Publié le 24 Février 2020

 

Le Camino de Santiago croît sans cesse: de 10 000 pèlerins en 1992 à près de 350 000 aujourd'hui ! 
Le fait est qu'en 2019, les pèlerins américains étaient plus de 20000.

L'Espagne est le pays qui apporte le plus de pèlerins: 146 000.
L'Italie est la deuxième avec 28 700.
L'Allemagne suit de près, avec 26 000.
Et puis il y a les États-Unis, avec 20 600.

​​​​​​Dans 10 mois, une nouvelle année du jubilé sera célébrée à Santiago , et il est prévu que l'assistance des pèlerins augmentera à nouveau, dans le but de gagner le jubilé et de profiter de leurs indulgences.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Février 2020

 

 

 

Bon et saint Carême,

à toutes les intentions qui nous 

sont chères ! 

 

"   intention personnelle pour don "Etienne" (il se reconnaîtra)

"Merci également d'avoir écrit au Père Abbé de Fontgombault..Je vous souhaite un bon Carême et vous assure de mon souvenir lors de la célébration de la Sainte Messe.
Cordialement, "

 

miserere mei Deus.

" Puisque vous n'êtes que faiblesse et médiocrité par vous-même, ne savoir que le Christ en vous, le Christ qui prie pour vous, le Christ qui agit en vous, le Christ qui pense et sent en vous. 

Cette négation de vous-même pour savoir que c'est le Christ qui existe en vous, voilà ce que de jour en jour vous devez vivre de plus en plus: votre misère, prise par lui, devient splendeur devant le Père, votre pauvre prière sèche, prise par lui devient adoration agréée et aimée du Père.

   " La vie du Christ en vous, voilà quel doit être votre tout." 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Février 2020

Rédigé par Philippe

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Publié le 22 Février 2020

 

Hier, vendredi, le  Pape François a reçu en audience le cardinal Angelo Becciu Maire de la congrégation de la cause des saints et a autorisé le discasterio à promulguer le décret sur le miracle attribué au vénérable Carlo Acutis.

 

Il s'agit de la guérison miraculeuse d'une anomalie congénitale chez un enfant.

La guérison miraculeuse s'est produite le 12 octobre 2010 à Campo Grande, dans l'État brésilien du Mato Grosso del Sur.

Attendons avec joie la date de la Béatification.


 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 21 Février 2020

affiche : petit placide. 

   " Vous avez laissé votre humanité au Christ par les promesses de votre baptême et de votre vie religieuse: alors tout va tout seul, tout est lumineux mais aussi tout est magnifiquement attirant. 

   Il ne faut plus parler de choses qui nous plaisent ou qui nous coûtent. Il ne faut plus parler de choses qui nous paraissent grandes et d'autres qui nous paraissent petites. 

   " La sainte indifférence " même cela on l'a dépassé, ça n'a plus aucun sens. Tout est en nous moyen pour le Christ de vivre par nous, de s'épanouir par nous, de se réaliser par nous et en nous. - c'est toute la doctrine du Christ mystique - de se dilater en nous et par nous. Alors quoi, quelque chose par quoi le Christ est davantage en nous et par conséquent est davantage tout simplement, pourrait-il nous être indifférent? Tout devient " don joyeux " en notre vie. 

   Oui, se dire que par la moindre de nos actions, le Christ, grâce à nous et par nous, et non seulement en nous, " est " davantage - je veux dire existe un peu plus - il s'agit du Christ mystique qui est aussi le Christ réel et personnel, et quelque chose en plus ! Comme l'âme ne sait plus dire non, comme l'âme ne sait plus classer les choses en pénibles ou agréables, en grandes ou petites, puisque toutes les choses dont est faite notre vie, c'est avec cela que le Christ se fabrique en nous, se sculpte en nous.

   Il ne s'agit que de laisser faire en nous et par nous ce que le Christ veut faire. Et souvent le Christ, quand il s'échappait en barque de l'autre côté du lac de Génésareth, pour trouver le silence, en débarquant sur l'autre rive, il avait en face de lui les foules qui l'avaient précédé. Alors il se laisser aux foules et au bruit. 

   Le Christ ne se prend pas, ne se conquiert pas : on le laisse venir, on s' "expose " à lui, on se laisse à lui. Nous ne le prenons pas, il nous prend. Nous n'allons pas à lui, il vient à nous. 

