Vous connaissez, ô Marie, les besoins de ce peuple et de toute l'Eglise. Dissipez les erreurs de l'esprit, Maîtresse de Vérité et Siège de la Sagesse !
Apaisez les erreurs du coeur, en corrigeant les moeurs, en inspirant l'horreur du vice et du péché, l'amour de la vérité, la passion du bien.
Pour que la communauté soit heureuse, obtenez pour chacun la sainte crainte de Dieu, la foi vive au surnaturel, l'espérance des biens qui ne passent pas, la
charité qui élève vers le ciel. Obtenez pour les familles, la fidélité, la concorde et la paix. Faites naître ou confirmez chez les dirigeants des peuples la pleine conscience de leur
responsabilité, de leur triple devoir à l'égard de la religion, de la morale et du bien temporel à tous.
Et, ô Marie, que votre miséricorde se répande, comme sur'les âmes, sur tous les maux qui affligent ce peuple et toute la famille chrétienne. Prenez pitié
des pauvres, des détenus, des persécutés, des malheureux de toute sorte. Salut, ô Marie, Mère des exilés errant ici-bas, vous qui êtes leur vie, leur douceur, leur espérance.
Mère du Divin Amour, conservez, à nous qui sommes vos fils, le feu de cet Amour divin. Avivez-le dans les coeurs fervents. Ravivez-le dans les coeurs
tièdes. Rallumez-le dans les coeurs indifférents qui l'ont laissé s'éteindre. Régénérez à la vie de cet Amour, les pauvres âmes qui l'ont perdu par le péché. Et, sur tous ceux qui vous supplient,
laissez descendre, Vierge du divin Amour, large et consolatrice, votre Bénédicton maternelle.
La loi humaine a raison de loi dans la mesure où elle est conforme à la raison droite; et sous cet aspect, il est
manifeste qu’elle dérive de la loi éternelle. Mais dans la mesure où elle s’écarte de la raison, elle est déclarée inique, et ainsielle n’a pas raison de
loi mais plutôt de violence.Et cependant une loi inique conserve quelque semblant de loi en raison de l’ordre émanant du pouvoir de celui qui la porte, si
bien qu’elle dérive sous cet angle de la loi éternelle : « Tout pouvoir vient de Dieu » (Rm 13, 1).
Saint Thomas d'Aquin, Somme de théologie, I II 93 3
Ayant bloqué en fin de journée le boulevard Foch et le boulevard du Roi René pendant 10 minutes la dernière fois, les Hommen ont décidé d’agir un peu plus tard.
C’est donc à la nuit tombante, sur la place Michel Debré, devant la Préfecture d’Angers, que plus de 30 Hommen se sont réunis. A 22 heures, tous en rangs, tenant fièrement le drapeau Français et
chantant solennellement la Strasbourgeoise, ils décident alors de descendre la rue des Lices et déboulent ainsi rue Voltaire. C’est alors qu’ils emboîtent le pas vers la place du Ralliement pour
rejoindre les Veilleurs.
que les pèlerins de Chartres venaient vous rendre visite à l'hôpital de Poitiers. Votre ami y a célébré la messe à Chartres ...En le voyant ça m'a ramené un an en
arrière, à vos funérailles.
vous avez laissé une place bien vide mon père.
Je vous confie la famille de mon ami que vous aimez bien aussi, dans le deuil en ce jour dimanche de Pentecôte, et à la veille de la
sépulture.
Consolez la de vos grâces et de vos bénédictions. Soutenez là dans l'épreuve de la séparation. Elle est bien dure celle-là ...trop dure souvent.
vous avez vu? nous avons changé de pape ! les temps sont mauvais mon Père, il nous faut vivre dans la foi.. la foi pure, obscure, celle des catacombes, comme
vous nous l'avez appris mais parfois ce n'est pas évident surtout tout seul
L'air que nous respirons est devenu malsain sur tous les plans.... vous avez bien fait de partir. l'heure n'est plus aux réjouissances . simplement la force pour
tenir jusqu'au bout quoiqu'il arrive.
Progresser corde tendue demande une attention permanente; trop souvent sans chef de cordée, sinon le Christ, et malgré tout, être des
hommens de saint Benoît! ah vous ne connaissez pas? c'est tout nouveau ! "on ne lâche rien",
N'autorisez pas qu'une erreur trop humaine, de jugement hâtif, passionnés, de fatigue, de guerre lasse, nous fasse plonger dans le grand vide...Tenez nos
mains toujours tendues vers l'Espérance.
"Enfin l’heureux moment arriva, je ne sentis pas un vent impétueux au moment de la descente du Saint-Esprit, mais plutôt cette brise légère dont le
prophète Elie entendit le murmure au mont Horeb… En ce jour je reçus la force de souffrir…
ste Thérèse de l'enfant jésus
don de Force
Esprit de Force, soyez toujours plus en nous, et sauvez-nous de la mollesse de ce siècle. A aucune époque l’énergie des âmes n’a été plus affaiblie,
l’esprit mondain plus triomphant, le sensualisme plus insolent, l’orgueil et l’indépendance plus prononcés. Savoir être fort contre soi-même, est une rareté qui excite l’étonnement dans ceux qui
en sont témoins : tant les maximes de l’Évangile ont perdu de terrain ! Retenez-nous sur cette pente qui nous entraînerait comme tant d’autres, ô divin Esprit ! Souffrez que nous vous adressions
en forme de demande les vœux que formait Paul pour les chrétiens d’Éphèse, et que nous osions réclamer de votre largesse « cette armure divine qui nous mettra en état de résister au jour mauvais
et de demeurer parfaits en toutes choses. Ceignez nos reins de la vérité, couvrez-nous de la cuirasse de la justice, donnez à nos pieds l’Évangile de paix pour chaussure indestructible ;
munissez-nous du bouclier de la foi, contre lequel viennent s’éteindre les traits enflammés de notre cruel ennemi.
Placez sur notre tête le casque qui est l’espérance du salut, et dans notre main le glaive spirituel qui est la parole même de Dieu » , et à l’aide duquel,
comme le Seigneur dans le désert, nous pouvons venir à bout de tous nos adversaires. Esprit de Force, faites qu’il en soit ainsi.
don de science.
Soyez béni, divin Esprit, pour cette lumière que vous répandez en nous, que vous y maintenez avec une si aimable persévérance. Ne permettez pas que nous en
cherchions jamais une autre.
Elle seule nous suffit ; hors d’elle il n’y a que ténèbres.
Gardez-nous des tristes inconséquences auxquelles plusieurs se laissent aller imprudemment, acceptant un jour votre conduite, et le lendemain se livrant aux
préjugés du monde ; menant une double vie qui ne satisfait ni le monde ni vous.
Il nous faut donc l’amour de cette Science que vous nous avez donnée pour que nous fussions sauvés ; l’ennemi de nos âmes la jalouse en nous, cette science
salutaire ; il voudrait y substituer ses ombres.
Ne permettez pas, divin Esprit, qu’il réussisse dans son perfide dessein, et aidez-nous toujours à discerner ce qui est vrai de
ce qui est faux, ce qui est juste de ce qui est injuste. Que, selon la parole de Jésus, notre œil soit simple, afin que tout notre corps, c’est-à-dire l’ensemble de nos actes, de nos
désirs et de nos pensées, soit dans la lumière ; et sauvez-nous, divin Esprit, de cet œil que Jésus appelle mauvais, et qui rend ténébreux le corps tout entier.
don de sagesse
Insistons auprès du divin Esprit, et prions-le de ne pas nous refuser cette précieuse Sagesse qui nous conduira à Jésus, la Sagesse infinie.
