Publié le 18 Octobre 2017

 

 

 

      "Heureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, parce que le royaume des cieux est à eux ! "

 

   En vérité, au-delà de la paix, il n'y a plus rien. Et voici que Notre-Seigneur prononce une huitième béatitude.

    En présence  des Pharisiens ennemis, à la veille d'envoyer ses disciples comme des brebis au milieu des loups, il proclame le bonheur de ceux qui souffriront pour la justice.  La dernière béatitude renferme toutes les autres, qu'elle confirme et manifeste à la fois. Soit, en effet qu'il faille l'imputer à des adversaires, soit que, plus dure et plus cuisante, elle vienne des frères dans la foi et la recherche du bien, la persécution prend tout : la terre natale, les parents, les amis, la tranquillité, l'honneur, les biens , et ne laisse que Dieu.  Elle constitue une mise en demeure continuelle de pratiquer, dans un très haut degré, la pauvreté, la douceur, la miséricorde; elle apprend à fond la fragilité de ce qui passe et la solidité de la seule justice; elle contraint, pour ainsi dire, de déserter un monde inhabitable, afin de se réfugier auprès de Dieu, dans la citadelle de la virginité du coeur et de la paix.

                       La paix! Ne dirait-on pas que la béatitude des persécutés en est, à un titre tout spécial, l'achèvement et comme une forme plus parfaite? Les hommes et le démon cessent d'avoir prise sur l'âme qui y est enclose: " De ce royaume régi par la paix et l'ordre, dit magnifiquement saint Augustin, le prince de ce monde, qui ne domine que les pervers et les désordonnés a été jeté dehors.  Et cette paix une fois établie et affermie au-dedans, quelques persécutions que soulève celui qui a été jeté dehors, il augmente la gloire qui est selon Dieu; pas une pierre de l'édifice n'est pas lui ébranlée, mais l'impuissance de ses machines ne sert qu'à faire éclater la solidité de la construction intérieure....Heure où s'élève le cri triomphal : " Qui nous séparera de la Charité du Christ? Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim , ou la nudité, ou le péril, ou le glaive? "

         Mais saint Thomas, plus profondément, assigne , avec sa promptitude et sa sûreté habituelles, la raison première de cette fermeté dans l'essence même de la paix, c'est-à-dire dans le fruit de l'union ou la jouissance de la fin : ' Ce sera la paix parfaite, lorsque la volonté se reposera dans la plénitude de tout bien, obtenant du même coup l'immunité à l'endroit de tout mal. " ou encore :" Si quelqu'un jouit parfaitement de la chose aimée - et suffisante à son amour -, à savoir Dieu, quoi qu'il survienne, il est impossible de le détourner de cette jouissance." 

Et la paix imparfaite elle-même nous offre dès ici-bas quelque ombre de ces grandes réalités : l'âme a sa demeure dans la charité du Seigneur, dans son coeur; elle étanche sa soif à la source même des eaux vives : rien ne peut plus l'arracher de là . 

   Il nous semble comprendre, après cela, cette chose incompréhensible à la nature: la plus grande béatitude de la souffrance . Il nous semble comprendre pourquoi la parole divine, quittant soudain le ton uni du simple énoncé, s'exalte comme en un cantique " Heureux serez-vous, lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera, et que l'on dira faussement toute sorte de mal contre vous à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse... "

        

   Le ciel s'ouvre à ceux dont la terre ne veut plus: ils possèdent le Royaume avec une sécurité jusque alors inconnue; et déjà ils entrevoient la plénitude de leur récompense, qui " sera grande " dans l'éternité dit le Seigneur.

