu es vieux un autre nouera ta ceinture et tu iras là où tu ne voulais pas aller ».

 

Ce même enseignement a été donné à Pierre au moment de la confession de Césarée, lorsqu’en lui confiant les clés du Royaume, Jésus lui avait annoncé qu’il le suivrait jusque dans l’épreuve et le mystère de la croix : « Si quelqu’un veut marcher derrière moi, qu’il renonce à luimême, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perd sa vie à cause de moi la gardera ».

 

Toutes ces paroles ont façonné profondément notre pape comme prêtre et évêque, mais surtout pendant les huit années de son pontificat. A la suite de la dernière visite ad limina des évêques de la province de Rennes, je témoignais déjà de la rencontre tout à la fois simple et exceptionnelle que nous avons vécue avec lui. Paternellement, il nous a confirmés dans la foi et a renforcé nos liens. La simplicité de l’échange nous a donné la mesure de l’humilité avec laquelle le Pape Benoît XVI vit sa charge d’évêque de Rome.

 

Apprenant la nouvelle de la renonciation à la charge que le Seigneur lui a confiée, il m’est revenu à l’esprit cette parole prononcée par Jean le Précurseur à propos de Jésus : « C’est ma joie, et j’en suis comblé : il faut qu’Il grandisse, et moi, que je diminue » (Jn 3, 30). Si le Saint-Père a accompli par cette renonciation un geste d’humilité, il a aussi posé un acte prophétique. Alors que nos contemporains ne voient dans l’Eglise qu’une institution, il a rappelé que ses pasteurs n’ont de raison d’être qu’en s’effaçant devant le Christ.

 

Soyons pleinement confiants pour l’avenir et restons fermes dans la prière : l’Esprit donne toujours à l’Eglise les pasteurs dont elle a besoin.

 

✠ alain castet

évêque de luçon

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Publié le 26 Février 2013

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"Que notre prière reconnaissante accompagne notre Pape Benoît XVI. Puissions-nous, dans les jours à venir, témoigner au Seigneur Jésus-Christ notre reconnaissance envers lui et notre confiance dans l’Eglise qui demeure œuvre de Dieu."

 

mgr Alain Castet.

 

 

 

Te Deum laudámus,

te Dóminum confitémur.

Te ætérnum Patrem,

omnis terra venerátur.

 

Tibi omnes ángeli,

tibi cæli et univérsæ potestátes:

Tibi chérubim et séraphim

incessábili voce proclámant:

 

Sanctus, Sanctus, Sanctus,

Dóminus Deus Sábaoth.

Pleni sunt cæli et terra

maiestátis glóriæ tuæ.

 

Te gloriósus apostolórum chorus,

te prophetárum laudábilis númerus,

te mártyrum candidátus

laudat exércitus.

 

Te per orbem terrárum

sancta confitétur Ecclésia,

Patrem imménsæ maiestátis;

venerándum tuum verum et únicum Fílium;

Sanctum quoque Paráclitum Spíritum.

 

Tu rex glóriæ, Christe.

Tu Patris sempitérnus es Fílius.

Tu, ad liberándum susceptúrus hóminem,

non horruísti Vírginis úterum.

 

Tu, devícto mortis acúleo,

aperuísti credéntibus regna cælórum.

Tu ad déxteram Dei sedes,

in glória Patris.

 

Iudex créderis esse ventúrus.

Te ergo quæ´sumus, tuis fámulis súbveni,

quos pretióso sánguine redemísti.

Ætérna fac cum sanctis tuis

in glória numerári.

 

Salvum fac pópulum tuum, Dómine,

et bénedic hereditáti tuæ.

Et rege eos,

et extólle illos usque in ætérnum.

 

Per síngulos dies benedícimus te;

et laudámus nomen tuum

in sæ´culum, et in sæ´culum sæ´ culi.

 

Dignáre, Dómine,

die isto sine peccáto nos custodíre.

Miserére nostri, Dómine,

miserére nostri.

 

Fiat misericórdia tua,

Dómine, super nos,

quemádmodum sperávimus in te.

In te, Dómine, sperávi:

non confúndar in ætérnum.

 

 

 

 

Nous vous louons, ô Dieu !

Nous vous bénissons, Seigneur.