Un sage de l’ancienne loi aspirait déjà à cette faveur, quand il écrivait ces paroles dont le chrétien seul a l’intelligence parfaite : « J’ai désiré,
disait-il, et l’Intelligence m’a été donnée ; j’ai prié, et l’Esprit de Sagesse est venu en moi » .
Il faut donc demander ce don avec instance.
Dans la nouvelle Alliance, l’Apôtre saint Jacques nous y invite par ses exhortations les plus pressantes. « Si quelqu’un de vous, dit-il, veut avoir la
Sagesse, qu’il la demande à Dieu qui donne à tous avec tant de largesse et qui ne reproche pas ses dons ; qu’il demande avec foi, et qu’il n’hésite pas » .
Nous osons prendre pour nous cette invitation de l’Apôtre, ô divin Esprit, et nous vous disons : O vous qui procédez de la Puissance et de la Sagesse,
donnez-nous la Sagesse.
Celui qui est la Sagesse vous a envoyé vers nous pour nous réunir à lui. Enlevez-nous à nous-mêmes, et unissez-nous à celui qui s’est uni à notre faible
nature. Moyen sacré de l’unité, soyez le lien qui nous unira pour jamais à Jésus, et celui qui est la Puissance et le Père nous adoptera « pour ses héritiers et pour les cohéritiers de son Fils »
.
dom guéranger.
Puisque ces dons sont si grands et qu’ils montrent si nettement l’immense bonté de l’Esprit-Saint à notre égard, ils nous obligent à lui témoigner la plus grande
piété et soumission.
Nous y parviendrons aisément en nous appliquant chaque jour davantage à le connaître, l’aimer, l’invoquer : puisse cette exhortation, sortie de Notre cœur paternel,
provoquer cet amour. - Peut-être y a-t-il encore aujourd’hui des chrétiens qui, interrogés comme ceux auxquels l’Apôtre demandait jadis s’ils avaient reçu le Saint-Esprit, répondraient comme eux
: Mais nous n’avons même pas entendu dire qu’il y eût un Esprit-Saint .
Du moins beaucoup ne connaissent pas cet Esprit ; Il le nomment souvent dans leurs exercices de piété, mais avec une foi très peu éclairée. En conséquence, que les
prédicateurs et tous ceux qui ont charge d’âmes se souviennent qu’il leur incombe le devoir de transmettre avec zèle et en détail tout ce qui concerne le Saint-Esprit, en écartant toutefois les
controverses ardues et subtiles, afin d’éviter les vaines témérités de ceux qui voudraient imprudemment scruter tous les mystères divins.
Il importe plutôt de rappeler clairement les bienfaits sans nombre qui ne cessent de découler sur nous de cette source divine ; ainsi, ils dissiperont
entièrement l’erreur et l’ignorance indignes des fils de lumière.
Nous insistons sur ce point, non seulement parce qu’il s’agit d’un mystère qui nous conduit directement à la vie éternelle, et que, par conséquent,
nous devons croire fermement, mais encore parce que le bien est d’autant plus aimé qu’il est plus connu.
On doit aimer l’Esprit-Saint, - et c’est le second sujet que Nous avions annoncé - parce qu’il est Dieu : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur,
de toute ton âme et de toutes tes forces .
On doit aussi l’aimer parce qu’il est l’Amour premier,substantiel, éternel,et rien n’est plus aimable que l’amour ; on doit l’aimer d’autant plus qu’il nous
a comblés de plus grands bienfaits qui témoignent de sa munificence et appellent notre gratitude.
Cet amour a une double utilité fort appréciable. Il nous excitera à acquérir chaque jour une connaissance plus complète de l’Esprit-Saint : Celui qui aime dit le
Docteur Angélique, ne se contente pas d’un aperçu superficiel de l’objet aimé ; mais il s’efforce d’en rechercher tous les détails intimes, et il pénètre tellement dans son intimité, qu’on dit de
l’Esprit-Saint, Amour de Dieu, qu’il scrute même les profondeurs divines, et il nous accordera ses dons célestes en abondance, d’autant plus que, si l’ingratitude ferme la main du
bienfaiteur, par contre, la reconnaissance la fait rouvrir.
Il faut veiller à ce que cet amour ne se borne pas à une aride connaissance ni à hommage purement extérieur ; qu’il soit, au contraire, prompt à agir, et surtout
qu’il évite le péché, qui offense particulièrement le Saint-Esprit. En effet, tout ce que nous sommes, nous le sommes par la bonté divine, qui est attribuée spécialement au Saint-Esprit.
Il offense donc son Bienfaiteur celui qui pèche et qui, abusant de ses dons et de sa bonté, devient chaque jour plus audacieux.
Comme Il est Esprit de vérité, si quelqu’un tombe par faiblesse ou ignorance, il aura peut-être une excuse aux yeux de Dieu, mais celui qui, par
malice, combat la vérité et s’en détourne, pèche gravement contre le Saint-Esprit.
Cette faute s’est tellement multipliée de nos jours, qu’il semble que nous soyons arrivés à cette époque perverse prédite par saint Paul, où les hommes,
aveuglés par un juste jugement de Dieu, regarderont comme vrai ce qui est faux et croiront au Prince de ce monde, qui est menteur et père du mensonge, comme s’il était le docteur de vérité. Dieu
leur enverra l’esprit d’erreur, afin qu’ils croient au mensonge ;
dans les derniers jours, certains abandonneront la foi, s’attachant à l’esprit d’erreur et aux doctrines
diabolique .
Mais puisque l’Esprit-Saint, comme Nous l’avons dit, habite en nous ainsi qu’en un temple, il faut rappeler le précepte de l’Apôtre : Ne contristez pas
l’Esprit de Dieu dont vous portez le signe . Il ne suffit pas d’éviter le mal, mais le chrétien doit briller de l’éclat de toutes les vertus, afin de plaire à un hôte si grand et si
bienfaisant ; au premier rang, doivent se trouver la pureté et la sainteté, qualités qui conviennent à un temple.
C’est pourquoi le même Apôtre dit : Ignorez-vous que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un profane le temple de Dieu,
Dieu le perdra ; car le temple que vous êtes est saint; menace terrible, il est vrai, mais combien juste ! -
Enfin, il faut prier le Saint-Esprit, car il n’est personne qui n’ait le plus grand besoin de son aide et de son secours.
Comme nous sommes tous dépourvus de sagesse et de force, accablés par les épreuves, portés au mal, nous devons tous chercher un refuge auprès de celui qui
est la source éternelle de la lumière, de la force, de la consolation, de la sainteté.
C’est à lui surtout qu’il faut demander ce bien indispensable aux hommes, la rémission des péchés : le propre de l’Esprit-Saint est d’être le don du Père et
du Fils ; la rémission des péchés se fait par l’Esprit-Saint, en tant que don de Dieu .
