Dimanche 20 avril 2014 7 20 /04 /Avr /2014 18:57
- Par philippe

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" Reste avec nous, Seigneur car il se fait tard."

 

Songez donc, mes frères, quelle grande vertu l'hospitalité!

Invitez le Christ à votre table afin d'être invités par lui au festin éternel.

Offrez maintenant l'hospitalité au Christ étranger; alors, au jour du jugement dernier, il ne vous traitera pas comme des étrangers qu'il ne connaît pas, mais comme les siens, et il vous recevra dans le royaume du ciel.

 


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Dimanche 20 avril 2014 7 20 /04 /Avr /2014 14:08
- Par dom Jean Pateau OSB

 

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+ PÂQUES


Homélie prononcée

par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau,

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault.

(Fontgombault, le 20 avril 2014)

 


Chers Frères et Sœurs, mes très chers Fils,

 


Le 1er juin 1980, au Bourget, le Bienheureux Pape Jean-Paul II posait une question à notre pays : « France, Fille aÏnée de l'Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême » ?


En ce saint jour de Pâques, une semaine avant sa canonisation, Jean-Paul II nous pose la même question : « Mon ami, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? » Peut-être serons-nous obligés de répondre : « Quelles sont les promesses de mon baptême ? »

 


Hier soir, au cours de la grande Vigile, nous avons renouvelé ces promesses. Nous avons renoncé à Satan, aux œuvres mauvaises qu'il inspire. Nous avons réaffirmé avec force les articles du Credo : « Je crois en Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit. Je crois en l’Église, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair et à la vie éternelle. »

 


Chaque, année durant la nuit de Pâques, l’Église nous ramène ainsi au saint jour de notre baptême que nous devons garder en grande vénération. Mais notre vie quotidienne porte-t- elle la trace de nos engagements ? Sommes-nous des témoins crédibles de l'amour rédempteur de Jésus-Christ reçu lorsque l'eau était versée par trois fois sur notre tête et que le prêtre disait : « Je te baptise au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » ?  

 

Avons-nous l'audace de la foi qui nous fait dire à tout homme : « S'il te plaît, pardon, merci » au nom de Jésus-Christ qui lui même vient mendier notre amour, nous pardonner, nous aimer. Dieu est-il entré dans notre vie ? Notre cœur est-il suffisant au point de prétendre fort bien se débrouiller sans lui ?


Être baptisé, être chrétien, c'est avoir revêtu le Christ pour ne faire plus qu'un avec lui dans son corps qui est l’Église comme l'affirmait Tertullien : « Le chrétien est un autre Christ. »

Mais jusqu'où le Christ va-t-il me conduire si je le fais entrer dans ma vie, si je lui laisse brûler mon cœur de son feu purificateur ?


Laissons Jean-Paul II nous enseigner encore :

 


Quand, le 22 octobre 1978, sur la place Saint-Pierre j'ai lancé : « N'ayez pas peur ! », je ne pouvais évidemment pas savoir jusqu'où ces paroles nous entraîneraient, moi et l'Église...

C'était un encouragement adressé à tous les hommes... : n'ayez pas peur de ce que vous avez vous-mêmes créé, n'ayez pas peur de tout ce qui, dans ce que l'homme a produit, risque de se retourner contre lui ! En un mot, n'ayez pas peur de vous-mêmes !

 

Pourquoi..? Parce que l'homme a été racheté par Dieu !... La Rédemption est cette lumière qui « brille dans les ténèbres » et que les ténèbres ne parviennent pas à étouffer (cf. Jn1,5). La puissance de la Croix du Christ et de sa Résurrection est toujours plus grande que tout le mal dont l'homme pourrait et devrait avoir peur...


« N'ayez pas peur ! » a dit le Christ aux Apôtres (Lc 24, 36) et aux femmes (Mt 28, 10) après sa Résurrection. Les textes évangéliques ne nous disent pas que Marie aurait, elle aussi, reçu cet encouragement. Forte de sa foi, « elle n'avait pas peur »... Cette conviction m'a toujours habité : le Christ vaincra par Marie...


À la fin du deuxième millénaire, nous avons plus que jamais besoin d'entendre cette parole du Christ ressuscité : « N'ayez pas peur ! »... Il faut que, dans la conscience de chaque être humain, se fortifie la certitude qu'il existe Quelqu'un qui tient dans ses mains le sort de ce monde qui passe, Quelqu'un qui détient les clefs de la mort et des enfers (Ap 1, 18), Quelqu'un qui est l'Alpha et l'Oméga de l'histoire de l'homme (Ap 22, 13 ), qu'elle soit individuelle ou collective ; et surtout la certitude que ce Quelqu'un est Amour (1 Jn 4, 8.16), l'Amour fait homme, l'Amour crucifié et ressuscité, l'Amour sans cesse présent au milieu des hommes ! Il est l'Amour eucharistique. Il est source inépuisable de communion. Il est le seul que nous puissions croire sans la moindre réserve quand il nous demande : «N'ayez pas peur ! ».


Vous notez que l'homme contemporain a de la peine à revenir à la foi, parce que les exigences morales qui en découlent l'effraient. Dans une certaine mesure, c'est fondé : oui, l'Évangile comporte des exigences. À cet égard, le Christ n'a jamais bercé d'illusions ni ses disciples ni ceux qui l'écoutaient. Au contraire, avec une grande fermeté, il les a préparés à affronter toutes sortes de contradictions intérieures et extérieures, en n'excluant jamais qu'ils pourraient décider de l'abandonner...


Accepter les exigences évangéliques, c'est assumer toutes les dimensions de sa propre humanité, y discerner la beauté du dessein de Dieu, en reconnaissant la réalité de toutes les faiblesses humaines, à la lumière de la puissance même de Dieu : « Ce qui est impossible pour les hommes est possible pour Dieu. (Lc 18, 27) »

On ne peut pas séparer les exigences morales proposées à l'homme par Dieu de l'exigence de l'amour rédempteur, c'est-à-dire du don de la grâce que Dieu lui-même en un sens s'est engagé à accorder...