   Ce n'est pas nous qui faisons le vide en nous. C'est lui qui , en nous envahissant et nous remplissant de lui, ne laisse plus en nous aucune place pour autre chose que lui.

   En un éclair de temps, il met en nous, Lui ce à quoi de longues années de nos propres efforts n'avaient pu nous hausser. 

   Alors la méthode très simple, regarder vers lui, toujours regarder vers lui. Savoir que, par chacune de nos pensées, par chacune de nos paroles, par chacune de nos actions, quelle qu'elle soit, non pas le Christ vient en nous mais le Christ sort de nous, s'épanouit en nous où il était déjà comme un germe, comme un élan, comme une poussée pour faire éclater la carapace qu'est en nous le propre nous-même.

   Vous voyez mon enfant, oh non , cette méthode n'est pas une méthode passive... une méthode active au suprême degré.

   Se dire que chaque parole que l'on prononce, c'est le Christ qui la prononce en nous. Alors qu'elle sera digne de lui, qu'elle sera de lui! 

   Se dire que chaque action que l'on entreprend, c'est le Christ qui l'entreprend en nous. Alors, que cette action voudra être digne de lui pour mériter d'être de lui!

  Le Christ et nous, nous ne sommes plus deux à agir en nous. Il est le seul qui pense, qui parle et qui agit en nous.

  Alors, quelle indifférence à ce dont est faite notre vie: hautes pensées ou pensées très simples, paroles sublimes ou paroles de chaque jour, actions héroïques ou actions insignifiantes en apparence: tout cela est du Christ. Alors tout cela met un peu plus le Christ en nous . 

   Il n'y a qu'une seule chose dont soit faite notre vie... ce par quoi le Christ vit en nous, affirme sa vie en nous et en l'affirmant, l'épanouit.

  C'est donc la nuit avec le Bon Dieu. C'est quand il se cache qu'on le trouve le mieux, le plus vraiment. L'écueil de tant de vies spirituelles est que l'on aille à lui pour ce que l'on trouve en lui et non pas pour lui-même: les dons de Dieu nous arrêtent d'aller jusqu'à lui, font écran entre lui et nous. 

   Que c'est dur mais que c'est bon d'aller à lui dans l'austérité des sacrifices consentis à froid... à tâtons dans les ténèbres, (dans une région que l'on n'a pas choisie), de le sentir près de nous alors qu'il se tait, alors qu'il " a coupé le courant " entre lui et nous. C'est alors vraiment qu'il est à nous , lui, rien que lui , et non pas ce qui , nous venant de lui, n'est tout de même pas lui, est indiciblement moins que lui, est une véritable absence de lui. 

   Le Christ n'a pas souffert l'agonie de Gethsémani pour rien: abandonné de Dieu, abandonné des hommes, c'est pas cette route qu'il a trouvé son Vendredi Saint. Mais c'est par son Vendredi Saint qu'il a trouvé Pâques et l'Ascension. 

   Par ce vide des hommes par ce vide de Dieu, à travers lequel lourdement chemine votre âme, ... acceptez les sécheresses de la prière, acceptez vos impuissances de prier, accepter vos froideurs devant Dieu: à tout dites " oui " , en tout sentez la main du Maître qui vous tire de plus en plus vers lui, en vous arrachant à ce qui n'est pas lui .

Sachez que de souffrir terriblement de ne pas l'aimer c'est la manière la plus sûre et la plus totale de l'aimer. 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Février 2020

 

   " Ce n'est pas quelqu'un vers qui vous vous mettez en route et vers qui vous allez: c'est quelqu'un que vous "savez" en vous, dont vous "réalisez" qu'il est plus que vous-même.

  Et alors toute votre vie, à chaque instant, ne consiste pas à autre chose qu'à libérer ce Christ qui était déjà en vous... le libérer en vous dépouillant de vous-même... Non, en vous laissant dépouiller par le Christ de vous-même. Vous arrivez à ne plus vous distinguer du Christ, à ne plus vous sentir vivre vous-même en vous,  mais en vous à sentir seulement vivre le Christ et à vouloir que seul le Christ vive en vous et à ne trouver que cela de bon et de doux.