C’est de cet Esprit que la liturgie dit expressément : il est la rémission de tous les péchés
. Comment faut-il prier ? L’Eglise nous l’enseigne très clairement, elle qui le supplie et l’adjure par les noms les plus doux :
"Venez, Père des pauvres ; venez, distributeur des grâces ; venez, lumière des cœurs ; consolateur excellent, doux hôte de
l’âme, agréable rafraîchissement ; elle le conjure de laver, de purifier, de baigner nos esprits et nos cœurs, de donner à ceux qui ont
confiance en lui le mérite de la vertu, une heureuse mort et la joie éternelle.
Et l’on ne peut douter qu’il n’écoute ces prières, celui a écrit de lui-même : l’Esprit lui-même supplie pour nous avec des
gémissements inénarrables .
Enfin, il faut lui demander assidûment et avec confiance de nous éclairer de plus en plus, de nous brûler des feux de son amour, afin qu’appuyés sur la foi
et la charité, nous marchions avec ardeur vers les récompenses éternelles, car il est le gage de notre héritage
Ces grandes vérités du salut que vous n'entendrez jamais parce que l'espérance moderniste est limitée à la planète terre" quand tout le monde sera
frère et se fera bisous bisous, et que christ reviendra dans la grande fraternité universelle .
comme l'on comprend tout à travers leurs belles liturgies ... ! à vous couper le souffle !
Mais les aspirations d'un catholique sont plus motivantes et vont au-delà..
sainte fête de la Pentecôte
Un jour les élus verront le Roi éternel des siècles dans tout l'éclat de sa gloire et de sa majesté: Regem in decore suo videbunt;(Is. XXXIII,17) ils le verront, non plus seulement par reflet, dans le miroir des créatures, per speculum,; non plus au travers d'un
voile et dans l'obscurité de la foi, in aenigmale; non plus par derrière comme Moïse, mais face à face, facie ad faciem, directement,
immédiatement, tel qu'il est, sicuti est, comme il se voit et se connait lui-même, cognoscam sicut et cognitus sum; ils contempleront éternellement d'un regard toujours
avide quoique perpétuellement rassasié cette beauté infinie, source féconde, idéal souverainement parfait de toute beauté, de toute bonté, de toute perfection. Et comme Dieu est un bien infini,
le bien universel, bonum universale,suivant l'expression de saint Thomas, le bien de tout bien,
bonum omnis boni, l'océan, la plénitude de la bonté, en se faisant voir aux bienheureux, il leur montrera véritablement tout bien: Ego ostendam omne bonum.
Si les Apôtres, admis sur le Thabor à voir la gloire de la sainte âme de Notre-Seigneur rayonnant à travers son corps mortel, s'écriaient, dans un saint transport
mêlé de crainte et d'allégresse et sans savoir ce qu'ils disaient:" Seigneur, il fait bon ici: Domine, bonum est nos hic esse"; (Marc IX 15) que sera-ce quand, fortifié par la lumière de
gloire, notre esprit pourra contempler à loisir non seulement l'Humanité transfigurée du Verbe fait chair, mais la Divinité elle-même dans toute sa splendeur; quand, embrassant d'un seul coup
toutes et chacune des perfections divines que nous sommes obligés maintenant d'étudier séparément pour les mieux connaître, il les verra se fondre dans une simple et unique perfection infinie:
spectacle enivrant et vraiment ineffable, dont rien ici-bas ne peut nous donner une idée?
Que sera-ce quand son regard, devenu plus ferme et plus perçant que celui de l'aigle, pourra scruter les mystères de la vie intime de Dieu, sonder les
abîmes de sa sagesse et de sa justice, considérer les richesses incompréhensibles de son amour, les excès de sa miséricorde, la profondeur de ses décrets, les merveilleuses opérations de sa
grâce, les voies secrètes et admirables par lesquelles il conduit chacun de nous au terme de sa destinée?
Là, notre intelligence, si avide de savoir, si affirmée de vérité, trouvera dans la claire vue du Verbe son plein rassasiement: Satiabor eum apparuerit
gloria tua;
car le Verbe, c'est la vérité, non la vérité amoindrie, partielle, fragmentaire, mais la vérité pleine, totale substantielle. Et, comme le remarque
saint Grégoire:" Que peut-on ignorer quand on connait celui qui sait tout, qui a tout fait, par qui tout existe? "
Là notre volonté, que rien ici-bas ne peut satisfaire, lors même que nous réaliserions l'irréalisable conquête du monde entier, trouvera dans la possession
du souverain bien la plus entière satisfaction de tous ses désirs: Qui replet in bonis desiderium tuum.
Là, notre coeur, toujours inquiet durant cette vie, parce qu'en nous faisant pour lui-même et en nous créant capables de le posséder, Dieu y a creusé des
abîmes que lui seul peut combler, trouvera son parfait repos.
Tenterons-nous de faire connaître plus à fond l'héritage des enfants de Dieu? Mais il faudrait pour cela dire ce qu'est le ciel. Or, n'y aurait-il pas témérité de
notre part à vouloir décrire ce que l'apôtre saint Paul lui-même, quoique élevé au troisième ciel, se déclare impuissant à exprimer?
Assurément, ce serait une intolérable présomption, si, pour parler d'une chose si fort au-dessus de nos conceptions, nous en êtions réduits à nos seules
lumières.
Mais "l'Esprit-Saint, qui scrute tout même les profondeurs de Dieu" (I Cor. II 10) a daigné nous fournir sur ce point des
données précieuses, qu'il importe de ne pas laisser dans l'ombre.
Afin de nous aider à concevoir quelque peu les ineffables délices du ciel, il nous l'a représenté sous des nom multiples et des figures variées; tantôt comme un
royaume, tantôt comme la maison du Père céleste et la vraie patrie des âmes. Ici, c'est un banquet, un festin de noces; là un torrent de
délices; puis c'est le repos, la paix, la vie, la vie sans terme et sans limite, la vie éternelle...
"Quelle félicité, s'écrie saint Augustin, quand, tout mal cessant, tout bien sortant de l'obscurité, on ne se livrera plus qu'aux louanges de Dieu, qui sera
tout en tous!.. C'est là que résidera la vraie gloire, qui ne sera donnée ni par l'erreur, ni par la flatterie. Là, le véritable honneur, qui ne sera refusé à qui le mérite, ni déféré à
l'indigne; et il ne sauraiit y avoir de candidat indigne, là où nul ne saurait être, s'il n'est digne. Là enfin, la véritable paix, où l'on ne souffrira rien de contraire ni de soi ni des autres.
L'auteur même de la vertu en sera la récompense, et cette récompense qu'il lui a promise, la plus grande et la meilleure de toutes c'est lui-même.
La patrie ! quel doux nom! quelle plus douce chose! Comme son souvenir fait battre le coeur! Comme on est heureux d'y revenir après une absence plus ou
moins longue! C'est là que se trouve tout ce qu'on a aimé, tout ce qu'on aime encore: parents, amis, connaissances, le toit paternel, la cendre des aïeux. Là, l'air est plus pur, le soleil plus
joyeux, la campagne plus riante, les fleurs plus belles, les fruits plus savoureux. Là, au lieu d'être seul, inconnu, oublié, on se voit entouré, on se sent aimé, on est heureux.
...
La patrie véritable c'est celle que les anciens patriarches considéraient et saluaient de loin et qu'ils faisaient profession de chercher, s'appelant
volontiers des exilés et des voyageurs; celle après laquelle nous devons soupirer nous-mêmes, car nous n'avons pas ici-bas de demeure permanente:Non habemus hic manentem civitatem,
sed futuram inquirimus ;
c'est la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, l'innombrable société des anges, l'assemblée des premiers-nés dont le nom est inscrit au livre de
vie.