Toute la terre vous adore,

ô Père éternel !

 

Tous les Anges,

les Cieux et toutes les Puissances.

Les Chérubins et les Séraphins

s’écrient sans cesse devant vous :

 

Saint, Saint, Saint est le Seigneur,

le Dieu des armées.

Les cieux et la terre,

sont plein de la majesté de votre gloire.

 

L’illustre chœur des Apôtres,

La vénérable multitude des Prophètes,

L’éclatante armée des Martyrs,

célèbrent vos louanges.

 

L’Église sainte publie vos grandeurs,

dans toute l’étendue de l’univers,

Ô Père dont la majesté est infinie !

Elle adore également votre Fils unique et véritable ;

Et le Saint-Esprit consolateur.

 

Ô Christ ! Vous êtes le Roi de gloire.

Vous êtes le Fils éternel du Père.

Pour sauver les hommes et revêtir notre nature,

vous n’avez pas dédaigné le sein d’une Vierge.

 

Vous avez brisé l’aiguillon de la mort,

vous avez ouvert aux fidèles le royaume des cieux.

Vous êtes assis à la droite de Dieu

dans la gloire du Père.

 

Nous croyons que vous viendrez juger le monde.

Nous vous supplions donc de secourir vos serviteurs,

rachetés de votre Sang précieux.

Mettez-nous au nombre de vos Saints,

pour jouir avec eux de la gloire éternelle.

 

Sauvez votre peuple, Seigneur,

et versez vos bénédictions sur votre héritage.

Conduisez vos enfants

et élevez-les jusque dans l’éternité bienheureuse.

 

Chaque jour nous vous bénissons ;

Nous louons votre nom à jamais,

et nous le louerons dans les siècles des siècles.

 

Daignez, Seigneur, en ce jour,

nous préserver du péché.

Ayez pitié de nous, Seigneur,

ayez pitié de nous.

 

Que votre miséricorde, Seigneur, se répande sur nous,

selon l’espérance que nous avons mise en vous.

C’est en vous, Seigneur, que j’ai espéré,

je ne serai pas confondu à jamais.

 

 

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Jean Raspail

 

 

» Cette nouvelle m’a attristé. Il m’a semblé devenir orphelin. Benoît XVI a restitué beaucoup de choses à l’Église, surtout à l’Église d’Europe. Il a mis un terme aux dérives de la liturgie, rétabli en grande partie l’existence du sacré, redonné une impulsion essentielle. Ce n’est qu’un aspect des choses mais je suis content qu’il m’ait rendu la culture catholique intacte, alors qu’on en avait été privé pendant pas mal de temps. Sur sa démission, je dirais que, en raison de l’hypertrophie médiatique qui rend presque indispensable la présence du pape, sa décision était plus que possible, elle était recommandée.

 

Heureusement, le pape va maintenant “se retirer dans un monastère et prier”. Et c’est très important car tout porte à croire que sa prière sera écoutée. Quand je pense à cela, il me vient beaucoup de confiance dans l’avenir de l’Église catholique romaine, en raison de ce “parapluie” extraordinaire de messes célébrées, de milliards de prières qui émanent depuis des siècles et des siècles, et encore maintenant, de tous les monastères d’Europe et du monde. «

 

link

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Si l'on pouvait mourir en disant simplement merci ce serait le plus bel épilogue de toute une existence, 

 

philippe. 

 

 


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Publié le 25 Février 2013

 

 

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Je vous adresse ce message alors que toute l’Église suit avec intérêt les derniers jours du lumineux pontificat de Sa Sainteté Benoît XVI et attend la venue de son Successeur que les Cardinaux réunis en Conclave, guidés par l’action du Saint-Esprit, choisiront, après avoir scruté ensemble les signes des temps de l’Église et du monde.

 

L’appel à la prière adressé à tous les fidèles par Sa Sainteté Benoît XVI pour demander de l’accompagner au moment de la remise du ministère pétrinien entre les mains du Seigneur, et d’attendre dans la confiance la venue du nouveau Pape, se fait pressant de manière particulière envers ces membres élus de l’Église que sont les contemplatifs.

 

 

Message du card. Bertone

 Du Vatican, le 21 février 2013.