  Votre activité, vous ne l'appelez plus votre activité mais l'activité du Christ en vous, votre prière, non plus votre prière mais la prière du Christ en vous, vos fatigues, vos luttes, vos joies... non plus vos fatigues, vos luttes , vos joies.. mais les fatigues, les luttes , les joies du Christ. 

   Oh ! que c'est bon de se laisser au Christ pour qu'en nous le Christ soit joyeux. Un instant de votre âme a été ravie de se sentir celle en qui le Christ était heureux, de se laisser à lui pour qu'en elle il fût le Christ heureux. 

   Mais maintenant voilà que votre âme a dépassé cette vue. Ou plutôt le Maître vous a conduit plus loin. Alors si c'est bon de se laisser au Christ pour qu'en nous il soit le Christ joyeux, comme c'est bon de se laisser à lui pour qu'en nous il soit le Christ fatigué, le Christ qui lutte, le Christ pour tout dire souffrant. C'est sur le bord de cet abîme que le Maître vient de conduire votre âme. Et votre âme n'a pas peur - Oh ! qu'elle aurait eu peur il y a encore quelque temps - elle n'a pas peur mais elle a quelque peu le vertige. Elle ne comprend pas encore jusqu'au bout. 

   "Antithèse de la couronne d'épines et de la couronne de gloire" ? Non, mon cher enfant . " La vie qui sort de la mort" ? Non, mon cher enfant. 

   Ici toute la doctrine de saint Jean et de saint Paul. La passion du Christ, c'est une exaltation, c'est un triomphe. La mort c'est la vie. Il n'y a pas que la couronne d'épines qui est la couronne de gloire. Il n'y a pas la vie et la mort: il n'y a que la mort qui est la vie. 

   Oh, le Christ qui se donne à nous au plus profond de nous-mêmes sans que nous sachions qu'Il se donne à nous, sans que nous sentions qu'Il se donne à nous, au moment même où nous croyons qu'Il est loin de nous. Il nous fait mériter de L'avoir en nous, en nous laissant croire qu'Il est loin de nous. 

   Trouver tellement bon d'avoir le Christ en soi, sans le sentir en soi. 

   Fouiller de toutes manières son pauvre coeur et sa pauvre âme pour y trouver quelque chose qui trahirait sensiblement la présence du Christ en soi et n'y rien trouver. Et cependant être sûr - d'une certitude au-dessus de toutes les certitudes - que, par le fait qu'on est dans la volonté du Christ, on est dans le Christ et le Christ est en nous. 

   Nuit obscure, certitude brûlante à force d'être froide et de nous laisser froids si je puis dire. Etre traités par le Christ , non plus comme des enfants qui ont besoin des gâteries du Christ, mais comme des hommes à qui c'est égal de n'avoir pas les gâteries du Christ, s'ils ont la réalité du Christ. 

   Notre âme à la recherche du Christ est la grande nomade. On ne trouve pas le Christ dans les douceurs de l'oasis. Dans l'oasis on se repose un instant d'être allé sans cesse devant soi à la recherche du Christ. 

   Mais après cet instant de repos, il faut repartir bientôt vers de nouveaux horizons, toujours plus loin, toujours plus haut, pour une nouvelle découverte du Christ. 

   Car le Christ on n'a jamais fini de le découvrir. C'est par étapes successives, coupées de pauvres et insipides repos, insipides mais nécessaires à notre faiblesse, c'est par étapes successives, sur les grands chemins arides et seuls du désert, que le Christ se fait découvrir sans cesse davantage par l'âme.

   Chercher le Bon Dieu là où il s'est mis pour chacun de nous et non pas où l'on aimerait le trouver, où l'on choisirait de le trouver. Que ce soit lui qui choisisse ! 

   Alors rien que de dire " oui " au bon Dieu et de se dire " non" à soi-même, comme c'est bon et comme c'est vraiment l'aimer. 

  Recevoir tout de sa main, tout ce avec quoi nous nous faisons notre âme, avec quoi nous la pétrissons pour la faire à la ressemblance de notre Christ. Que tout dans notre vie, grands évènements, comme circonstances insignifiantes, ce qui nous meurtrit comme ce qui nous épanouit, que tout, comme par des coups de marteau successifs qui font sauter en morceaux ce qui, en nous, subsiste de nous-mêmes, dégage et sculpte en nous le Christ que seul nous devons être. 

 

 

 Voilà notre âme repartie avec petit frère,  n'est-ce pas , pour une nouvelle étape dans le désert...

