Publié le 26 Octobre 2009

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Publié le 26 Octobre 2009




merci Peter ça me change des chants propros imbuvables et indigestes

Thank you so much for your prayers :) I will pray for you as well.

 

"Gaudeamus" soon ha ha

So many thanks tonight Philipp haha I'm really blessed :)

 

Pax et bonum

(au ciel au regardera nos vidéos youtube !!!! lol on montrera à st Pierre  comment on a apostolé;

comme pour Libera il faut prendre ses places à l'avance ! je pense que je vais prendre un balcon

on voit mieux...


 

 

 

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Publié le 26 Octobre 2009





 les saints, se voyant les uns les autres en Dieu, s'aiment en lui et pour lui d'une charité mutuelle inamissible. Chacun aime les autres d'autant plus qu'ils sont plus près de Dieu et se réjouit du degré de béatitude que les autres ont reçu. Mais cependant chacun aime d'une affection spéciale ceux auxquels il a été légitimement uni sur la terre. ( Cf. SAINT THOMAS, IIa, IIae, q. 26, a. 13.)

 

Les élus forment dans la gloire une immense assemblée depuis les Patriarches, les Prophètes, le Précurseur, saint Joseph, les Apôtres, jusqu'à l'âme des enfants morts peu après leur baptême ( Saint joseph est le plus élevé de tous après Marie, mais il est souvent nommé après les Patriarches, les Prophètes, le précurseur, en tant qu'il appartient au Nouveau Testament ; le précurseur fait la transition.). En cette assemblée immense, il y a la plus grande variété dans la plus intime unité et la plus grande intensité de vie dans le repos parfait. Les saints, que nous appelons des morts parce qu'ils ont quitté la terre, sont débordants de vie.

 

Chacun de ces saints a sa mentalité personnelle, chacun est lui-même avec tous les dons naturels et surnaturels qu'il a reçus, pleinement développés. Saint Paul diffère de saint Jean, saint Augustin de saint François d'Assise, sainte Thérèse de sainte Catherine de Sienne ; mais tous se ressemblent par la contemplation de la même vérité divine et l'amour de Dieu. Aussi les maîtres de la vie spirituelle nous disent : « Soyez surnaturellement vous-mêmes », en éliminant vos défauts, et l'image de Dieu et de son Fils se formera de plus en plus en vous ; chacun les reproduira à sa manière ; cette unité dans la diversité lorsqu'elle resplendit, c'est le beau, ici le beau spirituel et immortel.

 

Enfin les bienheureux nous aiment, ils prient particulièrement et incessamment pour ceux qu'ils ont connus ici-bas et d'autant mieux qu'ils ont une plus grande charité. Et comme ils sont si près de la source de tout bien, ils nous comblent de bienfaits. Ils puisent en Dieu pour nous ce que sa bonté veut nous donner. Leur amour pour nous loin d'être diminué, est transformé.

 

Bien plus tous les saints du ciel nous aiment, ils nous veulent du bien, ceux-là même dont nous ignorons l'existence, car nous sommes avec eux les membres du même corps mystique dont Jésus est la tête.

 

Nous devons donc aimer ces saints, d'autant que cet amour est une source sûre et abondante de progrès spirituel pour nous. Qui peut dire les fruits qui résultent de l'intimité de grâce qui existe entre nous et tel ou tel saint du ciel que nous sommes portés à imiter ? Et, en eux tous, nous trouvons Notre Seigneur, notre modèle suprême ( cf. MGR CH. GAY. La vie et les vertes chrétiennes, ch. XVII : De l'amour que nous devons à l'Église triomphante.).

 

L'amour des saints les uns pour les autres se rattache à la béatitude essentielle, car ils se voient et s'aiment en Dieu, in Verbo, comme l'objet secondaire de la vision béatifique et de la charité inamissible. Il en résulte une joie qui provient surtout du bien incréé contemplé dans son rayonnement.

 

On lit dans l'Imitation, l. III, ch. 49, n. 6 : « Pensez, mon fils, aux fruits de vos travaux, à leur prompte fin, à leur récompense très grande, et loin de les porter avec douleur, vous y trouverez une puissante consolation. Car, pour avoir renoncé maintenant à quelques vaines convoitises, vous ferez éternellement votre volonté dans le Ciel.


