Publié le 31 Mai 2010

 

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Mgr Scicluna exhorte les prêtres à couper les liens qui mènent au péché

 

ROME, Lundi 31 mai 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous la méditation sur l'Evangile de Marc prononcée le 29 mai par Mgr Charles Scicluna, promoteur de justice de la Congrégation pour la doctrine de la foi, durant une adoration eucharistique célébrée dans la basilique Saint-Pierre pour la sanctification des prêtres.

 

* * *

 

 

[Texte de l'Evangile : Marc 9, 33-37, 41-50; 10, 13-16]

 

La lecture du texte de l'Evangile nous donne une description synthétique mais magnifique de la relation douce et tendre de Jésus avec les enfants.


Cette scène, centrale et emblématique pour celui qui est appelé à être disciple du Christ, se trouve aux versets 36-37 du chapitre 9 de Marc et se répète au chapitre 10 dans les versets 13-16 : « Prenant alors un enfant, il le plaça au milieu d'eux, l'embrassa » (Mc 9, 36).

 

« On présentait à Jésus des enfants pour les lui faire toucher ... Il les embrassait et les bénissait en leur imposant les mains » (Mc 10, 13.16).

 

Notre présence ici aujourd'hui ; votre présence près de l'Autel de la cathèdre en présence de Jésus Eucharistie, veut se faire l'écho de l'amour, du soin et de la sollicitude que l'Eglise, Epouse de Jésus, a toujours eue pour les enfants et pour les faibles.


 

A l'école des Pères de l'Eglise, en mettant à profit le travail de saint Thomas d'Aquin dans la Catena Aurea, nous notons que pour Theophylactus, l'enfant est une image éloquente de l'innocence.


Jean Chrysostome affirme que le Seigneur en apprécie l'humilité et la simplicité « car un enfant est exempt d'envie et de vaine gloire ; il ne désire point l'honneur ni la préférence » (Hom. in Matt. 58). Bède le Vénérable en exalte l'absence de malice, la simplicité sans arrogance, la charité sans envie, le dévouement sans rancœur (Comm. in Marc. 3,39).

 

L'enfant devient icône du disciple qui veut être « grand » dans le Royaume des Cieux.

 Le Seigneur Jésus blâme les siens parce que, à peine instruits pour la seconde fois de l'exigence de la croix (Mc 9, 30-32), ils se sont perdus en route pour savoir qui est le plus grand. « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ». Combien de péché dans l'Eglise à cause de l'arrogance, de l'ambition, des abus et de l'injustice de celui qui profite de son ministère pour faire carrière, pour se mettre en avant, pour des raisons futiles et misérables de vaine gloire !

 

« Celui qui accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille ne m'accueille pas moi, mais Celui qui m'a envoyé » (Mc 9, 37).

 

Accueillir un enfant, ouvrir son cœur à l'humilité de l'enfant, l'accueillir au nom de Jésus, signifie assumer le cœur de Jésus, les yeux du Maître ; cela implique une ouverture au Père et au Saint Esprit.

 

Theophylactus s'exclame : « Vois comme l'humilité est grande ! C'est par elle que l'on gagne la demeure du Père et du Fils et du Saint Esprit ».

 

« Amen, je vous le dis : celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu à la manière d'un enfant n'y entrera pas » (Mc 10, 15).

 

Accueillir le règne de Dieu comme un enfant signifie l'accueillir avec un cœur pur, avec docilité, abandon, confiance, enthousiasme, espérance. L'enfant nous rappelle tout cela. Et tout cela rend l'enfant précieux aux yeux de Dieu et aux yeux du vrai disciple de Jésus.

 

Combien, au contraire, la terre devient aride et le monde triste quand cette image si belle, quand cette icône si sainte est piétinée, brisée, souillée, abusée, détruite. Un cri profond sort alors du cœur de Jésus : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas ! » (Mc 10,14). Ne soyez pas un obstacle sur leur chemin vers moi, ne gênez pas leur progrès spirituel, ne permettez pas qu'ils soient séduits par le malin, ne faites pas des enfants l'objet de votre convoitise impure.

 

« Celui qui entraînera la chute d'un seul de ces petits qui croient en moi, mieux vaudrait pour lui qu'on lui attache au cou une de ces meules que tournent les ânes, et qu'on le jette à la mer » (Mc 9, 42). Grégoire le Grand commente ainsi ces paroles terribles de Jésus : « Le rythme dur et ennuyeux de la vie séculière est exprimé de manière mystique par la meule tirée par un âne, alors que la profondeur de la mer signifie la damnation la plus terrible. C'est pourquoi il aurait vraiment été mieux que les méfaits de celui qui détruit les autres par la parole ou l'exemple, après avoir été porté à une profession de sainteté, lui aient causé la mort plutôt que sa charge sacrée l'impose comme un exemple pour les autres dans ses fautes ; parce que s'il était tombé seul, son tourment en enfer aurait sans doute été de qualité plus supportable ».