Quelle incomparable famille! quelle délicieuse société !
O Beau ciel, éternelle patrie, quand pourrons-nous te voir? On nous raconte de toi des choses si glorieuses et si belles!
gloriosa dicta sunt de te civitas Dei.
Ps L XXX VI 3
Qui n'aspire au repos? qui ne souhaite la paix; et l'apôtre saint Paul nous invite "à porter
constamment la mortification de Jésus dans notre corps, si nous voulons que la vie divine se manifeste dans notre chair mortelle." (II Cor. IV 10)
La vie présente est le temps du travail, les labeurs féconds, de l'ensemencement spirituel. (gal VI,8)
Comme le laboureur obligé de porté le poids du jour et de la chaleur, de subir les intempéries des saisons, de fatiguer ses bras robustes à déchirer le sein de la
terre avant de lui confier la semence, espoir de la futur récolte, le chrétien doit, lui aussi vaquer sans défaillance aux oeuvres qui constituent sa tâche de chaque jour; il doit se
livrer à la prière, se plier à l'obéissance, courber ses épaules sous le joug de la croix, supporter, sans se plaindre, les ennuis, les tristesses, les tribulations qui sont le pain quotidien de
l'exil. Ajoutez à cela les privations, les souffrances, la pauvreté, les contradictions, les froissements douloureux, les ingratitudes, tant de blessures secrètes du coeur, tant de douleurs intimes d'autant plus amères et pénibles à porter qu'elles sont souvent sans témoins et sans consolateurs.
Bref, suivant la parole de nos saints Livres, le chrétien doit semer dans les larmes: Euntes, ibant et flebant, mittentes semina sua.
Et comme si tout cela n'était point assez pour sa faiblesse, d'autres épreuves l'attendent encore: c'est la maladie qui le guette, la mort qui fauche
impitoyablement autour de lui des existences souvent bien chères; c'est le spectacle de l'injustice triomphante, la persécution organisée contre quiconque veut être fidèle à son devoir; ce sont
les tentations qui l'assiègent, les attaques incessantes des ennemis de son salut; c'est le combat toujours renaissant contre les mauvais instincts de la nature, la lutte de chaque jour contre
ses passions; combat si acharné , lutte parfois si terrible , que le grand Apôtre lui-même s'écriait:" Qui me délivrera de ce corps de mort?"
Mais aussi quelle joie! quel bonheur! quels transports d'allégresse! quand, délivrée de la prison du coprs, soustraite pour toujours aux attaques de ses
ennemis et pleinement purifiée, son âme sera introduite dans le ciel et verra Notre-Seigneur accourir à sa rencontre avec un visage souriant et lui ouvrir ses bras; quand elle entendra tomber de
ses lèvres ces consolantes paroles :"
Lève-toi, ma bien-aimée, viens sans retard te reposer de tes
fatigues.
Surge, propera amica mea et veni.
Déjà l'hiver, cette saison de tristesse et de souffrance, est passé:
Jam enim hiems transiit;
le temps des larmes n'est plus, il a fui pour toujours:
imber abiit et recessit.
Les fleurs, ces fleurs du ciel qui ne se fanent jamais se sont montrées dans notre terre: flores apparuerunt in terra nostra.
Plus douce que celle de la tourterelle, la voix de Marie s'unissant à celle des anges et des bienheureux va désormais résonner à ton
oreille:
"Dès ici-bas Dieu nous permet de vivre en son intimité, et nous commençons en quelque sorte notre éternité, vivant en société avec les trois Personnes
divines. Quel mystère! C'est là que je me perds pour vous retrouver, chère Madame..."
Bse Elisabeth de la Trinité.
Dieu est partout, en tout être et en tout lieu, comme cause immédiate de tout ce qui existe hors de lui;
(nos bons modernos ça ne le nieront jamais..! )
mais il n'habite que dans les justes, auxquels il s'unit d'une façon singulière, comme objet de connaissance et d'amour.
(ah là le bât blesse..déjà nous sommes dans la profession de foi catholique. )
Et ce n'est pas seulement par son image, son souvenir, ou ses dons, qu'il est ainsi présent en eux; il y vient lui même personnellement, inaugurant dès
ici-bas cette vie d'union et de jouissance qui doit se consommer au ciel.
Sitôt, en effet, qu'une créature jusque-là pécheresse rentre en grâce avec son Créateur, celui qui est en Dieu l'Amour
subsistant, l'Esprit-Saint, lui est envoyé pour sceller en quelque sorte par sa présence le pacte de réconciliation, travailler au grand oeuvre de sa sanctification, et devenir en elle le
principe efficient d'une vie nouvelle, incomparablement supérieure à celle de la nature.
Aussi n'est-ce point une visite passagère, si précieuse qu'elle puisse être, qu'il daigne lui faire, mais il vient s'établir dans son âme avec le Père et le
Fils, et y fixer sa demeure.
En y entrant, il se donne lui-même, et c'est là son grand don. Il s'agit ensuite d'embellir et d'orner le temple vivant où il lui plait de résider.
Dans ce but, il y verse cette grâce d'un prix infini qu'on appelle sanctifiante, et qui a pour effet de purifier toute souillure, d'effacer le péché, de justifier, de transformer, de déifier qui
la reçoit, d'en faire un enfant de Dieu et l'objet de ses complaisances, avec droit à l'héritage céleste.
Ce n'est pas tout, car la grâce ne va jamais seule; toujours elle a pour cortège une foule de vertus et de qualités suréminentes qui sont tout à la fois une
parure pour nos puissances et une source d'activité surnaturelle.
Ce sont les vertus théologales; la foi, l'espérance et la charité; les vertus morales infuses et les dons du saint-Esprit: germes féconds des fruits que
Dieu veut récolter en nous; énergies divines, source de ces actes excellents qui portent le nom de béatitudes parce qu'ils sont la cause méritoire et une sorte d'avant-goût de la félicité que
nous espérons.
Ainsi pourvus, nous pouvons aller de l'avant; et, pour nous acheminer efficacement et sûrement vers les rivages éternels, nous n'avons plus qu'à recevoir
cette impulsion de l'Esprit-Saint qui est le partage des enfants de Dieu.
Elle ne se fait pas attendre. Du fond de l'âme où il réside, ce divin Esprit éclaire notre intelligence, échauffe notre coeur, nous excite et nous pousse au
bien.
Qui comptera toutes les saintes pensées qu'il suscite, les bons mouvements qu'il provoque, les inspirations salutaires dont il est la
source?
Pourquoi faut-il que de malheureuses et trop fréquentes résistances viennent paralyser plus ou moins son action bienfaisante et en entraver les effets? C'est ce qui
explique pourquoi tant de chrétiens en possession habituelle de la grâce et des énergies divines qui l'accompagnent, demeurent néanmoins si faibles et si lâches dans le service de Dieu, si peu
zélés pour leur perfection, si inclinés vers la terre, si oublieux des choses du ciel, si faciles à entraîner au mal. Aussi l'Apôtre nous exhorte-t-il "à ne pas contrister l'Esprit-Saint" par
notre infidélité à la grâce: Nolite contristare Spiritum sanctum Dei, et surtout " à ne pas l'éteindre dans nos coeurs: Spiritum nolite extinguere.