Il est capital pour l'homme d'entrer dans l'espérance, de ne pas s'arrêter sur le seuil, et de se laisser guider. Je pense que le grand poète polonais Cyprian Norwid, qui décrivait ce qu'il découvrait au plus intime de l'existence chrétienne, a parfaitement exprimé cette réalité : « Nous ne marchons pas à la suite du Sauveur en portant sa croix, mais nous suivons le Christ qui porte la nôtre » (Lettre à J.B. Zaleski, Paris, le 6 janvier 1851). Voilà pourquoi la vérité sur la Croix peut être qualifiée de "Bonne Nouvelle"...

 

 (Jean-Paul II, « Entrez dans l'espérance », entretien avec Vittorio Messori, Plon-Mame 1994. L'extrait est pris dans le dernier chapitre du livre intitulé « N'ayez pas peur », p. 317-323)

 


Suivons donc le Christ qui a porté notre croix. Rejetons de nos vies le levain de mort afin de revêtir les livrées du Seigneur. N'ayons pas peur de courir à sa suite sur la voie de la sainteté.

 


Demandons à Dieu la force, dans nos familles, à notre travail, dans nos communautés, de porter et de faire germer la bonne nouvelle de l’Alléluia pascal.

 

Ayons le courage de renoncer à ce qui n'est pas de Dieu, aux compromis avec le mauvais. Repoussons de nos vies médisances, calomnies et murmures. En ces jours le Christ offre à ses disciples la paix, devenons artisans de paix. Entretenons le feu pascal dans nos cœurs afin qu'il brûle et qu'il enflamme le monde.


N'ayons pas peur de suivre le Christ mort et ressuscité.

 

Amen, Alléluia.

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Dimanche 20 avril 2014 7 20 /04 /Avr /2014 14:08
- Par philippe

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" Vous avez entendu, très chers frères, que les saintes femmes qui avaient suivi le Seigneur vivant au tombeau avec des aromates, afin d'entourer de soins pieux, même après sa mort, celui qu'elles avaient aimé pendant sa vie.

 

Nous devons, en effet, entendre l'histoire sainte en nous demandant ce que nous devons imiter. Nous aussi qui croyons au Mort, nous pouvons, en vérité, venir à son tombeau avec des aromates, si, remplis du parfum des vertus, nous cherchons le Seigneur avec la foi des bonnes oeuvres.

 

Or, les femmes qui vinrent avec des aromates virent des anges. En effet, les coeurs qui, dans le parfum des vertus, se hâtent par de saints désirs vers le Seigneur, arrivent à voir les habitants du ciel.

 

Nous devons maintenant examiner ce que signifie le fait que l'ange est aperçu assis à droite.

 

Que signifie la gauche sinon la vie présente, et que signifie la droite sinon la vie éternelle?

C'est pourquoi il est dit dans le Cantique des cantiques:" Sa gauche soutient ma tête et sa droite m'embrasse" (Cant.II.6). Or comme notre Rédempteur avait déjà triomphé de la corruptibilité de la vie présente, il convenait que l'ange qui était venu pour annoncer sa vie éternelle fût assis à droite. Il apparut en vêtement blanc, car il annonçait la joie de notre fête. La blancheur éclatante du vêtement désigne, en effet, l'éclat brillant de notre solennité.

 

Devons-nous dire: la nôtre ou la sienne? Pour être tout à fait exacts, nous devons dire la sienne et la nôtre à la fois. La Résurrection de notre Rédempteur est notre fête, parce qu'il nous a appelés à l'immortalité, mais c'est aussi la fête des anges parce que, par le rappel des hommes au ciel, le nombre des anges a été complété.

 

Ainsi donc l'ange est paru en vêtement blanc au jour de sa fête et de notre fête parce que, par la Résurrection de Notre Seigneur, nous avons été rappelés au ciel et parce que, par cette Résurrection, les portes de la patrie céleste ont été réparées."

 

 

Saint Grégoire.

 


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Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 19:32
- Par philippe

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"c'est le jour qu'a créé le Seigneur, réjouissons-nous et tressaillons en lui" .

 

 

La montagne est gravie, la victoire est remportée. Ce que nous avons attendu avec d'ardents désirs pendant les quarante jours de Carême, ce qui depuis l'Avent nous apparaissait comme notre but, est enfin réalisé: La Lumière a triomphé des ténèbres.

 

Maintenant, le divin soleil brille au-dessus de nous avec toute sa chaleur et tout son éclat. Pendant l'Avent, c'était la nuit et nous soupirions vers la lumière. A Noël, la Lumière est soudain "venue dans ce monde" et a fondé un royaume de lumière. La gloire de la Lumière s'est "levée au-dessus de la ville sainte" (l'Eglise).

 

Tel était le message du cycle de Noël. Cependant, à travers les chants qui célébraient joyeusement la Lumière, se faisait entendre un accent de tristesse:" Et la Lumière a brillé dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas reconnue", c'était le thème de la Passion.

 

Cet accent est devenu sans cesse plus fort; nous l'avons déjà entendu dans la semaine de Noël et, depuis il n'a cessé.

 

A la Septuagésime, c'est le chant dominant qui surpasse tous les autres; le premier dimanche de Carême, nous voyons le divin David partir au combat contre le géant Goliath.

 

Tout le temps de Carême pourrait s'intituler un combat: combat de la Lumière contre les ténèbres, combat historique du Christ dans l'âme de ceux qui doivent venir venir à la lumière (thème du baptême et de la Pénitence).  Il fallait, sans doute, que la Lumière disparut un moment: le Christ meurt sur la Croix.

 

Mais soudain, comme à Noël, la Lumière brille dans les ténèbres.  Après les tristesses de la Semaine Sainte, le soleil de la Résurrection se lève victorieux pour briller éternellement.

 

C'est Pâques, c'est la fête des fêtes, le point culminant de l'année liturgique.

 

Il n'y a plus qu'une pensée: la joie, l'allégresse.

 

 

priez beaucoup  pour moi,  

 

 

 

 


 

 

 

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Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 11:52
- Par philippe

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Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 11:47
- Par philippe

 

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et .....  ! 

 

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Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 13:20
- Par r.p. Ollivier OP

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Combien fut triste cette marche qu'on eût voulu rendre si lente et qu'il fallait précipiter! Mais combien plus encore fut la dernière salutation à Celui que la porte de pierre allait désormais cacher à tous les regards.

 

   Avant de coucher le mort sur le banc funéraire, on le déposait à l'entrée du sépulcre, et les assistants psalmodiaient le psaume quatre-vingt dixième, celui qu'on appelait " le cantique de louange de David" , hymne d'espérance et de confiance en Dieu. Puis on faisait sept fois le tour de la litière où gisait le défunt, en s'adressant mutuellement des paroles de condoléance et de consolation..