 

Mais le Seigneur, qui ne se réjouit pas de la perte de ses serviteurs et ne veut pas la mort éternelle de ses créatures, donne immédiatement un remède à la condamnation, un antidote à la maladie, un soulagement au danger de la damnation éternelle.

 

Ce sont les paroles fortes du chirurgien divin qui coupe pour guérir, qui ampute pour assainir, qui taille pour que la vie porte beaucoup de fruits :

 

« Si ta main t'entraîne au péché, coupe-la » (Mc 9,43).

 

« Si ton pied t'entraîne au péché, coupe-le » (Mc 9,45).

 

« Si ton oeil t'entraîne au péché, arrache-le » (Mc 9,47).

 

Plusieurs Pères interprètent « la main », le « pied », l'« œil » comme l'ami cher à notre cœur, avec qui nous partageons notre vie, auquel nous sommes liés par des liens d'affection, de paix et de solidarité. Il y a une limite à ce lien. L'amitié chrétienne se soumet à la loi de Dieu. Si mon ami, mon compagnon, la personne qui m'est chère est pour moi une occasion de péché, c'est pour moi un obstacle dans mon pèlerinage et je n'ai pas d'autre choix, selon le critère du Seigneur, que de couper ce lien.

 

Qui nierait la torture d'un tel choix ? N'est-ce pas une amputation cruelle ? Et pourtant le Seigneur est clair : Il vaut mieux entrer seul dans le Royaume (sans main, sans pied, sans oeil), qu'aller avec un ami « dans la géhenne, où le feu ne s'éteint pas » (Mc 9,43; cf. etiam Mc 9, 45.47).

 

Mais je dirais que cette image si forte du membre de mon corps me mets sans trop de confusion face au miroir de ma conscience. La référence à la main, au pied, à l'œil me rappelle les paroles difficiles de l'apôtre Paul dans la lettre aux Romains : « Moi qui voudrais faire le bien, je constate donc en moi cette loi : ce qui est à ma portée, c'est le mal. Au plus profond de moi-même, je prends plaisir à la loi de Dieu. Mais, dans tout mon corps, je découvre une autre loi, qui combat contre la loi que suit ma raison et me rend prisonnier de la loi du péché qui est dans mon corps. Quel homme malheureux je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui appartient à la mort ? Et pourtant, il faut rendre grâce à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur ! » (Rm 7, 21-25).

 

L'apôtre des Gentils, qui s'est fait témoin de l'Evangile de la grâce (cf. Rm 1, 16a), ne se rend pas à l'évidence de notre propension au péché. Il exhorte les Romains par des paroles de feu qui invitent à la conversion et à la fidélité : « Auparavant, vous aviez mis tout votre corps au service de l'impureté et du désordre, qui ne mènent qu'au désordre ; de la même manière, mettez-les à présent au service de la justice, qui mène à la sainteté » (Rm 6, 19).

 

Le Seigneur nous enseigne donc une autre exigence sublime adressée au disciple, une médecine préventive que Jésus Eucharistie, Feu d'amour, vous propose aussi aujourd'hui à vous, jeunes engagés dans la formation au ministère sacré et ecclésial : « tout homme sera salé au feu » (Mc 9, 49).

 

Le feu brûle, embrase, purifie. Il est un signe éloquent de l'Esprit Saint. Dans les paroles magnifiques du Saint-Père, prononcées dans cette basilique Saint-Pierre dimanche dernier, solennité de la Pentecôte : « Le feu de Dieu, le feu de l'Esprit Saint, est celui du buisson qui est embrasé mais ne se consume pas » (cf. Ex 3, 2). C'est une flamme qui brûle, mais ne détruit pas ; qui au contraire en s'embrasant fait apparaître la meilleure part de l'homme et la plus vraie ; et qui comme dans une fusion fait apparaître sa forme intérieure, sa vocation à la vérité et à l'amour.

 

Un Père de l'Eglise, Origène, dans l'une de ses homélies sur Jérémie, rapporte une parole attribuée à Jésus, qui n'est pas contenue dans les Saintes Ecritures mais est peut-être authentique, qui dit ceci : « Qui est à mes côtés est au côté du feu » (Homélie sur Jérémie L. I [III]). Dans le Christ, en effet, habite la plénitude du Dieu qui, dans la Bible, est comparée au feu.


Nous avons observé tout à l'heure que la flamme de l'Esprit Saint embrase mais ne brûle pas. Et celle-ci opère toutefois une transformation, et pour cela elle doit consumer quelque chose dans l'homme, les résidus qui le corrompent et l'entravent dans ses relations avec Dieu et avec son prochain.


Mais cet effet du feu divin nous effraie, nous avons peur de nous y « brûler », nous préférerions demeurer comme nous sommes. Cela dépend du fait que très souvent notre vie est organisée dans une logique de l'avoir, de la possession et non du don de soi.