Il est une autre cause qui achève d'expliquer pourquoi une semence si abondante de grâces ne produit qu'une si chétive moisson. C'est que, ne connaissant
que très imparfaitement le trésor dont ils sont les dépositaires, nombre de gens n'en ont qu'une faible estime et se mettent peu en peine de le faire fructifier.
Et pourtant, quelle force, quelle générosité, quel respect d'eux-mêmes, quelle vigilance, et aussi quelle consolation et quelle joie ne leur inspirerait pas
cette pensée constamment entretenue et pieusement méditée:l'Esprit-Saint habite dans mon coeur!
Il est là, protecteur puissant, tout prêt à me défendre contre mes ennemis, à me soutenir dans mes combats, à m'assurer la victoire. Ami
fidèle, toujours il est disposé à me donner audience, et, "loin d'être une source d'amertume et d'ennui, sa conversation apporte l'allégresse et la joie : Non enim habet
amaritudinem conversatio illius, nec taedium convictus illius, sed laetitiam et gaudium." I. Ephes. IV,30
Il est là, témoin toujours veillant de mes efforts et de mes sacrifices, comptant, pour les récompenser un jour, chacun de mes pas, suivant toutes mes
démarches, n'oubliant rien de ce que je fais pour son amour et sa gloire.
L'Esprit-Saint habite dans mon coeur!
Je suis son temple, le temple de la sainteté par essence; il faut donc que je devienne saint moi-même, car le premier
caractère de la maison de Dieu, c'est la sainteté.Domum tuam Domine, decet sanctitudo.ps. XCII,5 Je dirai donc avec le
Psalmiste, par ma conduite plus encore que par mes paroles:" O Seigneur, j'ai aimé la beauté de votre maison et le lieu où habite votre gloire: Domine, dilexi decorem domus tuae, et locum
habitationis gloriae tuae.Ps. XXV,8
Quoi de plus efficace que ces réflexions pour nous déterminer à vivre, suivant la parole de saint Paul, "d'une manière digne de Dieu, nous efforçant de lui plaire
en toutes choses et de porter toutes sortes de fruits en bonnes oeuvres. " Col. I,10
Travaillons donc à croître dans la science de Dieu, crescentes in scientia Dei, nous appliquant chaque jour à mieux connaître, afin de les apprécier davantage, les
dons divins.
Aimons, honorons, invoquons souvent l'Esprit-Saint, soyons dociles à ses inspirations; et si nous voulons occuper un jour le
trône de gloire qui nous a été préparé dans le ciel, commençons par glorifier ici-bas et dans notre âme et dans notre corps cette Trinité sainte dont nous sommes le séjour et le temple
.
Que sont, à côté de cette qualité d'enfants de Dieu et de frères de Jésus-Christ, les titres les plus fastueux dont la vanité humaine aime à se se parer comme d'une
auréole?
Qu'est-ce qi'un prince de terre, un chef d' Etat, un monarque si puissant qu'on le suppose, à côté d'un héritage de la couronne céleste? C'est ce qu'avait
parfaitement compris notre grand saint Louis; aussi préférait-t-il au nom si justement célèbre de roi de France l'humble dénomination de Louis de Poissy, du lieu où il avait reçu le sacrement de
la régénation.
Que d'autres se glorifient, s'ils le veulent, de la noblesse de leur origine, de l'étendue et de la profondeur de leur savoir, de l'abondance de leurs
richesses, de l'éclat de leurs honneurs: aux yeux de la foi, et par conséquent au jugement de Dieu, rien de tout cela n'est comparable à la dignité d'un chrétien en état de grâce. Ce juste
n'est peut-être qu'un pauvre artisan, vivant péniblement du travail de ses mains, une humble femme sans influence comme sans notoriété, moins encore, un mendiant méconnu et méprisé, possédant à
peine quelques baillons sordides pour couvrir sa nudité .
Mais pendant que les heureux de la terre passent à ses côtés sans daigner lui jeter un regard, le ciel entier a les yeux sur lui: Dieu le contemple avec
amour, prêt à redire de lui les paroles qu'il laissa tomber un jour de ses lèvres à la louange du Sauveur Jésus:" Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j'ai mis toutes mes
complaisances"; les anges l'entourent d'un religieux respect et le couvrent de leur protection, car ils voient en lui un frère et un cohéritieur de la gloire céleste.......
Voilà ce qu'il faut enseigner et redire fréquemment aux hommes de la génération contemporaine si froidement indifférents pour les choses du salut, si ingrats envers
Dieu, si dédaigneurs des biens de la grâce .
A ces baptisés faisant si bon marché de leur titre de chrétiens, quand il ne s'en montrent pas ouvertement humiliés devant les enfants du siècle, il faut
rappeler l'éclat de leur naissance spirituelle, la dignité de leur baptême, l'incomparable grandeur de leurs destinées; il faut leur apprendre à ne pas rougir de ce qui fait leur
gloire.
Est-ce qu'un fils de famille, un jeune homme de noble extraction, rougit du nom de ses ancêtres? Est-ce qu'il cache ou dissimule son blason ? Il fait, au contraire,
sonner l'un bien haut, et s'ingénie à mettre l'autre en évidence.
Eh bien, nous tous qui avons été baptisés, nous sommes de la plus grande race du monde, nous sommes de race divine, nous sommes enfants de
Dieu.
" Apprenez, disait jadis saint Jérôme à la vierge Eustochium, en l'invitant à ne pas fréquenter les matrones superbes enfées de l'importance de leurs maris apprenez
à concevoir ici un saint orgueil; sachez que vous valez mieux qu'elles : Disce sanctam superbiam; scito te illis majorem:'
Si l'humilité chrétienne nous sied en tant que créatures, et surtout en tant que pécheurs, il ne nous convient pas d'avoir, touchant les choses de la grâce, des
pensées médiocres ou des bas sentiments. Une sainte fierté parait ici tout à fait de mise, celle qui respecte les dons de Dieu et refuse de déroger.
Que des hommes étrangers à notre foi réservent leur estime pour les biens et les avantages de l'ordre naturel, qu'ils exaltent plus que de raison les conquêtes de
la science, cela se conçoit: car " l'homme animal, suivant l'énergique expression de saint Paul, ne connaît pas les choses qui sont de l'Esprit de Dieu". ; quant au chrétien, s'il ne cède à
personne dans l'estime et la culture des sciences naturelles et humaines - car loin d'être une dépression de la nature, la grâce en est, au contraire, la plus spledndide exalatation, - il
fait par ailleurs profession de croire à une science plus haute et plus nécessaire, la science du salut.
" O chrétien , reconnais ta dignité et, devenu participant de la nature divine, ne va pas retourner par une conduite indigne de ta céleste origine à ton
ancienne bassesse. "
Et pour exciter le chrétien à repousser couragement la tentation, l'illustre évêque de Carthage ne trouve pas de motif plus puissant que celui de sa filiation
divine "
Lors donc que la chair te sollicite à des plaisirs honteux, réponds: Je suis fils de Dieu, appelé à de trop hautes destinées pour me faire l'esclave de
viles passions. Quand le monde te tente, réponds-lui: Je suis fils de Dieu; des richesses célestes me sont réservées, il est indigne de moi que je m'attache à une motte de terre.