 

   Marie conduisit le deuil, appuyée sur les bras du disciple bien-aimé et de Madeleine, suivie des autres femmes, après lesquelles venaient Joseph et Nicodème dont les serviteurs éclairaient avec des flambeaux cette scène indescriptible. Le silence de la nature ajoutait encore à l'effet des lamentations entrecoupées de sanglots, et dans l'obscurité croissante, on eût dit que des ombres mystérieuses se pressaient pour rendre hommage au Fils de l'homme endormi dans la mort.

 

   Autour de la tombe, les anges veillaient invisibles, perdus dans la contemplation du mystère de cette mort, impatients de saluer l'heure où ils rejetteraient au loin la pierre qui fermait le sépulcre.

 

   La haine veillait, inquiète de son triomphe, désireuse de sceller pour toujours la porte qu'elle craignait de voir se rouvrir inopinément. Le lendemain, jour même de la solennité de la Pâque, les Princes des prêtres et les Pharisiens se réunirent au portes de l'Antonia, demandant à voir le procurateur

 

   " Seigneur, lui dirent-ils, nous avons souvenir que ce séducteur a diit, de son vivant: Je ressusciterai après trois jours,. Donnez des ordres pour la garde de son tombeau pendant ces trois jours, de peur que ses disciples ne viennent l'enlever et disent au peuple: Il est ressuscité! D'où résuterait une erreur pire que la première."

 

  Pilate en avait assez d'eux et de leurs machinations. Sa réponse fut dédaigneuse et sèche:

" Vous avez une garde à votre service. Allez vous-mêmes au tombeau et faites-le garder comme il convient. "

 

Il ne plaisait pas au gouverneur de ocmpromettre ses légionnaires dans cette besogne, pour laquelle les soldats du Temple ou les policiers du Sanhédrin suffisaient; mais il rappelait discrètement qu'il voulait voir observés les règlements relatifs à la matière. Le "sicut scitis" est méprisant et menaçant tout à la fois; il les rend responsables de ce qui peut advenir. Une seconde fois Pilate se lave les mains en répétant :" C'est votre affaire! "

 

Ils s'en allèrent donc peu satisfaits, mais d'autant plus décidés à mettre en défaut les prédictions du Prophète. Autour du sépulcre ils établirent une véritable fortification, suivant la parole de l'Evangile: les jointures de la porte furent scellés du cachet officiel et des sentinelles établies aux alentours, dans le ravin et sur la colline, eurent mission d'écarter quiconque essayerait d'approcher.

 

Ces précautions prises, ils eurent aux lèvres un sourire de triomphe " Galliléen, tu peux maintenant dormir en paix! Rien ne viendra troubler ton sommeil, jusqu'à ce troisième jour, après lequel tu seras bien mort dans l'esprit des plus illusionnés. Tu n'as pas su descendre de la croix; tu ne sauras pas sortir de la tombe, dont l'écho ne redira même plus le cri de la croix :" Mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné" !

 

S'ils avaient vu dans les Ecritures, ils se fussent rappelé la parole du Psalmiste protestant contre la mort, au nom même du Christ dont il était la figure:

 

" Ma chair reposera dans l'espérance: parce que vous ne laisserez pas, ô mon Dieu, ma vie sous le joug de la mort; vous ne permettrez pas que votre Saint connaisse l'horreur de la corruption" .

 

 

 


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Vendredi 18 avril 2014 5 18 /04 /Avr /2014 13:06
- Par philippe

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Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 16:40
- Par philippe

http://www.mercaba.org/Cristos/avila_cristo.jpg

 

El Cristo amarrado a la columna ante el que oraba

Santa Teresa de Jesús

 

 

saint Triduum pascal.

 

Entrant un jour dans l'oratoire, je vis une statue que l'on s'était procuré pour une fête. Elle représentait le Christ tout couvert de plaies. la dévotion qu'elle m'inspira fut si grande qu'en la voyant je me sentis complètement bouleversée, tant elle rappelait ce que le Seigneur avait enduré pour nous. Une telle douleur s'empara de moi, en considérant combien j'avais mal répondu à l'amour que supposaient de telles plaies, que mon coeur semblait se briser. Je dis alors, ce me semble à Notre Seigneur que je ne me relèverais de là, qu'il ne  m'eût exaucé. Il m'écouta, j'en suis certaine, car je n'ai plus cessé depuis lors de faire de grands progrès dans la vertu.

 

 

 

 


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Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 13:56
- Par philippe

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"Il était méprisé, le dernier des hommes, un homme de douleurs et familier de la souffrance; son visage était comme voilé et méprisé, aussi nous ne l'avons pas considéré. Il a véritablement porté nos maladies et il s'est chargé de nos douleurs. Nous le regardions comme un lépreux, comme un homme frappé par Dieu et humilié. Mais lui a été blessé à cause de nos iniquités, il a été broyé à cause de nos péchés. Le châtiment qui donne la paix a été sur lui et c'est par ses meurtrissures que nous avons été guéris. Nous étions tous comme errants comme des brebis; chacun de nous suivait sa propre voie. Le Seigneur a fait retomber sur lui toutes nos iniquités. Il a été sacrifié parce qu'il l'a voulu; il n'a pas ouvert la bouche; comme un agneau devant celui qui le tond, il restera silencieux et n'ouvrira pas la bouche.

 

"Jetez  un regard, nous vous en prions Seigneur, sur votre famille pour laquelle Notre - Seigneur Jésus-Christ n'a pas hésité à se livrer aux mains des pécheurs et à souffrir le tourment de la croix. "

 

Préparons-nous donc à ces fortes impressions trop souvent méconnues par la piété superficielle de notre temps, Rappelons-nous l’amour et la bénignité du Fils de Dieu venant se confier aux hommes, vivant de leur vie, poursuivant sans bruit sa pacifique carrière, « passant sur cette terre en faisant le bien  », et voyons maintenant cette vie toute de tendresse, de condescendance et d’humilité, aboutira un supplice infâme sur le gibet des esclaves.

