Publié le 28 Septembre 2016

 

 

 

bonne fête aux Michel, j'en ai pas à ma connaissance,  dans mes amis !

L’existence des anges

 

Chaque fois que nous célébrons un patron, notre regard se tourne, rempli d’espérance, vers le Ciel où ce patron règne avec Dieu. Mais dans le cas présent, Saint Michel Archange, nous ne saluons pas un pèlerin de cette Terre qui s’en est allé au ciel, comme les saints patrons, sinon que nous saluons un prince de ce monde que Dieu envoie pour protéger ce Peuple de Dieu. C’est pourquoi notre prière et notre confiance deviennent plus dévotes, plus respectueuses, plus confiantes parce que nous savons que nous sommes devant une présence mystérieuse qui n’est pas surgie de notre Terre, mais plutôt comme le proclame notre credo : « Nous croyons en ce Dieu créateur des choses visibles et invisibles. » Saint Michel appartient à ce règne du monde invisible où, pour nous, il n’existe pas plus de connaissances que ce que Dieu a bien voulu nous révéler.

 

Cela paraît semblable à ces défenses spirituelles que sont les cathédrales, les temples que les chrétiens de tous les siècles ont élevés dans les endroits les plus précieux que peut nous offrir la nature et qui nous donne ce pittoresque paysage à l’entrée de la grande place. Puis, entrez à l’intérieur du temple et soyez surpris à la vue, non pas seulement de saint Michel au centre de l’autel, mais à ses côtés, des deux grands archanges qui, avec lui, forment ces trois majestés qui du Ciel sont venus visiter la Terre et dont les noms signifient la relation grandiose qu’ils ont avec Dieu.

 

Saint Raphaël, qui symbolise la médecine de Dieu parce qu’il accompagne Tobie, comme vous pouvez le lire dans le précieux livre biblique de Tobie. Il soigna les souffrances spirituelles et matérielles de la famille de ce pèlerin qui ne s’imaginait pas qu’il était accompagné par un archange jusqu’à ce que, après avoir terminé sa mission sur la Terre, il disparaisse en lui disant : « Je suis un des sept esprits qui sont face au trône de Dieu. » Alors, les deux Tobie, le père, le fils et toute sa famille qui avaient été en contact avec le divin, par la pensée infinie de Dieu, tombèrent à genoux et se prosternèrent face contre terre pour adorer Dieu, parce qu’ils avaient été en présence d’un archange sans l’avoir compris. C’est cela, qui créa notre attitude d’adorer un des sept esprits qui sont auprès du trône de Dieu.

 

Gabriel nous est présenté dans la Bible comme celui qui nous apporte le divin message de la Rédemption du monde. Gabriel signifie puissance de Dieu parce qu’il est la puissance de la Rédemption : sauver le monde du péché. Un pouvoir d’amour infini est nécessaire pour cela et c’est pourquoi Dieu nous envoie l’archange Gabriel. Celui-ci fut envoyé par Dieu à Nazareth et c’est ainsi que débute le précieux récit du dialogue de la Vierge et de l’archange, annonçant déjà la proximité de la Rédemption des hommes.

 

Mais au-dessus de ces deux princes, Gabriel et Raphaël, se distingue ce nom : Michel, qui signifie en hébreu « qui est comme Dieu. » Parce qu’il fut constitué prince, précisément pour défendre les droits de Dieu face aux prétentions de l’enfer, de Satan, qui, à ce moment, fut transformé en démon, prince des ténèbres. Le plus beau des anges, dit-on qu’il était, mais qui dans cette lutte fut soumis et transformé en un démon.

 

Michel demeura donc chargé de défendre ces droits de Dieu, non seulement dans le Ciel où il est le prince des milices célestes, mais sa relation avec la Terre est plus connue, plus fréquente que les deux autres archanges connus des êtres humains. L’Ancien Testament nous le présente en relation continue avec la synagogue, avec l’Église de l’Ancien Testament. Il est le protecteur d’Israël, c’est lui qui la défend dans sa foi et dans ses batailles sur cette Terre. La première lecture (Dn 7,9-10.13-14) nous présente la première facette que je voudrais développer : l’Archange de l’Espérance. La seconde lecture, (Ap 12,7-12a) l’Apocalypse, celle de l’Archange dans les batailles de Dieu, pour le Règne de Dieu sur cette Terre. Et dans l’Évangile (Jn 1,47-51), où le Christ Lui-même nous parle des anges qui montent et descendent du Ciel en tournant autour du fils de l’Homme, il nous présente cet Archange, signalant que toute sa force ne vient pas de lui, parce qu’il n’est qu’une simple créature, mais qu’elle lui vient de Dieu et du Christ qui est la force qui sauve le monde. Approfondissons ces trois messages, mes frères, afin que nous entendions clairement ce message en cette fête de Saint Michel Archange, patron de cette population bien-aimée.

