Publié le 19 Février 2021

Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Février 2021

 

 

 

 

   Pour qu'une barque puisse avancer, il faut qu'elle soit sur l'eau.

   Si je m'amusais à prendre l'eau au gobelet et à la jeter sous la barque, il y aura de l'eau sous la barque, mais jamais assez pour la soulever et pour la faire partir. Il faut une certaine quantité d'eau , on dit " un certain tirant d'eau" .

   De même pour l'âme. Pour être soulevée et emportée vers Dieu, il lui faut une certaine quantité de prière, un certain tirant de prière.  Plus la prière sera profonde et large, plus l'âme sera légère et rapide dans la poursuite de son Dieu. En revanche une prière mesquine, une prière au gobelet, laissera l'âme inerte et lourde, impossible à remuer.  C'est par vagues pressées et profondes que la prière doit venir assiéger l'âme pour la ramener un moment et pour toujours vers la haute mer. 

 

rp Bruckberger.  op . 

 

 

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Publié le 19 Février 2021

Rédigé par Philippe

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Publié le 18 Février 2021

 

 

« Au fond du cœur de tout homme venant en ce monde, il y a une soif, la soif de l'infini. Cette soif, c'est quelque chose que l'homme ne peut pas arracher de son cœur ; Dieu lui-même l'y a mise comme sa marque de fabrique. Nous sommes libres de chercher cet infini hors de Dieu, mais nous ne sommes pas libres de ne pas chercher l'infini. Si l'homme le cherche en Dieu, il le trouve, mais si, oubliant son Dieu, il le demande aux créatures, au lieu de l'eau vive, il ne trouve en ces pauvres créatures que quelques gouttes d'une eau bourbeuse qui ne saurait apaiser sa soif. [...]

 

« Fecisti nos ad te, Domine, et irrequietum est cor nostrum donec requiescat in te. »

« Vous nous avez faits pour vous, Seigneur, c'est pourquoi notre cœur ne sera jamais tranquille tant qu'il ne reposera pas en vous. »

St Augustin

 

« Seigneur, vous nous avez faits pour vous ». « Pour vous » est une traduction un peu faible. Le Docteur, en effet, ne dit pas tibi mais bien ad te ; or ad exprime la tendance ; il faut dire : « Seigneur, vous nous avez faits vers vous ». Dieu nous a créés dans une tendance vers lui ; tout notre être est une tendance vers l'infini et alors la conséquence : irrequietum est cor nostrum - notre coeur est sans repos possible, - donec requiescat in te - jusqu'à ce qu'il se repose en vous. [...]

 

Quand l'homme s'éloigne de Dieu qui est la source des eaux vives, il se met à creuser d'autres citernes et, en les creusant, il les crève du même coup, parce qu'il veut y mettre l'infini ; il les fabrique, il les fait éclater par l'immensité de son désir : Foederunt sibi cisternas dissipatas... »


P. Pierre-Thomas Dehau op+ 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 18 Février 2021

 

 

     Mais il faut voir, en même temps que ce beau rayonnement de grandeur répandu sur la vie de Jésus,  toute la sainte patience qui s'en exhale. Dès les premières manifestations de son ministère, Jésus se heurte aux tristes misères et aux implacables méchancetés dont il doit mourir. La poignante histoire de sa tentation au désert montre qu'il n'a pas du tout l'intention d'échapper aux dures nécessités par des fausses grandeurs. Il est décidé à mener sa vraie grandeur dans la patience. Satan essaie en vain sur le Christ ce qu'il a tenté, et, je crois bien réussi, sur tant de chefs de peuples et de meneurs d'hommes: ils doivent ne se priver de rien, ils doivent s'imposer par beaucoup d'ostentation et par beaucoup d'empire. C'est une voie tout opposée que choisit Notre-Seigneur, celle qu'il saura si bien dire en ses béatitudes parce qu'elle est si entièrement et si résolument la sienne. 

   De temps à autre, la colère le prend, l'indignation lui arrache de dures imprécations. Mais tout cela est retenu, et sa patience au fond est inlassable. Par ce côté patient de sa vie, il s'apprend à souffrir, comme dit saint Paul, et il s'exerce à la grande obéissance de la croix. Nous avons là comme le revers et la contrepartie de sa grandeur. 

   Jésus se mêle sans précaution à tout et à tous. Vous le rencontrez dans la poussière des routes, dans la bousculade des foules, dans les celliers, dans les déserts, à la montagne et à la mer. Il ne mange pas toujours à sa faim. La fatigue le prend. Les gens le harcèlent. Ses ennemis l'espionnent, et il en est parmi eux qui ne plaisantent pas. Il accueille tout le monde. ll n'envoie promener personne. Il se fait le guérisseur des bancals, le prédicateur des petites gens, l'ami des pécheurs. Bien des fois vous l'eussiez vu, il ne fait pas figure de grand homme. Son précurseur, un vaillant lui aussi, avait eu l'intuition de cela lorsqu'il avait montré du doigt ce Messie sous le signe de l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. Des prophètes l'avaient également prédit tel qu'un agneau qui se laisse tondre sans se plaindre et mener à la boucherie sans se révolter. 