 

Considérons d’un côté le peuple pervers des pécheurs qui, faute de crimes, impute au Rédempteur ses bienfaits, qui consomme la plus noire ingratitude par l’effusion d’un sang aussi innocent qu’il est divin ; de l’autre, contemplons le Juste par excellence en proie à toutes les amertumes, son âme « triste jusqu’à la mort  », le poids de malédiction qui pèse sur lui, ce calice qu’il doit boire jusqu’à la lie, malgré son humble réclamation ; le Ciel inflexible à ses prières comme à ses douleurs ; enfin, entendons son cri : « Mon Dieu, mon Dieu , pourquoi m’avez-vous abandonné  ? »

C’est là ce qui émeut d’abord la sainte Église ; c’est là ce qu’elle propose à notre attention ; car elle sait que si cette horrible scène est comprise de nous, les liens que nous avons avec le péché se rompront d’eux-mêmes, et qu’il nous sera impossible de demeurer plus longtemps complices de tels forfaits.

 

Mais l’Église sait aussi combien le cœur de l’homme est dur, combien il a besoin de craindre, pour se déterminer enfin à s’amender : voilà pourquoi elle ne nous fait grâce d’aucune des imprécations que les Prophètes placent dans la bouche du Messie contre ses ennemis.

 

Ces effrayants anathèmes sont autant de prophéties qui se sont accomplies à la lettre sur les Juifs endurcis. Ils sont destinés à nous apprendre ce que le chrétien lui-même pourrait avoir à craindre, s’il persistait, selon l’énergique expression de saint Paul, à « crucifier de nouveau Jésus-Christ  ». On se rappelle alors, et avec terreur, ces paroles du même Apôtre, dans l’Epître aux Hébreux : « Quel supplice ne méritera pas, dit-il, celui qui aura foulé aux pieds le Fils de Dieu, qui aura tenu pour vil le sang de l’alliance par lequel il fut sanctifié, et qui aura fait outrage à l’Esprit de grâce ? Car nous savons qui a dit : A moi la vengeance, et je saurai la faire. Et ailleurs: Le Seigneur jugera son peuple. Ce sera donc une chose horrible de tomber entre les mains du Dieu vivant  . »

 

En effet, rien de plus affreux ; car, en ces jours où nous sommes, « il n’a pas épargné son propre Fils  », nous donnant par cette incompréhensible rigueur la mesure de ce que nous devrions attendre de lui, s’il trouvait encore en nous le péché qui l’a contraint d’en user si impitoyablement envers ce Fils bien-aimé, « objet de toutes ses complaisances  ». Ces considérations sur la justice envers la plus innocente et la plus auguste de toutes les victimes, et sur le châtiment des Juifs impénitents, achèveront de détruire en nous l’affection au péché, en développant cette crainte salutaire sur laquelle une espérance ferme et un amour sincère viendront s’appuyer comme sur une base inébranlable.

 

En effet, si, par nos péchés, nous sommes les auteurs de la mort du Fils de Dieu, il est vrai aussi de dire que le sang qui coule de ses plaies sacrées a la vertu de nous laver de ce crime. La justice du Père céleste ne s’apaise que par l’effusion de ce sang divin; et la miséricorde de ce même Père céleste veut qu’il soit employé à notre rachat. Le fer des bourreaux a fait cinq ouvertures au corps du Rédempteur; et de là cinq sources de salut coulent désormais sur l’humanité pour la purifier et rétablir en chacun de nous l’image de Dieu que le péché avait effacée. Approchons donc avec confiance, et glorifions ce sang libérateur qui ouvre au pécheur les portes du ciel, et dont la valeur infinie suffirait à racheter des millions de mondes plus coupables que le nôtre. Nous touchons à l’anniversaire du jour où il a été versé ; bien des siècles déjà se sont écoulés depuis le moment où il arrosa les membres déchirés de notre Sauveur, où , descendant en ruisseaux le long de la croix, il baignait cette terre ingrate ; mais sa puissance est toujours la même.

 

Venons donc « puiser aux fontaines du Sauveur  »; nos âmes en sortiront pleines de vie, toutes pures, tout éclatantes d’une beauté céleste; il ne restera plus en elles la moindre trace de leurs anciennes souillures ; et le Père nous aimera de l’amour même dont il aime son Fils.

 

N’est-ce pas pour nous recouvrer, nous qui étions perdus, qu’il a livre à la mort ce Fils de sa tendresse ? Nous étions devenus la propriété de Satan par nos pochés; les droits de l’enfer sur nous étaient certains; et voilà que tout à coup nous lui sommes arrachés et nous rentrons dans nos droits primitifs. Dieu cependant n’a point usé de violence pour nous enlever au ravisseur: comment donc sommes-nous redevenus libres ? Écoutez l’Apôtre: « Vous avez été rachetés d’un grand prix  ». Et quel est ce prix ? Le Prince des Apôtres nous l’explique : « Ce n’est pas, dit-il, au prix d’un or et d’un argent corruptibles que vous avez été affranchis, mais par le précieux sang de l’Agneau sans tache  ».

 

Ce sang divin, déposé dans la balance de la justice céleste, l’a fait pencher en notre faveur: tant il dépassait le poids de nos iniquités! La force de ce sang a brisé les portes mêmes de l’enfer, rompu nos chaînes, « rétabli la paix entre le ciel et la terre  ». Recueillons donc sur nous ce sang précieux, lavons-en toutes nos plaies, marquons-en notre front comme d’un sceau ineffaçable et protecteur, afin qu’au jour de la colère le glaive vengeur nous épargne.

 

Avec le sang de l’Agneau qui enlève nos péchés, la sainte Église nous recommande en ces jours de vénérer aussi la Croix, qui est comme l’autel sur lequel notre incomparable Victime est immolée. Deux fois, dans le cours de l’année, aux fêtes de son Invention et de son Exaltation, ce bois sacré nous sera montré pour recevoir nos hommages, comme trophée de la victoire du Fils de Dieu; à ce moment, il ne nous parle que de ses douleurs, il n’offre qu’une idée de honte et d’ignominie. Le Seigneur avait dit dans l’ancienne alliance : « Maudit celui qui est suspendu au bois  ». L’Agneau qui nous sauve a daigné affronter cette malédiction ; mais, par là même, combien nous devient cher ce bois autrefois infâme, désormais sacre! Le voilà devenu l’instrument de notre salut, le gage sublime de l’amour du Fils de Dieu pour nous. C’est pourquoi l’Église va lui rendre chaque jour, en notre nom, les plus chers hommages; et nous, nous joindrons nos adorations aux siennes. La reconnaissance envers le Sang qui nous a rachetés, une tendre vénération envers la sainte Croix seront donc, durant cette quinzaine, les sentiments qui occuperont particulièrement nos cœurs.