 

Beaucoup croient en Dieu et admirent la figure de Jésus-Christ, mais quand il leur est demandé de perdre quelque chose d'eux-mêmes, alors ils font un pas en arrière, ils ont peur des exigences de la foi. Il y a la crainte de devoir renoncer à quelque chose de beau, auquel nous sommes attachés ; la crainte que suivre le Christ nous prive de la liberté, de certaines expériences, d'une part de nous-mêmes. D'un côté nous voulons être avec Jésus, le suivre de près, et de l'autre nous avons peur des conséquences que cela entraîne.

 

Chers frères et sœurs, nous avons toujours besoin de nous entendre dire par le Seigneur Jésus, ce qu'il répétait souvent à ses amis : « N'ayez pas peur ».


Comme Simon Pierre et les autres, nous devons laisser sa présence et sa grâce transformer notre cœur, toujours sujet aux faiblesses humaines. Nous devons savoir reconnaître que perdre quelque chose, et même soi-même pour le vrai Dieu, le Dieu de l'amour et de la vie, c'est en réalité gagner, se retrouver plus pleinement.


Qui s'en remet à Jésus fait l'expérience déjà dans cette vie-là de la paix et de la joie du cœur, que le monde ne peut pas donner, et ne peut pas non plus ôter une fois que Dieu nous les a offertes. Ça vaut donc la peine de se laisser toucher par le feu de l'Esprit Saint ! La douleur qu'il nous procure est nécessaire à notre transformation. C'est la réalité de la croix : ce n'est pas pour rien que dans le langage de Jésus, le « feu » est surtout une représentation du mystère de la croix sans lequel le christianisme n'existe pas. C'est pourquoi, éclairés et réconfortés par ces paroles de vie, nous élevons notre invocation : Viens, Esprit Saint ! Allume en nous le feu de ton amour ! Nous savons que c'est une prière audacieuse, par laquelle nous demandons à être touchés par la flamme de Dieu ; mais nous savons surtout que cette flamme - et elle seule - a le pouvoir de nous sauver. Nous ne voulons pas, pour défendre notre vie, perdre la vie éternelle que Dieu veut nous donner. Nous avons besoin du feu de l'Esprit Saint, parce que seul l'Amour rachète ».

 

« Tout homme sera salé au feu » (Mc 9, 49)

 

Le sel préserve de la corruption, il donne du goût. Les saints Pères voient là l'image de la continence et de la sagesse. L'apôtre Paul exhortait ainsi les Colossiens (Col 4, 6) : « Que votre parole soit toujours bienveillante, pleine de force et de sel, sachant répondre à chacun comme il faut ». Le sel est donc le Seigneur Jésus-Christ qui a préservé le monde de la corruption et a accordé aux siens, à nous, d'être le sel et la lumière de la terre (Mt 5, 13).

 

« C'est une bonne chose que le sel ; mais si le sel cesse d'être du sel, avec quoi allez-vous lui rendre sa force ? Ayez du sel en vous-mêmes, et vivez en paix entre vous » (Mc 9, 50).

 

C'est l'invitation que le Maître Jésus nous adresse à tous aujourd'hui, en cette solennelle adoration de réparation et de prière d'intercession en union avec le Saint-Père Benoît XVI.

 

Nous entendons l'appel du Seigneur. Nous ne voulons pas dissiper l'enthousiasme de notre réponse. Nous ne voulons pas que notre sel perde son goût.

 

Au pied de l'Eucharistie, faisons nôtre la prière que l'Eglise adresse à Jésus présent sur l'autel durant la messe : « Seigneur Jésus qui as dit à tes apôtres : ‘Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix', ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Eglise ; pour que ta volonté s'accomplisse donne-lui toujours cette paix et conduis-là vers l'unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen » (Missel romain).

 

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  ecce quam bonum et quam iucundum habitare fratres in unum!

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intention du St Père :

 

« Pour que toute institution nationale et supranationale s'engage à garantir le respect de la vie humaine, depuis sa conception jusqu'à son terme naturel ».

 

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"C'est dans cet adorable Cœur, que nous trouvons des armes pour nous défendre, des remèdes pour nous guérir, des secours puissants contre les tentations, les plus douces consolations dans nos peines, et les plus pures délices dans cette vallée de larmes.

Etes-vous affligé? le souvenir de vos péchés vous trouble-t il? votre cœur est-il agité par quelques passions violentes? ah! jetez-vous dans le Cœur de Jésus; c'est un asile assuré, c'est le refuge des malheureux, et la sûreté de tous les chrétiens. »


st Pierre Damien.

 

" Je lui parlerai au Coeur, et j'en obtiendrai tout ce que je voudrai"


St Bonaventure

 

" Oh! qu'il est doux et agréable, d'habiter dans le Coeur de Jésus!"

 

st Bernard.

 


 

 

 

Jesus cùm dilexisset suos qui erant m mundo, in finem dilexit eos. ' ..

 

. . Jésus ayant aimé les siens qui étaient

 

le monde, les aima jusqu'à la fin.

 

(Évangile de S. Jean, ch. i3.) *

 

 

Histoire de cette Dévotion.

