Publié le 27 Octobre 2007



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«L’Oblate bénédictin séculier – ainsi le définit l’art.2 du statut des oblates bénédictins séculiers italiens, approuvé définitivement pendant l’année 2000 – est le chrétien, homme ou femme, laïc ou clerc qui, vivant dans sa propre ambiance familiale et sociale, reconnaît et accueille le don de Dieu et son appel à le servir, d’après les potentialités et les exigences de la consécration baptismale et de son propre statut; il s’offre à Dieu par oblation, en conformant son propre cheminement de foi aux valeurs de la Sainte Règle et de la Tradition spirituelle monastique.»

Oblatus, participe passé du verbe latin offerre, indique l’action d’être offert, et, dans la R.B. 59, est décrite la procédure d’oblation des fils des nobles, qui, posa la main de son fils sur la nappe de l’Autel, le donnait pour toujours au Seigneur dans le monastère au sein duquel était adressée la pétition écrite.

Nous avons les témoignages d’une telle pratique dans le II° livre des Dialogue de St. Grégoire le Grand, là où sont cités les cas des fils offerts par des patriciens romains au Mont Cassin pour être éduquer au service de Dieu.

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Publié le 26 Octobre 2007

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Publié le 26 Octobre 2007


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« Très chère mère,

Je veux que tu gardes ce dernier souvenir de ton petit Joseph, que tu as tant aimé et qui t’a tant aimé lui-même, malgré les gros soucis que t’a fait subir ma tête folle ; (…) ne t’inquiète pas, petite maman, nous partons ensemble voir Dieu et papa, nous y allons avec courage et foi en Lui. Nous mourons satisfaits parce que nous mourons pour Dieu et pour la patrie, et tu peux être contente toi-même parce que tu ne pouvais rien désirer de mieux sinon que tes fils meurent pour défendre Celui qui peut tout. Ne te décourage pas, accepte-le, sois forte, ne te laisse pas abattre, il en reste encore cinq sur la terre pour te rendre heureuse.

N’oublie pas que Dieu éprouve l’âme des catholiques par des épreuves amères, que ceux qui savent les endurer gagnent le Ciel, qui est le but de nos aspirations. Ne t’affliges pas et pense que tu auras quatre enfants de plus au Ciel, d’où nous veillerons sur toi, pour être toujours à tes côtés, de sorte que, je le répète, ne perds pas courage, parce que tes enfants meurent pour que dans notre Espagne ne se perde pas la Religion que tu as su nous enseigner depuis tout petits et dont nous sommes fiers (…). Petite maman, ne souffre pas pour nous, remercie notre Seigneur qui nous permet de mourir pour Lui la conscience en paix. Aie confiance dans le Christ "del Sahúco" (honoré à Albacete), qui n’abandonne pas ceux qui l’implorent ; si tu voyais la douceur qui est la nôtre en ce moment et comme nous nous sentons forts grâce à l’appui que nous apporte le Seigneur, tu ne peux pas t’imaginer, c’est quand on voit la mort d’aussi près qu’on croit le plus véritablement en Dieu, c’est comme si on le voyait et qu’on le sentait avec nous.

C’est pour ça, ma petite maman chérie, sois courageuse et pense à tout ce que la Vierge a souffert, et tu verras comme elle te consolera, comme elle te donnera des forces, en voyant le courage qu’elle a eu et la confiance qu’elle a mise en Lui (…).

 

Ma petite maman, crie très fort “Vive le Christ Roi”, et avec ce cri, reçois ma dernière étreinte et mes derniers baisers sur cette terre, de ton fils qui t’aime tant, ton petit Joseph.

 
J’ai pardonné à tous. Pardonne-leur aussi ».

Jose Maria Gimenez Sanchez.

 Il est le troisième fils et le cinquième de la famille. Il a fait ses études dans un collège de religieux de Getafe, comme ses autres frères. La Guerre civile ayant éclatée, il n’a pu terminer les études de pharmacie qu’il avait entreprises. Profondément religieux, il était le président de l’Association des étudiants catholiques et, comme ses frères, scouts chez les “Explorateurs”. Il a participé, lui aussi, à la défense de l’église Saint-Jean-Baptiste. Il a été arrêté puis exécuté au matin du 27 septembre 1936, avec ses trois frères. Il a fait ses adieux à sa mère dans cette lettre ...

persécutions religieuses

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Publié le 25 Octobre 2007

 
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"Vivre en tout avec l'Eglise pour vivre par l'Eglise avec Jésus-Christ."

dom Guépin.





« (…) Unissons-nous avec dévotion et remerciement à cette béatification de ces martyrs, qui ont donné leur vie pour Jésus-Christ comme témoignage suprême de la vérité de l'Evangile et de la foi. Le martyre est un don de Dieu très précieux qu'il est nécessaire d'apprécier en tout son sens. Notre société moderne, permissive et relativiste, tend à rendre archaïque et désuet le fait et la grandeur du martyre. Les chrétiens eux-mêmes paraissent avoir perdu toute disponibilité et même toute sensibilité à l’égard du martyre. Pourtant, c'est le témoignage suprême de la vérité de Dieu et de la vérité de l'homme.

