Publié le 12 Août 2014

   le bonheur récompensera votre fermeté ! courage, i le but est proche .. ouf! j'espère bientôt !

 

et toi Papageno sois silencieux !  


Skype Emoticons Papageno il va à la messe té!  à Fribourg ! 

 

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Publié le 12 Août 2014

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Photo by Ali Jarekji, Reuters via CNS)

 

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La charité est la fleur de la prière.

 

Une âme qui croit et espère en Dieu ne peut pas ne pas l'aimer, et elle ne peut pas aimer Dieu sans désirer se communiquer à lui. Or cette pieuse communication, c'est la prière.

 

La prière inspirée par la foi fléchit le Seigneur, la prière inspirée par l'espérance le rend attentif à nos demandes, et la prière inspirée par la charité le touche, l'attendrit et le détermine à accorder. C'est que la charité est la vertu la plus excellente et la plus agréable à Dieu, et l'on peut dire que la prière animée par la chartié exhale plus plus délicieux parfum.

 

De même que la plante n'est parfaite que lorsque sa fleur est éclose, de même la prière n'est parfaite qu'autant qu'elle est animée par l'amour. Les fleurs ont mille couleurs, mille formes variées qui plaisent aux yeux; ainsi l'amour de Dieu sait trouver mille expressions affectueuses, mille formes de langage pour se faire entendre de Dieu. Celui qui aime Dieu n'est jamais à court devant lui: son âme ne tarit pas, soit qu'elle se répande en sentiments d'admiration sur les perfections infinies de Dieu, soit qu'elle expose ses besoins, soit qu'elle s'occupe de ceux du prochain et de l'Eglise.

 

Qui a inspiré au Prophète royal ces accents si touchants, que l'Eglise met si souvent sur nos lèvres, ces psaumes dont l'harmonie pénètre nos âmes? son coeur, qui communiquait avec Dieu. Il s'est adressé à Dieu dans la joie, dans la tristesse, dans les tribulations, dans la prospérité, dans la pénitence, dans l'état de grâce, dans les élans de la piété, dans l'ignominie, dans la grandeur, dans la pauvreté, dans l'opulence, dans la paix, dans la guerre; chaque sentiment a eu son langage, et le coeur de ce saint roi a été la source intarissable de ses prières affectueuses.

 

Si nous nous plaignons d'être embarrassés devant Dieu, c'est que nous ne l'aimons pas assez. Demandons à Dieu la charité, et elle nous rendra éloquents, et nous apprendra à prier dans toutes les circonstances de notre vie.

 

Aimons, mes frères, aimons à prier; sachons que nous pouvons le faire en tout temps, en tout lieu, en toute circonstance. Un tyran pourrait nous arracher la langue; mais il ne saurait nous arracher le coeur pour prier, et la langue ne dirait pas un mot que le coeur ne cesserait pas de parler. Que nos besoins soient la mesure de nos prières, et nos besoins sont immenses, et la prière est l'unique moyen d'y subvenir. Nous mangeons, parce que nous ne pouvons pas vivre autrement; nous respirons, parce que nous ne saurions subsister sans respiration: prions donc, puisque nous ne pouvons suffire à nos besoins sans la prière.

 

Soyons convaincus que la dignité de l'homme consiste à demeurer en communication avec son Dieu, et que l'homme qui ne prie pas devient bas comme la terre qu'il foule aux pieds.

 

L'oubli de Dieu nous matérialise sur la terre. Sachons, enfin avec quelle facilité nous pouvons prier. Il ne faut ni science, ni force, ni grand esprit, ni industrie; on devient savant dans l'exercice de la prière, quand on est dans l'indigence, quand on gémit sous le poids de quelque affliction, quand on croit, qu'on espère et qu'on aime Dieu.

 

Si votre langue, ne peut prononcer une parole, versez une larme en présence de Dieu, poussez un léger soupir dans le calme et le silence de son sanctuaire, levez les yeux vers le ciel, et ce sera là une bonne et excellente prière. Si vous ne le pouvez encore, regardez les plaies de votre coeur, considérer l'état déplorable de votre conscience, élevez les yeux vers le ciel: cela suffira.

 

Lazare frappe à la porte du riche et ne fait que se montrer; ses plaies parlent pour lui: vos plaies parleront pour vous; Dieu entend ce langage. Demandez hardiment à Dieu; il s'est engagé à vous exaucer et à accorder à vos prières les vertus en ce monde et sa gloire dans l'autre..