 

 

Notre Seigneur révéla autrefois à une de ses plus fidèles et de ses plus fervntes épouses, sainte Gertrude, qu'il réservait la dévotion au Sacré Coeur aux derniers siècles, comme le dernier effort de son amour pour ranimer le feu sacré sur la terre.


 Après que vingt-cinq années de crimes inouïs ont allumé la colère du Ciel, lorsqu'un froid égoïsme glace tous les coeurs, et qu'une indifférence mortelle met le comble aux maux qu'à causés l'impiété, c'est bien le moment de se rallier autour du Coeur de Jésus, pour le fléchir par un culte d'expiation et d'amour, et l'opposer lui-même aux traits de la justice divine qui nous menace.


Cette dévotion a commencé sur le Calvaire, lorsque ce divin Coeur fut ouvert aux yeux de la Mère de douleur et du Disciple bien aimé... On en retrouve le fonds, qui est le plus pur esprit du christiannisme, dans l'Ecriture, dans les ouvrages et dans la vie des plus grands Saints dont s'honore la religion, en particulier de St Bernard; mais la Providence se réservait de la développer vers le commencement du 18ème siècle. Elle voulait préparer d'avance à l'Eglise un remède contre les plaies cruelles que devait lui faire l'incrédulité; et la France, qui devait être le théâtre de la plus funeste des révolutions, fut aussi le berceau de cette dévotion réparatrice qui devait en expier les horreurs.

 

Dieu qui aime à opérer ce qu'il y a de plus grand par ce qu'il y a de plus humble et de plus petit aux yeux des hommes, choisit une de ces âmes vraiment spirituelles, qu'il se plait à cacher aux regards du monde, pour dévoiler les richesses de cette dévotion et en fixer les pratiques: Mère Marguerite Marie du couvent de la Visitation à Paray le Monial.

 

Un jour qu'elle était devant le Saint-Sacrement, Jésus-Christ lui montra son Coeur sur un trône de flammes, couronné d'épines et surmonté d'une croix, et lui dit:" Voilà ce Coeur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour; et pour reconnaissance je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par les irrévérences et les sacrilèges, par les froideurs et les mépris qu'ils ont pour moi dans ce Sacrement d'amour.

Mais ce qui m'est encore plus sensible, c'est que ce sont des coeurs qui me sont consacrés qui en usent ainsi."

 

Il lui ordonna ensuite de s'employer pour faire établir une fête d'expiation en l'honneur de ce Coeur adorable, et pour répandre cette dévotion dont il lui révéla les principaux exercices.

 

Cette dévotion s'est répandue dans tout l'univers avec une incroyable rapidité, malgré les obstacles de tout genre qui ne manque jamais de traverser les oeuvres de Dieu.


 

Esprit de cette dévotion.

 

 

L'esprit de cette dévotion consiste à honorer par un culte d'amour et d'imitation le Coeur de Jésus, modèle de toutes les vertus, fournaise du divin amour, source des grâces qui se répandent sur toute la terre.

 

"Mon enfant, voilà mon Coeur, donnez-moi le vôtre. Fili, praebe cor tuum mihi."

 

Dans toutes les dévotions, il faut quelque objet extérieur qui frappe nos sens, et qui élève notre âme à un objet spirituel.

Voilà pourquoi l'Eglise, pour exciter la piété des chrétiens, a présenté successivement à leurs adorations la croix de Jésus-Christ, son sang et ses plaies.

 

Aujourd'hui, ne voyant point d'objet plus capable de ranimer leur amour que le Coeur de son Epoux, elle leur présente ce Coeur adorable, le plus précieux de tous les trésors. Ainsi, l'objet sensible de cette dévotion est le coeur animé de l'homme Dieu, parce que le coeur est regardé comme l'organe du sentiment, le centre de toutes les affections de l'âme, et le symbole le plus touchant de l'amour; mais son objet spirituel, c'est ce que ce divin Coeur nous représente, c'est-à-dire les dispositions intérieures, les vertus, les grâces du Sauveur, et surtout l'amour immense dont il a brulé et dont il brûle encore pour nous.

 

Oui, c'est ce Jésus qui est venu éclairer, sanctifier, et sauver le monde, ce Jésus qui eut tant de miséricorde pour les pécheurs, tant de compassion pour les malheureux, qui partagea toutes nos misères pour soulager toutes nos douleurs; ce Jésus qui a passé en faisant du bien à tous  et ne faisant de mal à personne et qui serait encore le plus grand des sages et le premier des bienfaiteurs de l'humanité, s'il n'en était pas le Sauveur et le Dieu, ce Jésus, en un mot, dont les charmes divins, les vertus et les bienfaits devraient ravir les hommes, comme ils ravissent les Anges; c'est ce Jésus qui est indignement méconnu et persécuté sur la terre, où l'on rend à son coeur la haine pour l'amour, et les outrages pour les bienfaits; ce qui lui arrachait cette plainte touchante:

 

"Ils m'ont haï sans sujet, odio habuerunt me gratis."

 

 

confrérie du sacré coeur de Jésus.

