Publié le 24 Janvier 2017

Rédigé par Philippe

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Publié le 24 Janvier 2017

 

La matière chante aussi, la matière parle, la matière est active en se faisant l'instrument de notre action. Ornements, vases sacrés, mobiliers, peintures et statues, cloches, et pour enclore le tout, l'édifice, tout sert à l'expression, donc à la beauté.

La chrétienté offre à Dieu en hommage de beauté priante tout ce qu'il nous créa; elle le lui tend après le baiser de l'art comme le servant tend la burette aiselée ou le voile du calice qu'il embraasse ...

Aux jours présents, ce service de l'art passe aux yeux de tous pour subir une crise, crise qui répond à celle de la foi. 

    Ce qu'il faudrait , c'est que la prière rituelle reconquît l'âme des foules, que la DEMANDE ainsi affirmée créât l'OFFRE, à laquelle la beauté ne se refuse point.

Nos artistes, nos écrivains feraient taire la prière sotte de tant de cantiques, la prière fade des statues peintes, la prière lourde des architectures pastiches, la prière maniérée et profane de peintures soi-disant modernes, la prière désordonnée et étriquée de cérémonies sans soin parce qu'elles sont sans amour...

La réforme de Pie X a voulu nous restituer, avec la beauté elle-même, son âme religieuse. Ayant pour devise: TOUT RESTAURER DANS LE CHRIST, ce pape a semblé ajouter, comme si c'était la même chose: Tout restaurer dans le beau, dont le Christ est le protagoniste, dont il est tout d'abord le modèle.

Mais il a vu que les sentiments sont à la base des formes; que celles-ci, par elles-mêmes, nous laisseraient indigents; et il a consacré son labeur à la restauration de la foi, pour qu'on goûte avec elle et avec ses bienfaits les surcroîts qu'elle exige et qui la fomentent.

"Je veux que mon peuple prie sur de la beauté", a-t-il dit: ce mot marque le souci et la compréhension supérieure des deux termes qu'il assemble; il les place dans leur ordre.

Prier sur de la beauté, ce sera d'abord prier, et ensuite, subordonner à l'élan de prière, pour que celui-ci se prolonge et s'accroisse, toutes les formes qui lui conviennent.

L'art pour l'art serait à sa place moins que jamais dans la liturgie. Les fins religieuses doivent gouverner ce qui vient à la religion non pour la supplanter ni l'utiliser, mais pour la servir.

Synthèse des arts en vue de l'exercice extérieur de la prière et au bénéfice de la prière intérieure: telle serait la formule exacte.

Beauté de la vie humaine reliée à Dieu par le Christ avec toutes ses dépendances et dans l'intégrité de ses épanouissements possibles: tel en serait l'effet.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 23 Janvier 2017

  vraiment splendide, il a du succès Maxime; Ukraine, Moscou? je ne sais.  ni vk ni facebook !

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Rédigé par Philippe

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Publié le 23 Janvier 2017

  

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Les saintes reliques, les images de Notre Seigneur, celles de sa mère et  de ses saints peuvent également recevoir des fidèles la lumière de l'huile en témoignage de vénération. Son symbolisme est le même.

Le grand nombre de ces veilleuses dans nos sanctuaires manifeste la vivacité du sentiment religieux au coeur d'une population, la précision de la confiance en l'efficacité de la communion des saints; elle montre dans un signe l'activité compatissante de la famille qui possède la lumière et le repos éternel, au profit des frères qui continuent dans les larmes leur pèlerinage terrestre.

   L'huile se prête, aussi bien que la cire, à son rôle d'holocauste symboliique, de prière se poursuivant dans un signe matériel; son sacrifice est complet, puisqu'elle passe toute en feu et en lumière.

   L'odeur qu'elle exhale, lorsqu'elle est de bonne qualité, convient comme celle des cierges à l'atmosphère de nos églises. Les chrétiens d'Orient se sont plus en maintes circonstances à la parfumer encore au moyen de substances aromatiques, pensant honorer davantage le Seigneur.