 Au bout de la nouvelle étape il y aura une autre oasis plus verdoyante et plus fraîche avec le Christ un peu plus connu et un peu plus possédé. 

 

 

     

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Février 2020

 

 

 

" Laissez-lui votre humanité pour qu'en vous il soit victime. Laissez-lui votre humanité pour qu'en vous il revive tous les sentiments qu'il a éprouvés en chacun de ces évènements et pour qu'en vous il revive tous les évènements de sa vie terrestre, pour qu'en vous il revive tous les sentiments qu'il a éprouvés en chacun de ces évènements et pour qu'en vous, par conséquent , il mérite de nouveau pour vous et pour les âmes les grâces de rédemption et de transfiguration qu'il avait méritées par chacun de ces évènements. 

   C'est si beau cette vie liturgique, c'est si bon, si exaltant de vivre cette vie liturgique puisqu'aussi bien, ce n'est pas autre chose que la vie même du Christ qui s'offre à être vécue par nous. 

   Chaque année , en votre âme, recommencez la destinée terrestre du Christ ou plutôt qu'en vous le Christ recommence sa destinée terrestre. 

   Oh non, ce n'est pas là de la rhétorique, ce n'est pas là du sentiment vague et vide : c'est le roc même de la doctrine, c'est saint Paul et c'est saint Jean: c'est le christianisme dans ce qu'il a de plus solide et de plus profond. 

   Le Christ est avant tout le Christ sauveur, le Christ rédempteur. C'est cela qu'il veut être en nous. La messe nous le crie à chaque instant. Alors, que votre journée soit pour vous votre messe à vous, que votre vie soit une messe ininterrompue, c'est-à-dire une union ininterrompue de votre sacrifice au sacrifice du Christ. 

   Abandonnez-vous à ces grandes pensées, je veux dire vivez ces grandes réalités à chaque instant. Non, ce ne sont pas des mots, non , ce ne sont pas des illusions. Votre vie d'en vivre se sentira devenue tellement grande, tellement riche. Vous serez devenu le Christ lui-même: c'est l'expression de Saint Augustin après avoir été celle de saint Paul.

   Et alors pourquoi avoir peur de n'être plus vous-même si du même coup vous êtes le Christ?  Vous ne perdez pas au change, je ne crois pas, n'est-ce pas mon enfant; se vider de soi-même pour se retrouver en soi le Christ, mais aussi pour se retrouver soi-même en le Christ et par le Christ: qu'y a-t-il donc de terrifiant? Car le Christ qui est le même dans toutes les âmes, ne standardise pas les âmes. Chacun de nous est une parcelle du Christ mystique , en même temps que le Christ mystique tout entier est en lui, mais chacun de nous a sa façon personnelle d'être le Christ mystique. 

   Le Christ mystique, c'est l'adorateur que la Sainte Trinité s'est réservée de toute éternité pour trouver un hommage digne d'Elle. Mais dans cet hymne d'adoration qui s'échappe du Christ, chacun de nous dit sa note personnelle. Dans cette apothéose magnifique qu'est, en l'honneur de la Trinité, le Christ mystique, chacun de nous jette son reflet personnel. 

   Dans cet immense cri d'amour qu'est, en l'honneur de la Sainte Trinité, le Christ mystique, chacun de nous épèle le mot à sa façon . L'unité du Christ mystique ce n'est pas un moule brutal où la personnalité des âmes est comme anéantie; c'est comme une immense fournaise où une richesse splendide se fait de toute la variété des âmes fondues dans le Christ mais restées elles-mêmes dans le Christ. 

   Le Christ en vous, qu'est-ce que ça veut dire aussi? En vous: c'est-à-dire en ce dont est faite votre vie de chaque jour. C'est là que vous devez chercher et trouver le Christ. Le Christ, votre Christ, c'est votre vie de chaque jour qu'il sera le Christ en vous. Oui, votre vie de chaque jour, telle que la veut votre vocation, telle que la veulent les circonstances: il est là pour vous le Christ. 

   C'est en faisant cela en vous, avec vous, par vous, que votre Christ vivra, grandira, s'épanouira. 

   Cherchez-le dans la paix.