    Par cette voie de larmes et de gloire, les saints nous ont précédés. Aussi l'Eglise n'a-t-elle pas assez de pompes pour célébrer leur triomphe. Empruntant tour à tour le style naïf de l'hymnographe ancien ou les accents inspirés de l'Apocalypse, elle nous les montre . " martyrs glorieux", "confesseurs vêtus de lumière", "choeurs des vierges saintes " , chantant debout leur cantique  d'action de grâces " à Celui qui est assis sur le trône et l'Agneau", ou bien nous aidant de leurs prières, afin de nous "porter ensemble dans les cieux. "

     Par cette voie, nous ont précédés surtout le Christ et sa Mère. Il n'avait où reposer sa tête; elle n'eut d'autre richesse que son Fils. Ils furent doux et humbles de coeur: ils n'élevèrent point la voix, ni ne prétendirent à l'honneur; et leur part ne fut point avec les heureux de ce monde. La nourriture de Jésus était d'accomplir la volonté de son Père et de parfaire son oeuvre; elle eut faim et soif de la justice, celle dont les désirs hâtèrent la bienheureuse naissance du Rédempteur. Il fut le bon Pasteur de qui la tendresse infatigable se mit à la poursuite de la brebis perdue; elle, cependant préludait à son rôle de mère de la miséricorde. Nous sommes impuissants à soupçonner seulement ce que l'âme du Seigneur eut de divinement simple et transparent devant la face de son Père; chez la Vierge des vierges, la clarté divine se levait et étalait ses royales splendeurs, sans qu'une ombre la vint offusquer. La paix incomparable de notre Sauveur parut singulièrement dans la majesté de sa mort; Marie se tint debout au pied de la croix. C'était l'heure de la puissance des ténèbres: le démon déchaînait ses suppôts contre l'Homme de douleur; la divine Mère souffrit toutes les passions de son Fils et un glaive transperça son âme .

 

     Mais par leur martyre, ils fondaient , lui de strict mérite, elle du mérite de convenance, le royaume des fils de Dieu et des bienheureux. Ils le possèdent à jamais. Il en est le roi; elle en est la reine. Il est l'étoile du matin donnée au victorieux, le flambeau de la céleste cité; elle est aussi l'étoile dont la pureté matutinale réjouit les habitants de la Jérusalem éternelle.

     Sur terre, ils font la lumière, la beauté, la joie de notre vie: de lui par elle, afflue en nous la grâce, qui constitue, au centre de notre âme, le trésor de la béatitude divine.

 

 

 

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Publié le 18 Octobre 2017

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Publié le 18 Octobre 2017

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Publié le 18 Octobre 2017

 
 
Nathan Schneider, a recent graduate of The Prout School, practices playing the organ at the Cathedral of Saints Peter and Paul with his teacher, Philip Faraone, who serves as organist at the cathedral and music director at The Prout School. Schneider will begin his studies at the Pontifical Institute for Sacred Music in Rome in October.
Photo: Lauren Clem

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Publié le 18 Octobre 2017

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Publié le 17 Octobre 2017

 

" Heureux les pacifiques, parce qu'ils seront appelés les fils de Dieu ! "

 

                                               Dans le langage de l'Ecriture, l'expression de fils de Dieu dit mieux cependant que la vision divine l'essence de notre vie surnaturelle.

      Connaissance et filiation se présentent dans le rapport de l'action et de l'oeuvre, du mouvement et du terme :" Nous lui serons semblables, parce que nous le verrons tel qu'il est ." Etre fils de Dieu, c'est le dernier mot de notre destinée.

    Or, ce  caractère filial que nous voyions resplendir avec une croissante magnificence dans les autres béatitudes, la paix, la paix  surabondante et qui s'épanche à l'entour, le réalise si éminemment, qu'il lui est donné pour unique et particulière récompense. Tandis que les Pharisiens, fils du Mauvais, haïssent et disputent, elle fera aux disciples du Seigneur une douce lumière autour de leur front, comme le rayonnement infaillible de leur vie toute divine. Une telle sublimité prouve assez qu'elle marque notre suprême achèvement.