 

"A la veille de la vêture, Odilon vint de nouveau se prosterner devant l'Abbé.

 

Celui-ci pour obéir au précepte du saint patriarche Benoît, avertit notre futur novice de l'inflexibilité du joug qui va peser sur lui jusqu'au dernier jour de sa vie; il est prévenu que sa volonté aura à s'anéantir pour toujours, à s'effacer devant la règle monastique qui va s'emparer seule du postulant et le refaire, pour ainsi dire, de toutes pièces; que toute négligence, toute révolte contre cette même règle sera sévèrement punie et que son propre corps à lui-même ne comptera désormais pour rien.

 

Il va de soi que celui qui aspire à la perfection doit fouler aux pieds le monde, dépouiller le vieil homme tout entier, n'être rien, en un mot, qu'une âme nue et nouvelle qui attend tout de la grâce de Dieu. Si l'on ne peut pas prendre ce redoutable engagement, dont une lecture fréquente de la règle doit rappeler les clauses au novice, on n'est pas fait pour la vie religieuse.

 

"Je te demande donc, dit l'Abbé en terminant, je te demande donc de dire devant tous les frères ici réunis quelles pensées t'inspirent ces dures conditions?

 

- Avec la grâce de Dieu, répondit Odilon, j'ai la confiance de pouvoir obéir jusqu'à la mort.

- Que le Seigneur daigne donc parfaire en toi ce que tu promets afin que tu puisses mériter la vie éternelle."

 

Odilon, s'étant de nouveau prosterné, sortit en suite avec le maître des novices qui l'introduisit dans l'église, où, sans doute pour monter qu'il la choisissait pour son cher et unique asile, il demeura assis. ...

 

... Au moment où les litanies s'achevaient Odilon fut conduit dans le choeur. Il prit place sur un siège disposé devant l'autel et en face du tabernacle. Là, l'abbé Mayeul, au milieu du chant des psaumes et des prières liturgiques, s'avança vers le jeune novice, lui coupa les cheveux ou plutôt lui rasa la tête sur laquelle on ne réservait qu'un cercle de cheveux courts taillés en couronne; ainsi était symbolisé le servage spirituel que le seigneur de Mercoeur venait dévouer à Dieu.

 

Le seigneur Abbé chanta ensuite une troisième oraison, puis embrassa le nouveau novice qui sortit du choeur, accompagné du frère maître, pour aller revêtir le floccus ou tunique monastique et le scapulaire noir des fils de saint Benoît.

 

C'était l'habit qu'Odilon ne devait plus quitter.

 

...

 

Outre les exercices spirituels prescrits par la Règle et qu'il accomplissait avec sa ferveur habituelle, notre jeune novice se livrait avec une profonde et touchante humilité à tous les obscurs et pénibles travaux du noviciat. C'était au point que quiconque, dans la communauté tout entière, voulait vivre en vrai religieux, n'avait qu'à jeter les yeux sur lui pour y trouver un modèle de toutes les vertus. Jotsald nous le représente "allumant les lampes, balayant l'église et le cloître, et surveillant les dortoirs des enfants qu'on élevait au monastère.

...

 

Odilon fut donc pendant son noviciat un religieux dans toute l'étendue du mot, par la pauvreté et le détachement de toutes choses, par la pureté de la vie, par l'obéissance parfaite, par le goût et la fidélité à l'office divin. ... Transformé en un homme nouveau, il ne vivait plus que pour Jésus-Christ; et en même temps qu'il réduisait son corps en servitude, son âme, dont rien ne retardait l'essor, jouissait d'une paix que la terre ne donne pas.

 

Le jour de la profession approchait:"

 

Si le novice, dit saint Benoît, promet, après mûre délibération de garder la règle dans tous ses points et d'observer tout ce qui lui sera commandé, on l'agrégera alors à la communauté, étant averti qu'en vertu de la loi portée par la règle, il ne lui sera plus permis de quitter le monastère à partir de ce jour, ni de secouer le joug de cette règle, qu'après une si longue délibération, il était à même de refuser ou d'accepter."