   Ce n'est pas peu de choses, savez-vous, que de chercher " son " Christ à soi, je veux dire la manière dont le Christ a choisi de vivre en vous, l'aspect particulier de lui-même qu'il vous demande de reproduire en vous.

   Alors on ne trouve pas du premier coup. Parfois il y a en vous des désirs impatients que soit d'un seul coup déchiré le voile qui vous cache " votre" Christ: parfois de ce que vos faiblesses vous ont laissé tellement en deçà de ces désirs, vous êtes tenté de douter de vous-même. 

   Pas trop de hâte à vouloir vous emparer de " votre " Christ qui aime à se faire chercher, qui veut se faire conquérir, qui veut se faire mériter. Alors il semble qu'il se dérobe, qu'il se dérobe. Il semble à l'âme qu'elle piétine et qu'elle n'avance pas . Oh ! qu'elle cherche toujours sans douter, pleine de confiance. Quand on cherche le Christ on le trouve. 

   C'est quand on croit que décidément on n'arrivera pas au bout qu'alors, tout d'un coup, le Christ, satisfait que l'âme se soit obstinée à sa recherche, se révèle lui-même au fond du coeur: trait de lumière qui, en une seconde, nous livre ce que nous avons si longuement cherché, mais aussi brûlure au coeur, telle qu'en un instant la volonté se sent haussée à des énergies dont elle n'aurait pas soupçonné qu'elles puissent lui venir ainsi, comme par un coup de baguette magique. 

   Coup de baguette magique? non. C'est la source qui a jailli des eaux vives qu'avait accumulées la persévérance de nos efforts à la poursuite de notre Christ, restés en apparence inutiles. 

   Alors, si cette disposition générale de chercher le Christ est en vous, ce désir ardent de le vouloir, s'il est en vous, je vous en prie, n'attachez aucune importance aux faiblesses d'un moment: n'y faites même pas attention.

    A plus forte raison , ne vous laissez pas déprimer par tout ça. Finalement, voyez-vous, quand nous sommes dépités de trouver ces faiblesses en nous, c'est de l'orgueil. C'est qu'on s'était mis en route vers le Christ en se croyant capable par soi-même de se hausser jusqu'à lui, c'est que nous croyions qu'il y a en nous autre chose que le mal.  Et tout le bien qui est en nous, ça c'est de Dieu, ça c'est du Christ. Alors être étonnés de se trouver soi-même en soi, c'est s'être trompés sur son compte, c'est de l'orgueil. 

   Alors mon cher enfant, savez-vous où je voudrais que vous en arriviez. Et quand vous y serez arrivé, vous éprouverez qu'il n'y a pas dans la vie spirituelle, si féconde en joies cependant, de joie plus profonde que celle-là; être heureux de trouver en soi cette faiblesse, savourer de trouver en soi cette faiblesse, savourer de se savoir rien, de se sentir rien. Savourer , que Dieu seul est, que nous, nous ne sommes pas. Et que si nous sommes , c'est par ce que Dieu a mis de lui-même en nous. C'est le " je me réjouis de mes infirmités " de saint Paul. 

   Voilà la vraie humilité, non pas dans les conceptions étroites qu'en ont la plupart des âmes ... la véritable humilité qui sait qu'elle n'est rien, que Dieu seul est , mais qu'avec Dieu en elle, elle peut être tellement de choses elle-même. Alors la véritable humilité, non pas nier et contester ce que nous avons en nous, mais savoir qu'en nous tout cela n'est pas de nous mais est de Dieu. Oh ! savourer le " sans moi vous ne pouvez rien faire " de notre Christ. 

   Et alors, puisque devant Dieu qui est Celui qui est, nous sommes "celui qui n'est pas " , ... alors voulant tout de même être, chercher en nous quelque chose par quoi nous soyons et savoir que c'est le Christ. Oui, par le Christ qui est en nous, seulement nous sommes, nous. Car par le Christ seul qui est en nous, il y a le bien en nous . Et  seul le bien , on peut dire qu'il est. Le mal , lui, il n'est pas. Et comme de nous-mêmes , nous ne sommes que le mal, alors de nous-mêmes, nous ne sommes pas. 

   Oui, pour être devant Dieu quelque chose, savoir que nous avons besoin d'être le Christ, d'être le Christ à fond, à plein. Et plus nous sommes le Christ, plus nous sommes. Plus alors nous glorifions Dieu par le Christ qui est en nous. 