                                                     La paix est, en effet, " le dernier parmi les dons divins " Saint Thomas . "la fin de la vie spirituelle " In Gal , I,3 , l'apaisement de l'âme par la fin obtenue " Ibid , tout simplement " la fin, parce que c'est au moment où l'appétit est totalement apaisé, où la volonté se repose dans la plénitude de tout bien, que la paix existe " . Si, dans ce degré, elle ne se rencontre qu'au ciel, dès ce monde on y doit reconnaître sans hésiter la note distinctive des âmes parvenue sur les sommets.

                                                    Ainsi nous apparait-elle comme le repos qui suit la perfection de l'union divine et de la charité, la perfection tout court, et comme l'état lui-même de la béatitude. Pour qui la possède, la consommation décrite par l'Apôtre est un fait accompli : Deus omnia in omnibus, le Père est tout en lui; il est fils de Dieu autant qu'il peut l'être, et les torrents de la joie éternelle l'ont envahi tout entier.  La ressemblance filiale et les moeurs divines éclatent de toutes parts dans l'âme pacifiée.

                                        En elle reluit d'abord, de par son achèvement, quelque reflet de la perfection de Dieu. Parce qu'il est essentiellement et par soi, Dieu est acte pur, c'est-à-dire perfection totale, sans limite ni mélange, l'acte signifiant ce qui est achevé, complet, d'un mot la perfection; il se suffit, sans rien pouvoir acquérir. Ah! sans doute, que notre perfection est chétive au prix de celle-là ! Perfection empruntée, partielle, qui n'est point absolument, mais qui commence et se fait! Et néanmoins, vraie plénitude.

                                                         Parce qu'il est essentiellement, et qu'il est acte pur ou perfection, Dieu est un de l'unité parfaite, la simplicité, dans l'absence totale de composition ou de multiplicité quelconque; il ne saurait y avoir en lui ni limitation ni parties, dès là qu'il est purement et simplement, de par sa nature et sans cause, donc infiniment .

la paix, la tranquillité de l'ordre.

                                                       L'homme jouit aussi , dans sa consommation et sa paix, de l'unité qui convient à l'être créé, nécessairement composé, c'est à savoir l'unité d'ordre. Selon le mot célèbre de saint Augustin, la paix est " la tranquillité de l'ordre", lorsque toutes choses sont disposées à leur place, selon une loi ou pensée unique, qui est la loi est la pensée éternelle de Dieu?

                                                 Or ,  l'âme sainte connait supérieurement cette loi, car elle a reçu , avec la plénitude de Dieu en elle, les pensées et les jugements divins.  De même que le Fils Unique et naturel est Sagesse du Père, de même elle, fille adoptive, possède cette sagesse d'une manière participée  par le don du Saint-Esprit: connaissance expérimentale et savoureuse, provenant de l'intime communion de nature; contemplation très parfaite, qui fait tout voir en Dieu, et juger de tout selon Dieu, par les raisons et les règles divines.

                                           Dès lors , elle est puissante pour établir en soi l'ordre de la charité . " Sont pacifiques en eux-mêmes, dit encore saint Augustin, ceux qui composent et assujettissent à la raison, c'est- à - dire à l'âme intelligente et à l'esprit, tous les mouvements de leur coeur. Ayant dompté leurs convoitises charnelles, ils deviennent le royaume de Dieu, royaume où toutes choses sont ordonnées, de manière que ce qui est principal, dans l'homme, et excellent, commande au reste sans résistance. ...

                                            Telle est la vie du sage consommé et parfait. Plus il allait vers la perfection, plus aussi grandissait-il en ordre et en unité. Toute sa vie est dorénavant commandée, informée par l'acte quasi unique, tant il est continu, de la contemplation, foi , espérance et amour. Passé le seuil de la mort, cet acte, participation de l'acte unique qu'est Dieu, deviendra, sous la forme parfaite de la vision intuitive, essentiel à son état, et tous les autres seront noyés dans la gloire de celui-là .

                                         La perfection de Dieu entraîne son immutabilité aussi bien que sa simplicité: seul est susceptible de changer l'être composé de puissance et d'acte; en d'autres termes , l'être imparfait. Chez le Père des lumières, aucune vicissitude ni ombre de changement. Il ne prend pas une résolution, puis une autre :" Moi, Yaveh, je ne change pas."