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 30 Mai 2010

 

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en action de grâces, merci à ceux qui se reconnaitront,
que Notre Dame protège mes amis.

thank you very much !



Salut, étoile de la mer

Mère nourricière de Dieu

Et toujours vierge,

Bienheureuse porte du ciel

 

En recevant cet ave

De la bouche de Gabriel

Et en changeant le nom d’Ève

Établis-nous dans la paix

 

Enlève leurs liens aux coupables

Donne la lumière aux aveugles

Chasse nos maux

Nourris-nous de tous les biens

 

Montre toi notre mère

Qu’il accueille par toi nos prières

Celui qui, né pour nous,

Voulut être ton fils

 

Vierge sans égale,

Douce entre tous,

Quand nous serons libérés de nos fautes

Rends-nous doux et chastes

 

Accorde-nous une vie innocente

Rends sûr notre chemin

Pour que, voyant Jésus,

Nous nous réjouissions éternellement

 

Louange à Dieu le Père,

Gloire au Christ Roi

Et à l’Esprit saint,

À la Trinité entière un seul hommage

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 30 Mai 2010

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A CLOÎTRE OUVERT

 

 

 

Se retirer quelques jours dans un monastère, c'est se mesurer à des valeurs d'une modernité étonnante. Les moines n'ont-ils pas l'expérience de la vie en communauté, le recul, le sens de l'essentiel?

 

 

 

 

 

On a fermé ses dossiers, rassemblé les papiers sur le bureau, éteint sa lampe. On a quitté la ville, on s'est retourné vers l'horizon, ligne plate percée de tours. On a roulé longtemps dans le flot des voitures. A la tombée du soir, on a quitté les grands axes pour s'enfoncer dans la campagne. On a lutté contre la fatigue. Soudain, un chemin escarpé, raide, étroit. Au fond, cette énorme silhouette et ce clocher tendu vers le ciel : le monastère, tel un port silencieux au terme d'une traversée.


Alors, le visiteur éteint son portable. Adieu à l'univers horizontal, bienvenue dans la verticalité. Car ici, tout monte : les piliers de l'abbatiale, le prêtre vers l'autel, le plain-chant vers les voûtes, l'encens, le silence, la prière, ou l'âme.


Bien sûr, le visiteur est en retard. Il a tourné. Trouver le monastère est déjà une quête. La communauté monastique s'épanouit à l'écart de la civilisation. Elle craint plus que tout le bruit et la fureur du temps. « Ora et labora », résument les bénédictins : « Prie et travaille. » Tandis que le cadre d'entreprise court chaque jour vers les défis du lendemain, le moine, lui, se préoccupe d'éternité. Dans l'abbatiale, les vastes volumes happent immédiatement l'automobiliste fatigué. Au fond, une flamme rouge vacille, indiquant la présence de Celui auquel 60 ombres chantantes consacrent leur vie. Sous la fraîcheur des voûtes, la lente mélopée du chant grégorien nappe l'espace, habille le silence. Au fond, à peine éclairés, ils sont là, immobiles devant leurs stalles de bois, la capuche posée sur les épaules, le crâne ceint d'une fine couronne de cheveux.


Il y a de tout, dans une communauté : des jeunes sveltes, des vieux cassés, des petits, des grands, des diplômés de Sciences-Po, des ingénieurs, des maçons, des analphabètes. Mais du chant qui s'élève, on ne distingue qu'une voix. Pas de braillard ou de voix de crécelle. Tous les timbres sont fondus dans un ensemble unique. De temps à autre, un moine s'agenouille un instant pour expier une faute de chant, modeste fausse note.`


On est là hors du monde, mais aussi hors du temps. La recherche d'absolu ne connaît pas de mode. Déjà, dans la Grèce antique, des philosophes s'assemblaient pour vivre en commun leur idéal de pauvreté, de chasteté et d'obéissance. Aux premiers siècles de l'Eglise, ermites et autres cénobites vivaient eux aussi de prières et de privations, solitaires, dans un creux de rocher. Ils se sont rassemblés sous l'impulsion de saint Augustin, de saint Basile ou de saint Benoît, passé lui-même par la vie d'ermite. Aujourd'hui, la France compte au moins 120 monastères isolés du bruit des villes et de la roue de l'actualité. Certains accueillent en leur hôtellerie le quêteur d'absolu, soucieux de se pencher de temps à autre sur ses fins dernières. Il y en a pour tous les goûts, des moines et des moniales, des dominicains en blanc et des bénédictins vêtus de noir, des trappistes, des carmélites, des visitandines.


Les monastères rivalisent de beauté : Solesmes, bâti sur la Sarthe, berceau du renouveau de l'ordre bénédictin et de son chant au XIXe siècle, sous la houlette de dom Guéranger ; Saint-Wandrille, près de Rouen, fondé par ce ministre du roi Dagobert, ce qui ne nous rajeunit pas ; Notre-Dame de Fontgombault, dans l'Indre, 1 000 ans d'âge et de prière ; Notre-Dame de Ganagobie, entre Sisteron et Manosque-en-Provence, perché sur son plateau dominant la Durance, très apprécié des cadres et dirigeants, tout comme l'abbaye de Lérins, sur l'île Saint-Honorat, au large de Cannes ; Notre-Dame de Randol, près de Clermont-Ferrand, dont l'architecture moderne la ferait passer pour une centrale nucléaire, dans un site désertique à couper le souffle. Et tant d'autres...