 

 

L’Archange de l’Espérance

 

Là-bas dans son Royaume, tous ceux qui auront le bonheur d’être sauvés, formeront avec le Christ, le Fils de l’Homme; les fils de cette Terre seront convertis en un Christ glorieux pour l’éternité. Là-bas sont nos morts qui se sont sauvés; là-bas sont déjà nos martyrs, là-bas se trouve la cité triomphante du Ciel. Combien des nôtres font déjà partie de ce Fils de l’Homme qui triomphe dans le Ciel en s’approchant de la splendeur de l’Éternel, de Dieu qui les couronne pour l’éternité.

 

C’est là où Gabriel Archange, dans ce règne mystérieux qui est au-delà de l’Histoire, vers lequel nous marchons et où nous savons qu’en terminant notre vie sur cette Terre commence le Règne, le bonheur éternel. Là, Saint Michel Archange vient nous dire, à ceux qui sont encore en pèlerinage, qu’existe ce Règne, et que pour le courage avec lequel il défendit un jour les droits divins, il est le prince de ce Règne créé par Dieu. C’est là qu’est l’Archange de l’espérance.

 

Cela doit être pour nous, chaque fois que nous pensons au patron de cette population, Saint Michel Archange, un motif d’espérer.

Et lorsque la souffrance de la Terre, les douleurs, la persécution, l’angoisse veulent nous enlever le courage de continuer, élevons notre regard vers ce Fils de l’Homme qui est la cité du ciel, nous tous qui serons glorifiés et protégés par ces êtres célestes qui n’ont pas eu besoin de faire un pèlerinage sur cette Terre, mais que Dieu créa pour former son cortège, comme le dit ici cette lecture (Dn 7,10) : « des millions et des millions d’êtres spirituels Le servaient » pour exprimer la merveille de ce Ciel où la pensée de Dieu remplit toutes choses, où Dieu est tout en toutes choses.

 

L’Archange dans les batailles de Dieu, pour le Règne de Dieu sur cette Terre

 

L’Apocalypse, le fameux chapitre 12 où saint Jean, emporté dans une contemplation, voit le spectacle d’une terrible lutte dans le Ciel, où un dragon de sept têtes couronnées de diadèmes, pour exprimer sa puissance, pour exprimer comment les gouvernements couronnés de cette Terre peuvent être cette bête qui lutte contre le Règne de Dieu, lorsqu’ils oublient que tout pouvoir leur vient de Dieu. Lorsque l’ange Lucifer, se sentant puissant, couronné de diadèmes, croit qu’il peut supplanter Dieu, alors commença sa ruine et Lucifer se convertit en ce dragon féroce, en ce fauve qui entraîne tous ceux qui se laissent tromper. Malheur à ce moment, lorsque le pouvoir, lorsque le gouvernement veut se faire dieu. Jean écrivit ces pages lorsque l’empereur de Rome se croyait un dieu et les chrétiens ne pouvaient adorer un autre Dieu que le Seigneur. Et parce qu’ils n’adoraient pas les empereurs, de nombreux chrétiens périrent martyrs, comme lorsque le Christ confessa qu’Il était Dieu, les prêtres du temple déchirèrent leurs vêtements et dirent : « Il a blasphémé, il doit mourir. » Devant les pouvoirs de la Terre, lorsque quelqu’un se proclame dieu, cela dérange et on tente, en le persécutant, d’en finir avec lui.