                                            Aucun mouvement dans la "toujours tranquille Trinité" . De même est - elle invulnérable à tout mal et à tout offense; ni les injures ne la peuvent lasser, ni les iniquités l'émouvoir de douleur, bonté indéfectible, immuable nature.

                                     Ainsi l'âme achevée et apaisée par la possession de Dieu. En face du bien divin adéquatement proposé, d'une part elle a perdu toute possibilité de ne le pas vouloir et tout autre chose qu'elle veut, elle la veut immuablement pour Dieu; d'autre part, entièrement possédée de son bonheur, aucun mal ne saurait plus avoir accès en elle. Immobilité et unité radieuse de la perfection céleste !

                                         Les saints la considéraient d'un regard d'envie, tout en bénissant le Seigneur de leur en faire goûter des gages bien précieux . Sur les hauteurs où sa main puissante les avait établis, l'air était si pur déjà et si tranquille! On l'a de longtemps remarqué, l'union avec Dieu, lorsqu'elle est très intime, rend maître du premier mouvement.

                                              La grâce ordinaire nous aide à dominer le second; mais on reconnaît l'âme conduite du Saint-Esprit à ce qu'elle est maîtresse du premier, ou plutôt à ce que le premier mouvement, chez elle, est surnaturel: ordonnée comme elle est , elle subit d'abord l'influence divine. Par suite, elle échappe aux mille secousses qui agitent incessamment le commun des mortels. Rien ne mord à fond sur elle. La voix même de la tentation lui demeure quasi tout extérieure, sans plus éveiller dans son fond ni délectation périlleuse ni complicité, par une similitude merveilleuse avec le privilège du Christ.

                                 Les injures qu'on lui fait ne l'émeuvent ni ne l'offensent. Les évènements de ce monde la trouvent, non pas indifférente, mais calme: elle les voit en Dieu, et non plus qu'ils ne troublent la paix divine, ils ne lui ravissent la sienne. On le voit chez nos moines.

                               C'est bien là, s'écriait un ancien Père du désert, le grand miracle du ciel, qu'un homme de chair et vivant dans la chair ait rejeté tout penchant charnel; que parmi tant d'assauts qui lui sont livrés, il garde son âme dans la même disposition, et demeure immobile au milieu du flux incessant des évènements. " Nulle béatitude ne respire autant que celle-ci le parfum de l'éternité.

 

L'âme pacifiée ressemble encore à Dieu dans ses oeuvres.

 

                                                Nos yeux seuls nous découvrent le cours paisible et ordonné des mondes . Mais nous avons en outre appris de saint Paul une vérité plus profonde, à savoir l'unique pensée qui préside à la création et au gouvernement de l'univers: tout a été fait pour le Christ et dans le Christ.

                                            Nous savons aussi que le Messie fut annoncé par les prophètes comme le Prince de la paix, et son règne comme une ère de paix. Descendu sur terre, on voit paraître avec lui , selon les belles expressions du glorieux martyr Cyprien , " le docteur de la paix et le maître de l'unité." Il ne souhaite rien plus que d'être l'unique pasteur d'un unique bercail; il ne demande pour ses disciples que le bienfait de l'unité; il meurt pour recueillir en un les fils de Dieu dispersés; et la société qui naît de lui est une Jérusalem nouvelle, une cité de paix pour l'éternité.

                                 A son image, les enfants de Dieu sont des pacifiques. Ils font la paix par la douce influence et rayonnement. Leur  politique se résume en ce mot , qui est aussi la loi de l'école divine: comme  " Dieu est charité" , ils ne veut être que charité. C'est là leur sagesse, qui dispose toutes choses suavement et fortement. Ils sont prêts au sacrifice, plutôt que de déchirer la robe sans couture ou, pour mieux dire, le corps même du Christ : eux aussi, ils mourront , s'il le faut, pour l'unité. Diviser serait détruire: ils donnent l'être, le bien , le bonheur, en semant la charité comme l'ont toujours fait nos moines.

