Publié le 31 Août 2016

 

 

 

 

  mais c'est vrai au fond! manquait plus que ça !

 

 

 

 

 

Pour survivre,

Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides ;
Va te purifier dans l'air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.

 

 

Charles Baudelaire

 

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Publié le 31 Août 2016

 

 

 

 

c'était mieux à mes 8 ans !

 

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Publié le 31 Août 2016

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Publié le 30 Août 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  partience, la nuit ne fait que commencer ! trop beau la nuit,

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Publié le 30 Août 2016

 

les pressions ecclésiastiques, on sait ce que c'est. pour d'autres raisons.. mais ils savent s'y prendre avec tact et charité. m'étonne pas ! dans ce monde la fragilité psychologique, ils en ont rien à faire. Leur intérêt passe en premier. Après on n'existe plus pour personne, ça c'est clair. La miséricorde accompagne la justice, oui j'espère qu'il y en aura une. Comment peuvent-ils aimer quelqu'un ils n'aiment personne !

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Publié le 30 Août 2016

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Publié le 30 Août 2016

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Publié le 29 Août 2016

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Publié le 28 Août 2016

 

 

photo of petit placide very good .

le drame avec Lui c'est jamais pareil tous les soirs !

 

« Mon ami, mon ami monte plus haut ! »

 

(Luc 14:10)

 

Monter vers les étoiles.

 

S’extraire de la gangue parfois poisseuse de nos pollutions, qu’elles soient industrielles, automobiles ou lumineuses, surmonter l’humidité des plaines et des vallées, se glisser hors du temps, dans des paysages à présent réservés aux loisirs. Monter vers le ciel, comme on s’évade, comme on se fait la malle, on claque la porte et se carapate, l’espace d’un instant, de quelques heures, le temps de faire le plein d’images, d’air et de sons.

Qu’importe, au fond, que le but soit nocturne et stellaire, cela n’est qu’une des dimensions de l’acte, l’important est le tout, l’important est de faire renaître ce sentiment profond d’appartenance au monde, enseveli sous les strates envahissantes d’un quotidien, certes, passionnant, certes, voulu et parfois riche de joies, mais qui nous écarte également de cette part de nous-mêmes sans laquelle, au fond, notre vie n’aurait qu’un sens limité, ne serait-ce qu’une répétition de jours dissemblables et communs.

Monter, alors, pour boire l’air et aspirer les astres, monter écouter les chouettes chasser et surprendre une brusque chamaillerie dans les broussailles, là, tout près, mais dont l’obscurité cachera à jamais la cause, laissant ouverte toutes les voies de l’interprétation et du rêve. Monter se coltiner avec un ciel d’une beauté dont la plupart des hommes ont perdu jusqu’à l’idée même, obnubilés qu’ils sont par les reflets d’un univers artificiel.

Monter à l’assaut des étoiles, déballer tout un fatras de tubes et de miroirs, et sauter d’amas en amas, balayer les constellations et s’amuser à leur imaginer des suites, des appendices, des diverticules. Glisser lentement entre les agglomérations stellaires ou laisser la Terre faire son œuvre pour découvrir des perspectives nouvelles, des alignements et des déserts sans nom. Tourner, foncer, grossir ou s’éloigner, tomber par hasard sur des paysages connus, ou plonger vers l’infini en s’accrochant aux nébuleuses, chercher les grelots tintinnabulants des galaxies et surprendre la rougeur d’une géante fatiguée ou la blancheur bleutée de la jeunesse ardente.

Enfin, rassasié de lointains, s’asseoir ou s’allonger, caler les mains derrière sa nuque et contempler la Voie lactée. La voir se déployer comme une fleur de papier dans l’eau sombre du soir. La déguster comme le plus grand des vins de Bourgogne, prendre conscience de son ampleur, apprécier ses nuances, goûter la rigueur romane de sa structure et s’enivrer de ses volutes baroques.

Monter, en bref, pour se sentir en harmonie avec le monde. Libre ou, plutôt, libéré par le vent dans les arbres et l’odeur des mélèzes, par les couleurs du crépuscule et les cris de la nuit, par le regard désinvolte d’une biche à l’orée d’un bois et l’éclat de Sirius dans le soir printanier.

Monter, le plus haut possible, pour supporter la descente, la chute, la confrontation avec ces villes et ces villages vides de vie et pourtant illuminés en pleine nuit comme pour une fête nationale.

Paradoxe d’une société calfeutrée qui ne sort plus de chez elle, sauf au cœur des plus grandes cités, mais qui éclaire tout à foison et qui ne comprendra pas d’avoir un jour à en payer les conséquences. Alors, décidément, oui, monter pour reprendre contact avec le monde est plus que jamais nécessaire.

 

  copieur !

 

le monde

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Publié le 28 Août 2016

Rédigé par Philippe

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