 Nous sommes assez habitués à considérer cette patience de Jésus. Il nous semble même qu'elle nous est due et qu'elle va de soi. Il ne faut d'ailleurs ni l'exagérer ni l'édulcorer. Elle n'est empreinte d'aucune lassitude, d'aucune pusillanimité. Il ne faut surtout jamais la séparer d'avec les vertus de grandeur. La patience de Notre-Seigneur, envers nous, envers tout, est elle aussi, pleine de grandeur d'âme. Et il ne faut pas moins de force et d'énergie morale d'un côté que de l'autre. D'autant qu'elle est tout enveloppée, je veux dire de cette patience de Jésus, de beaucoup de condescendance et de ce que j'ai nommé la gentillesse. On est fort quand on est là. A peine deux ou trois fois on l'entend gémir de son isolement et de l'incompréhension qui l'entoure, comme la fois qu'il pousse cette plainte étrange, rapportée par les trois synoptiques : O génération incrédule et gâtée ! jusques à quand serai-je près de vous ? Jusques à quand vous supporterai-je? 

   Malgré tout, il nous supporte gentiment bien, notre Sauveur. Il se fait petit avec nous. Il nous mâche le pain de la vérité et de la vie. Il est toujours prêt à tout pardonner: vous savez jusqu'où il va dans ce sens. Il aime jusqu'à ses ennemis les plus déclarés, il ne fait que du bien à ceux mêmes qui le haïssent, il prie pour ceux qui le calomnient ou le persécutent, il bénit ceux qui le maudissent. C'est dire qu'il patiente avec tout ce qui est cause de sa mort. Et cependant ne croyez pas qu'il soit durci et insensible. Il a voulu donner aux témoins de sa transfiguration le spectacle navrant de son agonie. Nous sommes fixés à cet égard, et c'est là, dans cette nuit de Gethsémani , qu'il faut venir mesurer la patience de Jésus, la grandeur d'âme dont elle s'accompagne, et la force qui les nourrit l'une et l'autre. 

   En revanche, ces deux vertus de patience et de magnanimité qui ont rehaussé toute sa vie vont venir l'aider dans la mort. Vous méditerez la Passion sous ce double aspect.

   Vous verrez comme Jésus est grand dans sa Passion.

   Vous verrez comme Jésus est patient dans sa Passion.

   Et vous n'aurez pas de peine à démêler à travers cela l'étonnante fermeté d'âme qui porte en lui si haut la vertu de force.

   fr. Rogatien Bernard . +op 

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Publié le 18 Février 2021

 

priez pour nous

+
 

 

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Publié le 17 Février 2021

 

 

 

" Il renouvelle notre jeunesse

comme celle de l'aigle " 

ps. 102 

Dieu attend ma coopération .. Il donne des ailes à mon esprit, à mon coeur, de fortes ailes pour m'élever vers Lui. Si ce carême pouvait couper ce fil qui me tient à la patte , "mon moi" ,  ma misère, ma pauvreté, mes dégoûts, mes déceptions, les humiliations, le mépris, ... mes ras le bol.  

Ne jamais désespérer de la miséricorde de Dieu.. Nous oublier, sortir de nous pour voler vers Dieu, sinon notre esprit est trop replié sur lui-même, comme englué, dans la boue de ses fautes, 

nous dépérissons.. On en a tellement marre de soi. Ne pas se prendre pour ce qu'on est pas, ça c'est facile. On n'a pas fait de hautes études théologiques, !!!  pauvre de science et de culture devant Dieu. pas de risque de s'enfler d'orgueil. on reste un petit sans trop d'instruction juste ce qu'il faut. Le malheur de se savoir intelligent. Ca monte à la tête. Ca écrase l'autre. 

40 jours pour enfin voler pour de bon.  quelle misère.  Je vais redevenir jeune.. oups ! 

pour mon envol vers Dieu. L'aigle vole très haut vers la lumière. " Fils de lumière, nous faisons comme l'aigle lorsque nous nous consacrons au service de la lumière et produisons des fruits grâce à elle. ... pour que nous soyons "lumière du monde." Si , aidés de la grâce nous nous appliquons à la résurrection spirituelle, rien ne pourra lier nos ailes ni gêner notre envol vers Dieu... 

Etre libre. c'est pas la vie de famille qui pourrait me retenir, comme y en a pas, c'est peut-être ça qui retient mon envol.  y en a qui n'ont pas le temps de réfléchir et d'autres qui réfléchissent de trop alalala.. 