Anges de la paix ils seront célébrés comme les vrais fils de Dieu.

 

dom Pichery osb +

 

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Publié le 17 Octobre 2017

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Publié le 17 Octobre 2017

Une équipe de chercheurs de l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) vient de reconstituer le visage dit de Marie-Madeleine, à partir de reliques conservées dans le Var.

SOURCE

 

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Publié le 17 Octobre 2017

 

Messe d'action de grâces et d'au revoir.

dimanche 22 Octobre

15 h 30 

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Publié le 17 Octobre 2017

 

   Les trois premières béatitudes nous retiraient des faux biens; la quatrième et la cinquième ont disposé spécialement la vie active; la sixième et la septième disposent à la vie contemplative, qui, lorsqu'elle est parfaite, se confond avec la béatitude elle-même.

 

      Nul n'est contemplatif, s'il n'a le coeur pur, dit le Seigneur. La pureté légale, chère aux Pharisiens, ne sert ici de rien;  c'est l'intérieur qu'il faut purifier, si l'on est soucieux de connaître Dieu.

       Nous voyons, en effet, que le privilège de la virginité valut au disciple bien-aimé du Seigneur, et de puiser dans son coeur sacré la connaissance des secrets célestes; nous apprenons également de l'expérience des Pères que rien ne retire plus de la contemplation spirituelle que l'impureté de la chair, tandis qu'il n'est point de vertu qui nous égale si proprement aux esprits angéliques et imite si  parfaitement leur vie, que la grâce et le mérite de la chasteté.

     Mais et l'Ecriture et les Pères nous enseignent aussi une pureté plus générale, plus compréhensive et, pour tout dire , plus splendide, qui est la parfaite virginité d'une âme sur laquelle ne passe plus que le souffle de Dieu.

       " Qui montera à la montagne du Seigneur, chantait le Psalmiste, qui se tiendra dans son lieu saint ? Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur; celui qui ne livre pas son âme au mensonge et ne jure pas pour tromper. "

           " Que l'on prenne garde, écrit Cassien, de tomber dans l'impureté, par un vice plus subtil - que ne serait une atteinte à l'intégrité de la foi - , et qui consiste dans la divagation de l'esprit. Je ne dis pas seulement toute pensée honteuse, mais toute pensée inutile ou qui s'écarte si peu que ce soit de Dieu, constitue aux yeux du parfait, une souillure."

 

             Telle est sans aucun doute la vertu de la sixième béatitude . " Les coeurs purs sont ceux que leur conscience ne convainc d'aucun péché." dit saint Jérôme et saint Augustin :" Le coeur pur est le coeur simple ." N'est-ce pas, aussi bien , la même absence de compromis, la même netteté et intérieure unité, que saint Jean a louées dans les ascètes dont il forme la garde de l'Agneau, et que leur intégrité rend seuls capables d'apprendre le cantique nouveau?  Sainteté toute céleste, elle nous fait ressembler à Dieu, séparé du créé par tout son infini :" La première Vierge est la très pure Trinité. "

                    Selon saint Augustin et saint Thomas , la béatitude de la pureté correspond au don d'intelligence. Qui dit intelligence, dit pénétration et intime connaissance.

    " Il est une double pureté, dit saint Thomas, l'une préparatoire et dispositive à la vision de Dieu, et c'est l'élimination des affections désordonnées, oeuvre des vertus et des dons qui ont rapport à la partie appétitive; l'autre condition formelle, pour ainsi dire, de la vision divine et c'est la pureté de l'esprit dégagé des images... ouvrage du don d'intelligence. "

    Lorsque le don sera parfait et la pureté consommée dans la lumière de gloire, ce sera la vision parfaite de Dieu dans son essence, " somme de la divine récompense" et " fin de notre amour " .

 

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