 

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Publié le 12 Août 2014

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O très aimable Jésus,

 par la très sainte plaie de votre côté,

 par l'infinie miséricorde que vous avez montrée

 en voulant que votre coeur nous fût ouvert à tous,

 daignez me délivrer de tous les maux

 passés, présents et à venir ;

 accordez-moi une foi vive,

 une espérance ferme,

 et une charité parfaite,

 afin que je vous aime de tout mon coeur,

 de toute mon âme et de toutes mes forces.

 

 

 

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messe 18h30. 

 

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Publié le 12 Août 2014

 

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je l'ai trouvé  très mignon ! s'est pas rasé ce matin ! comment on a changé de civilisaton !  on s'étonne que le monde soit à feu et à sang !... moi plus rien ne m'étonne. elle venait de faire les exercices de St Ignace té! l'époque où les gens étaient des êtres humains normaux! 

 

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Publié le 11 Août 2014

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Notre-dame de la Sainte Espérance, priez pour nous.

 

 

L'espérance est la tige de la prière.

 

La tige est faite pour soutenir la fleur; de même l'espérance d'obtenir le soutien de la prière. Elle est l'âme qui l'anime, la vie qui l'entretient, l'huile qui l'alimente. En effet, comme notre coeur n'est jamais satisfait, nous sommes toujours dans l'attente d'un heureux avenir.

 

Qu'attendons-nous chrétiens?

 

des biens que nous cherchons partout autour de nous, et que nous n'y trouvons pas, des biens qui satisfassent nos désirs, qui nous laissent sans regrets, des trésors que les voleurs ne prennent pas, que la rouille ne ronge pas, des joies pures que rien ne puisse jamais troubler, des délices qui remplacent tous les faux plaisirs et comblent l'immense besoin de nos coeurs. Nous espérons l'immortalité, c'est-à-dire l'affranchissement de cette loi pénible de la mort qui pèse sur nous et nous humilie. Tel est l'objet incessant de notre espoir, et c'est cet espoir qui nous soutient dans nos accablements, qui nous encourage dans nos mécomptes. Nous  espérons, parce que Dieu a promis, et nous prions parce que c'est à la prière que Dieu a promis, et nous prions avec d'autant plus de ferveur que notre espérance est plus vive.


Et pourquoi n'aurions-nous pas tous une espérance aussi vive et aussi ferme?

 

Notre divin Sauveur n'a-t-il pas parlé lui-même, et sa parole n'est-elle pas infaillible? Il a dit:" Tout ce que vous demanderez, soyez sûrs que je vous l'accorderai à tous sans exception.

 

Je l'accorderai à tous sans exception. Je n'excepte personne: les pauvres, les riches, les pécheurs, les justes, tous peuvent m'adresser leurs prières, sûrs d'être exaucés. Il ne se contente pas de promettre, il emploie le serment afin de ne nous laisser aucun doute: Amen, amen dico vobis, si quis petierit panem in nomine meo, dabit vobis: En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu'un demande le pain en mon nom, mon Père le lui donnera.

 

Si notre espérance n'est pas ferme, ne nous en prenons qu'à nous-mêmes. Rien ne manque du côté de Dieu: l'infaillibilité dans sa parole, les promesses souvent réitérées, l'irresistible inclination qu'il a de nous faire du bien, ses richesses que rien ne peut diminuer, ses libéralités dont rien ne peut faire tarir la source.

 

Qui nous empêche donc d'ouvrir nos coeurs à cette douce rosée de l'espérance si propre à adoucir nos maux, et qui mettrait sur nos lèvres les expressions d'une prière si fervente?

 

Qui nous empêche d'accueillir en nous-mêmes cette fille du ciel qui essuierait si bien nos larmes au jour de la tribulation, et qui ferait naître au fond de nos coeurs les pieux élans de la prière.  Qui nous empêche de nous attacher à cette chaîne toute céleste dont les anneaux d'or unissent l'homme à Dieu, par l'espérance et qui entretiendrait, entre la créature et le Créateur, le sublime langage de la prière! 

 

Comme nous prierions avec ferveur, avec confiance, si notre espérance était vive!

 

Mais peut-être que les liens trop profanes retiennent notre coeur et l'empêchent de monter vers Dieu. Nous ne désirons pas les biens du ciel parce que nous ne les aimons pas assez; ,nous ne les espérons pas parce que nous ne les désirons pas, et nous ne les demandons pas parce que nous ne les espérons pas.

 


abbé de Hédouville.

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Publié le 11 Août 2014

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Ce dimanche 10 août doit se tenir en Inde le Black Day, en hommage aux victimes d'attaques contre les minorités.