Durant les vacances, on s'arrache les petites maisons dévolues aux familles ou les chambres à l'intérieur de la clôture. Pour Jean Coupey, cadre commercial de Michelin habitué de ces lieux d'exception, « le monastère est un hymne au détachement. C'est perdre du temps, retrouver la gratuité, revenir à ce qui n'est pas monnayable ou rentable, quitter le quantitatif, le chiffre ». Il y a ce rapport au temps qui s'arrête, ce retour vers l'essentiel, et ce calme. « Vivre au rythme des heures, confirme ce patron d'une maison d'édition, assister aux offices, dans la plus belle liturgie qui soit, c'est une indispensable manière de se retrouver, de remettre ses idées en place et reprendre des forces jusqu'à la prochaine retraite. »

 

 

L'hôte assiste aux offices, fredonne les psaumes, parle à un moine lorsqu'il le souhaite, aborde avec lui les sujets de son choix et... rigole pas mal. Le moine sait bien qu'un « saint triste est un triste saint », selon la formule consacrée. Il a cet avantage sur le chrétien ordinaire venu quelques jours goûter la paix de l'abbaye qu'il est à peu près certain de sauver son âme. Alors, malgré la dureté de sa condition ou plutôt à cause d'elle, il semble goûter une forme de reflet du bonheur céleste, avec un peu d'avance.


Patrice de Dompsure, créateur du cabinet de conseil Discerner, à la Défense, organise fréquemment des rencontres de managers avec des moines, notamment bénédictins. Pour lui, l'homme d'entreprise a beaucoup à apprendre de ces êtres coupés du monde. « L'ordre bénédictin est une multinationale depuis le IXe siècle », explique-t-il - ces abbayes se sont reliées entre elles à cette époque. Il prépare un séminaire avec un dominicain sur... la jalousie dans les monastères. Façon habile d'apprendre aux managers à gérer les ego et les frustrations qui pourrissent parfois le climat d'une entreprise. « Ils ont 1 350 ans d'expérience du management », assure Patrice de Dompsure.

 

 

Déconnectés comme personne de la vie de l'entreprise, ces moines en ont pourtant une perception à la fois aiguë et distante, recherchée du coup. « Ils ont l'expérience de la vie en communauté, le recul, le sens de l'essentiel », poursuit Patrice de Dompsure. A son initiative, le célèbre frère Samuel Rouvillois, de la Communauté des frères de saint Jean, docteur en philosophie, maîtrise de théologie, présent au Centre des jeunes dirigeants (CDJ) comme au Medef ou auprès de grandes entreprises (Cofinoga, Vinci, PSA, Aerospatiale...), a planché devant 60 à 80 cadres dirigeants venus de Total, La Poste, Lafarge, Electrolux ou Publicis. Dom Hugues Minguet, moine de Ganagobie, anime des séminaires de haut niveau dans le cadre de Sens & Croissance, un institut destiné au monde de l'entreprise. Dom Didier Le Gal, de Saint-Wandrille, propose avec un succès qui ne se dément pas la règle de saint Benoît comme modèle de management. Ils ont puisé dans le silence, la lecture et l'isolement assez de profondeur pour tenir en haleine une assemblée de cadres et de patrons.


A ses hôtes, le père abbé a humblement lavé les mains avant le premier repas, obéissant à la recommandation de saint Benoît. On chante le Benedicite avec les moines. On s'assoit autour de la table d'hôtes, devant l'abbé, isolé sur une petite estrade, un marteau semblable à celui d'un commissaire-priseur posé à côté de son assiette. Dans une niche surélevée, un moine psalmodie quelques versets de la règle de saint Benoît d'une voix monocorde, puis poursuit sur le même ton la lecture d'un ouvrage, historique ou culturel à midi, pieux le soir.


En silence, on se nourrit des légumes et laitages produits au monastère. On écoute. Ne pas compter sur le vin local pour réjouir le coeur de l'homme. L'affreuse piquette règle les hésitations du bon père saint Benoît, qui n'accorde à contrecoeur, « considérant les exigences des santés délicates », qu'une « hémine de vin à chacun comme portion suffisante pour la journée ». L'équilibre, toujours. Un coup de marteau marque la fin de la lecture et du repas. Les moines font disparaître leur écuelle, leur gobelet et leurs couverts, soigneusement essuyés, dans leur robe de drap.


Dans ces lieux de bois et de pierre, tout est paisible : le réfectoire, le cloître, l'abbatiale. Huit fois par jour, des matines aux complies, les moines s'inclinent deux par deux devant l'autel avant de gagner leur place et de chanter. Le retraitant touche du doigt l'amour de Dieu et le sens du beau qui les aspirent vers la perfection.