Jésus apprend moi à voler, mon dernier envol? qui sait ! 

miserere mei Deus... 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Février 2021

 

 

"La très sainte Vierge nous apparaît ce jour comme ayant vis-à-vis de la croix l'attitude qu'il faut avoir, et que nous prenons d'ailleurs difficilement. Cette attitude est exprimée par deux mots de l’Evangile de saint Jean : stabat juxtaElle était tout près de la croix, et elle se tenait debout. Il faut d'abord se mettre tout près de la croix ; il ne faut pas faire comme les autres apôtres qui étaient debout, mais loin…

Il y a deux stabant qui nous sont exprimés dans l'Evangile. Il y a celui de l’Evangile de saint Jean, qui est l'Evangile intime : stabant juxta. Il y avait tout près, tout près de la croix, Marie, Mère de Jésus, Marie Cléophas, Marie-Madeleine et le disciple bien-aimé, c'est-à-dire les saints. Les autres évangélistes, qui sont peut-être un peu plus périphériques que saint Jean, qui voient plutôt ce qui est plus facile à voir humainement, ce qui est plus près de nos sens mais moins près de l'absolu, les autres évangélistes nous disent : stabant a longe. Il y en avait donc qui se tenaient debout, mais loin. C'étaient les autres apôtres ; et c’était leur malheur de se tenir loin…

Il faut les deux : il faut se tenir tout près de la croix, et il faut être debout. Debout, parce que c'est l'attitude du courage et parce qu'on est ainsi plus près de Notre-Seigneur. Si vous étiez près de la croix sans être debout, affaissés, par exemple, déprimés, vous seriez près de la croix elle-même, près du pied de la croix ; mais vous seriez beaucoup plus loin de Notre-Seigneur qui ne touche pas terre, plus loin de son cœur divin. Comme il s’agit surtout d'être près de Notre-Seigneur et même comme nous ne voulons être près de la croix que pour être près de Lui, alors nécessairement il faut être debout.

C'est très difficile d’unir ces deux choses. Ce n'est pas très difficile d'être debout loin de la croix, comme les autres apôtres. Rester debout quand on considère de loin ces choses, quand on ne s’approche pas trop, cela peut aller. De même, il y en a qui sont près de la croix, soit qu'ils la cherchent, soit que Dieu leur fasse une sainte violence. Seulement ils sont pour ainsi dire trop près de la croix pour se tenir debout ; ils ne peuvent pas supporter ce voisinage et surtout ce contact terrible. Le juxta nuit au stabat. Ils sont là, trop près de la terre et dans la mesure où ils sont déprimés, où tout s’abaisse en eux, ils ne sont pas assez près de Notre-Seigneur. C’est pourquoi de grands théologiens s'insurgent si énergiquement contre les peintres qui, représentent la très sainte Vierge pâmée au pied de la Croix ou ayant besoin d'être soutenue par l'un ou l’autre. Ils disent : non, c’est impossible. Parce que la très sainte Vierge aurait été ainsi un peu moins près de Notre-Seigneur ; elle aurait perdu ne fut-ce que quelques centimètres de cette proximité. Et elle ne l'aurait jamais accepté ! C'est d'ailleurs contre la parole de l'Ecriture qui nous dit que la mère de Jésus se tenait debout : stabat . 

Dans le stabat, cette prose admirable, où toutes les choses sont si merveilleusement exprimées, remarquez qu'on demande précisément à se tenir debout, au pied de la croix. Et on indique le moyen, le seul pour le chrétien. Le seul, c'est d'être avec la Sainte Vierge :  Juxta crucem tecum stare. 


Me tenir là, debout près de la croix avec vous, ô Marie !


Trois mots : stabat juxta  s (ce sont les mots de saint Jean) et tecum  (c'est le mot glissé entre les deux autres par la sainte liturgie). Jamais vous ne saurez unir ces deux choses : être tout près de la croix et être debout, si ce n’est avec Marie et en Marie. Certains hérétiques ont voulu rester tout près de la croix sans la très sainte Vierge, et ils n'y sont pas restés longtemps, je vous prie de le croire !… On ne le peut que par elle et en elle. Personne ne le peut autrement. La croix est trop terrible. (…)

(…) Rappelons-nous ces deux mots d'aujourd'hui :stabat Mater.  Ces deux mots sont unis de la façon la plus intime. Elle était debout parce qu’elle était mère, mère de ce Jésus qui mourait et notre mère à nous. Elle était debout pour être le trait d'union entre ces deux maternités. Sa tête et son cœur étaient si haut, précisément, pour être tout près de son Fils ; et ses pieds touchaient notre terre pour être tout près de nous qui sommes aussi ses enfants.


Alors contemplant tout cela vous comprendrez pourquoi les deux stabat de Jésus et de Marie, pourquoi ces deux stabat qui n'en font qu'un appellent le ecce mater tua : voilà ta mère…
(…) elle est debout parce qu'elle est mère, et cette mère-là est nécessairement debout. Alors Jésus peut dire : « Voilà ta mère » et Marie peut dire : « J'attirerai tout à moi comme mère… ». (…)"

rp Thomas  Dehau op+ 
 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Février 2021

 

 

in memoriam

dom Etienne Henry 

Osb

25 Novembre 2020 

 

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Publié le 17 Février 2021

 

" Memento, homo, quia pulvis es, et in pulverem reverteris "  

​​​​​​

 

Salut Philippe, 

Merci pour votre soutien.

Salutations,

maman de Antonio .  

 

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