 

La lutte de l’Église est précisément celle-ci : maintenir, face aux pouvoirs de la Terre, l’unique majesté de Dieu. Et pour cette défense de Dieu, l’Église est calomniée; et ceux qui annoncent ce Règne de Dieu sur la Terre sont considérés comme des subversifs. On les dénonce et on les persécute. L’Église annonce l’unique Règne de Dieu et devant cet unique Seigneur de l’Histoire, l’Église doit défendre son Dieu, même lorsque cela lui coûte la vie.

 

Ce dragon fut vaincu par Michel et jeté sur Terre, et ces vainqueurs chantent ce précieux chant de l’Apocalypse, que déjà est venue la victoire de notre Dieu. Mais il y a un spectacle ici, en ce chapitre 12 de l’Apocalypse, qui pour la brièveté n’a pas été lu, mais c’est ce fameux passage où lorsque le dragon tombe sur Terre, apparaît, dans le ciel, le grand signal : une femme vêtue de soleil avec la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles. Elle est enceinte, elle va donner le jour, et le dragon avec ses mâchoires ouvertes veut détruire le fruit des entrailles de cette femme. Mais quand arrive l’heure de l’accouchement, l’enfant et la mère sont sauvés; mais la persécution de ce dragon continue tout au long de l’Histoire.

 

 

Que signifie cette vision? Les interprètes ont compris ici qu’il s’agissait de l’Église quoique bon nombre d’entre eux appliquent cela à la Vierge Marie, Mère de l’Église. C’est la même chose parce que Marie, la mère du Christ, c’est la figure de l’Église, c’est la mère de l’Église, et toucher l’Église, c’est toucher à Marie et mentionner l’Église. Cette femme mystérieuse, entendons-le ici, c’est l’Église, la fille de Marie; l’Église, celle qui fut fondée par le Christ pour donner aux cœurs, pour faire naître le Christ dans les cœurs de ceux qui se convertissent et acceptent le Christ comme Rédempteur.

 

C’est l’Église qui souffre des menaces du dragon qui veut tuer le fruit de ses entrailles, qui ne veut pas que le Christ naisse sur la Terre, dans les cœurs et dans l’Histoire. C’est ici que se produit cette terrible lutte de l’Archange Saint Michel qui vient affronter ce dragon pour défendre l’Église et ce Christ qui naît dans les cœurs et dans les peuples grâce à la prédication et au ministère des prêtres, des catéchistes, des religieuses qui vont semer la doctrine du Christ, en la faisant naître dans le cœur des enfants, des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. Cela déplaît au dragon, cela le dérange que le Christ naisse de plus en plus sur cette Terre et c’est pourquoi il persécute l’Église, qui donne naissance au Christ qui naît dans les cœurs. Et cette lutte durera toute l’Histoire.

 

C’est pourquoi nous ne devons pas nous surprendre lorsque l’on dit que l’Église est persécutée.

Il appartient à sa nature d’être persécutée. Si dans les pages mêmes de la Bible, il est prophétisé sous la figure de cette femme qui est persécutée par le dragon qui veut l’emporter, elle et son fils. Il s’agit là des forces évidentes de l’enfer qui plusieurs fois, prennent comme ministres, les agents de cette Terre, les gens qui appuyant la persécution n’écoutent pas l’Église, la calomnient, la persécutent.

Mais l’Église possède la garantie qu’il existe un prince des milices célestes qui la protège et la défend. Et à la fin des temps, nous raconte l’Apocalypse, le dragon sera vaincu définitivement, et l’enfant de Marie triomphera, avec ce peuple dont nous parlions avant, dans le Règne des cieux.

 

Bienheureux tous ceux qui, à l’heure de la bataille, aujourd’hui c’est l’heure de la lutte, ici sur cette Terre, nous nous affairons à la bannière du Christ, et nous suivons cette doctrine du Seigneur, et nous n’avons pas peur de la persécution, nous nous mettons sous la protection des forces célestes symbolisées par Michel Archange, et nous conservons notre foi et notre espérance, ne nous décourageons pas malgré la dureté de la lutte.

 

Mes frères, cela est la phase actuelle où nous nous retrouvons dans l’Histoire.

Tous ceux qui remplissent ce temple, c’est un spectacle véritablement émouvant que de voir ce temple rempli d’hommes de tous les âges, de femmes et d’enfants. Quel beau spectacle du Règne de Dieu! Vous croyez, vous êtes le témoignage de ce Christ qui vit sur la Terre grâce à la confession, à la foi, à l’espérance des cœurs chrétiens. Si le Christ vit, c’est parce que nous l’incarnons.