 

 

Fascinants moines.


A l'inverse des postulants à une secte, où l'on entre facilement et dont on ressort avec difficulté, eux ont attendu longtemps avant d'être intégrés dans la communauté. Mais une fois revêtu l'habit, hors les voeux prononcés, hors leur engagement propre, rien ne les retient. Confrontés au dilemme de saint Augustin - « l'amour de Dieu jusqu'au mépris du monde, la Cité de Dieu, ou l'amour du monde jusqu'au mépris de Dieu, la Cité terrestre » -, ces hommes ou femmes ont choisi la voie la plus exigeante, celle du dépouillement total.

 

La violente radicalité de ce choix de vie contraste avec la douceur et l'humanité de ces êtres aspirés par un idéal de perfection, nourris d'amour divin, sereins.

 

Ils ont répondu à cet appel qui leur a fait, un jour, tirer doucement la porte de leur chambre, laisser leurs jeans, leurs photos, leurs souvenirs, leur famille et leur maison d'enfance. Ils ne la reverront qu'au décès de leurs parents, quelques heures. Ils n'ont plus rien. « Tout doit être commun à tous. » Marx ? Non, saint Benoît. « L'un des principaux désordres à retrancher du monastère et à extirper radicalement est l'esprit de propriété », insiste le fondateur des bénédictins, mort en... 543. Economie radicale, choix radical : « Ora et labora. »

 

Marc Baudriller

 

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Publié le 30 Mai 2010

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http://faculty-staff.ou.edu/L/A-Robert.R.Lauer-1/FernandoIII.jpg

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8d/Ferdinand_III_Arms-personal.svg/500px-Ferdinand_III_Arms-personal.svg.png

 

 

 

 

 

+

Saint séculier, Ferdinand n’en fut pas moins rempli de qualités humaines qui le distinguaient dans le monde. Ce n’était pas un moine reclus dans son palais, mais un aimable et galant chevalier. Le portrait fidèle qu’en tracent la Crónica general et le Septenario est enchanteur. C’est le témoignage véridique de son fils aîné, qui l’a connu dans l’intimité du foyer et de la cour.

 

 

Saint Ferdinand était ce que nous appellerions aujourd’hui un sportif. Habile et élégant cavalier, il était bon chasseur. Il jouait bien aux dames et aux échecs, comme aux autres jeux de salon.

 

 

Il aimait la bonne musique et chantait bien. Tout cet ensemble constitue le délicat équilibre culturel et humain d’un roi guerrier, ascétique et saint. Les recherches modernes de Higinio Anglés semblent démontrer que la musique jouissait à la cour de Ferdinand III d’un prestige égal, sinon supérieur, à celui qui était le sien à la cour parisienne de son cousin saint Louis, si réputée. Nous savons que l’un de ses fils, l’infant Don Sanche, avait une excellente voix, qui avait été travaillée, peut-on supposer, au foyer paternel.

 

 

Il était l’ami des troubadours et on lui attribue la composition de quelques Cantigas, en particulier une à la Sainte Vierge. C’est ce goût pour la poésie, cultivé au foyer, dont héritera son fils Alphonse X le Sage, lequel a témoigné : « Dieu a mis dans le roi Ferdinand toutes ces vertus, ces grâces et ces bontés ».

 

 

Nous savons qu’il joignait à l’élégance de son port une mesure dans sa façon de marcher et de parler, une grande allure à cheval, et une aménité qu'il pratiquait lorsqu'il s’entretenait avec autrui dans ses moments d’épanchement. Les Chroniques nous le représentent donc, humainement, comme un grand seigneur européen. L’art gothique naissant lui doit en Espagne, nous l’avons déjà relevé, ses meilleures cathédrales.

 

 

Son fils nous livre incidemment un exemple de cette élégance supérieure, au travers d’un épisode qui fournit un détail psychologique de grande valeur : tandis qu’il se déplaçait un jour avec sa troupe, étant lui-même à cheval alors que ses troupes marchaient sur le chemin, Ferdinand III coupa par les champs pour que la poussière ne dérange pas les fantassins et n’aveugle pas les bêtes. Nous pouvons imaginer avec une certaine joie de l’âme cette scène de la suite royale marchant sur les chemins empoussiérés de Castille et sortant d’un coup à travers champs derrière son roi, suivi de ses fantassins. C’est l’une des plus exquises courtoisies que l’on puisse imaginer d’un roi élégant et charitable (…). Bien des années plus tard, ce même roi, méditant un Jeudi Saint la Passion du Christ, demanda une bassine d’eau et une serviette et il se mit à laver les pieds de douze pauvres, inaugurant ainsi une coutume de la Cour de Castille qui s’est poursuivie jusqu’à notre siècle.

