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Cantique tiré de celui de Zacharie (Luc. 1).
Soyez bénie, ô Souveraine, Mère de mon Dieu d'Israël, parce que par vous il a visité et racheté son peuple, et qu'il vous a suscitée dans la puissance de votre salutaire pureté, de la maison de son serviteur David,
Selon ce qu'il a dit par la bouche d'Isaïe et de ses autres saints prophétes.
Sauvez-nous de nos ennemis, ô Vierge des vierges, et des mains de tous ceux qui nous haïssent, et donnez-nous la paix.
Et obtenez miséricorde pour nos premiers parents et pour nous, en souvenir de l'alliance du Dieu tout puissant,
Selon qu'il a juré à Abraham, notre père, d'ainsi faire pour nous,
Afin que, délivrés des mains de nos ennemis, nous le servions sans crainte, marchant devant lui dans la sainteté et la justice tous les jours de notre vie.
Et vous, ô Marie, vous serez appelée le prophète du Trés-Haut, parce que vous avez su qu'il a regardé l'humilité de sa servante, par laquelle il a donné au peuple la science du salut, et qu'il a accordé la rémission des péchés.
Par les entrailles de votre grande miséricorde, visitez-nous, ô Etoile du matin qui vous levez des hauteurs de l'orient.
Illuminez ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, et daignez dissiper ces funestes ténèbres par la lumiére de votre trés-cher Fils.
Ayez pitié de nous, Mère de miséricorde, ayez pitié de nous misérables pécheurs, qui négligeons de nous repentir et de nous corriger de nos péchés, que nous commettons tous les jours si déplorablement.
Gloire au Pére, au Fils et au Saint-Esprit.
st Bonaventure.

Je vous salue, trés-douce Vierge Marie, Mère de Dieu; vous êtes ma Mère et ma Maîtresse; partant je vous supplie de m'accepter pour votre fils et serviteur, parce que je ne veux plus avoir autre Mère ni Maîtresse que vous.
Je vous prie donc, ma bonne, gracieuse et trés-douce Mére, qu'il vous plaise de me consoler en toutes mes angoisses et tribulations, tant spirituelles que corporelles.
Ayez mémoire et souvenance, très-douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que je suis voire fils, que vous êtes très puissante et que je suis un pauvre homme vil et faible ; partant je vous supplie, ma très douce Mère, que vous me gouverniez et défendiez en toutes mes voies et actions. Car, hélas ! je suis un pauvre disetteux et mendiant qui ai grand besoin de votre protection.
Sus donc, trés sainte Vierge, ma douce et compatissante Mère, préservez et délivrez mon corps et mon âme de tous maux et dangers, et de grâce faites-moi participant de vos biens et de vos vertus, et principalement de votre sainte humilité, excellente pureté et fervente charité.
Ne me dites pas, gracieuse Vierge, que vous ne pouvez; car votre bien-aimé Fils vous a donné toute puissance tant au ciel comme en la terre.
Ne me dites pas que vous ne devez ; car vous êtes la commune Mère de tous les pauvres humains, et singuliérement la mienne.
Si vous ne pouviez, je vous excuserais, disant : Il est vrai qu'elle est ma Mère et me chérit comme son fils ; mais la pauvrette manque d'avoir et de pouvoir.
Si vous n'étiez ma Mère, avec raison je patienterais, disant : Elle est bien assez riche pour m'assister ; mais, hélas ! n'étant pas Mère, elle ne m'aime pas. Puis donc, trés-douce Vierge, que vous êtes ma Mère, et que vous êtes puissante, comment vous excuserai-je si vous ne me soulagez et ne me prêtez votre secours et assistance ?
Voyez, ma Mère, et voyez que vous êtes contrainte de m'accorder et d'acquiescer à toutes mes demandes. Soyez donc exaltée sur les cieux. et sur la terre, glorieuse Vierge, et ma très haute Mère Marie, et pour l'honneur et gloire de votre Fils, acceptez-moi pour votre enfant, sans avoir égard à mes miséres et péchés ; délivrez mon âme et mon corps de tout mal, et me donnez toutes vos vertus, surtout l'humilité. Faites-moi présent de tous les dons, biens et grâces qui plaisent à la très sainte Trinité, Pére, Fils et Saint-Esprit. Ainsi-soit-il.
st François de Sales.