Je crois que vous avez entendu parler de ma lettre pastorale qui s’intitule : « L’Église, Corps du Christ dans l’Histoire ». Cela signifie que tous ceux qui vivent actuellement, nous sommes l’Église, nous incarnons dans notre chair le Christ qui vit ici maintenant, au Salvador, en 1977, dans cette Église d’aujourd’hui, ainsi comme l’Église des autres siècles l’enseigna à nos aïeux, et d’autres générations l’incarneront dans l’Église qui viendra après lorsque nous serons morts. Le Christ continuera de s’incarner dans cette Église, et c’est pourquoi le Christ et son Église, prophétisés dans cette page de l’Apocalypse, perdureront dans leur lutte, en chantant également leur victoire à travers toute l’Histoire du monde. 29/09/77, p.248-249, I-II.

 

 

Toute la force de Saint Michel Archange lui vient de Dieu.

 

« Vous verrez des choses plus grandes encore. Vous verrez les anges de Dieu monter et descendre autour du Fils de l’Homme. » (Jn 1,47-51)

 

Que veut dire le Christ?

 

Parce que, dans ces anges qui montent et descendent, nous devons voir notre Archange Saint Michel.

Les anges, selon la pensée biblique, sont une présence de Dieu, lorsque le Christ dit qu’autour de Lui, Fils de Dieu, ses apôtres verront des anges en quantité qui montent et qui descendent, il veut leur signifier que : « Celui qui croit en Moi comprendra que la Vie de Dieu est venue avec Moi en ce monde. » Depuis des siècles, dans le christianisme, c’est le Christ qui est le centre de notre amour, c’est le Christ qui construit notre Église, c’est le Christ qui prêche contre les injustices et contre les péchés du monde, c’est le Christ, par le moyen de son Église qui avance dans l’Histoire pour nous rendre heureux, pour nous annoncer son Règne. Le Christ, par sa pensée, son message et son Église, est la vision promise dans cette page de l’Évangile. (Jn 1,47-51)

 

Ce sont des anges ceux qui approchent leur âme de Dieu et annoncent le Christ en ce monde.

C’est à cela que nous appelle l’heure présente de notre Église, à ce que nous réalisions ce miracle de l’apostolat que le Christ annonça à un de ces disciples qui crut en Lui, précisément parce qu’il lui dit : « Tu vas voir des choses très grandes dans ta prédication, dans ton ministère. » Nous sommes en train de les voir, mes frères, c’est la grâce merveilleuse de tant de gens qui sont en train de se convertir à l’Église, de tous ces gens qui retrouvent une grande espérance, une grande confiance dans l’Église. Nous sommes en train de voir le Christ vivant en ce monde et les anges de Dieu, le pouvoir de Dieu, qui vient sur cette Terre et de cette Terre surgissent des prières, des actions de grâce, des requêtes et des pardons.

 

C’est tout cela le message de saint Michel.

 

C’est pourquoi, lorsque la Bible nous présente, dans un ministère qui lui est propre, l’Archange Michel, elle le décrit comme on l’a dit au début de cette messe : « Je vis près de l’autel, dit une des prophéties, un archange, l’Archange Michel qui recueillait comme dans un grand encensoir, les prières de tous les fidèles et les brûlait comme de l’encens qui monte, en parfumant le Ciel, » les requêtes, les prières, les travaux, les souffrances, les espérances de tous ceux qui sont venus à la messe, de tous ceux qui s’approchent de l’autel pour prier.

Ces prières ne sont pas perdues. Nous sommes en train de voir qu’à travers l’Archange, les prières montent; et auprès du Fils de Dieu, Saint Michel Archange accomplit ce travail de médiateur avec le Christ, subordonné au Christ puisque naturellement, il n’existe qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes : Jésus-Christ. Saint Michel est un ministre, il est un employé du ministère de la Rédemption.

 

C’est cela, le sens de notre pèlerinage.