Quand le démon cherche à t'attaquer et te promets des honneurs, dis-lui: Je suis fils de Dieu, né pour un royaume éternel; retire-toi Satan.
- Ne déchois jamais des hautes pensées qui siéent à des enfants de Dieu ....
"O Feu consumant, Esprit d'amour, survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe ; que je Lui sois une humanité de
surcroît en laquelle il renouvelle tout son Mystère."
Elisabeth de la Trinité
On l’appelle, Esprit, Souffle sacré, parce qu’il est l’aspiration, le soupir amoureux de la volonté de Père et du Fils Jésus souffle sur ses apôtres, quand ailleurs
donne l’Esprit -Saint. Il leur fait comprendre par là, qu’il leur communique ce soupir d’amour, qui va du Père au Fils, qui retourne du Fils au Père, et qui fait de l’Esprit le souffle amoureux
du Père et du Fils ; souffle sacro-saint, dans lequel ils s’étreignent ineffablement, dans lequel Dieu veut embrasser l’âme qu’envahit son Esprit.
Et parce que l’amour fait l’union et l’unité du Père et du Fils, ce qui est leur éternelle perfection, c’est aussi leur sainteté plénière. Et c’est
pourquoi, nous l’appelons le saint, le Saint-Esprit, nom adorable de la sainteté de Dieu.
Pour autant que notre raison peut saisir quelque chose de la vie divine, nous surprenons, dans le sein du Père, comme un double pulsation d’ineffable dilection : le
Père contemplant son essence et ses perfections infinies s'en forme une parfaite image, terme de sa connaissance, qui est son Fils, le fils de ses complaisances. Et le Fils se retourne vers celui
qui l’engendre ; il le reconnaît, s’il se peut dire, en s’abîmant en cette même essence et perfections qui leur sont communies, et se voyant l’un et l’autre infiniment parfaits, infiniment
aimables, il est impossible qu’ils ne s’aiment infiniment. De l’amour réciproque du Père et du Fils résulte un amour infini égal en toutes choses à la bonté qu’ils aiment, et c’est pourquoi, cet
amour est Dieu, le Saint des Saints, Dieu comme le Père et le Fils dont il procède.
Cet Esprit-Saint, certes, ne peut appeler Dieu son Père : c’est le privilège du Fils engendré du Père. Mais, chose admirable, dans ceux en qui il surviendra
et qu’il fait les enfants adoptifs de Dieu, dans les coeurs, dont il prendra possession, c’est lui, qui par sa langue de feu, criera vers Dieu. Père, Père !..
Et c’est ainsi que l’Esprit-Saint, de qui nul ne procède au sein de la Trinité, créera en dehors de Dieu des enfants à qui il donnera la liberté, dans une
confiance pleine d’amour, d’appeler Dieu lui-même et de l’invoquer, disant : Notre Père …
Adorable Esprit-Saint, que ne vous dois-je pas, moi, la plus indigne de vos créatures ? Souffle du Père et du Fils, vous me donnez de communier à la spiration
ineffable du Père dans le Fils, à la spiration du Fils dans le Père ; et, mû par ce souffle d’amour, vous me permettez de crier vers Dieu : Père, mon Père à moi !…
C’est au baptême que vous me donnez droit à cette capacité de vie divine, en moi
Dom Vandeur.
la seule doctrine catholique recevable du saint Esprit ..
La source d'eau, fons vivus, c'est le Saint-Esprit, qui nous a été envoyé, qui nous est donné avec la charité infuse qui nous unit à lui. Or, il nous a été
donné comme Maitre intérieur et comme consolateur pour nous faire pénétrer et goûter le sens intime de l'Évangile : « Le consolateur, l'Esprit-Saint, que mon Père vous enverra en mon nom, lui,
vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit » (Jean, xiv, 26). C'est ce qui se réalisa pour les apôtres le jour de la Pentecôte, et pour nous, toute proportion
gardée, le jour de notre confirmation. Aussi saint Jean écrit-il aux simples fidèles dans sa Ière Épître, II, 20-27 : « Pour vous, c'est du Saint-Esprit que vous avez reçu l'onction... Cette
onction demeure en vous et vous enseigne sur toutes choses » utiles au salut.
Saint Paul dit aussi ( Rom. , y, 5) : « L'amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit, qui nous a été donné. » Le Saint-Esprit est ainsi
en tous les justes, en toute âme en état de grâce.
Or ce n'est pas pour y rester oisif qu'il habite en nous, c'est pour y opérer, lui qui est l'Amour même subsistant ; c'est pour être notre Maître intérieur
par ses Sept dons, qui sont des dispositions infuses permanentes pour assurer notre docilité à son égard. Ces dispositions grandissent en nous avec la charité. Si donc nous n'entendons pas mieux
les saintes inspirations du Maître intérieur, c'est que nous nous écoutons trop nous-mêmes, et que nous ne sommes pas assez désireux du règne profond de Dieu en nous.
rp Garrigou lagrange OP
Comment la colombe est devenue le symbole de l’Esprit Saint
Nulle part dans l’Ancien Testament la colombe ne symbolise l’Esprit de Dieu. Alors comment en est-on arrivé à cette signification dans le Nouveau Testament, en
particulier lors du baptême du Christ ?
Quatre textes de l’Ancien Testament nous éclairent. La Genèse, où le souffle (ruah) de Dieu plane sur les eaux (Gn 1, 2). Cette action de ‘planer’ évoque le vol de
la colombe au dessus du Jourdain. Le baptême est la création d’une humanité nouvelle. La Genèse encore, où la colombe de Noé annonce la paix entre Dieu et toute l’humanité (Gn 8, 11). La paix est
un don de l’Esprit Saint arrachée grâce à la victoire du Christ ressuscité : « La paix soit avec vous » ! Dans le Cantique des Cantiques, par quatre fois, les yeux de la Bien aimée sont comparés
à des colombes (Ct 1, 15 par ex.) et disent la beauté spirituelle du regard. Puissions-nous, par l’Esprit Saint, voir aussi spirituellement les réalités spirituelles ! Et encore dans ce même
Cantique, c’est la Fiancée elle-même qui est appelée par trois fois ‘ma colombe’ (Ct 6, 9, par ex).
Dans l’Apocalypse, celle qui descend du ciel est la Jérusalem Céleste (Ap 21, 2). Cité Sainte et Fiancée sont une seule et même figure.
Le rôle amoureux de l’Esprit Saint Colombe est de nous envelopper d’un même vol dans l’intimité du Père et du Fils.
"Vous êtes enfants de Dieu, le ciel est pour vous. Allons, donc, chrétiens, rachetés par Jésus-Christ, écoutez la voix de votre mère véritable; écoutez
la voix de Jésus-Christ, qui sur la croix, avec de grandes douleurs, vous donne la vie; reconnais la voix de ta mère qui t'appelle : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et boive. Venez à moi,
je vous rendrai heureux et je vous rassasierai. Si l'homme est raisonnable il dira : " Voici mon Rédempteur, voici celui qui a donné son sang pour moi, je veux partir avec lui ". Il te donnera à
boire son esprit; tu en seras si heureux et si rassasié que de ton estomac sortiront des sources d'eau vive. Non seulement il y aura de l'eau et de la joie pour toi mais aussi pour les autres. Il
désire nous communiquer son Esprit; il fait le plus possible pour te donner ce dont tu as besoin; n'en doutes pas, il donnera sans retenue.