  Après avoir savouré d'être, en face de Dieu qui est, celle qui n'est pas - arrivez-en là, demandez à Dieu d'en arriver là - d'avoir découvert de tels horizons, vous en resterez ébloui à jamais, et votre coeur en craquera de joie; après avoir savouré d'être , en face de Dieu qui est, celle qui n'est pas, savourez d'être en face de Dieu son propre Christ, et alors étant le propre Christ de Dieu, savoir qu'on est cette fois digne de Dieu, enfant de Dieu, qu'on vit de la vie même de Dieu. 

 

 

   Rien ne nous donne le Christ comme la liturgie. 

   Revivre ainsi, l'un après l'autre, les grands évènements de la vie du Christ, revivre par conséquent l'un après l'autre les sentiments qui furent ceux du Christ en chacun de ces grands évènements: peut-il y avoir un moyen plus sûr pour que notre Christ soit vraiment vivant en face de notre âme. 

   N'être plus nous tout le long de l'année, tout le long de notre vie , être le Christ lui-même dévoué à la gloire de la Sainte Trinité: par chacune de nos démarches, même les moindres , que le Christ en nous soit glorifié et glorifie son Père: je vous le répète: peu importe alors que l'on mène une vie active ou que l'on soit contemplatif - il suffit d'être ce que le Bon Dieu a voulu qu'on soit - oui, peu importe puisque en nous le Christ est plus aimé, puisque, par le fait qu'il est aimé en nous, il est aimé en dehors de nous, puisque le Père est glorifié. Oui, toujours plus de simplicité avec le Bon Dieu. On n'est jamais assez simple avec lui, on n'est jamais assez enfant avec le Bon Dieu. Quand on est devant lui, ne plus penser qu'à lui.... 

 

 

 

rp Peyriguère.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Février 2020

 

 

 

20 février 1920

Centenaire de la mort de 

Jacinta Marto

 

 

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Jeudi prochain est le centenaire de la mort de Santa Jacinta Marto, l'un des trois voyants de Fatima, canonisé par le pape François en 2017. Dans mon livre «Le quatrième voyant de Fatima», publié par Martínez Roca à l'occasion du centenaire , Je raconte en détail les dernières heures du pasteur. C'était le 20 février 1920, le premier vendredi du Carême, quand Jacinta débattait déjà entre la vie et la mort. 

La Vierge de Fatima avait révélé le jour exact de sa mort, c'est pourquoi elle, avec seulement neuf Apriles, a insisté pour réclamer la présence urgente à côté de son lit du père Manuel Nunes Formigâo, cette même nuit. Sans surprise, sa cousine Lucia est partie de son écriture: "De Lisbonne, Jacinta m'a envoyé le message que Notre-Dame lui avait déjà dit le jour et l'heure de sa mort."

Jacinta Marto avait déjà prévenu l'infirmière à six heures de l'après-midi du 20 février, insistant sur le fait que comme elle allait mourir la même nuit, elle voulait recevoir les derniers sacrements, malgré avoir avoué et reçu une communion peu de temps avant d'entrer à l'hôpital . Le père Pereira dos Reis, curé de Los Angeles, a donné son absolution à huit heures du soir et a promis de l'emmener à la communion le lendemain convaincu que la fille, même si elle répétait qu'elle était sur le point de mourir, serait toujours en vie et coups de pied d'ici là. Le pasteur connaissait l'opinion unanime des médecins sur l'issue heureuse de l'opération, mais il était clair que la Vierge en savait beaucoup plus que tous.

Quelques jours auparavant, le 10 février 1920, la petite fille avait souffert d'horreurs aux mains des chirurgiens. Son corps nu a été soumis impuissant, face à sa honte impuissante, au scalpel rigoureux du Dr Leonardo de Castro Freire, médecin-chef de l'hôpital et l'un des chirurgiens pédiatres portugais les plus accrédités, assisté par le Dr Elvas. L'extrême faiblesse de Jacinta avait empêché l'anesthésiste de fournir le chloroforme obligatoire, éventuellement remplacé par une sédation locale; de sorte que la jeune fille a dû souffrir résigné la terrible humiliation pour elle d'être nue et observée devant le grand foyer de la salle d'opération par un couple d'étrangers en robe blanche.