 

Je ne suis qu’un chrétien de plus qui est venu, en cette heure dangereuse de notre Église, supplier l’Archange Saint Michel, Archange de l’espérance, qui nous présente le spectacle de ce Ciel ouvert vers lequel nous marchons, pour que ne se perde pas l’espérance des cœurs de tous les peuples. Archange dans la bataille de Dieu, défenseur de l’Église face au dragon qui veut l’emporter, défends-nous dans la bataille avec ton pouvoir qui ne vient pas de toi, mais du Christ et de son témoignage qui donna sa vie pour nous.

Le triomphe de saint Michel n’enlève rien au Christ. Au contraire, il fait de la victoire du Christ, la victoire de tous les hommes. Il le partage, avec Marie, avec le ministère de son Église, à tous ceux qui veulent être sauvés.

 

Finalement, Archange, tu nous donnes la présence du Christ parce que, de ta force, tu donnes des forces aux chrétiens, nous remplissant de conviction. Croyons sans cesse davantage au Christ Sauveur, croyons davantage et ne calomnions jamais ni ne perdons jamais confiance en notre Église fondée par le Christ. Soyons fiers d’appartenir à une Église protégée par toi, archange puissant qui appartient pleinement au corps du Christ.

 

mgr Romero

 

 

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Rédigé par Philippe

Publié le 28 Septembre 2016

 

 

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous le demandons en suppliant. Et vous, Prince de la Milice Céleste, par la force divine, repoussez en enfer Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes.

 

 

 

Hier, elles ont chanté ça à la messe, ça faisait des décennies que je n'avais pas entendu ce chant.

 

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Publié le 27 Septembre 2016

 

 

"Cela a été pour moi une occasion unique, exceptionnelle de pouvoir vivre une longue période détaché des obligations la vie quotidienne. J’ai pu quitter un certain quotidien pour entrer dans un autre espace de réflexion, de prière, de disponibilité à l’Esprit. Cela a été un temps exceptionnel pour  m’ouvrir à une nouvelle configuration propice à la prière et à la réflexion.

Ce qui m’a frappé, c’est qu’au bout d’une semaine, j’ai perçu, presque physiquement, une libération de la fatigue induite par la vie quotidienne ; s’échappait le poids déposé par les préoccupations passées.

 

Par ailleurs, en partant je m’étais promis de ne surtout pas « perdre » ce temps précieux.

Je voulais l’utiliser pour monter comme à l’assaut du Ciel, pour prier, pour louer. Or, au bout de trois semaines, je me suis rendu compte que plutôt que d’aller à l’assaut du Ciel, j’étais appelé à accueillir la présence de Dieu, un Dieu déjà là.

Je me suis rendu compte que je n’avais pas à être un virtuose spirituel, mais plutôt à ressentir que Dieu est déjà là et que déjà il m’aime. C’est alors que ma conscience s’est ouverte à des réalités jamais perçues auparavant. Une clairvoyance s’est faîte sur des aspects importants de ma vie. Ainsi, j’ai vécu la quatrième semaine en méditant ce reçu ».

 

« Se sentir invité dans la « maison nature », rencontrer la beauté et la diversité des fleurs ! J’en retiens une perception accrue de la beauté.

 

Par ailleurs je me souviens de quelques moments  marquants : au matin, traversant un sous bois, j’assiste à un exceptionnel concert d’oiseaux, une véritable explosion de chants accompagnée de centaines d’instruments… J’ai le sentiment d’être invité à communier avec eux dans ce chant de louange.

A une autre moment, alors que je reçois un texto qui m’attriste beaucoup, instantanément un oiseau se met à chanter avec un éclat jusqu’alors jamais entendu, comme s’il me reprenait et me disait avec autorité : Alain, ne te laisse pas abattre, ne te laisse pas aller au découragement, regarde en haut, la Vie est là !

Autant de moments ressentis de façon très intimes et donc très difficiles à transmettre…

Sur le chemin en France, les rencontres de pèlerins étaient peu nombreuses, mais directes, très faciles, sans barrières ; si l’échange ne durait jamais longtemps, une même appartenance se partageait ».

 Dans une chambre d’hôte, j’avais acheté un petit livre rassemblant des textes spirituels ; parmi eux j’ai été très touché par une prière de Charles de Foucault. Elle exprimait un besoin d’absolu dans la relation, un désir d’abandon dans la confiance en Dieu,  un appel à se donner, mais aussi à recevoir. Comme pour tellement de pèlerins avant moi, ce chemin offre un espace de rencontre avec soi-même, de révélation de soi et de Dieu.