   L'huile a une noblesse qui la distingue entre les substances que la nature fournit aux hommes en récompense de leur travail; l'Eglise la célèbre avec une complaisance marquée dans la préface que l'évêque chante le Jeudi Saint durant la consécration de l'huile sainte, de l'huile des catéchumènes et du Saint-Chrême.; il lui a suffi, pour le faire, de connaître et d'admirer la grandeur et la beauté que Notre Seigneur Jésus-Christ leur confère en les associant à l'économie de ses sacrements.

   Le Pontife rend grâce au Seigneur Tout-Puissant, éternel, qui, au commencement des choses, entre autres preuves de sa bonté, donna l'ordre à la terre de produire des arbres qui se couvriraient de fleurs  et de fruits, et, plus particulièrement celui où naissent et mûrissent les olives génératrices du liquide onctueux avec lequel on confectionne le Saint-Chrême.

   David à qui l'Esprit Saint révéla l'harmonie existant entre les secrets de la nature et les mystères de la grâce, invite les hommes à réjouir leur visage en l'oignant avec de l'huile, qui devient ainsi le symbole de la félicité et de la force. Dieu la proposa comme un indice de la paix  rendue au genre humain et des avantages qu'elle porte avec elle, le jour où la colombe revint dans l'arche, un rameau d'olivier au bec;

elle annonçait ainsi que le déluge prenait fin et que la terre allait de nouveau donner à ses habitants la nourriture de chaque jour. Les évènements figuraient à l'avance l'effusion de l'Esprit-Saint dans le corps et l'âme des chrétiens par l'onction de l'huile consacrée; ceux-ci jouissent des biens surnaturels montrés à leur pères sous des figures transparentes quelquefois.

   Dieu se servit de l'huile dans l'ancien Testament pour transmettre ses bénédictions aux hommes. Par son ordre, Moïse la versa en abondance sur la tête de son frère Aaron, après l'avoir fait se purifier dans l'eau; il préludait ainsi à l'effusion de l'Esprit-Saint qui se fit sous la forme d'une colombe, lorsque le Seigneur eut reçu le baptême des mains de Jean;  cette onction mystérieuse lui valut un témoignage solennel des complaisances divines.

   L'olivier, qui livre aux hommes ce liquide, le plus riche de tous, pousse volontiers et fructifie auprès de leurs maisons. Cet arbre est pour eux un compagnon, un ami, dans les campagnes qu'un soleil ardent échauffe. Sa chaleur et sa lumière sont élaborées par l'olivier pacifique en baies charnues; l'huile qui en sort mêle ses vertus aux aliments dont l'homme se nourrit; il deviennent plus substantiels et plus assimilables; c'est-à-dire générateurs plus actifs de force et de vie. Telle est son efficacité que les peuples primitifs en font un usage externe, pour donner à leurs muscles vigueur et souplesse.

   Dieu qui l'a pourvue de ces qualités est resté fidèle à lui-même, quand il en a fait le véhicule de ses grâces sacramentelles et les chrétiens entrent dans ses vues, lorsqu'ils la consacrent au luminaire liturgique..

   L'huile qui brûle devant les relique des saints Thaumaturges ou les images miraculeuses passa longtemps pour se charger de leur vertu. Les pèlerins en recueillaient quelques gouttes qu'ils enfermaient pieusement dans une ampoule. Ces souvenirs étaient l'objet d'une vénération confiante de la part des fidèles, qui les honoraient comme des reliques véritables. Des miracles furent souvent la récompense de leur foi; des récits authentiques en sont la preuve.

Ces faits ne témoignent pas seulement de la vivacité du sentiment religieux chez nos pères, ils attestent encore la communication surnaturelle que le culte divin établit entre les saints et les objets qui servent à les honorer.

(à suivre)

 

dom Paul Besse. op+

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 23 Janvier 2017

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   L'attention pieuse que l'Eglise donne dans sa liturgie à la lumière des cierges et des lampes à huile ne l'empêche point d'admirer le grand foyer lumineux formé par le Créateur lui-même.

   La lumière et la beauté, la chaleur et la vie qu'il prodigue aux êtres de l'univers, ne manifestent pas seulement avec un magnifique éclat la Toute-Puissance divine; elles présentent encore aux esprits l'harmonie de l'ordre naturel réalisée d'une façon saisissante.