 

Deux cérémonies devaient donc s'accomplir en même temps pour que le novice fût admis définitivement et irrévocablement dans l'Ordre: la profession et la bénédiction, et peu importait que l'on commençât par l'une ou par l'autre. La profession consistait dans les deux rites principaux indiqués par le bienheureux père saint Benoît en sa règle, savoir: l'émission des trois voeux monastiques, dont ferait foi une charte signée par le profès, puis le chant du verset Suscipe me, Domine: c'était la formule de l'engagement pris par le novice tant envers l'Ordre qu'envers Dieu. Quant à la bénédiction, elle consistait dans les prières que l'Abbé avec toute la communauté chantait pour le novice, dans la bénédiction des habits, surtout de la coule bénédictine qu'on lui lui remettait alors. Cette cérémonie signifiait son admission dans l'Ordre.  

 

 

Nous n'essaierons pas de faire une description complète de la belle cérémonie de profession religieuse telle qu'elle est empruntée aux anciens cérémonials bénédictins. Qu'il nous suffise de dire ici que la fonction liturgique est de nature à produire une grande impression sur une âme religieuse; c'est un résumé des engagements que prend le novice au moment de se lier par des voeux perpétuels; elle rappelle les devoirs qu'il aura à remplir désormais et les promesses que Dieu lui fait en retour.

 

La majesté de ces rites, le chant grave et solennel qui achève de leur donner toute leur expression, les paroles inspirées de la liturgie qui célèbrent en un langage si noble et si grand les beautés de la vie monastique, l'église, qui déploie ses pompes les plus magnifiques, les parfums de l'encens, les splendeurs des cierges, les chants des noces éternelles, la joie dont rayonnent tous les fronts, toutes les magnificences du culte, toutes celles de la prière, quels doux et purs enivrements pour le coeur du nouveau profès qui vient dire adieu à la terre pour prendre possession du ciel et vivre de la vie des anges!


 

 C'est un drame vivant, un dialogue entre l'âme et Dieu pour aboutir à ce contrat où l'on stipule des plus grandes choses qui soient au monde, la liberté humaine et le droit à jouir des biens de la terre en échange de la promesse des biens éternels.

 

Amené au choeur pour l'offfertoire de la messe, il s'avance au pied de l'autel, et il lit à haute voix l'acte par lequel il se donne tout entier à Dieu; il pose cet acte, écrit et signé de sa main, sur l'autel.

 

Alors, dépouillé lui-même et n'ayant plus rien à donner à Dieu, il chante par trois fois le verset et le psaume que S. Benoît a choisi pour le mettre, en cette circonstance solennelle, sur les lèvres de ses enfants;"

 

Recevez-moi, Seigneur, selon votre parole, et je vivrai; ne permettez pas que je sois confondu dans mon attente." (Ps. CXVIII, V. 116)

 

Unie de coeur au nouveau frère et dans un saint enthousiasme, la communauté entière des moines répète trois fois cet intime élan, cette ardente aspiration de l'âme et il termine par le cri:" Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit."

 

....

 

Cependant, abîmé en Dieu dans un sentiment d'humilité profonde, de joies sans bornes et d'intime contemplation, l'élu, par un mouvement prompt et plein de dignité austère, a incliné la tête, croisé les bras sur sa poitrine comme pour comprimer les élans, et s'est jeté la face contre terre, étendu et anéanti sur le sol.

 

 

Le chant de gloire terminé, Odilon se relève rayonnant, dépose l'habit de novice et revêt celui de profès, solennellement bénit par l'Abbé.

 

Cet habit est principalement la "coule bénédictine qui sera pour lui désormais l'insigne de sa profession comme de son rang dans la milice du Christ Roi.

 

Dès lors tout est consommé.


 

Ecce quam bonum! ... Oh qu'il est bon et qu'il est doux à des frères d'habiter ensemble . !

 

 


 

vie de St Odilon

abbé Jardet.

 

encore .. Merci !


"Dieu existe, j'ai pu le voir. Oui ce Jésus n'est pas simplement un Jésus historique, Il est le Jésus qui vient au coeur de chacune de nos vies..."

 

mgr  Alain Castet.

 

 

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Publié le 25 Février 2013

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"soli Deo placere desiderans"

 

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"Il faut l'humilité de l'homme pour répondre à l'humilité de Dieu."