Mère Godinho a été témoin de toute l'opération et témoigne de l'embarras permanent qui a fait couler de nombreuses larmes à la petite fille, tout en restant impuissante à la merci des chirurgiens. Deux côtes ont été retirées de son côté gauche; la plaie était si grande qu'elle convenait à tout le poing pour sentir l'intérieur. Le diagnostic n'est pas moins édifiant: «Pleurésie purulente, avec une grande cavité à gauche, côté fistuleux; et ostéite des septième et huitième côtes du même côté ».

L'infirmière Leonor da Assunçao, qui n'était pas croyante, a dit à sa compagne Mariana Reto Mendes que la voyante avait subi une coupure de deux côtes et avait ensuite appliqué des bandages avec une solution Dakin; c'est-à-dire une formule diluée d'hypochlorite de sodium et d'autres ingrédients stabilisants traditionnellement utilisés comme antiseptique. «Ce type de bandage brûle beaucoup et est très douloureux. Mais Jacinta ne s'est jamais plainte », a commenté l'infirmière.​​​​​​

Séchée par l'hésitation de Koch, Jacinta a subi son propre Golgotha, admis depuis le 2 février 1920, la fête de la purification, à l'hôpital Doña Estefanía. Nulle part la moribonde ne faisait penser à la description de sa cousine Lucia de ses six ans: «Bien développée, naturellement robuste, plus fine qu'épaisse, grillée dans l'air et le soleil des montagnes. De grands yeux bruns, très vivants, protégés par de gros cils et des sourcils noirs; regard doux et tendre et, en même temps, vivant ». 

La Vierge l'avait déjà avertie des grandes souffrances qui l'attendaient pour sauver les âmes. Quelques semaines auparavant, Jacinta avait manqué de temps pour être si honnête avec Lucia: «Elle m'a dit - expliqua-t-elle en parlant de la Vierge - que j'irai à Lisbonne, dans un autre hôpital; que je ne te reverrai plus jamais, ni mes parents, et qu'après avoir beaucoup souffert, je mourrai seul. Mais elle a ajouté que je ne devrais pas avoir peur, car Elle viendra me chercher pour m'emmener au Ciel. Et il en fut ainsi.

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Février 2020

 

   Avec quelle rage les enfants d'Edom, c'est-à-dire les hommes charnels, soumis au diable et à ses anges, adorateurs de la pierre et du bois, esclaves des adorateurs de la pierre et du bois, esclaves des convoitises de la chair, s'écriaient : Détruisez les chrétiens, exterminez les chrétiens; qu'il n'en reste pas un seul ! renversez jusqu'à leur fondement. N'est-ce pas là ce qu'ils disaient? Et tandis qu'ils parlaient ainsi, les persécuteurs étaient réprouvés, et les martyrs couronnés. " Souvenez-vous des enfants d'Edom, renversez-là, renversez-là jusque dans son fondement. " Les enfants d'Edom disent: Renversez-là, renversez-là, et le Seigneur leur dit : Servez-la. Quelle parole l'emportera sinon celle de Dieu qui dit : l'aîné servira le plus jeune ? " (st Augustin ) 

   " Détruisez, détruisez-la jusque dans ses fondements. " N''est-ce pas là encore le cri de guerre et le but que la révolution poursuit de nos jours? Le triomphe qu'elle proclame être réservé à notre siècle, la mission qu'elle s'adjuge et dont elle se glorifie par la bouche de ses coryphées, n'est-ce pas l'anéantissement du christianisme public, le renversement de l'orthodoxie sociale? Détruire les derniers restes de l'antique édifice de l'Europe chrétienne, et , afin que la démolition soit définitive, abattre la clef de voûte, autour de laquelle les derniers débris encore subsistants pourraient, tôt ou tard, se rapprocher ou se rejoindre: voilà l'oeuvre à laquelle les mille voix de l'impiété convient ouvertement notre génération; voilà le travail de désorganisation auquel il est manifeste que nous assistons.

Et parce que le monde n'avait jamais porté un établissement aussi vaste que l'établissement chrétien, jamais il n'aura vu de si gigantesques ruines . ( Mgr Pie ) 

   Indignation du Prophète et d'une âme convertie qui , regardant son abjection et sa misère, tourne sur Babylone, cause unique de ses infortunes, des regards de douleur , de colère et de mépris. 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 18 Février 2020

Rédigé par Philippe

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