 

Au Nord de l’Inde et dans la capitale, Delhi, le nombre d’affrontements et d’attaques contre les chrétiens et les propriétés de l’Eglise augmente depuis plusieurs mois. Mgr Anil J. T. Couto, archevêque de Delhi, a exprimé cette semaine son inquiétude.

 

Mercredi 6 août, dans la soirée, un groupe de personnes non identifiées a violemment attaqué des bus scolaires stationnés devant une église de l’archevêché de Rohtak, dans l’Etat du Haryana. Mgr Couto a alors réagi dans un communiqué : les « attaques contre des prélats chrétiens et des groupes de prières sont très inquiétantes, a-t-il déclaré, et c’est pour cela que nous demandons aux autorités locales d’adopter des mesures adéquates pour identifier les mécréants qui menacent d’affaiblir le tissu social de cette grande nation ».

 

D’après l’agence d’informations Misna, des membres du mouvement Sangh Parivar reherchent des renseignements sur les personnes qui, dans l’Etat de l’Uttar Pradesh, se sont converties à l’islam ou au christianisme, afin de les soumettre de force au « shuddhikaran », un rite de re-conversion à l’hindouisme.

 

Pour l’archevêque de Delhi, cette pratique constitue une grave attaque aux droits fondamentaux des individus et des groupes.

 

« Dans le passé, a-t-il rappelé, les campagnes de haine contre la communauté chrétienne et la foi chrétienne, de la part d’organisations religieuses fondamentalistes et extrémistes, ont toujours précédé des violences à grande échelle contre la communauté chrétienne. » Mgr Couto souhaite donc éviter que les drames récents de l’Inde ne se répètent ; il demande une intervention immédiate de la police locale et des autorités civiles pour que cessent ces actes de haine et soit préservée l’harmonie sociale.

 

link radio vatican

 

 

 

 

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Publié le 11 Août 2014

http://www.turismotrujillo.com/_/rsrc/1343124435425/Trujillo/ciudad-y-monumentos/01-santa-maria-la-mayor/retablo/11---dormicion-o-muerte-de-la-virgen/11-tabla01.jpg

 

http://www.turismotrujillo.com/_/rsrc/1343144283168/Trujillo/ciudad-y-monumentos/01-santa-maria-la-mayor/retablo/11---dormicion-o-muerte-de-la-virgen/11-tabla02.jpg

 

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" La plus haute antiquité nous a transmis cette tradition, que , lors de la glorieuse dormition (dormitio) de la Bienheureuse Vierge Marie, tous les Apôtres (à l'exception de Thomas) qui parcouraient le globe pour convertir les païens se trouvèrent, par suite d'une extase, rassemblés à Jérusalem". Parmi les choeurs célestes, les Anges accompagnaient l'âme de la Bienheureuse Vierge dans les splendeurs de la maison du Seigneur; quant à sa sainte dépouille, elle fût reçue par les Apôtres et placée dans un tombeau au jardin de Gethsémani. Là, on entendit pendant les trois jours consécutifs les chants des esprits bienheureux. Au bout de ces trois jours arriva l'apôtre Thomas; sur sa demande, on ouvrit le tombeau, mais la sainte dépouille n'y était plus: il n'y avait que le linceul et un parfum suave qui se dégageait de la tombe. Les apôtres en conclurent que le corps de Marie avait été reçu lui aussi au ciel.

 

Le docteur , saint Bernard, dépeint l'Assomption de la Sainte Vierge:" Son arrivée porta à son comble la joie des esprits bienheureux. Elle fut conduite au trône de la Majesté divine parmi les choeurs des légions célestes. Avec quel regard d'amour et quels embrassements divins son divin Fils dut-il l'accueillir! L'Enfant avait mis jadis de délicieux baisers sur les lèvres de sa virginale mère. Combien plus délicieux sont les baisers qu'elle reçoit aujourd'hui en chantant le sublime cantique de l'Epouse: " Qu'il me baise du baiser de sa bouche." Comme elle avait reçu ici-bas une grâce incomparable, ainsi reçoit-elle au ciel une gloire sans égale."

 

 

dom Pius Parsch

 


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Publié le 10 Août 2014

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Dans la mort de Marie, nulle impression qui ne soit toute de paix ; nulle cause de cette mort que l’amour. Simple créature, elle ne s’arrache point par elle-même aux liens de l’antique ennemie ; mais, de cette tombe où il ne reste que des fleurs, voyons-la s’élever inondée de délices, appuyée sur son bien-aimé . Aux acclamations des filles de Sion qui ne cesseront plus de la dire bienheureuse, elle monte entourée des esprits célestes formant des chœurs, louant à l’envi le Fils de Dieu . Plus rien qui, comme au pays des ombres, vienne tempérer l’ineffable éclat de la plus belle des filles d’Ève ; et c’est sans conteste que par delà les inflexibles Trônes, les Chérubins éblouissants, les Séraphins tout de flammes, elle passe enivrant de parfums la cité bienheureuse. Elle ne s’arrête qu’aux confins même de la Divinité, près du siège d’honneur où le Roi des siècles, son Fils, règne dans la justice et la toute-puissance : c’est là qu’elle aussi est proclamée Reine ; c’est de là qu’elle exercera jusqu’aux siècles sans fin l’universel empire de la clémence et de la bonté.