 

source.

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Rédigé par Philippe

Publié le 26 Septembre 2016

 

 

 

on a été dans le grand Nord voir Jésus, plus une vieille connaissance fontgombauldienne... un petit air de Marseille, ça fait plaisir. Merci padre , à bientôt ! ' ça fait quand même une heure de route aller. Je ne sais pas si on pourra y aller à la messe tous les jours, surtout en hiver !

au bout de quatre ans, m'avoir gardé dans ses contacts, et se souvenir de moi, pas rien quand même

j'étais heureux aujourd'hui. impressionnant la présence réelle.

bienvenu en Vendée. je vais aller acheter une maison à Chavagnes, tiens pour la peine ! C'est vrai que le nord est plus joli, c'est quand on arrive ici c'est burk ! .. le cardinal il devait être bourré ce jour là,  pour y avoir dressé une cathédrale dans cte bled !  trop de trouspinette, à mon avis ! pour ça qu'il ne peut y avoir de procès de canonisation en vue non mais sans blagues ! bx Richelieu et puis quoi encore .

 

 

on peut écrire au monastère pour envoyer des messes, à la mère supérieure, par exemple pour le 11 Octobre..pour le petit Placide ! . forme extraordinaire, évidement. avec enveloppe timbrée pour la réponse. 

 

 

le maître des lieux repose avant les installations définitives grand autel et statues. Des ex-votos qui sont restés et qui montrent qu'ici des gens ont reçu de grandes faveurs .

le grand silence malgré un trafic de camions très important très grande zone industrielle de la Vendée. 

. tout est blanc ça sent le tout neuf. Merci aussi à Monseigneur.

elle est patie ste Thérèse !  ad majorem Dei gloriam 

 

 

 

 

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Publié le 25 Septembre 2016

 

La communauté des Victimes du Sacré-Cœur de Jésus est désormais installée à Chavagnes-en-Paillers, dans l'ancien Carmel de la Fouchardière.

 

Elles sont arrivées avec leur déménagement, de Marseille à la Fouchardière, jeudi 15 septembre, au jour de leur fête patronale de Notre Dame des douleurs. Nous leur souhaitons la bienvenue et les assurons de notre communion dans la prière. 

 

j'ai pensé à elles ce matin à la messe, nous leur rendrons visite dans la semaine. félicitations.

on peut leur envoyer ses dons :

Adresse. La Fouchardière. 85250 - Chavagnes-en-Paillers.

 

Pour mieux connaitre cette communauté très édifiante et très traditionnelle voici l'article que la NEF lui consacrait en mai 1999
(la communauté a eu la joie de voir le Père Michel, fils de Mamamia,célébrer une de ses premières Messes au monastère):

Pour l’amour de Dieu…

Peu connues jusqu’à aujourd’hui, les Religieuses victimes du Sacré-Cœur de Jésus, vivent, à Marseille, de la liturgie traditionnelle. Présentation.

La Nef – Comment a été créée votre Congrégation et par qui ?

Révérende Mère Marie-Véronique de la Sainte-Face – Notre fondatrice est Mère Marie-Victime de Jésus Crucifié, dans le monde Adèle de Gérin-Ricard. Elle naquit à Marseille le 25 août 1793 et fut baptisée la nuit suivante, sous la Terreur. Les Gérin-Ricard étaient amis du Roi et très considérés à Marseille. C’était plus qu’il n’en fallait pour être suspects à la nation ! Ils se retirèrent donc dans leur terre de Valdonne et c’est là que la jeune Adèle grandit jusqu’à ce que des jours meilleurs commencent à luire sur la France. Adèle se donna alors de toute son âme aux œuvres de charité, jusqu’au jour où le Seigneur fit prendre à sa vie une autre dimension.
Un jour, son directeur spirituel lui tint ce langage : « Les âmes tombent en enfer comme la pluie sur le monde ; Dieu n’est plus connu ni aimé, la religion n’est plus qu’extérieure, le Cœur de Jésus est Déchiré, son amour méprisé. Dieu demande des réparations pour tant d’outrages, le Cœur de Jésus des consolations pour adoucir ses blessures. En dédommagement de tant de maux, on a formé le projet d’une communauté de vierges qui vivraient pauvres, pénitentes, dépouillées d’elles-mêmes et tellement séparées du monde que ses maximes ne puissent l’atteindre. On choisira dans les Règles et Constitutions ce qu’il y aura de meilleur et on y rejettera avec grand soin tout ce qui s’y serait introduit de l’esprit et de l’influence du monde. On y recevra les jeunes filles qui n’auraient pas de dot et nous tâcherons d’y établir tout ce qu’il y a de plus parfait. »