- Eh bien, que vais-je faire cette semaine pour être prêt à le recevoir ? - Fais ce que les apôtres ont fait. Que désirez-vous ? Le Saint-Esprit ?
Sachez qu'il n'est pas ami de la chair. Les saints docteurs disent qu'une des principales raisons du départ de Jésus-Christ fut le grand amour qu'on portait à l'Homme-Dieu. - Qu'il parte, dit le
Saint-Esprit, et je viendrai aussitôt. - Vous êtes jaloux, Saint-Esprit. Et de qui ? Est-ce de la chair très pure qui fut conçue par vous-même ?
Que les amants sortent de leur erreur, et que ceux qui sont portés vers la chair sortent de leur erreur, car le Saint-Esprit ne descendra en aucun
d'eux.
La colombe qui est sortie de l'arche de Noé saisit un petit rameau vert d'olivier, et ne voulut pas poser ses pattes sur un cadavre; et pure elle
retourna à l'arche. Au corbeau de manger la chair morte, à la colombe de la détester. La colombe est le symbole de l'Esprit, et le Saint-Esprit ne touche pas à
la chair morte : Purifiez vos coeurs des désirs charnels.
Que jeûnent cette semaine ceux qui en ont la force, car s'il veut de la chair, ce doit être de la chair mortifiée et amaigrie par les
jeûnes.
En récompense et en grâce je vous demande de balayer votre maison par une confession très dévote car votre Hôte doit venir et il ne serait pas bien
qu'il trouve la maison sale.
Bienheureux Jean d'Avila .
Quand le Saint-Esprit vient dans un coeur, c'est pour s'y établir à demeure et n'en plus sortir, à moins qu'on ne l'y contraigne par le
péché.Ad eum veniemus, et mansionem apud eum faciemus.
Qu'est-ce donc, encore un coup, qui l'amène? et pourquoi vient-il. Serait-ce uniquement pour recevoir
dans ce temple vivant et saint nos adorations et nos louanges, nos prières et nos actions de grâces? Serait-ce pour nous encourager par sa présence dans nos luttes et nos combats de chaque jour,
un peu à la façon d'un aïeul vénérable qui suit d'un regard sympathique et rajeuni par l'amour les ébats de ses petits-fils, sans toutefois y prendre une part active?
Non. S'il vient c'est pour agir, car Dieu est essentiellement actif; il est disent les théologiens, un acte
pur.
Aussi, loin d'être stérile et infructueuse, la présence en nous de l'Esprit sanctificateur, son union avec nos âmes, est, au contraire, souverainement
féconde.
Nous arracher à l'empire des ténèbres et nous transférer dans le royaume de la lumière; créer en nous l'homme nouveau et renouveler la face de notre âme en
la revêtant de justice et de sainteté; nous infuser avec la grâce une vie infiniment supérieure à celle de la nature, nous rendre participants de la nature divine, faire de nous des enfants de
Dieu et des héritiers de son royaume; dilater nos puissances en ajoutant à leurs forces natives des énergies de surcroît, nous emplir de ses dons et nous rendre capables de faire des oeuvres
méritoires de la vie éternelle; bref, travailler efficacement, incessamment, amoureusement, à la sanctification de la créature,, voilà le grand oeuvre qu'il vient entreprendre et qu'il mènera à
bonne fin si nous savons ne pas résister à ses inspirations et lui prêter le concours qu'il réclame et sans lequel rien ne peut aboutir.
pour nos jeunes mariés...François Xavier et Marie...
avec toutes les félicitations et beaucoup de bonheur du petit Placide et des Chavagnousis ..!
Que Notre Dame de Fatima les protège et les bénisse. bonne et longue route
"cousin" j'espère te revoir bientôt quand même ! ces quelques 20 j'aime sont pour vous et mon bonheur est partagé ...!!!! vive les bayonnais quand même !
A chaque fois que nous célébrons l'eucharistie, nous vivons dans la foi le mystère qui s'accomplit sur l'autel, c'est-à-dire que nous participons à l'acte
suprême d'amour que le Christ a réalisé par sa mort et résurrection.
Le même et unique centre de la liturgie et de la vie chrétienne - le mystère pascal - assume ensuite, dans les différentes solennités et fêtes, des « formes »
spécifiques, avec des significations diverses et des dons de grâce particuliers. Parmi toutes les solennités, la Pentecôte se distingue par son importance, parce qu'en elle se réalise ce que
Jésus lui-même avait annoncé comme étant le but de toute sa mission sur la terre. En effet, alors qu'il montait à Jérusalem, il avait déclaré à ses disciples : « Je suis venu jeter un feu sur la
terre et commme je voudrais que déjà il fût allumé » (Lc 12, 49).
Ces paroles trouvent leur réalisation la plus évidente cinquante jours après la résurrection, à la Pentecôte, antique fête juive qui, dans l'Eglise, est devenue par
excellence la fête de l'Esprit Saint : « Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu; ... Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint » (Actes des
Apôtres 2, 3-4).
Le feu véritable, l'Esprit saint, a été apporté sur la terre par le Christ. Il ne l'a pas arraché aux dieux, comme Prométhée, selon le mythe grec, mais il
s'est fait le médiateur du « don de Dieu » et il l'a obtenu pour nous, par le plus grand acte d'amour de l'histoire : sa mort sur la croix.
Dieu veut continuer à donner ce « feu » à chaque génération humaine, et naturellement il est libre de le faire comme et quand il le veut. Il est
esprit, et l'esprit « souffle où il veut » (cf. Jn 3, 8).
Mais il y a une « voie normale » que Dieu a choisie pour « jeter le feu sur la terre » : cette voie c'est Jésus, son Fils unique incarné, mort et
ressuscité. A son tour, Jésus a constitué l'Eglise comme son Corps mystique, afin qu'elle prolonge sa mission dans l'histoire. « Recevez l'Esprit Saint » - a-t-il dit aux Apôtres au soir de la
résurrection, en accompagnant ces paroles par un geste expressif : il a « soufflé » sur eux (cf. Jn 20, 22). Ainsi, il a manifesté qu'il leur transmettait
son Esprit, l'Esprit du Père et du Fils.
Et maintenant, chers frères et sœurs, dans la solennité d'aujourd'hui, l'Ecriture nous dit encore une fois comment doit être la communauté, comment nous devons
être, nous, pour recevoir le don de l'Esprit Saint. Dans le récit, qui décrit l'événement de la Pentecôte, l'auteur sacré rappelle que les disciples « se trouvaient tous ensemble en un
seul lieu ».
Ce « lieu » est le Cénacle, la « chambre haute », où Jésus avait fait la Dernière Cène avec ses disciples, où il était apparu à eux, ressuscité ; cette chambre qui
était devenue pour ainsi dire le « siège » de l'Eglise naissante (cf. Ac 1,13). Cependant, plutôt que d'insister sur le lieu physique, les Actes des Apôtres
veulent faire remarquer l'attitude intérieure des disciples : « Tous d'un même coeur étaient assidus à la prière » (Ac 1, 14). Donc, la concorde des
disciples est la condition pour que l'Esprit Saint vienne ; et le présupposé de la concorde, c'est la prière.