 

Cependant, ici-bas, le Liban, Amana, Sanir et Hermon, toutes les montagnes du Cantique sacré , semblent se disputer l’honneur de l’avoir vue s’élever de leurs sommets vers les cieux ; et véritablement la terre entière n’est plus que le piédestal de sa gloire, comme la lune est son marchepied, le soleil son vêtement, comme les astres des cieux forment sa couronne brillante . « Fille de Sion, vous êtes toute belle et suave » , s’écrie l’Église, et son ravissement mêle aux chants du triomphe des accents d’une exquise fraîcheur : « Je l’ai vue belle comme la colombe qui s’élève au-dessus des ruisseaux ; ses vêtements exhalaient d’inestimables senteurs, et comme le printemps l’entouraient les roses en fleurs et les lis des vallées ».

 

Même douce limpidité dans les faits de l’histoire biblique où les interprètes des saints Livres ont vu la figure du triomphe de Marie. Tant que dure ce monde, une loi imposante garde l’entrée du palais éternel : nul n’est admis à contempler, sans déposer son manteau de chair, le Roi des cieux. Il est pourtant quelqu’un de notre race humiliée, que n’atteint pas le décret terrible: la vraie Esther s’avance par delà toutes barrières  en sa beauté dépassant toute croyance . Pleine de grâces, elle justifie l’amour dont l’a aimée le véritable Assuérus  ; mais dans le trajet qui la conduit au redoutable trône du Roi des rois, elle n’entend point rester solitaire : soutenant ses pas, soulevant les plis de son royal vêtement, deux suivantes l’accompagnent , qui sont l’angélique et l’humaine natures, également fières de la saluer pour maîtresse et pour dame, toutes deux aussi participantes de sa gloire.

 

Si de l’époque de la captivité, où Esther sauva son peuple, nous remontons au temps des grandeurs d’Israël, l’entrée de Notre-Dame en la cité de la paix sans fin nous est représentée par celle de la reine de Saba dans la terrestre Jérusalem. Tandis qu’elle contemple ravie la magnificence du très haut prince qui gouverne en Sion : la pompe de son propre cortège, les incalculables richesses du trésor qui la suit, ses pierres précieuses, ses aromates, plongent dans l’admiration la Ville sainte. Jamais, dit l’Écriture, on ne vit tant et de si excellents, parfums que ceux que la reine de Saba offrit au roi Salomon.

 

La réception faite par le fils de David à Bethsabée sa mère, au troisième livre des Rois, vient achever non moins heureusement d’exprimer le mystère où la piété filiale du vrai Salomon a si grande part en ce jour. Bethsabée venant vers le roi, celui-ci se leva pour aller à sa rencontre, et il lui rendit honneur, et il s’assit sur son trône ; et un trône fut disposé pour la mère du roi, laquelle s’assit à sa droite.

 

O Notre-Dame, combien en effet vous dépassez tous les serviteurs, ministres ou amis de Dieu ! « Le jour où Gabriel vint à ma bassesse, vous fait dire saint Éphrem, de servante je fus reine ; et moi, l’esclave de ta divinité, soudain je devins mère de ton humanité, mon Seigneur et mon fils ! O fils du Roi, qui m’as faite moi aussi sa fille, ô tout céleste qui introduis aux cieux cette fille de la terre, de quel nom te nommer  ? »

 

Lui-même le Seigneur Christ a répondu ; le Dieu fait homme nous révèle le seul nom qui, en effet, l’exprime pleinement dans sa double nature : il s’appelle le Fils. Fils de l’homme comme il est Fils de Dieu, il n’a qu’une mère ici-bas, comme il n’a qu’un Père au ciel. Dans l’auguste Trinité il procède du Père en lui restant consubstantiel, ne se distinguant de lui que parce qu’il est Fils, produisant avec lui l’Esprit-Saint comme un seul principe ; dans la mission extérieure qu’il remplit à la gloire de la Trinité sainte, communiquant pour ainsi dire à son humanité les mœurs de sa divinité autant que le comporte la diversité des natures, il ne se sépare en rien de sa mère, et veut l’avoir participante jusque dans l’effusion de l’Esprit-Saint sur toute âme. Ineffable union, fondement des grandeurs dont le triomphe de ce jour est le couronnement pour Marie. Les jours de l’Octave nous permettront de revenir sur quelques-unes des conséquences d’un tel principe ; qu’il nous suffise aujourd’hui de l’avoir posé.