 

 

Homme de son temps, il était profondément attaché à l’idéal chevaleresque, lequel est une synthèse médiévale, profondément européenne, de vertus chrétiennes et de vertus civiles. Trois jours avant son mariage, le 27 novembre 1219, après une nuit de veillée d’armes au monastère de Las Huelgas, il s'arma lui-même chevalier, ceignant l’épée qui allait lui procurer tant de fatigues et tant de gloire. Dieu seul sait la prière et la méditation qui furent ceux de ce chevalier novice en cette nuit si mémorable, quand il se préparait à embrasser un genre de profession ou d’état que tant d’hommes modernes superficiels méprisent sans l’avoir compris. Des années plus tard, il armera également chevaliers de sa main ses propres fils, peut-être lors des campagnes dans le sud. Nous savons en revanche qu’il refusa de le faire pour l’un des nobles les plus puissants de son royaume, qu’il jugeait indigne d’une telle investiture.

 

 

Sportif, homme de cour, musicien, poète, grand seigneur, chevalier. Nous montons peu à peu les degrés de l’échelle des valeurs humaines d’un chrétien médiéval exemplaire.

 

 

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Publié le 30 Mai 2010

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Nous savons que Marie intervient dans la vie mystique de chaque âme. Qu'Elle nous visite avec son Fils! ....

... si nous sommes fidèles, les visites de Dieu et de sa Mère sont permanentes par la présence des visiteurs et dans les fruits de la grâce.

Une visite c'est un accroissement de grâce.

Grandissons toujours dans la grâce, dans la souffrance et dans la joie quotidienne.


Je sais vos souffrances et vos joies. Poursuivez votre vie, qui peut être héroïque à certaines heures qui doit  l'être.


Et que notre vie soit un Magnificat... !

 

dom Roy

abbaye de Fontgombault.

 

 


 


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Publié le 30 Mai 2010

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"Oui nous en avons la paisible certitude : « Dieu a voulu que dans le Christ toute chose ait son accomplissement total » (Col 3,19) ; c’est en lui que le Père veut « nous introduire en sa présence, saints, irréprochables et inattaquables.

Mais il faut que par la foi, nous tenions solides et fermes ; ne nous laissant pas détourner de l’espérance que nous avons reçue en écoutant l’Évangile proclamé à toute créature sous le ciel » (Col 3,22-23), et que l’Esprit nous fait connaître.

 

Dès à présent nous pouvons déjà jouir des prémices de ce qui constituera notre béatitude éternelle, car dans sa folie d’amour, le Dieu trois fois Saint a voulu élire sa demeure dans notre cœur. « Nous portons notre ciel en nous », écrivait Saint Élisabeth de la Trinité, car « l’Amour, l’Amour infini qui nous enveloppe, c’est toute la Trinité qui repose en nous ». Nous sommes la demeure de la Trinité ; la Trinité est notre demeure : « La Trinité, voilà notre chez nous, la maison paternelle d’où ne devons jamais sortir ».

 

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"Dans cet amour, l'être humain trouve sa vérité et son bonheur

 

Pour celui qui a la foi, tout l'univers parle de Dieu Un et Trine. Depuis les espaces interstellaires jusqu'aux particules microscopiques, tout ce qui existe renvoie à un Etre qui se communique dans la multiplicité et la variété des éléments, comme dans une immense symphonie. Tous les êtres sont ordonnés selon un dynamisme harmonieux que nous pouvons, de manière analogue, appeler "amour".

 

Mais ce n'est que dans la personne humaine, libre et douée de raison, que ce dynamisme devient spirituel, amour responsable, comme réponse à Dieu et au prochain, dans un don de soi sincère. Dans cet amour, l'être humain trouve sa vérité et son bonheur. ...

 

 

 

L'Amour divin a trouvé en la Vierge Marie la correspondance parfaite

 

Parmi toutes les créatures, la Vierge Marie est le chef d'oeuvre de la Très Sainte Trinité: Dieu s'est préparé une demeure digne, dans son coeur humble et rempli de foi, pour mener à bien le mystère du salut. L'Amour divin a trouvé en Elle la correspondance parfaite et, en son sein, le Fils Unique s'est fait homme.

 

Tournons-nous vers Marie, avec une confiance filiale, afin de pouvoir, avec son aide, grandir dans l'amour et faire de notre vie un chant de louange au Père par son Fils et dans l'Esprit Saint.

 

 

 

________________

 

 

 

Benoît XVI,

Angelus,

Solennité de la Très Sainte Trinité,

Dimanche 11 juin 2006

 

Oh! que Dieu est miséricordieux, oh! que Dieu est riche en ses miséricordes, oh! que Dieu est tendre en ses miséricordes! O Beata Trinitas!

Le Père, quel Père! Le Fils, quel Fils! Le Saint-Esprit, quel Esprit! O beata Trinitas!

Le Père est notre père; le Fils est notre époux; le Saint-Esprit est l'esprit de notre esprit, le coeur de notre coeur, l'amour de notre amour. O Beata Trinitas!

Adorons de toute notre âme; adorons avec toute l'Église; adorons avec tous les anges. O Beata Trinitas!

 

 

père Emmanuel O.S.B


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Publié le 29 Mai 2010

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patronne secondaire de la France .

 

 

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