Publié le 14 Mars 2017

Rédigé par Philippe

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Publié le 14 Mars 2017

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Mystique veut dire caché (1). La vie mystique, c’est la mystérieuse vie de la grâce de Jésus-Christ dans les âmes fidèles qui, en mourant à elles-mêmes, vivent avec Lui cachées en Dieu (Col. 3,3). Plus proprement : c’est la vie intime qu’expérimentent les âmes justes qui, en quelque sorte animées et possédées par l’Esprit de Jésus-Christ, reçoivent toujours plus et sentent parfois clairement son influence divine, savoureuse et douloureuse, et qui croissent et progressent par elle, en union et en conformité avec celui qui est leur Tête, jusqu’à être transformées en Lui ».
 
Par évolution mystique, il faut entendre tout le processus de formation, de développement et d’expansion de cette vie prodigieuse, « jusqu’à ce que se forme le Christ en nous » (Gal. 4,19), et que « nous nous transformions en son image divine » (2 Cor. 3,18).
 
 
 

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Publié le 14 Mars 2017

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[:malavita:1] C'est pas un déshonneur de garder les cochons.  j'ai connu quelqu'un qui gardait les cochons à Ostabat.

Le meilleur c'est celui de Bayonne. Ces petites bêtes mangent de tout. C'est un peu ça le vice. La solitude pour ça c'est le pire, parce qu'on ne sait plus se dire "non!" . on n'a plus de compte à rendre à personne. On peut se complaire dans sa porcherie, on reste toujours au stade de la réflexion.

on s'installe tellement  facilement dans le mal, On grouine sans arrêt.. Ah c'est vrai on peut manger du jésus aussi.  A Lyon aussi ils mangent du jésus.

Avec le modernisme on a perdu le sens de la vertu. C'est très vaseux. ça a pas  arrangé, faut se replonger dans les vieux livres pour retrouver un sens à la vie chrétienne. la satisfaction, le sens du sacrifice, tout est lié. Quand on perd le sens de la messe, on a tout perdu . en cette année de la st Luther, c'est vrai , j'oubliais. Christ est vivant. Christ reviendra.

... et puis à 6 h 00 du matin, les petits zozios qui chantent laudes. la poésie du ciel qui descend sur la terre, réveille la conscience. la pensée de la maison paternelle, la prière silencieuse des moines. Je sais pas pourquoi penser à de la cochonnaille dès  le matin, alalala.. allez on va essayer de se dire non. pas évident.

mais moralité vaut mieux être gardien de cochons que de  suivre la politique surtout celle de la pravda.

C'est là où j'étais l'année dernière.. à Banca superbe hôtel ! au fait pourquoi j'en suis venu aux cochons mystère..

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Rédigé par Philippe

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Publié le 13 Mars 2017

Rédigé par Philippe

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Publié le 13 Mars 2017

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[:malavita:1] il ne devait pas sentir bon,  ça devait chlinguer quand même! après avoir enlevé les poux et rasé sa barbe ... oh son escapade a dû durer un an maximum... (au bout d'un an on en a marre, quand même ! ) il l'a amené au haircut... il était tout beau après. coupe tratra . !

la misère qu'il s'est attirée par sa faute.  ! trop souvent dans bien des cas c'est drôle , c'est toujours la faute des autres.. m'enfin

Après il s'est fiancé, marié et a eu plein de petits... à ce qu'il parait ! quelle histoire ! ah sale gosse, va ! une fille , ça n'aurait pas eu le même impact. St Thomas aurait dit qu'il convenait que ce soit un garçon . normal. non mais sans blagues.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Mars 2017

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Nous arrivons au cas de l'enfant prodigue, qui n'est pas une histoire, mais une parabole.

Jésus a mis en scène, et avec un accent qui a ému et converti bien des âmes, toute la doctrine de la miséricorde et du pardon. C'est lui-même qu'il dépeint dans le rôle du père, pour nous faire comprendre la joie de son coeur quand le pécheur revient à lui. Et c'est lui encore qui défend les droits de la miséricorde, contre les objections de justes estimables, mais dont le coeur est nécessairement moins paternel que le coeur de Dieu.