 

« Comme donc le Christ est Seigneur, dit l’ami de saint Bernard, Arnauld de Bonneval, Marie aussi est Dame et souveraine. Quiconque fléchit le genou devant le fils, se prosterne devant la mère. A son seul nom les démons tremblent, les hommes tressaillent, les anges glorifient Dieu. Une est la chair de Marie et du Christ, un leur esprit, un leur amour. Du jour où il lui fut dit, Le Seigneur est avec vous, irrévocable en fut la grâce, inséparable l’unité ; et pour parler de la gloire du fils et de la mère, ce n’est pas tant une gloire commune que la même gloire qu’il faut dire ». — « O toi la beauté et l’honneur de ta mère, reprend le grand diacre d’Édesse, ainsi l’as-tu parée en toutes manières, celle qui avec d’autres est ta sœur et ton épouse, mais qui seule t’a conçu ».

 

« Venez donc, ô toute belle, dit Rupert à son tour, vous serez couronnée, au ciel reine des Saints, ici-bas reine de tout royaume. Partout où l’on dira du bien-aimé qu’il a été couronné de gloire et d’honneur, établi prince sur toutes les œuvres du Père, partout aussi on publiera de vous, ô bien-aimée, que vous êtes sa mère, et partant reine de tout domaine où s’étend sa puissance ; et, à cause de cela, les empereurs et les rois vous couronneront de leurs couronnes et vous consacreront leurs palais ».

 

dom Guéranger.

 

Notre-Dame de l'Assomption, priez pour nous .

 

 

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu,

Sainte Vierge des vierges,

Mère du Christ,

Mère de la divine grâce,

Mère très pure,

Mère très chaste,

Mère toujours Vierge,

Mère sans tache,

Mère aimable,

Mère admirable,

Mère du bon conseil,

Mère du Créateur,

Mère du Sauveur,

Vierge très prudente,

Vierge vénérable,

Vierge digne de louange,

Vierge puissante,

Vierge clémente,

Vierge fidèle,

Miroir de justice,

Trône de la sagesse,

Cause de notre joie,

Vase spirituel,

Vase d'honneur,

Vase insigne de la dévotion,

Rose mystique,

Tour de David,

Tour d'ivoire,

Maison d'or,

Arche d'alliance,

Porte du ciel,

Etoile du matin,

Salut des infirmes,

Refuge des pécheurs,

Consolatrice des affligés,

Secours des chrétiens,

Reine des Anges,

Reine des Patriarches,

Reine des Prophètes,

Reine des Apôtres,

Reine des Martyrs,

Reine des Confesseurs,

Reine des Vierges,

Reine de tous les Saints,

Reine conçue sans le péché originel,

Reine élevée aux cieux,

Reine du très saint Rosaire,

Reine de la paix, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

(V) Priez pour nous, sainte Mère de Dieu,

(R) Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

 

 

Prions.

 

Seigneur, daignez nous accorder, à nous vos serviteurs, de jouir

toujours de la santé de l'âme et du corps ; et par la glorieuse

intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, délivrez-nous

des tristesses de la vie présente, et donnez-nous d'avoir part aux

joies éternelles.

 

Par Jésus-Christ Notre Seigneur.

 

 

 

« O Vierge immaculée, Mère de Dieu et Mère des hommes :

 

Nous croyons avec toute la ferveur de notre foi en votre Assomption triomphale en âme et en corps, au Ciel où Vous êtes acclamée Reine par tous les choeurs des anges et par toutes les phalanges des saints ;

et nous, nous nous unissons à eux pour louer et bénir le Seigneur, qui Vous a exaltée au-dessus de toutes les autres créatures, et pour Vous offrir l’élan de notre dévotion et de notre amour.