HISTOIRE DU VIN ET DE L' EGLISE
UN LIVRE A DEGUSTER
Ce livre, qui a pour titre Histoire du vin et de l'Eglise, paraîtra en avril 2010. C'est une enquête sur le rôle joué par les évêques et les moines dans la sauvegarde et la diffusion du vin en France et en Europe.
Ma mère , tu le vois , je suis faible et fragile.
Je porte mon trésor dans un vase d'argile
Sur de laborieux chemins.
Viens , dirige mes pas ; écarte de ma voie
Le souci taciturne et la frivole joie :
Mon âme est toujours dans mes mains !
Je n'ai que peu de force, et la halte est lointaine!
Encor si, renonçant à ma course incertaine ,
D'ennui je ne m'arrête pas !
L'étape de la vie est inconstante et dure !
Le jour, c'est la chaleur; la nuit, c'est la froidure;
C'est une épine à chaque pas !
Ma mère , tends la main à celui qui tâtonne ;
Aux sentiers du devoir maintiens-le; sois-lui bonne ,
Un peu pour lui, beaucoup pour toi !
Je suis ton serviteur, ton enfant, ton élève ;
Fais que, toujours tombant , toujours je me relève
Inébranlable dans la foi !
joseph Roux
prêtre.

Vous savez à qui il a été dit : Je vous salue, pleine de grâce. Ne devons-nous pas être frappés d'admiration qu'il ait pu se trouver un canal dont la sommité, comme cette échelle que vit le patriarche Jacob, touche les cieux, et même surpasse les cieux, et puisse arriver à cette source trés-vive des eaux qui sont au-dessus des cieux ? Salomon semblait craindre qu'un pareil prodige ne se vît jamais, lorsqu'il disait : Qui trouvera une femme forte? Mulierem fortem quis inveniet ? (Prov. 31, 10.)
Car les eaux précieuses de la grâce manquèrent au genre humain tout le temps que ce canal si désirable dont nous parlons resta sans paraître. Et ne soyez pas étonné qu'il ait été attendu si longtemps, puisque Noé lui-même, cet homme juste, travailla pendant tant d'années à fabriquer l'arche en laquelle si peu de personnes, huit seulement, furent sauvées.
Mais comment ce canal, qui est à nous, a-t-il pu parvenir à cette divine fontaine si élevée ? De quelle maniére pensez-vous, sinon par la véhémence du désir, par la ferveur de la dévotion, par la pureté de l'oraison?
Sed quomodo noster aquaeductus fontem illum attigit tam sublimem? Quomodo putas, nisi vehementia desiderii, nisi fervore devotionis, nisi paritate orationis ?
Comment cette femme monte-t-elle jusqu'à la Majesté inaccessible, sinon en frappant, en demandant, en cherchant?
Quomodo illa inaccessam attigit Majestatem, nisi pulsando, petendo, quœrendo?
Elle trouve ce qu'elle cherchait, celle à qui il fut dit : Vous avez trouvé grâce auprés de Dieu : Quod quaerebat invertit, cui dictum est : Invenisti gratiam apud Deum.
Quoi donc! elle est pleine de grâce, et elle trouve encore la grâce?
Elle est digne, en vérité, de trouver ce qu'elle cherche, celle à qui sa propre plénitude ne suffit pas, et qui ne peut être satisfaite de son bien ; mais, ainsi qu'il est écrit : Celui qui me boit aura encore soif : Qui bibit me. adhuc sitiet (Eccl. 14, 29), elle demande la surabondance pour le salut du monde.
Considère, ô homme, le conseil de Dieu, reconnais le conseil de la sagesse, le conseil de la piété. Devant arroser de la pluie céleste l'aire, il innonde d'abord la toison entiére ; devant racheter le genre humain, il met en Marie le prix universel : Redempturus genus humanum, pretium universum contulit in Mariam.
Pourquoi cela? Peut-être afin qu'Eve lût excusée par sa fille, et que la plainte de l'homme contre la femme s'assoupit désormais. O Adam, ne dites plus : La femme que vous m'avez donnée pour compagne m'a donné du fruit défendu (Gen. 3, 12); dites plutôt : La femme que vous m'avez donnée m'a nourri du fruit béni.
st Bernard.
La longanimité peut représenter la longueur de cet édifice spirituel ; la charité, la largeur; l'espérance, la hauteur.
Les quatre murs sont les quatre vertus cardinales : lu prudence, la justice, la force, la tempérance.
L'humilité et la foi en sont le fondement et la base; la patience, le toit; les bons désirs, les fenêtres; l'observation des commandements, la porte, et la crainte de Dieu, le portier.
les anges en sont les gardiens, la contemplation en est le donjon, la prière forme ses remparts, le chien qui la garde nuit et jour est la vigilance, l'âme en est la maîtresse, et toutes les vertus sont les appartements.
L'époux est la volonté; l'épouse, la modestie ; la famille se compose des bonnes œuvres ; les serviteurs sont les sens qui obéissent à l'âme; la table est l'Ecriture sainte ; le pain, l'Eucharistie ; le vin, le sang de Jésus-Christ; l'eau, la grâce divine; le feu, le Saint-Esprit ; l'air, le bon exemple ; l'huile, la miséricorde et la douceur ; le lit, la tranquillité de la conscience; les remèdes, les sacrements; les médecins, les apôtres; les hôtes, le Père, le Fils, le Saint-Esprit et les anges gardiens.
Cornelius a Lapide.
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