Chers frères et sœurs, ceci vaut aussi pour l'Eglise d'aujourd'hui, cela vaut pour nous, qui sommes ici réunis. Si nous ne voulons pas que la Pentecôte se réduise à
un simple rite ou à une commémoration, même suggestive, mais soit un événement actuel de salut, nous devons nous prédisposer en religieuse attente du don de Dieu par l'écoute humble et
silencieuse de sa Parole. Pour que la Pentecôte se renouvelle à notre époque, il faut peut-être - sans rien enlever à la liberté de Dieu - que l'Eglise soit moins « essoufflée »
par les activités et plus dédiée à la prière.
C'est ce que nous enseigne la Mère de l'Eglise, la très sainte Vierge Marie, Epouse de l'Esprit Saint.
Pour désigner l'Esprit Saint, dans le récit de la Pentecôte, les Actes des Apôtres utilisent deux grandes images : l'image de la tempête et celle du
feu.
Il est clair que saint Luc a à l'esprit la théophanie du Sinaï, racontée dans les livres de l'Exode (19,16-19) et du
Deutéronome (4,10-12.36). Dans le monde antique la tempête était vue comme le signe de la puissance divine, devant laquelle l'homme se sentait assujetti et
craintif.
Mais je voudrais souligner aussi un autre aspect : la tempête est décrite comme un « vent impétueux » et cela fait penser à l'air qui différencie
notre planète des autres astres et nous permet d'y vivre. Ce que l'air est à la vie biologique, l'Esprit Saint l'est à la vie spirituelle ; et de même qu'il existe une pollution
atmosphérique qui empoisonne l'environnement et les êtres vivants, de même il existe une pollution du cœur et de l'esprit qui mortifie et empoisonne l'existence spirituelle.
Alors qu'il ne faut pas s'habituer aux poisons de l'air - et pour cela l'engagement écologique représente aujourd'hui une priorité -, on devrait agir de même pour
ce qui corrompt l'esprit. Il semble au contraire que l'on s'habitue sans difficulté à tant de produits qui polluent l'esprit et le cœur et circulent dans notre société - par exemple les images
qui font un spectacle du plaisir, de la violence ou du mépris de l'homme et de la femme -. C'est aussi cela la liberté, dit-on, sans reconnaître que tout cela pollue, intoxique l'esprit, surtout
des nouvelles générations, et finit ensuite par conditionner la liberté elle-même.
La métaphore du vent impétueux de Pentecôte fait penser au contraire à quel point il est précieux de respirer un air propre, un air physique, par les
poumons, et par le cœur, un air spirituel, l'air salubre de l'esprit qui est l'amour !
L'autre image de l'Esprit Saint que nous trouvons dans les Actes des Apôtres est le feu.
J'ai mentionné au début l'opposition entre Jésus et la figure mythologique de Prométhée, qui rappelle un aspect caractéristique de l'homme moderne. S'étant emparé
des énergies du cosmos - le feu - l'être humain semble aujourd'hui s'affirmer comme un dieu et vouloir transformer le monde en excluant, en mettant de côté, ou même en refusant le Créateur de
l'univers.
L'homme ne veut plus être image de Dieu, mais de soi-même ; il se déclare autonome, libre et adulte. Il est évident qu'une telle attitude révèle un
rapport non authentique avec Dieu, conséquence d'une fausse image qu'il s'est faite de Lui, comme l'enfant prodigue de la parabole évangélique qui croit se réaliser lui-même en s'éloignant de la
maison de son père. Entre les mains d'un tel homme, le « feu » et ses énormes potentialités deviennent dangereux : ils peuvent se retourner contre la vie et contre l'humanité elle-même, comme
hélas l'histoire le démontre. Les tragédies de Hiroshima et Nagasaki, dans lesquelles l'énergie atomique, utilisée à des fins belliqueuses, a fini par semer la mort dans des proportions inouïes,
sont une mise en garde constante.
En vérité, on pourrait trouver de nombreux exemples, moins graves et pourtant tout aussi symptomatiques dans la réalité de chaque jour. L'Ecriture Sainte nous
révèle que l'énergie capable de mettre le monde en mouvement n'est pas une force anonyme et aveugle, mais l'action de « l'Esprit de Dieu qui planait sur les eaux » (Gn 1, 2) au début de la création. Et Jésus Christ a « apporté sur la terre » non pas la force vitale qui l'habitait déjà, mais l'Esprit Saint, c'est-à-dire l'amour de
Dieu qui « renouvelle la face de la terre » en la purifiant du mal et en la libérant de la domination de la mort (cf. Ps 103/104,29-30).
Ce « feu » pur, essentiel et personnel, le feu de l'amour est descendu sur les apôtres, réunis dans la prière avec Marie au Cénacle, pour faire de l'Eglise
le prolongement de l'œuvre rénovatrice du Christ.
Enfin, une dernière réflexion tirée du récit des Actes des Apôtres : l'Esprit Saint vainc la peur.
Nous savons comment les disciples s'étaient réfugiés au Cénacle après l'arrestation de leur Maître et y étaient restés enfermés par peur de subir le même sort.
Après la résurrection de Jésus, leur peur ne disparaît pas à l'improviste. Mais voilà qu'à la pentecôte, lorsque l'Esprit Saint se posa sur eux, ces hommes sortirent sans peur et commencèrent à
annoncer à tous la bonne nouvelle du Christ crucifié et ressuscité. Ils n'avaient pas peur, parce qu'ils se sentaient entre les mains du plus fort.
Oui, chers frères et sœurs, l'Esprit de Dieu, là où il entre, chasse la peur ; il nous fait savoir et sentir que nous sommes entre les mains d'une
Toute-Puissance d'amour : quoi qu'il arrive, son amour infini ne nous abandonne pas.
C'est ce que montrent le témoignage des martyrs, le courage des confesseurs, l'élan intrépide des missionnaires, la franchise des prédicateurs, l'exemple de tous
les saints, certains même adolescents et enfants. C'est ce que montre l'existence même de l'Eglise, qui, en dépit des limites et des fautes des hommes, continue de traverser l'océan de
l'histoire, poussée par le souffle de Dieu, et animée par son feu purificateur.
Avec cette foi et cette joyeuse espérance, nous répétons aujourd'hui, par l'intercession de Marie : « Envoie ton Esprit, Seigneur, qu'il renouvelle la face
de la terre ». Amen
"Pour vous comme pour nous il n'y a de sûreté que dans l'adhésion à la Parole de Dieu qui nous révèle le Mystère
du Dieu trine parfaitement heureux et pourtant bon Pasteur si soucieux de chacune de ses brebis. "
.
.
+
"creo haberlo visto al RP Henry durante mi estadia en la querida Abadia de Fontgombault
y si es quien yo creo puedo decir que se trataba de un monje con la sonrisa dispuesta.
Viva la querida Abadia de Ntra.Sra. de la Asuncion de Fontgombault!"
Gustavo .
-
°
+
+
"Dieu suffit.
Il nous suffit à nous de le regarder,
de l'aimer,
et de le lui dire."
dom Delatte.
"à l'écart près de l'Espérance"
st Jean Chrysostome
.
.
prière pour les prêtres
+
=
,
=
Divers
2ème R.E.B.
2ème Régiment Etranger Bénédictin
1 le glaive représente la puissance Divine 2 la flamme représente la foi en l'Eglise 3 la chaîne représente la couronne du Christ 4 la couleur noire est celle des oblats bénédictins
confectionné par mon ami Jean-Yves de la légion étrangère.
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