   Les torts du jeune prodigue sont nombreux et graves. Il a pris de l'ennui dans sa famille, sous l'influence sans aucun doute, de mauvais amis. Brusquement, il réalise ses biens, suit son goût des aventures, s'éloigne, s'abandonne à une folle prodigalité, dans le libertinage, et peut-être la débauche. Sa légèreté lui dessèche le coeur momentanément . Que de pères et de mères ont connu ces heures tragiques !

Bientôt il voit fondre sur lui la misère, en même temps que la ruine et l'isolement. Par surcroît, une famine désole la région où il a échoué. Le voilà besogneux, obligé de louer ses services, sans avoir la faculté de choisir son emploi.  L'Evangile le dit crûment :" Il avait envie de remplir son ventre des caroubes que mangeaient les pourceaux, et personne ne lui en donnait."

C'est donc un cas extrême de déchéance, non seulement matérielle, mais morale; car il fallait cette pire situation pour l'acculer à réfléchir, et à constater la misère qu'il s'est attirée par sa faute.

Aucune noblesse dans le tout premier commencement de son retour.

Ce n'est pas d'abord la peine qu'il a faite à son père, ni l'énormité de sa légèreté, c'est la brutale nécessité de la faim.  L'Evangile dit impitoyablement son premier remords :" Combien de mercenaires de mon père ont du pain de reste, et moi, ici , je meurs de faim . "

Ce n'est qu'après cela que son repentir commence de s'exprimer, sous la forme de paroles adressées à son père. Mais enfin, elles contiennent un aveu de son péché.

Ce qu'il y avait de plus offensant pour son père, c'était de s'être éloigné, après avoir reçu sa part, comme si le père ne comptait plus pour rien. C'est lui, maintenant, qui n'a plus droit au nom de fils. Il le sent. Il est abattu. Il va se redresser. Il lui reste une ressource: cette appellation de père. C'est le seul nom que le père puisse entendre, sans être de nouveau blessé.

Et c'est Jésus qui raconte, qui se définit dans ce récit, et qui écrit cette page, sublime jusque dans les mots.

Ecoutez cela :"  Et se levant, il alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l'aperçut, et fut saisi de compassion; et courant, il se jeta à son cou, et le couvrit de baisers."

Quelles nuances exquises ! Le père aperçoit le fils de loin, sans doute parce que , tous les jours , il allait sur la route, aussi loin que ses jambes pouvaient le porter, pour épier son retour. Le fils se repent, le père est ému jusqu'aux entrailles. Le fils vient, le père court. Et tous ces détails sont précieux, pour nous faire comprendre la magnificence du pardon.

Le prodigue veut prononcer la formule de son repentir, celle qu'il avait résolue dans sa garde de pourceaux. Mais il va détonner dans une parole de justice et de sanction. L'aveu de sa faute était nécessaire, il suffit. Demander d'être traité désormais comme un mercenaire, il ne l'eût pu sans méconnaître la bonté du père. L'eût-il essayé, que des baisers lui auraient fermé la bouche. Le père ne répond même pas; il ne songe qu'à réparer le triste état où se trouve son fils, devant les esclaves qui sont accourus :" Vite, la plus belle robe et l'en revêtez. Mettez-lui à la main son anneau, et des souliers aux pieds , et amenez le veau gras, tuez-le et mangeons joyeusement.'

Qu'ajouter à tout cela, qui ne soit superflu?

L'ingratitude a -t-elle été assez noire? Le pardon est-il magnifique? Pas un reproche, pas une plainte. Il n'y a que la joie profonde d'un père, reconnaissant à son fils de se repentir, et de lui revenir pour se laisser aimer comme autrefois, comme toujours.

Le repentir a tout aboli. Le tout premier point de départ importe peu.

C'est le dégoût du péché, la lassitude, l'usure de l'âge, la crainte du père, peu importe!  Que le repentir éclose en aveu , sur le terrain de la confiance et de l'amour , c'est assez. Tous les droits sont rendus, toute l'amitié.