 

Mais que ferons-nous pour l’Agneau lui-même, pour celui qui nous donne ce sang, et qui embrasse avec tant d’amour la croix de notre délivrance ? N’est-il pas juste que nous nous attachions à ses pas ; que, plus fidèles que les Apôtres lors de sa Passion, nous le suivions jour par jour, heure par heure, dans la Voie douloureuse ?

 

Nous lui tiendrons donc fidèle compagnie, dans ces derniers jours où il est réduit à fuir les regards de ses ennemis; nous envierons le sort de ces quelques familles dévouées qui le recueillent dans leurs maisons, s’exposant par cette hospitalité courageuse à toute la rage des Juifs; nous compatirons aux inquiétudes mortelles de la plus tendre des mères ; nous pénétrerons par la pensée dans cet horrible Sanhédrin où se trame l’affreux complot contre la vie du Juste. Tout à coup l’horizon, si chargé de tempêtes, semblera un moment s’éclaircir, et nous entendrons le cri d’Hosannah retentir dans les rues et les places de Jérusalem. Cet hommage inattendu au fils de David, ces palmes, ces voix naïves des enfants hébreux, feront trêve un instant à tant de noirs pressentiments. Notre amour s’unira à ces hommages rendus au Roi d’Israël qui visite avec tant de douceur la fille de Sion, pour remplir l’oracle prophétique ; mais que ces joies subites seront de peu de durée, et que nous retomberons promptement dans la tristesse !

 

Le traître disciple ne tardera pas à consommer son odieux marché ; la dernière Pâque arrivera enfin, et nous verrons l’agneau figuratif s’évanouir en présence du véritable Agneau, dont la chair nous sera donnée en nourriture et le sang en breuvage. Ce sera la Cène du Seigneur. Revêtus de la robe nuptiale, nous y prendrons place avec les disciples; car ce jour est celui de la réconciliation qui réunit à une même table le pécheur repentant et le juste toujours fidèle. Mais le temps presse : il faudra partir pour le fatal jardin ; c’est là que nous pourrons apprécier le poids de nos iniquités, à la vue des défaillances du cœur de Jésus, qui en est oppressé jusqu’à demander grâce. Puis tout à coup, au milieu d’une nuit sombre, les valets et la soldatesque, conduits par l’infâme Judas, mettront leurs mains impies sur le Fils de l’Éternel; et les légions d’Anges qui l’adorent resteront comme désarmées en présence d’un tel forfait. Alors commencera cette série d’injustices dont les tribunaux de Jérusalem seront l’odieux théâtre: le mensonge, la calomnie, la soif du sang innocent, les lâchetés du gouverneur romain, les insultes des valets et des soldats, les cris tumultueux d’une populace aussi ingrate que cruelle; tels sont les incidents dont se rempliront les heures rapides qui doivent s’écouler depuis l’instant où le Rédempteur aura été saisi par ses ennemis, jusqu’à celui où il gravira, sous sa croix, la colline du Calvaire. Nous verrons de près toutes ces choses ; notre amour ne nous permettra pas de nous éloigner dans ces moments où, au milieu de tant d’outrages, le Rédempteur traite la grande affaire de notre salut.

 

Enfin, après les soufflets et les crachats, après la sanglante flagellation, après le cruel opprobre du couronnement d’épines, nous nous mettrons en marche à la suite du fils de l’homme ; et c’est à la trace de son sang que nous reconnaîtrons ses pas. Il nous faudra fendre les flots d’un peuple avide du supplice de l’innocent, entendre les imprécations qu’il vomit contre le fils de David. Arrivés au lieu du sacrifice, nous verrons de nos yeux l’auguste Victime, dépouillée de ses vêtements, clouée au bois sur lequel elle doit expirer, élevée dans les airs, entre le ciel et la terre, comme pour être plus exposée encore aux insultes des pécheurs. Nous nous approcherons de l’Arbre de vie, afin de ne perdre ni une seule goutte du sang qui purifie, ni une seule des paroles que, par intervalles, le Rédempteur fera descendre jusqu’à nous. Nous compatirons à sa Mère, dont le cœur est transpercé du glaive de douleur, et nous serons près d’elle au moment où Jésus expirant nous léguera à sa tendresse. Enfin, après les trois heures de son agonie, nous le verrons pencher la tète, et nous recevrons son dernier soupir.

 

Et c’est là ce qui nous reste : un corps inanimé et meurtri, des membres ensanglantés et roidis par le froid de la mort; c’est tout ce qui nous reste de ce Fils de l’homme dont nous avions salué avec tant d’allégresse la venue en ce monde ! Il ne lui a pas suffi, à lui, Fils de l’Éternel, de « s’anéantir, en prenant la forme d’esclave  » ; cette naissance dans la chair n’était que le début de son sacrifice ; son amour devait l’entraîner jusqu’à la mort, et jusqu’à la mort de la croix. Il avait vu qu’il n’obtiendrait le nôtre qu’au prix d’une si généreuse immolation, et son cœur n’a pas reculé. « Maintenant donc, nous dit saint Jean, aimons Dieu, puisque Dieu nous a aimes le premier  . »

 

Tel est le but que l’Église se propose dans ces solennels anniversaires. Après avoir abattu notre orgueil et nos résistances par le spectacle effrayant de la justice divine, elle entraîne notre cœur à aimer enfin celui qui s’est livré, en notre place, aux coups de cette inflexible justice. Malheur à nous, si cette grande semaine ne produisait pas dans nos âmes un juste retour envers celui qui avait tous les droits de nous haïr, et qui nous a aimés plus que lui-même ! Disons donc avec l’Apôtre : « La charité de Jésus-Christ nous presse, et désormais tous ceux qui vivent ne doivent plus vivre pour eux-mêmes, mais pour Celui qui est mort pour eux  . » Nous devons cette fidélité à celui qui fut notre victime, et qui jusqu’au dernier instant, au lieu de nous maudire, ne cessa de demander et d’obtenir pour nous miséricorde. Un jour, il reparaîtra sur les nuées du ciel ; « les hommes verront alors, dit le Prophète, celui qu’ils ont percé . » Puissions-nous être de ceux auxquels la vue des cicatrices de ses blessures n’inspirera que la confiance, parce qu’ils auront réparé par leur amour le crime dont ils s’étaient rendus coupables envers l’Agneau divin !