Là, tous vos voeux seront accomplis, tous vos désirs satisfaits... Là, votre volonté ne cessant jamais d'être unie à la mienne, vous ne souhaiterez rien hors de moi, rien qui vous soit propre. Là personne ne vous résistera, personne ne se plaindra de vous, personne ne vous suscitera de contrariétés, mais tout ce qui peut être désiré étant présent à la fois, votre âme, rassasiée pleinement, sera comme plongée dans cette béatitude sans mesure.


« Là je donnerai la gloire pour les opprobres soufferts, la joie pour les larmes, pour la dernière place un trône dans mon royaume éternel ». - Ibid., Ch. 58, n. 3 : « C'est moi, dit le Seigneur, qui ai fait tous les saints, moi qui leur ai donné la grâce, moi qui leur ai distribué la gloire. Je sais les mérites de chacun ; je les ai prévenus de mes plus douces bénédictions. Je les ai connus et aimés avant tous les siècles ; je les ai choisis au milieu du monde (JEAN, XV, 19), et ce ne sont pas eux qui m'ont choisi les premiers. Je les ai appelés par ma grâce ; je les ai attirés par ma miséricorde, et conduits à travers des tentations diverses.


J'ai répandu en eux d'ineffables consolations, je leur ai donné de persévérer, et j'ai couronné leur patience. Je connais le premier et le dernier, et je les embrasse tous dans mon amour immense. C'est moi qu'on doit louer dans tous mes saints, que j'ai ainsi élevés dans la gloire et prédestinés, sans aucun mérite précédent de leur part... J'ai fait le petit et le grand. Tous ne sont qu'un par le lien de la charité ; ils sont tous unis par le même amour. Ils m'aiment plus qu'ils ne s'aiment.


Ravis au-dessus d'eux-mêmes, au-dessus de leur propre amour, ils se perdent dans le mien et s'y reposent délicieusement. Ils ne sauraient détourner leur coeur vers un autre objet ; parce que, remplis de la vérité éternelle, ils brûlent d'une charité qui ne peut s'éteindre... Ils ne se glorifient point de leurs mérites, parce qu'ils ne s'attribuent rien de bon, mais qu'ils attribuent tout à moi, qui leur ai tout donné par une charité infinie. Plus ils sont élevés dans la gloire, plus ils sont humbles en eux-mêmes, et leur humilité me les rend plus chers et les unit plus étroitement à moi. Il est écrit : « Ils se prosternent devant l'Agneau et ils adorent Celui qui vit dans les siècles des siècles ». APOC., IV, 10, V, 14.


Humbles, réjouissez-vous ; pauvres, tressaillez d'allégresse parce que le royaume de Dieu est à vous, si vous marchez dans la vérité ».

 

 rp Garrigou Lagrange.

O.P


 

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Publié le 26 Octobre 2009

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Publié le 25 Octobre 2009

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Publié le 25 Octobre 2009

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Publié le 25 Octobre 2009





"Préparons donc nos coeurs et nos corps à mener le combat de la sainte obéissance aux commandements: et pour ce qui est impossible à notre nature, prions le Seigneur de bien vouloir nous venir en aide par sa grâce."




règle de st Benoît





L’oraison de ce 30ème Dimanche ordinaire, ou du XIIIème dimanche après la pentecôte d’avant la Réforme Liturgique nous invite à prier ainsi : « Omnipotens sempiterne Deus, da nobis fidei, spei, et caritatis augmentum: et ut mereamur assequi quod promittis, fac nos amare quod praecipis »


Cette prière est très ancienne : elle est déjà présente dans les Sacramentaires Léonien et Gélasien. La concision de cette oraison est un signe non seulement d’antiquité mais encore d’une beauté liturgique inégalée.


Non seulement cette collecte est simple, mais elle est complète.