 

Nous savons que votre regard, qui maternellement enveloppait l’humble et souffrante Humanité de Jésus sur la terre, se rassasie au Ciel en voyant la glorieuse Humanité de la Sagesse incréée, et que la joie de votre âme à contempler face à face l’adorable Trinité fait tressaillir votre coeur de béatifiante tendresse ;

et nous, pauvres pécheurs, nous dont le corps alourdit le vol de l’âme, nous Vous supplions de purifier nos sens, afin que nous apprenions, dès ici-bas, à goûter Dieu, Dieu seul, dans le charme des créatures ;

 

Nous avons confiance que vos regards miséricordieux s’abaissent sur nos misères et nos angoisses, sur nos luttes et nos faiblesses ; que vos lèvres sourient à nos joies et à nos victoires ; que Vous entendez la voix de Jésus Vous dire de chacun de nous, comme jadis à Son disciple bien-aimé : « Voilà votre fils » ;

et nous, qui Vous invoquons comme notre Mère, nous Vous prenons, comme Jean, pour guide, soutien et consolation de notre vie mortelle.

 

Nous avons la vivifiante certitude que vos yeux, qui ont versé des larmes sur la terre baignée du sang de Jésus, se tournent encore vers ce monde en proie aux guerres, aux persécutions, à l’oppression des justes et des faibles ;

et nous, dans les ténèbres de cette vallée de larmes, nous attendons de votre céleste lumière et de votre douce pitié le soulagement des peines de nos coeurs, des épreuves de l’Eglise et de notre patrie.

 

Nous croyons enfin que, dans la gloire où Vous régnez, parée du soleil et couronnée d’étoiles, Vous êtes, après Jésus, la joie et l’allégresse de tous les anges et de tous les saints ;

et nous, de cette terre où nous passons en pèlerins, réconfortés par la foi en la résurrection future, nous regardons vers Vous, notre vie, notre douceur, notre espérance ; attirez-nous par la suavité de votre voix, pour nous montrer un jour après notre exil, Jésus, le fruit béni de votre sein, ô clémente, ô bonne, ô douce Vierge Marie ! »

 

Pie XII .

 

 


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Publié le 9 Août 2014

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Jésus pleure sur Jérusalem

 

 

 

Leçon effrayante donnée aux âmes que Dieu prévient de ses faveurs de choix, et qu’il convie à une intimité plus grande !

Malheur à elles si, dans leur nonchalance et leur lâcheté, elles négligent de correspondre à la grâce, ou, comme les villes des bords du lac de Galilée, se contentent de l’honneur, sans chercher à produire des fruits de sainteté en rapport avec la grandeur et la fréquence des dons célestes !

 

dom Guéranger.

 

Leçon VIII

 

On indique pour quelle faute elle a subi la peine de sa ruine: c’est «parce que tu n’as pas reconnu le temps où tu étais visitée». Le Créateur de toutes choses avait, en effet, daigné la visiter par le mystère de son Incarnation. Mais elle ne s’est guère souciée ni de sa crainte ni de son amour. La prophétie y fait aussi allusion quand elle interpelle les oiseaux du ciel pour réprimander le cœur humain: «Même la cigogne, dans le ciel, connaît sa saison. La tourterelle, l’hirondelle et la grue observent le temps de leur migration. Et mon peuple ne connaît pas le droit du Seigneur» (Jr 8, 7).

 

Leçon IX


Mais oui! Le Rédempteur pleure la ruine de cette cité infidèle alors que cette cité même ne se doute en rien de ce qui va se passer. C’est bien à elle que le Seigneur dit en pleurant: «Si tu avais pu reconnaître, toi aussi» – sous-entendu: tu pleurerais. Mais parce que tu ignores ce qui t’attend tu jouis. Et c’est pourquoi il ajoute: «En ce jour qui était le tien, ce qui t’apportait la paix». Car en son jour où elle se livrait aux désirs charnels et ne se souciait guère des malheurs à venir, elle avait ce qui pouvait lui apporter la paix.

 

 

 

"Ma maison sera appelée la maison de la prière." ( S. Luc XIX, 46)

 

 

La prière n'est pas un devoir particulier qui regarde seulement ceux qui veulent être plus parfaits, ou qui ont la science, ou qui disposent de plus de temps, ou qui se trouvent dans certaines circonstances plus pénibles de la vie: la prière est le devoir de tous; le pauvre n'en est pas plus dispensé que le riche, le simple chrétien que le prêtre et le religieux, l'homme dans l'abondance que celui qui est dans la nécessité. Chacun doit prier, quoique tous ne prient pas de la même manière. Un chrétien ne fait les oeuvres de la foi que par la prière; c'est ce qui a fait dire d'elle, avec raison, qu'elle est semblable à une mère par sa fécondité, car c'est elle qui enfante toutes les bonnes oeuvres.

 

La prière est une élévation de notre esprit et de notre coeur vers Dieu, de quelque manière qu'elle soit faite. C'est une demande que nous faisons à Dieu des choses que nous désirons obtenir de lui, et qui sont convenables à sa grandeur et à notre condition. C'est un langage par lequel nous lui faisons connaître nos besoins et nos nécessités. C'est comme dit saint Jean Chrysostome, un colloque avec Dieu.