Pourquoi avoir choisi le mot « victime » dans votre dénomination ?

C’est un point d’interrogation pour beaucoup et d’incompréhension pour la plupart. Combien de fois n’entendons nous pas : « Victimes, pourquoi ? » ou « Victime, qu’est-ce que ça veut dire » ? Là, nous touchons du doigt combien notre société a perdu la moelle de la vie chrétienne. Les Religieuses victimes veulent simplement entrer dans toutes les intentions et tous les desseins du Cœur de Jésus pour s’y associer de la manière la plus étroite afin de travailler à l’accomplissement de ses désirs. C’est ce que saint Paul dit aux Philippiens : « Ayez en vous les mêmes sentiments que Jésus-Christ ». C’est là l’un des traits de la vocation des religieuses de l’Institut, appelées à suivre Notre-Seigneur dans la carrière de son sacrifice ou, en d’autres termes, à être victimes avec Lui. Cette pensée du sacrifice est très loin d’être une dévotion recherchée comme parfois on semble le croire. Elle n’est pourtant que l’expression la plus juste de la vie chrétienne. C’est à tous les chrétiens que Saint Paul disait : « Nous vous supplions par la miséricorde de Dieu d’offrir vos corps comme une hostie vivante, sainte, agréable à Dieu, afin de Lui en faire un sacrifice raisonnable et spirituel. »

Quels est votre Règle religieuse ?

La Règle que nous suivons est celle de saint Augustin. C’est la plus courante et elle est toute fondée sur la charitée. Il y a aussi les Constitutions ; elles ont été écrites par celui qui est notre co-fondateur. Elles nous sont destinées et portent le cachet de la fin pour laquelle l’Institut a été fondé.

Vous avez aussi un co-fondateur ?

Oui ; l’abbé Louis-Marie d’Arbaumont, en religion le père Jean du Sacré-Cœur, né en 1813, n’était pas un homme dont la marche fut ordinaire. Il fut reçu d’abord à l’Ecole Polytechnique et fut admis, à sa sortie, dans le Service des Ponts et Chaussées. C’est lui, d’ailleurs, qui surveilla l’établissement de la route qui conduit à la Grande Chartreuse. Bien qu’ayant abandonné la pratique religieuse, l’action de Dieu était sur lui. Son cœur avait faim de vérité et son âme avait soif de pardon et de paix. Lorsqu’ enfin l’heure de sa conversion sonna, lui qui ne savait rien faire à moitié, s’en fut à Saint-Sulpice et fut ordonné prêtre en 1841. La Providence permit qu’il connût et entra en relation avec la Communauté. Ce n’est qu’après bien des assauts que l’abbé d’Arbaumont obtint de son évêque, qui se l’était attaché comme secrétaire particulier, de quitter son diocèse de Dijon. C’est en 1850 qu’il arrive à Marseille. Sa vie exerça sur notre Institut une influence très importante. A la demande de saint Eugène de Mazenod alors évêque de Marseille, il se livra au travail des Constitutions avec une vive foi et un grand esprit de prière afin de ne rien écrire qu’avec l’aide de l’Esprit-Saint. Ces Constitutions, il les écrivit, d’ailleurs, à genoux. Le saint évêque approuva ensuite le résumé des Constitutions. En 1875 Moseigneur Place, son successeur, les approuva à son tour et finalement elles reçurent l’approbation romaine le 19 décembre 1878.

Quelles sont les lignes maîtresses de votre spiritualité ?

Réparation ; salut des âmes ; consolation du Cœur de Jésus ; sanctification du Sacerdoce. De toutes les pensées qui inspirent les vierges victimes, la principale est la consolation du Cœur de Jésus.