Dieu y est défini comme tout puissant, donc source de foi, d’espérance et de charité, vertus théologales qu’on lui demande puisqu’il en est la source et l’auteur, mais non seulement nous le prions pour qu’il nous les donne, mais aussi pour qu’il les augmente. Car c’est le propre des vertus que d'augmenter. Augmenter vient du verbe « augĕo, auxī, auctum » dont la racine du supin donnera le terme « auctoritas » = autorité. L’augmentation produit donc l’autorité. Et ceci s'opère par les vertus. L’augmentation des vertus dans l’âme, des vertus théologales entraîne un accroissement de l'autorité surnaturelle, une plus grande possession de Dieu, la vie de Dieu qui grandit, s’agrandit, qui croît. Augmenter, c’est croître, croître c’est être fort. Les vertus rendent forts ; forts dans la Foi, l’Espérance et la Charité…


Mais c’est une loi de croissance. On ne peut faire du « surplace » dans le monde des vertus. Car c’est la loi de la vie en Dieu. L’âme qui vit en Dieu est appelée à croître, à progresser, à avancer dans la Foi, l’Espérance et la Charité ; l’âme ne peut pas stagner, elle ne peut être en "stand-by" comme l'ordinateur durant la nuit, car elle est toujours appelée à « augmenter », à croître en Foi, Espérance et Charité. Et Dieu donne cette augmentation. Voilà pourquoi les vertus de Foi, d’Espérance et de Charité sont dites « théologales », elles nous portent à Dieu, nous mènent à Dieu, même si elles viennent de Dieu.


Nous en revanche, à cause de nos limites, nous faisons de ces vertus de simples « idées », nous disons que nous croyons mais nous discutons les dogmes de la Foi, nous les « partageons » au cours de forum, d'échange d'expériences vécues, ou d’agora où chacun dit ce qu’il « ressent » ou de ce qu’il pense. Le pire est arrivé lorsque quelqu'un se met à « choisir » l’un de ses dogmes après avoir "discuté", alors on sait comment cela se termine.


Mais dans la vie théologale, il n’en va pas du tout ainsi. Puisque l’origine comme la finalité des Vertus, c’est Dieu, nul espace n’est donné à la discussion, à la critique, au débat d’idées. Exit de l'étalage vulgaire des sentiments, des émotions, des effusions. Les vertus sont en Dieu, viennent de Dieu ; Dieu donne et l’âme reçoit les vertus.


Voilà pourquoi la Foi, l’Espérance et la Charité sont restent impratiquées en un monde rivé sur "l'expérience personnelle", sur le "moi", le "quant-à-soi", le "moi, je pense que..." le "mon père, à mon avis...." etc...etc...


Dieu, et lui seul, donne les vertus, et les fait augmenter.

‘augĕo, auxī, auctum’ veut dire aussi, en latin: "enrichir", "élever", "rehausser".

Voilà le mécanisme de la vertu : elle enrichit et embellit l’âme. Elle l’élève jusqu’à Dieu. Les vertus théologales sont donc nécessaires pour aller à Dieu, sans elles, il est inutile de penser qu’on puisse seulement « connaître » Dieu. Dieu ne se connaît que par la Foi, l’Espérance et la Charité.


Mais si l’on demande à Dieu d’augmenter en nous les vertus que lui seul est en mesure de nous donner, c’est précisément, selon la collecte de ce jour, pour une finalité simple : en vue d’obtenir ce que Dieu promet, nous devons aimer ce qu’il commande : 1. ut mereamur assequi quod promittis, en d’autres termes pour être « pour que nous soyons dignes d’obtenir ce que vous promettez » 2. fac nos amare quod praecipis « faites en sorte que nous aimions ce que vous commandez ».


Ces deux incises de la collecte sont la conséquences de l’augmentation des vertus théologales dans l’âme. Si nous demandons à Dieu de faire croître la vie des vertus en nous, c’est pour que nous devenions dignes, que nous « méritions » (‘mereamur’) d’obtenir la grâce et la vie éternelle. A noter ce « mereamur » qui pose problème : le « mérite » n’est pas du goût de tous.

Lorsqu’il s’est agit de traduire la collecte en langue anglaise, Thomas Cranmer en 1549 supprime carrément toute notion de « mérite » (on comprend aisément pourquoi): “Almithye and everlastyng God, geve unto us the increase of faythe, hope, and charitie; and that we may obteine that whiche Thou doest promise; make us to love that whiche Thou doest commaunde, through Jhesus Christe our Lorde”. (Common Book of Prayers 1549). Il est tout autant intéressant de constater qu’en 1971 la traduction française “approuvée” rapporte la même omission de toute référence au mérite, étrange non ?