   Ces constatations pénètrent le coeur d'un enthousiasme auquel s'ajoute l'onction d'une piété reconnaissante envers l'auteur de tous ces biens.  L'intelligence expérimente par ce spectacle la sagesse du Seigneur; et rien n'est pour elle plus instructif.

   Le soleil et sa lumière se prêtent à un symbolisme fécond. Il apparait surtout dans la liturgie de Noël et à Pâques et dans l'office des morts. L'abondance des aperçus est telle qu'il faut se borner à des indications, permettant à chacun de les scruter pour en savourer le charme. Les vérités chrétiennes s'y montrent sous des aspects riches et variés, qui procurent à l'âme contemplative des satisfactions inattendues; il y a tant de profit à mieux les saisir et à les aimer toujours davantage.

***

   Ce symbolisme a pour centre la seconde personne de l'adorable Trinité, le Verbe, sagesse du Père. La clef en est donnée par saint Jean au début de son Evangile dans les textes inoubliables que le prêtre récite tous les jours à la fin de la messe:  " Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement avec Dieu. Toutes choses ont été faites par Lui et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans Lui.  En Lui était la vie et la vie était la lumière des hommes, et la lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l'ont pas saisie.. Il était la vraie lumière, qui éclaire tout homme  venant en ce monde. Erat lux vera quae illuminat omnem hominem venientem in huc mundum."

   La lumière est ici prise comme le terme de comparaison le mieux approprié à l'action extérieure du Verbe. Le nom qui lui est donné convient, en effet, à sa nature et à son acte; son nom est une image de ce qu'il est et de ce qu'il fait; il donne à l'idée, qu'il est juste de s'en faire, une expression. Le mot lumière, parce qu'elle est devenue un nom divin, exprime une idée de Dieu. On la découvre en passant de l'ordre matériel à l'ordre spirituel; les réalités sensibles sont alors transparentes pour livrer à l'observateur pieux le secret de réalités supérieures.

   La lumière, qui procède du soleil, son foyer, manifeste aux yeux de l'homme le monde tel qu'il existe; à sa faveur, les yeux distinguent les êtres matériels.

Mais il y a des êtres spirituels , qui échappent aux regards; les êtres corporels, de leur côté, sont élaborés en idées, lorsqu'ils s'élèvent au domaine de l'esprit et alors ils sont insaisissables pour les yeux. De plus, certains êtres spirituels vivent et agissent dans des sphères où la raison humaine ne saurait aborder; il y a des idées , non moins inaccessibles. La connaissance, la science joue dans les rapports de l'intelligence avec ce monde un rôle analogue à celui que la nature donne à la lumière pour mettre l'homme en relation avec le monde sensible.  La science, la connaissance est donc la lumière de l'esprit; elle a pour foyer la seconde personne de la Trinité qui manifeste aux hommes les êtres, les idées, l'ordre surnaturels.

***

Chaque matin , à l'office des laudes, quand les clartés de l'aurore animent l'horizon, l'Eglise répète au Seigneur le cantique de Zacharie: Benedictus Dominus Deus Israel quia visitavit et fecit redemptionem plebis suae Israel; elle chante l'Incarnation et la Rédemption qui sont les visites de la lumière divine ; par ces mystères, elle procède à l'illumination des hommes , en leur donnant la foi et la possession des vérités surnaturelles.

Le chant aboutit à ces versets: ad dandam scientiam salutis plebi ejus. C'est pour donner à son peuple la science du salut, pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort, pour diriger nos pas dans la voie de la paix. 

Ad dandam scientiam salutis plebi ejus... Illuminare his qui in tenebris et in umbra mortis sedent.

C'est grâce aux profondeurs de la miséricorde de notre Dieu que nous avons reçu le soleil levant, per viscera misericordiae Dei nostri, in quibus visitavit nos Oriens ex alto.