Pouvez vous nous expliquer un peu cela ?

La Réparation : c’est la réponse de l’âme qui se rend compte du mal qui est dans le monde, qui contemple Jésus sur la Croix et, devant ce Sang qui coule, elle comprend qu’il y a entre Dieu et la race humaine un grand mystère. Du côté de Dieu, un amour sans fond qui Le pousse vers l’homme avec le besoin passionné de le guérir, de le sauver, de le rendre heureux ; du côté de l’homme, des dons méconnus, un aveuglement prodigieux, une volonté défaillante ou révoltée. L’âme se porte alors vers Jésus et vers ses frères, offrant à L’un sa tendre compassion, aux autres, pour ce qu’il vaut, l’appui de ses prières et de ses sacrifices.
Le Salut des âmes, comme la Consolation du Cœur de Jésus sont étroitement liés à la Réparation. Vous remarquerez dans tout cela que la place prépondérante revient à l’Amour. En effet, c’est par amour qu’on paie le plus de dettes car Dieu n’est offensé que parce qu’Il n’est pas aimé. C’est aussi par l’amour qu’on console le Cœur de Jésus de l’indifférence des hommes.
Ajoutons aussi que nous avons l’Adoration Perpétuelle du Saint Sacrement. Nous ne laissons jamais Notre-Seigneur seul, même pendant les temps des récréations et des repas où nous nous remplaçons à tour de rôle.

Comment sont organisées vos journées ?

Elles portent le cachet d’un grand équilibre. Temps de prières et de travail sont alternés et tout s’accomplit avec ordre et sans perte de temps.
Chaque matin, nous avons la Sainte Messe, célébrée dans le rit traditionnel avec l’accord de notre Archevêque. Nous avons, bien sûr, le chapelet, les temps d’oraison et la récitation du Bréviaire romain en latin.
Outre les Offices au chœur, nous avons la lecture spirituelle et les novices ont deux réunions de formation par jour. Notre travail est essentiellement manuel ; notre vie est très laborieuse mais très simple. Nous peignons des santons – il ne faut pas oublier que nous sommes en Provence ! -, nous travaillons en vue de notre vente de charité annuelle, et surtout, nous cultivons nos terres. Nous récoltons fruits et légumes avec lesquels nous faisons aussi confitures et conserves pour l’hiver. Nous élevons aussi lapins, poules et canards.
Nous faisons beaucoup de choses par nous-mêmes et nous n’hésitons pas, si cela est nécessaire, à gratter, poncer, peindre…
Et puis, nous avons tous les travaux propres à toutes bonnes maîtresses de maison, du ménage à la vaisselle en passant par les lessives, la cuisine, la couture, etc.
Le travail des mains a toujours été considéré comme l’un des fondements de la vie monastique ; en outre, il favorise l’humilité, soutient l’oraison et prédispose l’âme à s’unir à Dieu. Voilà qui s’allie parfaitement avec une vie de réparation.

Comment voyez vous l’avenir de votre Institut ?

Avec confiance. Notre Mère Fondatrice disait : « C’est Dieu qui a tout fait dans cette Maison ». Elle l’a même fait inscrire au-dessus de la porte qui donne dans le jardin. Et il n’y a pas de raison pour que ce ne soit pas Lui qui continue à tout faire. Il suffit que chaque sœur soit fidèle à l’esprit, aux règles et coutumes de l’Institut. Voici, d’ailleurs, ce que disait le Père Jean du Sacré-Cœur : Les communautés vivent surtout de tradition et rien ne leur serait plus pernicieux que de varier sans cesse leurs usages. Les sœurs, par esprit de régularité et d’obéissance, y seront fidèles. Ce n’est pas sans s’exposer à la tentation funeste d’innovations constantes qu’elles sans écarteraient pour quelque bon motif apparent. L’esprit de changement, l’immortification, le désordre s’introduiraient rapidement dans la Maison si la Prieure ne maintenait avec une douce mais généreuse fermeté cette fidélité aux usages qui est une des conditions de la sainteté et de l’existence même des communautés religieuses.
Ajoutez à cela que nous avons la très sainte Vierge Marie pour patronne, pour supérieure et pour Mère et saint Joseph pour protecteur particulier, nous n’avons plus rien à craindre.

 

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