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Publié le 24 Février 2013

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Publié le 24 Février 2013

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Rien n'est simple comme l'oeuvre de Saint Benoît; mais cette simplicité est celle de l'Evangile, qui répond à l'intelligence de chacun comme elle va au coeur de tous.

 

Aplanir la voie des conseils évangéliques, à force de mesure et de discrétion, voilà son but, ainsi que le disait l'une de ses interprètes les mieux inspirée, sainte Hildegarde, discretam et planam viam fecit.

 

Aussi n'est-ce pas aux parfaits qu'il s'adresse, mais à ceux qui aspirent à le devenir. Ce qu'il veut établir tout simplement, c'est une école où l'on apprendra à mieux servir le Seigneur, Dominici schola servitii, et dans laquelle il n'entrera rien d'âpre, nihil asperum, ni de trop pénible pour la faiblesse humaine, nihil grave.

 

 

Oui, c'est avec aisance et en toute liberté, doucement et sans crainte, que son disciple suivra la route tracée par l'Evangile et arrivera à la perfection, ne la cherchant ni trop haut, ni trop bas, nec nimis in altum, nec nimis in profundum, mais se laissant aller au souffle de la grâce qui le conduira, selon sa voie, au terme qu'il doit atteindre.

 

...

 

Dans cette législation des âmes appelées à la vie parfaite, dans ce chef-d'oeuvre de prudence et de discrétion, comme s'exprime saint Grégoire-le-grand, discretione praecipuam, il y a sans doute la haute lucidité d'un regard éclairé par la foi; mais l'on y retrouve aussi, si je ne me trompe, quelque trait de ces patriciens de l'ancienne Rome qui ont conquis le monde par la sagesse plus encore que par la force, qui ont su le gouverner après l'avoir conquis, et qui, par là, ont préparé, à leur insu, le règne universel du Christ.

 

Or la vie monastique est l'antithèse parfaite de la vie mondaine.

A la concupiscence de la chair elle oppose le voeu de chasteté;

à la convoitise des yeux, le voeu de pauvreté;

à l'orgueil de la vie, le voeu d'obéissance.

 

...

 

Mais ce détachement parfait des choses d'ici-bas et cette consécration totale de l'être humain à Dieu ne se conçoivent guère sans l'éloignement du monde.

 

Voilà pourquoi le cloître est le deuxième élément de l'ordre monastique.

"L'atelier où nous manions les instruments de l'art spirituel, disaint saint Benoît, c'est le cloître de nos monastères, " officina vero claustra sunt monasterii...

 

Le cloître!

 

A ces mots, les préjugés s'éveillent, la faiblesse humaine recule. Et cependant, qu'est-ce que la vie du cloître, sinon la vie de famille dans ce qu'elle a de plus intime et de plus élevé?

Là, sous l'autorité d'un père à qui la grâce a donné des tendresses et des sollicitudes sans pareilles, la charité fraternelle s'exerce dans toute sa plénitude.

 

Là, le fort soutient le faible, le grand se rapproche du petit; ou plutôt, il n'y a ni fort ni faible, ni grand ni petit: tous ne sont qu'un en Jésus-Christ.

 

O Famille monastique, vrai idéal et type surnaturel de la famille humaine! C'est à ton école, et par tes exemples répétés en tous lieux, que le monde chrétien a appris l'obéissance et la discipline, qu'il s'est façonné à l'esprit de communauté, à tout ce qui resserre et fortifie les liens de la société domestique ou civile.

 

O lieux solitaires, s'écriait St Jérôme, où les vertus chrétiennes fleurissent dans un printemps perpétuel! O desertum Christi floribus vernans! O cloîtres bénis, où se forment les pierres précieuses dont est construite la cité du grand Roi! O solitudo, in qua illi nascuntur lapides, de quibus civitas magni regis extruitur !

 

O retraites sacrées, où Dieu se communique davantage aux âmes et converse avec elles plus familièrement ! O eremus familiarus Deo gaudens.

 

 

Le monde s'imagine que le deuil et la tristesse règnent derrière vos grilles et vos murs; non, c'est la joie, c'est l'allégresse spirituelle qui remplit vos demeures, comme elle éclate dans vos hymnes et dans vos cantiques de louanges,

 

Exultabit solitudo laetabunda et laudans.

 

 

Mgr Freppel

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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