   Comme cet Oriens ex alto est admirablement choisi pour saluer, au moment où l'astre producteur de la lumière est sur le point de paraître à l'horizon, l'arrivée en ce monde de celui qui vient des cieux éclairer les âmes. Le Verbe fait chair, Dieu enfant, mérite bien d'être nommé Oriens ex alto, il est le soleil qui se lève pour nous.  Désormais, soleil, lumière, prennent place au vocabulaire des noms divins.

   Le soir, à la tombée de la nuit, l'Eglise célèbre avec le vieillard Siméon cette même lumière, qui s'est manifestée au monde: lumen ad revelationem gentium et gloriam plebis suae Israel.

   Le choix du moment fait ensuite réfléchir sur la convenance de ce symbolisme.

   Le soleil oriens ex alto, à son déclin du crépuscule est toujours l'image du Dieu fait homme.

(à suivre )

   dom Paul Besse op;.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 23 Janvier 2017

 

 

Saint Paul expose les effets de l'illumination du Verbe dans les âmes des chrétiens; ils deviennent lumineux de la propre lumière du Seigneur; leur vie est claire, elle se passe en plein jour. Les versets qui expriment cette pensée, abondent sous la plume de l'Apôtre; la liturgie romaine en fait un emploi judicieux.

Mais la lumière n'aura toute sa splendeur que dans l'Eglise triomphante au ciel; cette patrie éternelle, terme pour qui la mérité de la vie présente, apparait aux chrétiens comme le lieu du repos, de la paix et de la lumière.

 

L'office des apôtres et des martyrs pendant le temps pascal, représente les saints inondés d'une lumière éclatante, on dirait des soleils: Fulgebunt justi sicut sol in conspectu Dei.

La lumière, l'éternité, le bonheur, la gloire leur appartiennent.

Lux perpetua lucebit sanctis tuis, et aeternitas temporum. Laetitia sempiterna erit super capita eorum; gaudium et exultationem oblinebunt.

Les saints ont toute la splendeur de leur baptême et de leur sacrifice; ils sont vêtus de lumière. Candidi facti sunt nazaraei ejus, splendorem Deo dederunt, et sicut lac coagulati sunt. Candidiores nive, nitidiores lacte.

Les défunts qui languissent au Purgatoire, manquent de cette lumière, source éternelle de félicité; l'Eglise leur souhaite de la posséder au plus tôt : Lux perpetua luceat eis Domine.

Le Verbe fait homme est le foyer unique de cette lumière qui illumine de la foi les chrétiens sur terre et de gloire les saints dans le Paradis.

dom Paul Besse. op+

 

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Publié le 23 Janvier 2017

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photo:  Vienna boys choir. This Sunday at the Imperial Chapel:

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Janvier 2017

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[:malavita:1]  z'en veux une please  ! sont courageux, ils choisissent l'hiver pour leurs concerts !

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Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Janvier 2017

Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Janvier 2017

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Présentation :

Quel sort Dieu réserve-t-il aux enfants morts sans baptême ? Qui n'a, un jour, fait face à cette douloureuse interrogation ? La mort naturelle d'un enfant lors d'une fausse-couche, la mort provoquée d'un enfant par avortement, la mort enfin d'un enfant né, mais non encore baptisé, ne laissent pas indifférent le théologien. Comment, sans céder à un sentimentalisme sans fondement, vivre cette épreuve dans l'Espérance ?
Le Catéchisme de l'Église catholique publié en 1992 n'a pas repris l'affirmation traditionnelle, mais qui ne remonte qu'au XIIe ou XIIIe siècle, de l'existence d'un lieu, les Limbes, où ces enfants, privés à jamais de la vision de Dieu, jouiraient d'un bonheur purement naturel ; en revanche, il a proposé de les confier à la miséricorde de Dieu, « qui veut que tous les hommes soient sauvés » (1 Tm 2,4).
Après avoir examiné les réponses apportées par les Pères de l'Église et les scolastiques à la question, l'ouvrage s'attache à dégager les éléments susceptibles d'amener l'Église à affirmer un salut conféré par Dieu aux enfants morts sans baptême. D'un point de vue pastoral, il propose la voie d'une intercession pour le salut de ces enfants à ceux qui n'ont pas pu ou voulu leur accorder la grâce du sacrement du baptême.
 
 

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Rédigé par Philippe

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