 

La prière est non seulement une demande que nous adressons au ciel, mais encore un acte de religion, parce qu'elle contient en soi un témoignage de l'excellence de Dieu, et qu'elle suppose en nous la connaissance de la puissance et de la libéralité du Créateur.Le saint roi David l'appelle le sacifice des lèvres propre à honorer Dieu.

 

La prière, cet acte si important de la religion, a pour fondement dans notre coeur la foi, l'espérance et la charité. On prie parce que l'on croit, on prie parce que l'on espère, on prie parce que l'on aime ou que l'on désire vivement d'aimer.

 

La foi est comme la racine de la prière, c'est-à-dire que l'on ne peut prier sans la foi, comme on ne peut avoir la foi sans sentir le besoin de prier. Il n'est pas de racine vivace qui ne pousse sa tige; il n'est pas, non plus, de foi vivante et agissante dans le coeur qui ne produise la prière.

 

En effet, qu'opère la foi en nous?


Elle nous fait sortir des illusions du monde, elle nous dégage des erreurs dans lesquelles nos sens ne nous entraînent que trop souvent; elle soulève ce voile obscur qui cache à nos yeux la vraie lumière; elle nous place en face de la seule et unique vérité; et, pour cela, il faut bien qu'elle nous élève un peu au-dessus du monde. C'est d'ailleurs, le propre de la foi de nous élever dans une région supérieure; et là que voyons-nous?  que nous découvre-t-elle? tout ce qu'il y a de plus émouvant pour l'âme: le ciel ouvert sur nos têtes, des richesses et des trésors immenses à gagner, une couronne et un trône qui nous sont préparés, la multitude des saints de tout âge, de tout sexe et de toute condition qui ont vécu avant nous sur la terre, qui ont été exposés aux mêmes dangers que nous, et que le Seigneur a admis à la participation de sa gloire.

 

Mais, en même temps que la foi excite en nous une noble avidité pour les biens du ciel, notre expérience du passé nous révèle, hélas! notre impuissance et le fond de notre misère; nous abaissons tristement nos regards sur nous-mêmes, et il ne nous est pas difficile alors, à moins que nous ne soyons plongés dans l'aveuglement, de nous dissimuler nos malheureux penchants, les plaies que le péché nous a faites, les chutes et les imperfe ctions qui signalent tous les jours de notre pèlerinage sur la terre, et nous n'avons pas de peine à nous humilier. Notre pensée et notre coeur se portent instinctivement vers le ciel où est notre secours, où est notre appui, où est notre force. Nous gémissons, nous soupirons, nous élevons notre voix du fond de notre abîme, et nous disons comme le Prophète: De profundis clamavi ad te, Domine, Domine, exaudi orationem meam.


Notre supplique monte vers le ciel avec nos cris, et est déposée au pieds du trône de Dieu. Voilà la prière, voilà l'oeuvre de la foi !

 

abbé de Hédouville.


 

 

 messe 10 h Fribourg

 

ad sum !

on était bien à la messe, on a plus que ça tiens !

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 9 Août 2014

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de la part des Bayonnais et de toute notre  famille ! non mais sans blagues ! . ! merci beaucoup dom Antoine..de la part de toutes les familles bayonnaises et familles  alliées reconnaissantes  ..désolé de pas y être.. savais pas. ! une des raisons qui me rattachaient à l'abbaye pour mon oblature, tiens.. 

 

"Je te remercie de m'avoir fait part du jubilé du Dom Antoine Forgeot. Sous la bannière de l 'Aquitaine unissant nos familles, je me joins à cette joie et je lui adresse notre grande reconnaissance de son sacerdoce." hervé d'A.


+

STE THERESE-BENEDICTE DE LA CROIX

 


Jubilé sacerdotal

du

Très Révérend Père Dom Antoine FORGEOT

 


Homélie du Très Révérend Père Dom Jean PATEAU

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault

(Fontgombault, le 9 août 2014)

 



Jam non dicam vos servos sed amicos meos. Désormais, je ne vous appelerai plus serviteurs mais amis.

 


Très Cher Père Abbé  Antoine, Chère Famille,

Chers Frères et Sœurs,

Mes très chers Fils,

 


La page d'Evangile que nous venons d'entendre a reçu le nom de parabole des vierges sages et des vierges folles. Son caractère particulièrement réaliste l'a rendue célèbre : nulle

n'aimerait, à l'instar des vierges folles, se retrouver à la porte de la noce, en s'entendant dire par l'époux : « Je ne vous connais pas. » (Mt 25,12)


Pourtant, peut-être vaudrait-il mieux parler de parabole des vierges aimantes et des vierges insouciantes.