 

Espérons de la miséricorde de Dieu que les saints jours où nous entrons produiront en nous cet heureux changement qui nous permettra, lorsque l’heure du jugement de ce monde aura sonné, de soutenir, sans trembler, le regard de celui que nous allons voir foulé sous les pieds des pécheurs. Le trépas du Rédempteur bouleverse toute la nature: le soleil se voile au milieu du jour, la terre tremble jusque dans ses fondements, les rochers éclatent et se fendent ; que nos cœurs aussi soient ébranlés, qu’ils se laissent aller de l’indifférence à la crainte, de la crainte à l’espérance, de l’espérance enfin à l’amour; et après être descendus avec notre libérateur jusqu’au fond des abîmes de la tristesse, nous mériterons de remonter avec lui à la lumière, environnés des splendeurs de sa résurrection, et portant en nous le gage d’une vie nouvelle que nous ne laisserons plus s’éteindre.

 

 

dom Guéranger

 

Merci, priez beaucoup  pour moi. I 


 

 


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Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 13:43
- Par philippe

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Sainte fête à tous les prêtres.

 

 

 

Homélie messe chrismale du 16 avril 2014

 

Chers Frères prêtres,

 

Cette célébration liturgique qui nous rassemble au seuil du triduum pascal est l’expression de l’unité du presbyterium autour de l’évêque. Tout à l’heure, chers frères prêtres, vous renouvellerez les engagements sacerdotaux que vous avez pris au jour de votre ordination.


Le feu de la passion

 

Je suis un pauvre pécheur sur lequel Jésus a posé son regard, disait le pape François. La rencontre que vous avez faite avec le Christ a eu raison de tous les autres motifs de vivre (et vous ne vous êtes jamais remis de cette rencontre). Le feu qui vous a brûlé du dedans, est celui qui éclaire votre route d’aujourd’hui. Et la brûlure est toujours à vif.

 

En réécoutant le récit de la Passion, l’amour du Christ qui le pousse jusqu’à la perte de soi pour le salut de tous, nous conduit à sa suite à nous libérer de ce qui freine notre course, à consentir à des détachements nécessaires par rapport à ce qui nous empêche d’être radicalement à Dieu et à nos frères. Bref, à croître en liberté spirituelle pour le service de l’Eglise. Dans le sacerdoce, disait il y a quelques jours le pape François, il n’y a pas de place pour la médiocrité ! Et d’ajouter : Nous avons tellement de prêtres à mi-chemin. C’est douloureux qu’ils n’aient pas réussi à parvenir à une plénitude sacerdotale. Ils sont quelque part des fonctionnaires, et cette posture bureaucratique ne fait pas du bien à l’Eglise.

 

Ces propos décapants du Saint Père nous font prendre conscience du chemin de conversion qu’il nous reste à parcourir, les uns et les autres. Le oui à Dieu que vous reformulerez dans quelques instants est un consentement à monter avec le Christ au Golgotha dans le don plénier de soi.


La disponibilité apostolique

 

Ce oui prend toute votre vie. Il mobilise chaque jour votre prière, qui est celle de l’Eglise. Il justifie vos fidélités et vos combats apostoliques, votre disponibilité vis-à-vis de tous, en particulier à l’égard des plus petits d’entre vos frères.

 

Je recevais il y a quelques mois la visite d’un prêtre qui me confiait son découragement. Avec des lunettes noires, il considérait tous les aspects négatifs de la communauté à laquelle il avait été envoyé : le vieillissement des paroissiens, la faible mobilisation des bonnes volontés, la défection des demandes sacramentelles et catéchétiques. Il dressait un tableau sombre sur fond de démobilisation personnelle… C’est alors que je me remémorais les réflexions du pape François qui taxait d’adultère spirituel le regard du pasteur désabusé qui passait son temps à ressasser les souvenirs de ses ministères antérieurs qu’il n’avait pas psychologiquement quittés ; à jalouser ses confrères établis sur des terres qu’il pensait plus fertiles ; à se projeter sans cesse vers d’autres cieux en pensant que l’herbe est toujours plus verte ailleurs !

 

Quel regard posons-nous sur les autres ? Est-ce que nous projetons sur eux nos déprimes, nos amertumes et nos acidités ? Ou bien les considérons-nous, sans retour sur soi avec les yeux de Jésus, avec un regard théologal, paternel, rempli d’espérance, capable de discerner l’action discrète de l’Esprit-Saint, dans ce qui n’est pas encore l’Eglise, mais qui est appelé à le devenir ?

 

L’ancrage spirituel

 

Sur le chemin du retournement spirituel et pastoral que nous avons à vivre, je me risquerai à utiliser l’image du voilier, bien connu dans notre diocèse ouvert à la mer.

 

 

- 1 - Il convient d’abord de vérifier les amarres du bateau. Votre attachement au Christ est fait de fidélités à l’oraison, à la confession de nos péchés (car il nous faut être des deux côtés du confessionnal), à l’accompagnement spirituel, à une authentique vie eucharistique. L’eucharistie est la raison d’être du sacerdoce, disait Jean-Paul II, qui ajoutait : Le prêtre existe pour célébrer l’eucharistie. Nous y trouvons la signification de tout le reste de notre ministère.

 

Cet ancrage spirituel requis pour le prêtre vaut aussi pour sa mission. Jésus conquerrait son auditoire à partir du sol où ses auditeurs étaient plantés. Le prêtre rejoint les personnes là où elles sont, là où elles en sont, et il demeure auprès d’elles pour cheminer au rythme de l’amitié et de l’Evangile. Ceci réclame une stabilité dans une société en perpétuelle mutation, marquée par le zapping et les mobilités. La paroisse souligne cette permanence : c’est l’Eglise qui vit durablement au milieu des hommes et des femmes de notre temps, et qui cherche sans cesse le contact avec eux. Elle ne doit pas se contracter sur elle-même pour être un groupe d’élus qui se regardent entre eux (Pape François).

 

Le témoignage des prêtres âgés est particulièrement éloquent. A travers les vagues et les tempêtes que l’Eglise a traversées ces dernières années, ils attestent de la fidélité au Christ. Ils sont cru jusqu’au bout en leur ministère. Je voudrais ce soir les saluer.