Ce cas de l'enfant prodigue prend une force singulière de ce qu'il n'est plus un cas historique et individuel, mais une leçon , un enseignement. Il prend , par là même l'ampleur d'une loi et la force d'un principe. .. c'est là le pardon dans l'Evangile.

......

Le pardon dans l'Evangile, c'est donc un acte par lequel Jésus fait passer une âme de l'état de péché à l'état de grâce, c'est-à-dire de l'inimitié à l'amitié, d'un éloignement à un rapprochement; en termes forts, de la haine à l'amour; en termes théologiques, de l'aversio a Deo à la conversio ad Deum.

C'est donc proprement ce qu'on appelle la Justification.

Les théologiens ont marqué les étapes à parcourir, les conditions requises. Ils ont fait l'analyse psychologique de la conversion.

Il y a d'abord un acte de foi au Christ Rédempteur et Sauveur, au Christ voulant nous sauver en nous justifiant.

Il y a l'espérance, c'est-à-dire une confiance assurée que Dieu nous mettra en participation de la justice du Christ, immolé pour nous au Calvaire.

Il y a l'amour pour un Dieu si bon pour nous, si excellent en lui-même.

Il y a enfin le repentir, sous l'impulsion de cet amour.

 

du même auteur.

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Mars 2017

L’image contient peut-être : 2 personnes, mariage et intérieur

 

En partenariat avec Evangelizo, nous avons le projet de développer un site web et/ou des applis permettant de suivre nos offices en direct (ou en rediffusion dans les heures qui suivent). Ce sondage nous aide à nous ajuster à vos souhaits. La qualité de vos réponses fera la qualité de notre produit:

solesmes evangelizo

 

[:malavita:1]  

pour Fontgombault, Randol ou Wisques faut attendre encore un piti peu, on a déjà la cuisine, une amorce quoi .  le père abbé voyant notre misère et pauvreté  liturgique y réfléchit .. !  quoique ceci soit toujours de l'ordinateur, ne remplaçant  pas la réalité, mais bon ! à défaut. !

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Mars 2017

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L'avantage d'un sujet comme celui-ci, c'est qu'il n'a pas besoin de préambule. A peine énoncé, il évoque tout de suite une page d'Evangile, une image de Jésus, un pardon qu'il accorde à quelque pécheur.

C'est qu'en effet le pardon est un acte moral. Il est accordé par la personne même qui a eu a souffrir de l'injure, et il a pour effet d'étouffer en elle le ressentiment.

Le pardon s'applique à un offenseur. Ici c'est clair, l'offensé c'est Dieu même; l'offense c'est le péché; l'offenseur, c'est le pécheur, c'est-à-dire nous tous. Et c'est par là que le sujet devient intéressant. Et ce n'est pas seulement la curiosité de l'esprit qu'il éveille, mais c'est encore le coeur qu'il émeut; c'est tout nous-mêmes enfin, puisqu'il y a là une question vitale, à laquelle est suspendue notre destinée.

Il faudrait dire encore que rien n'est plus admiré parmi les hommes que le pardon, tant il nous est coûteux.

Enfin, il y a ceci, que le souvenir et l'expérience de notre faiblesse, de notre misère et de nos défaillances, nous établit, comme d'instinct, dans la crainte; et que, même après que le Christ est venu, même après la source de vie que son sang a ouverte pour chacun, même après les leçons multiples et renforcées de l'Evangile, la chose la plus difficile pour l'homme est de réaliser l'immense, l'infinie pitié de Dieu.

Ce qui paralyse l'élan des meilleurs, c'est la difficulté de croire  que nous soyons aimés de Dieu à l'infini, gratuitement et malgré le pire... Et cependant tout, dans l'Evangile, est dans ce sens du pardon, de la miséricorde, de l'amour. C'est fréquement que Jésus s'y définit sous cet aspect, dans sa doctrine et dans ses actes. Lui, il était cette pitié.

On a quelque joie quand on découvre qu'un homme comme Pierre Loti, à la fin d'une carrière aventureuse et fort encombrée de passions satisfaites, faisant rôder sa curiosité autour de la personne du Christ, sur les lieux mêmes de son immolation, conclut, en se jugeant lui-même à la nécessité d'un Dieu de pitié. C'est bien. C'est une amorce. Mais, il y a du chemin encore, de cet appel de pitié à la certitude d'être aimé, à la confiance filiale, à l'abandon sur le coeur du Père.