Le drame des insouciantes est de n'avoir pas pris conscience de la portée des actes accomplis dans l'instant présent. Elles désiraient sans aucun doute participer à la noce, faire ce qu'il faut pour..., mais demain..., mais plus tard... Concrètement, elles ne prenaient pas, au moment voulu, les moyens de préparer leur rencontre avec l'époux. Elles ne l'ai- maient pas vraiment.


L'époux tarde. Il tarde même beaucoup, au point que les vierges s'assoupissent. Evidemment, penserez-vous, il est normal qu'un époux de paraboles se comporte de façon surprenante pour les besoins de son rôle ! Tarder au point d'arriver au beau milieu de la nuit, cela fait beaucoup !


La vie est longue et semée de difficultés. Le Maître se fait attendre. N'est-il pas tentant de se relâcher, de dormir ? Il sera toujours temps, un jour, d'aller acheter, pour remplir sa lampe, l'huile de la charité, chez le marchand de gros... Sommes-nous certain que la boutique sera ouverte ? Si l'époux vient à l'improviste, aurons-nous de l'huile afin de pouvoir l'accueillir dignement ?


L'Eglise aime fêter les anniversaires qui marquent le pèlerinage de ses enfants sur la terre.

 

Fêter un anniversaire de baptême, de mariage, de profession, d'ordination, c'est se souvenir avec gratitude d'un jour qui a marqué définitivement la vie par l'orientation nouvelle qu'il lui a donnée.

 

Jubiler, c'est avoir le ferme propos de veiller à garder sa lampe prête, dans la fidélité au don reçu. L'huile de la charité s'achète aujourd'hui. Chaque jour, petit à petit, un peu d'huile vient s'ajouter, tenant la lampe toujours prête et allumée, dans l'attente du jour où le cri se fera entendre : ''Voici l'époux! Sortez à sa rencontre.'' (Mt 25,6)

 


Cher Père Abbé, au jour de votre ordination a été chanté le répons Jam non dicam vos servos sed amicos meos : « Désormais, je ne vous appellerai plus serviteurs, mais amis, car vous avez connu tout ce que j'ai accompli au milieu de vous... vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. »


L'ami de Jésus tient sa lampe allumée. Il veille à faire provision d'huile. Surtout, il se sait comblé par l'époux et en rend grâces.


Le saint Curé d'Ars avait coutume de dire : « Le sacerdoce, c'est l'amour du Cœur de Jésus » et aussi « après Dieu, le prêtre est tout !... Lui-même ne se comprendra bien qu'au ciel. »


Par le don du sacerdoce, le Seigneur enrichit d'une manière qu'il n'est pas possible de mesurer un être humain, allant jusqu'à lui donner en quelque sorte un pouvoir sur Dieu lui-même. Ce pouvoir, l'homme ne doit pas en jouir pour lui-même mais, à l'image de Jésus, devenir serviteur de ses frères, serviteur de l'Église, intendant de Dieu. Tout homme est pauvre devant Dieu. Mais celui qui donne au nom de Dieu est riche de Dieu.


Appelé à rompre le pain de l'Eucharistie et de la Parole, guide du troupeau, réconciliateur, le prêtre plus que tout homme ne doit jamais s'éloigner de celui qui est à la source de la fécondité de sa vie. « Même nos carences, nos limites, nos faiblesses doivent nous reconduire au Cœur de Jésus », déclarait Benoît XVI aux prêtres du monde entier, dans l'homélie d'ouverture de l'année sacerdotale le 19 juin 2009, en la solennité du Très Saint Cœur de Jésus.


En ce jubilé, fête du sacerdoce, remercions pour le don que le Seigneur vous a fait il y a 50 ans. Prions pour les prêtres et les vocations sacerdotales. Que leur nombre et leur sainteté grandissent. Marie, conçue sans péché, Mère des prêtres, veillez sur vos enfants de prédilection souvent dans la tourmente.


Concluons par le mot d'ordre du bien-aimé pape émérite Benoît XVI :

 

« La foi dans le divin Maître nous donne la force de regarder l'avenir avec confiance.

 

Chers prêtres, le Christ compte sur vous. A l'exemple du saint curé d'Ars, laissez-vous conquérir par Lui et vous serez vous aussi, dans le monde d'aujourd'hui, des messagers d'espérance, de réconciliation et de paix ».

 

(Lettre d'indiction de l'année sacerdotale 2009-2010, 16 juin 2009).

 


Amen.

 

photos: christianitas

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