 

A l’écoute de l’Esprit

 

- 2 - Pour que le trimaran gagne le large, il faut également s’enquérir de la voilure. Saura-t-elle capter les brises et les vents pour trouver l’énergie nécessaire à sa course ? La mission du prêtre est mobilisée par le dynamisme de l’Esprit Saint. Ministre de la grâce, il communique l’Esprit-Saint aux fidèles, en proclamant la Parole de Dieu, en célébrant les sacrements. Il discerne aussi la présence discrète de l’Esprit dans les attentes de notre temps, car si l’Esprit habite l’Eglise (qui est sa maison), il travaille le cœur de tout homme pour faire la vérité, débusquer le mensonge, attirer vers le Christ.

 

S’il est un homme de prière et d’écoute, le prêtre sera sensible à la présence cachée de l’Esprit, propédeutique, préalable à sa manière d’accueillir les personnes et les situations avec justesse et miséricorde. L’Esprit nourrit son zèle pour les âmes, sa créativité missionnaire, sa supplication pour le monde (ses gémissements), mais aussi sa patience, sa confiance en Dieu, maître du temps et de l’histoire.

 

La communion

 

- 3 - Amarré, le mât dressé vers le ciel, le bateau pour voguer, a besoin d’un équipage. Le prêtre doit être un homme de communion. Il ne peut se résoudre à être un chef d’orchestre solitaire. Il n’est député ni à tout laisser faire aux autres, ni à tout faire faire, ni à tout faire lui-même. Dans ces travers se nichent ou la paresse ou le cléricalisme. En bon père de famille, le prêtre portera une attention bienveillante à chacun pour qu’il déploie son talent au service des autres. Il veillera à ce que les plus engagés puissent se renouveler, qu’ils ne s’approprient pas leur mission. Il cherchera à déployer une véritable coresponsabilité des laïcs, un travail d’équipe entre tous. Il formera des disciples missionnaires, en donnant lui-même l’exemple de la solidarité, de la subsidiarité et de l’attention accordée aux plus faibles.

 

La biodiversité de notre diocèse, riche de tant de sensibilités différentes, appelle une responsabilité mutuelle. Que chaque charisme soit accueilli pour ce qu’il est, comme un don de Dieu, mais qu’il ne s’érige pas comme le tout de l’Eglise. Seule l’Eglise a le charisme de tous les charismes. Il nous faut cultiver entre nous, sans pression, sans prétention exclusiviste, une vraie communion fraternelle qui se fonde sur la communion magistérielle, sacramentelle et ministérielle.


La conversion

 

- 4 - Le bateau n’est pas destiné à rester cloué au port.

 

Duc in altum ! Avancez en eau profonde, nous clame encore Jésus. Ne reste pas à quai. Le déplacement à vivre est d’abord intérieur. La conversion eucharistique que les paroles et les mains du prêtre accomplies à chaque messe est emblématique et le point de départ de toutes les autres transformations que le monde doit vivre. Tous les retournements du cœur ; toutes les conversions pastorales de nos communautés ; tous les changements sociétaux à promouvoir, trouvent leur origine dans l’eucharistie.

 

La véritable question qui est posée aux ministres ordonnés que nous sommes : acceptons-nous de vivre nous aussi des conversions personnelles ? La conversion des pécheurs passe d’abord par la conversion des pasteurs. La pastorale de maintenance de l’auto-référencement cache souvent des peurs, des rigidités, des mécanismes de défense face aux changements indispensables à vivre dans notre manière d’être au monde, de vivre en Eglise, d’accepter d’être dérangés dans nos habitudes, de remettre en question nos dispositifs pastoraux. C’est pourtant le prix qu’il faut payer, le sacrifice qu’il nous faut consentir pour une plus grande fécondité. Avant et afin d’évangéliser les périphéries de notre société, il s’agit de sortir vers nos propres périphéries : les personnes que je ne rencontre jamais, les lieux où je ne vais jamais, et qui sont parfois à la porte du presbytère.


Dépouiller pour accueillir

 

- 5 - C’est en allant vers la mer que le fleuve est fidèle à la source, dit un proverbe. C’est dans un perpétuel mouvement de sortie de soi, que le prêtre rejoint le Christ dans l’élan universel par lequel celui-ci ne cesse de se donner aux hommes. Le prêtre porte la grâce d’un sacrement qui le conforme au Christ serviteur pour défendre la foi et pour répandre la foi, sans se contenter de se reposer sur ses œuvres propres. Aimer Dieu, c’est vouloir le protéger contre soi-même, en particulier contre l’égoïsme qui rapporte notre mission à nous-mêmes.

 

Dans un petit état d’Afrique que je visitais il y a 10 ans, je découvrais à l’orée du village un magnifique tapis de fleurs que les gens avaient confectionné pour le passage de la procession du Saint Sacrement, que je présidais. Un catéchiste eut la sage précaution de me glisser à l’oreille : Rassurez-vous, Monseigneur, ce n’est pas pour vous que nous avons fait ce chemin de roses, c’est pour le Christ !

 

Du magnifique témoignage de foi sacerdotale que nous a laissé le père Frédéric Galtié, qui a rejoint le Seigneur il y a quelques semaines, à l’âge de 50 ans, alors qu’il était atteint par un cancer généralisé, je retiens cette confidence : Il faut se laisser dépouiller pour parvenir à accueillir . Je le réentends encore me dire à l’hôpital de Mougins, décochant un large sourire dans un corps épuisé : Il faut être prêtre jusqu’aux limites de soi-même.

 

Tel est le secret de la sainteté du prêtre à laquelle cette célébration nous convie.