Transeat.


Le but est d’aimer ce que Dieu commande. Car la charité précède l’obéissance. La charité informe l’obéissance, elle la modèle, la sculpte, lui donne vie. On n’obéit pas sans amour. L’on n’obéit que si l’on aime. L’obéissance privée d’amour conduit fatalement à la sècheresse du cœur, et au durcissement de l’âme qui finit par se rabougrir.


L’obéissance qui a été le gage de la Croix, et donc du salut, est baignée d’amour, sinon elle n’est pas, ou n’est plus. L’âme obéissante attire sur elle des flots de grâce ; à celui qui dit au Seigneur comme saint Paul : "Domine ; quid me vis facere ? Seigneur que voulez-vous que je fasse ? ", le Seigneur répond comme à l’aveugle de Jéricho : "Et moi, que veux-tu que je fasse" (Luc, XVIII, 41) Il fait la volonté de ceux qui font ses volontés : Voluntatem timentium se faciet. (Ps CXLIV) Et quelle assurance pour une âme qui a toujours obéi de savoir qu’elle est là où Dieu a voulu la mettre, qu’elle fait ce que Dieu veut qu’elle fasse ; elle peut appliquer la promesse si consolante du Sauveur : Ego elegi vos et posui vos, ut eatis et fructum afferatis et fructus vester maneat : C’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai mis là pour que alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. (Jean, xv, 16).


Obéir c’est aimer avant tout. Avant d’obéir il faut aimer.


Et on le voit bien sur le plan humain, ceux qui s’aiment, ils s’obéissent mutuellement. Que ne ferait pas un jeune homme qui aime sa future épouse, pour elle ? Il est capable de lui obéir en toute chose, même dans les caprices les plus « féminins » qui fussent… !


L’âme amoureuse du bon Dieu lui obéit en tout. Mais elle ne le peut que par vertu, et vertu théologale. Voilà tout. L’âme qui est pleine des vertus théologales, aime ce que Dieu commande, elle est digne de « mériter ». C’est la collecte de ce dimanche.

 

 

Mgr Lantheaume

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Rédigé par philippe

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Publié le 25 Octobre 2009





Une partie du produit de leur spectacle sera également la pour aider les victimes des typhons Ondoy et Pepeng.






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Publié le 25 Octobre 2009

 

 

 

 

 

La béatitude surnaturelle, celle dont nous parlons, dépasse sans mesure les forces naturelles et les exigences de toute nature créée, même des natures angéliques les plus hautes et de celles que Dieu pourrait encore créer. Elle consiste dans une participation de la béatitude même de Dieu, de celle dont Il jouit en se voyant et en s'aimant lui-même de toute éternité. Ainsi est-il dit dans la parabole des talents, au bon serviteur : « intra in gaudium Domini tui, entre dans la béatitude même de ton maître ». MATTH., XXV, 21, prends part à ma béatitude même.


 

Nous sommes appelés à voir Dieu comme il se voit, à l'aimer comme il s'aime. Vraiment la profondeur de notre volonté est telle que Dieu seul vu face à face peut la combler et irrésistiblement l'attirer. Cette profondeur que notre volonté possède par sa nature même, est augmentée en quelque sorte par l'espérance infuse et la charité, qui dilatent pour ainsi dire notre coeur, creusent sa capacité d'amour et suscitent en nous des aspirations plus profondes et plus hautes que les aspirations naturelles les plus intimes et les plus élevées.



Saint Augustin l'exprime en disant : « Dieu est le but de nos désirs, lui que l'on verra sans fin, que l'on aimera sans se lasser, et que l'on glorifiera toujours sans fatigue »

 

 


L'objet premier et essentiel est Dieu même ; l'objet secondaire, ce sont les créatures connues en Dieu.

 

Les bienheureux voient clairement et intuitivement Dieu même tel qu'il est, c'est-à-dire : son essence, ses attributs et les trois personnes divines. Le Concile de Florence (Denz. 693) dit : « intuentur clare ipsum Deum trinum et unam sicuti est ».