De notre misère, à l'amour du Père, si long que paraisse le chemin il est cependant facile à parcourir, par ce " Pont " qui est le Christ, comme disait sainte Catherine de Sienne.

la Samaritaine.

Ce récit vient en saint Jean, après la conversation nocturne avec Nicodème, où Jésus déclare qu'il a été envoyé dans le monde, par l'amour de Dieu, non pour juger le monde, mais pour le sauver. Jésus, de même va se révéler, ici, comme le Sauveur du monde; et c'est à propos de cette femme qu'il est salué par le peuple sous cet aspect.

Nous pouvons encore remarquer, avec l'Evangile, que cette femme représente l'âme pécheresse, et cependant religieuse, en dehors du Christianisme. Il y a des cas nombreux dans notre société contemporaine.

Ce n'est pas une femme idéale, mais une femme réelle. On reconnait, dans le récit, la psychologie féminine de tous les temps, cette façon d'avancer une théologie de surface, pour voiler le secret de son coeur, la grâce ondoyante des manières, le revirement soudain, la décision à fouler son amour-propre, quand elle a subi l'ascendant de l'homme qui lui a révélé sa faiblesse.

Il faut savoir encore - et cela est très touchant - qu'en faveur de cette femme pécheresse, Jésus dérange, pour ainsi dire, ses plans les mieux arrêtés. Il a fait de même en faveur de la Cananéenne et de sa fille, païenne, et pécheresse. 

En bref, c'est manifestement un effort de Jésus pour éveiller la foi et l'amour, dans une âme étrangère à toute vie spirituelle.

Hostile tout d'abord, avec toute la haine de sa nation contre les Juifs, elle ne se presse pas de donner à boire à Jésus. Elle s'étonne qu'il le lui ait demandé, lui Juif, à elle Samaritaine. Et elle formule sur un ton de mécontentement, et sans dire : " Seigneur... "

Malgré cela, Jésus usera d'une plus grande bonté avec cette femme pécheresse, qu'avec Nicodème. Il mettra plus de complaisance à annoncer les vérités éternelles à cette femme pauvre, dégradée par le péché, décriée parmi son peuple, étrangère et méprisée, qu'au Docteur de la Loi, Juif pieux et prince du peuple de Dieu. Jésus parle ici plus clairement et plus nettement.

Et nous n'oublions pas que non seulement cette femme a l'esprit prévenu et mécontent, mais aussi qu'elle a le coeur rempli d'attache aux plaisirs et encombré d'habitudes mauvaises.

C'est le cas de conversion le plus détaillé, le plus riche de psychologie, que nous ayons dans l'Evangile. Il y a abondance de paroles. Nous y distinguons facilement trois étapes :  d'abord la femme prend Jésus pour un Juif ordinaire; puis pour un Prophète; enfin elle le reconnaît pour le Messie.

Dès la première réponse de Jésus, elle a deviné qu'il y a là-dessous quelque chose de surnaturel. Ses préventions tombent. Elle parle avec respect et affection de coeur. Elle dit : " Seigneur" . Mais elle est loin de compte. Si elle demande poliment de cette eau dont on lui parle, elle la désire par intérêt, et pour s'épargner de la peine: " afin que je n'aie plus soif et que je ne vienne pas puiser ici" . Nous constaterons plus d'une fois du terre à terre dans les commencements de conversion, dans leurs causes occasionnelles.

L'intérêt vital de tout ceci, c'est que ce sont des étapes que nous traversons tous, plus ou moins. Nous pouvons passer aussi par ces périodes d'ignorance dans les choses spirituelles et d'obscurité sur les sentiments intérieurs et surnaturels.

Cette femme était donc une occasion de péché; Jésus va le lui faire sentir. Mais avec quelle délicatesse ! Il lui rappelle le souvenir de sa faute, doucement, discrètement, afin qu'elle s'en repente et qu'elle l'avoue.