 

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+ Dominique Rey

Cathédrale Notre-Dame de la Seds

Messe chrismale du 16 avril 2014

 

 

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Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 22:58
- Par philippe

http://vultus.stblogs.org/signorelli15.jpg

 

http://www.traditionalcatholicpriest.com/wp-content/uploads/2014/04/Holy-Thursday.jpg

 

http://iglesiaalianzacarcelen.files.wordpress.com/2011/03/caravaggio-emaus-750pix.jpg

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Lundi 14 avril 2014 1 14 /04 /Avr /2014 15:15
- Par philippe

http://sander-gaiser.de/ru/bilder/passion3/rubens01.jpg

 

 

http://img.over-blog.com/600x558/1/10/86/49/le-petit-placide/2011/petit-placide-2/placide/2012/2012-PETIT-PLACIDE/roger-van-der-weyden-el-descendimiento.jpg

 

 

Cependant la nuit était si profonde qu'on avait peine à s'y reconnaître, et la terreur amenée par ces ombres inaccoutumées pénétrait les âmes que la pitié n'avait pu émouvoir: la plupart des Juifs se hataient de regagner la ville et le temple, pour s'abriter contre la catastrophe dont ils sentaient l'arrivée. Les soldats inquiets suivaient ce mouvement de retraite, en se rapprochant du groupe formé autour du centurion sur la pente du Calvaire. L'accès de la croix devenait ainsi plus facile. Mais les blasphémateurs ne songeaient plus à abuser de cette liberté: ils fuyaient la tête basse et la bouche muette, aussi pressés de ne plus voir leur victime, qu'ils l'étaient naguère de la donner en spectacle à la multitude.

 

Les amis de Jésus purent donc s'avancer discrètement jusqu'au pied même de sa croix. Il y avait là Marie sa mère, Jean le disciple bien-aimé, Madeleine et Marthe, Marie Jacobé, Salomé, Jeanne de Cusa, d'autres encore dont la traditiion ne nous a pas conservé les noms.

 

Les regards du mourant tombèrent sur ce petit groupe d'amis fidèles, cherchant sans doute Celle qu'il attendait à ce rendez-vous de la dernière heure. Marie se tenait debout, à sa gauche, près du mauvais larron, comme si elle eût essayé de le préserver contre la justice prête à le frapper: effort inutile, hélas! puisque le malheureux n'en devait pas profiter.

 

Du coeur de la divine Mère il montait au coeur de son Fils une ardente supplication pour le genre humain, dont il l'avait faite corédemptrice; ce qu'elle voulait avant tout, c'était l'assurance du pardon pour l'humanité. Il le comprenait bien: et, tout aussitôt il lui adressa la parole pleine de respect qui convenait au ministère dont il la revêtait:

 

" Femme, lui dit-il, voilà votre Fils." Et ses yeux désignaient saint Jean. Puis au disciple avec une intonation grave et douce:  " Voilà votre mère" !

 

C'est à dire:" O ma mère, reine et maitresse de tout ce qui est à moi, voilà les hommes que je vous confie afin que vous soyez désormais leur avocate. Je vous fais leur mère, pour m'interdire de les rejeter, puisque je ne le pourrais sans vous rejeter vous-même. Soyez heureuse: ils sont sauvés! Et vous, homme, voilà votre modèle et votre refuge! Je vous ai pardonné, puisque je vous remets entre les mains de celle à qui je ne puis rien refuser, quand elle intercède en votre faveur" !

 

Un long silence suivit, pendant lequel Jésus entra dans sa dernière agonie, plus rapide, mais aussi plus cruelle que celle de Gethsémani. Il n'avait pas voulu s'y abandonner avant d'avoir rassuré les pécheurs contre la crainte de l'abandon où Dieu allait mettre la victime de leurs fautes: c'est pourquoi il leur avait d'abord donné un refuge dans l'amour maternel de Marie. Maintenant il pouvait se livrer aux étreintes de la justice divine, pour souffrir tout ce que suppose la malédiction prononcée contre le péché :" Il a revêtu cette malédiction comme un vêtement" , en prenant la responsabilité de nos misères; et par conséquent, il en doit subir le châtiment, c'est-à-dire l'abandon où Dieu laisse justement celui qui l'a d'abord abandonné.

 

Or, par la faute de l'homme, cet abandon devait être sans rémission: la séparation, éternelle de soi, ne supposait aucun retour; C'est pourquoi Jésus se trouvait, à cette heure délaissé de Dieu, avec le sentiment d'une solitude comparable à celle qui désespère le damné. " La malédiction pénétrait ses os comme l'huile, ses entrailles comme l'eau qui s'infiltre"; c'était l'heure du triomphe de l'Enfer, et perdu momentanément dans cet abîme d'angoisses, le Rédempteur ne peut retenir un cri:

 

" Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné"?

 


 

"

  R.P. Ollivier OP


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Le petit Placide

 

 

 

 

 

 

       

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« Il est dur d’être seul,

plus dur encore de partager sa solitude

avec des indifférents ou des ingrats. »

 

 G . Bernanos. 

 

 

 

 

     

 

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   ; 


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IN MEMORIAM
+

2010-10-19 (7)
dom François Henry
5 Juin 2012
"Pour vous comme pour nous il n'y a de sûreté que dans l'adhésion à la Parole de Dieu qui nous révèle le Mystère du Dieu trine parfaitement heureux et pourtant bon Pasteur si soucieux de chacune de ses brebis. "
.
 
.


images-copie-2

+

 


"creo haberlo visto al RP Henry durante mi estadia en la querida Abadia de Fontgombault
y si es quien yo creo puedo decir que se trataba de un monje con la sonrisa dispuesta.
Viva la querida Abadia de Ntra.Sra. de la Asuncion de Fontgombault!"
Gustavo .

 


http://a405.idata.over-blog.com/1/10/86/49/philippe/corbeaux-02.gif

 

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  http://www.riposte-catholique.fr/medias/2012/09/Barroux-2.jpg

 

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http://catholique-bourges.cef.fr/images/croixstbenoit.gif


"Dieu suffit.
Il nous suffit à nous de le regarder,
de l'aimer,
et de le lui dire."


dom Delatte.

http://www.domgueranger.net/assets/DG3.jpg

 

"à l'écart près de l'Espérance"

st Jean Chrysostome


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prière pour les prêtres


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=
http://www.abbaye-saint-paul-wisques.com/anythingslider/images/car10.jpg
abbaye st Paul de Wisques. 

...
http://monastere-la-consolation.org/wordpress/wp-content/uploads/2008/08/titre-laconsolation31.jpg

Divers




2ème R.E.B.
2ème Régiment Etranger Bénédictin

1 le glaive représente la puissance Divine
2 la flamme représente la foi en l'Eglise
3 la chaîne représente la couronne du Christ
4 la couleur noire est celle des oblats bénédictins
confectionné par mon ami Jean-Yves de la légion étrangère.



Abbaye de Clear Creek


 

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