Par là la vision béatifique dépasse immensément non seulement la plus sublime philosophie, mais la connaissance naturelle des anges les plus élevés et de tout ange créable. Les bienheureux voient toutes les perfections divines concentrées et harmonisées dans leur source commune, dans l'Essence divine qui les contient éminemment et formellement, plus et mieux que la lumière blanche ne contient les sept couleurs de l'arc-en-ciel. Ils voient aussi comment la Miséricorde la plus tendre et la justice la plus inflexible procèdent d'un seul et même Amour, infiniment généreux et infiniment saint ; comment la même qualité éminente d'amour identifie en soi des attributs en apparence si opposés.


Les bienheureux voient comment la Miséricorde et la justice s'unissent de façons variées en toutes les oeuvres de Dieu. Ils voient comment l'Amour incréé, même en son bon plaisir le plus libre, s'identifie avec la pure Sagesse, comment rien n'est en lui qui ne soit sage, et comment rien n'est dans la divine Sagesse qui ne se convertisse en amour. Ils voient comment cet Amour s'identifie avec le Souverain Bien toujours aimé de toute éternité, comment la divine Sagesse s'identifie avec la Vérité première toujours connue, comment toutes ces perfections ne font qu'un dans l'essence même de Celui qui est.

 

Ils contemplent cette éminente simplicité de Dieu, cette pureté et cette sainteté absolue, condensation de toutes les perfections sans trace d'aucune imperfection.

 

Du même et unique regard intellectuel, jamais interrompu, ils voient aussi l'infinie fécondité de la nature divine s'épanouissant en trois Personnes, l'éternelle génération du Verbe, « splendeur du Père et figure de sa substance, » l'ineffable spiration du Saint Esprit, terme de l'amour mutuel du Père et du Fils, qui éternellement les unit dans la plus intime diffusion d'eux-mêmes.

 

Tel est l'objet premier de la vision béatifique.

 

Ici-bas nous ne pouvons qu'énumérer les perfections divines, les unes après les autres, et nous ne voyons pas de quelle manière intime elles se concilient ; comment l'infinie bonté s'unit à la permission du mal et parfois d'une malice effroyable ; nous disons justement que Dieu ne permet le mal que pour un plus grand bien, mais ce plus grand bien nous ne le voyons pas encore à découvert. Alors au contraire, au ciel, tout s'éclairera.


Nous verrons tout le prix des épreuves subies, de même nous verrons comment se concilient intimement l'infinie justice si redoutable et la tendresse de l'infinie miséricorde, comment elles se concilient dans l'amour incréé de la divine Bonté ; car celle-ci est essentiellement diffusive de soi, c'est le principe de la miséricorde ; et d'autre part cette infinie Bonté a droit à être aimée par-dessus tout ; c'est le principe de la justice.


Nous sommes ici-bas comme un homme qui connaîtrait les sept couleurs de l'arc-en-ciel, mais qui n'aurait jamais vu la lumière blanche. Au ciel nous verrons la Lumière incréée et par là même comment les perfections divines les plus différentes se concilient en elle et ne font qu'un.

 

 

Mais les bienheureux voient aussi en Dieu, in Verbo, la sainte humanité que le Fils unique a assumée pour toujours pour notre salut. Ils contemplent en elle la grâce d'union hypostatique, la plénitude de grâce, de gloire et de charité de la sainte âme de jésus, la valeur infinie de ses actes théandriques, le prix sans mesure du mystère de la Rédemption, son rayonnement, la valeur infinie de chaque Messe, la vitalité surnaturelle de tout le corps mystique, de l'Église triomphante, souffrante et militante ; ils voient avec admiration ce qui appartient au Christ comme Prêtre pour l'éternité, comme juge des vivants et des morts, comme Roi universel de toutes les créatures et comme Père des pauvres.

 

Par la même vision béatifique les saints contemplent en Dieu l'éminente dignité de la Mère de Dieu, sa plénitude de grâce, ses vertus, ses dons, sa médiation universelle de corédemptrice.

 

Et puisque la béatitude est un état parfait qui comporte la réunion de tous les biens légitimes, chaque saint au ciel connaît en Dieu les autres bienheureux, surtout ceux qu'il a connus précédemment et qu'il a surnaturellement aimés.

 

RP. Garrigou Lagrange

l'éternelle vie et la profondeur de l'âme.


 

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Publié le 24 Octobre 2009

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