" Jésus lui dit :" Va, appelle ton mari, et viens ici. La femme réplique: Je n'ai point de mari. Jésus ajoute : Tu as bien dit: Je n'ai point de mari; car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari. En cela, tu as bien dit."

C'est pour presser le dénouement et pour éviter les discussions inutiles et irritantes, que Jésus fait un appel sérieux et subit à la conscience de cette femme. Cela détermine un progrès dans son esprit. Il y a ici plus qu'un homme. C'est au moins un Prophète. Elle a cependant essayé de se mettre à l'abri de toute question sur ce terrain. Mais elle se sent démasquée. Elle reconnait ses torts, en avouant que Jésus a vu juste: " Seigneur, je vois que tu es un Prophète. "

Mais, une fois encore - et très femme en cela - elle essaie de détourner une conversation qui n'est pas à son avantage. Elle veut traiter une question religieuse de controverse. ... Il est possible, cependant, qu'elle ait eu le désir sincère de profiter de l'occasion , pour savoir ce qu'elle devait croire et ce qu'elle devait faire. Il semble assez qu'elle avait des préoccupations religieuses. Bien qu'elle ne comprenne pas tout ce que dit Jésus, elle l'entrevoit, cependant, d'une manière confuse. Elle a de la droiture d'esprit. Elle accepte, elle suit Jésus par le chemin où il la conduit et par les étapes. Elle devine que Jésus parle du Messie. Elle est frappée de cela. C'est alors que Jésus se déclare :" C'est moi le Messie, moi qui te parle."

Il est à peine besoin de souligner que tout l'intérêt de la scène, au point de vue qui nous occupe, est en ceci: que cette femme est enlisée dans les pires habitudes, et depuis longtemps; que Jésus la traite avec douceur, avec respect; que sa miséricorde fait toutes les avances; que s'il est acculé à lui révéler l'état de sa conscience, il le fait avec une délicatesse, avec un tact exquis, sans insister, en l'absence de tout témoin, et sans aucun reproche.

Et si Jésus a écarté tout témoin de l'entretien , c'est bien sûr pour éviter à cette femme toute confusion; mais c'est aussi pour qu'elle ait sa liberté d'esprit et d'action, sous l'envahissement progressif de la lumière; pour qu'elle ait toute la noblesse et tout le mérite du retournement de sa conscience.

Et c'est à cette femme que Jésus fait une magnifique révélation , qu'il ne faisait qu'en secret à ses disciples. On voit par la suite du récit, que la Samaritaine était plus touchée qu'elle n'avait voulu l'avouer tout d'abord.

L'arrivée des disciples met fin à l'entretien. Elle court annoncer à ses compatriotes qu'elle a rencontré un vrai Prophète. Elle dit à tous :" Venez voir un homme qui m'a dit tout ce que j'ai fait."

Elle en est sûre. Mais elle comprend qu'elle doit s'en rapporter au jugement des personnes plus compétentes. Elle ne dit pas :" Croyez", mais :" Voyez" , pour les amener à se convaincre eux-mêmes , comme le remarque saint Jean Chrysostome. La meilleure preuve qu'elle était convaincue, c'est qu'elle a su persuader.

Mais , en définitive, la bonté de Jésus est si grande, si ingénieuse, si discrète, qu'il faut quelque attention pour marquer, dans le récit, le moment du pardon, coïncidant avec celui de l'aveu soumis, de la clairvoyance de Jésus, et suivi comme récompense d'une révélation de son identité.

La contrition de la femme, qu'elle n'a manifestée par aucune parole, est cependant incluse dans sa démarche. Elle oublie sa cruche, elle ne songe plus à l'eau qu'elle était venue chercher, elle court à la ville, elle n'hésite pas à confesser la clairvoyance surnaturelle de Jésus, au risque de confesser qu'elle s'est exercée à ses dépens.

Entre le refus hautain de donner à boire, et cette démarche de conviction victorieuse, définitive, enthousiaste, il y a l'aveu , le repentir, le pardon.

Et c'est sur ce type que se réalisera presque toujours le pardon dans l'Evangile.

rp Adam. op +

 

 

 

 

 

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Publié le 11 Mars 2017

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Publié le 11 Mars 2017

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