 

Il est le signe et la preuve, le témoignage diaphane de ce que Dieu est Dieu, unique nécessaire, au-dessus de tout (…) que Lui seul suffit, qu'il est, en vérité, Amour, source inépuisable de tout amour. Le martyre est le témoignage courageux et certain que le Christ vit, règne et qu’il nous sauve, que son salut, sa vie et son amour valent plus que tout, sont le trésor auquel rien ne peut être comparé. (…) [Les martyrs de la guerre de 36] ont été et sont une force de la vie chrétienne jusqu’à l’extrême de l’Amour, des témoins singuliers du Dieu vivant qui est Amour dans la vie des hommes. Ils “sont feu, lumière, renoncement à tous les égoïsmes, splendide manifestation de vie d’abandon à Dieu pour les causes les plus nobles qui peuvent être données : celle du triomphe du Christ dans la société” (Cardinal Marcelo González), celle du triomphe de l'amour sur la haine, du pardon sur la vengeance, de la paix sur la guerre. Conserver et vivre la mémoire des martyrs est un devoir du chrétien.

 
Ils ont été les fruits les plus insignes de l’Eglise au XXème siècle, ses fils plus illustres, les sommets les plus hauts de l'humanité dans nos terres depuis de nombreuses années, le meilleur de nos peuples. A l’approche de à ces béatifications “le cœur s'élargit, et l’on se dit... Quelle Eglise ! Quelle Mère si féconde, pour engendrer, à tout moment de l'histoire, de tels enfants ! Quelle force porte en elle l'Eglise du Seigneur pour être si parfaitement capable pour réaliser cela : que tant de ses enfants aiment le Seigneur et le dépôt de la foi confié à l'Eglise au point de verser leur sang” (Cardinal Marcelo González).

hermas

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Publié le 25 Octobre 2007

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FORTUNATO-ANDRES-tif.jpg"Ces témoins , en particulier ceux qui ont affronté  l'épreuve du martyre, sont un signe éloquent et grandiose qu'il nous  est demandé de contempler et d'imiter. Ils attestent à nos yeux la  vitalité de l'Eglise ; ils nous apparaissent  comme une lumière pour l'Eglise  et pour l'humanité , car ils ont fait resplendir dans les ténèbres la lumière du Christ."




frères maristes

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Publié le 23 Octobre 2007



moutons.jpgdes moutons bénédictins....



La Tendresse est discrète,
elle n'est pas spectaculaire.

La Tendresse est sans calcul, sans prévision.

C'est un cadeau. Gratuit.

La tendresse est présence et disponiblité,

Patience et délicatesse,

Miséricorde et compassion.

Elle est pleine d'attention

et d'inventions.

La Tendresse trouve des mots

pour passer le mur du silence

pour ouvir tous nos vieux huis clos,

nos bleus à l'âme et nos violences.

Elle remet tout en cause,

les habitudes, les idées toutes faites,

les distances.

Qui donne la Tendresse

donne le meilleur de lui-même.

Qui reçoit la Tendresse

se sent reconnu.

La Tendresse est la musique du coeur

et le soleil de Dieu.



J.P. Dubois-Dumée.

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Publié le 18 Octobre 2007


Enfance et sainteté:  zenit.org


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Publié le 18 Octobre 2007

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Publié le 18 Octobre 2007

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Publié le 18 Octobre 2007

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Pensée des morts




Voilà les feuilles sans sève
Qui tombent sur le gazon,
Voilà le vent qui s'élève
Et gémit dans le vallon,
Voilà l'errante hirondelle .
Qui rase du bout de l'aile :
L'eau dormante des marais,
Voilà l'enfant des chaumières
Qui glane sur les bruyères
Le bois tombé des forêts.

L'onde n'a plus le murmure ,
Dont elle enchantait les bois ;
Sous des rameaux sans verdure.
Les oiseaux n'ont plus de voix ;
Le soir est près de l'aurore,
L'astre à peine vient d'éclore
Qu'il va terminer son tour,
Il jette par intervalle
Une heure de clarté pâle
Qu'on appelle encore un jour.

L'aube n'a plus de zéphire
Sous ses nuages dorés,
La pourpre du soir expire
Sur les flots décolorés,
La mer solitaire et vide
N'est plus qu'un désert aride
Où l'oeil cherche en vain l'esquif,
Et sur la grève plus sourde
La vague orageuse et lourde
N'a qu'un murmure plaintif.

La brebis sur les collines
Ne trouve plus le gazon,
Son agneau laisse aux épines
Les débris de sa toison,
La flûte aux accords champêtres
Ne réjouit plus les hêtres
Des airs de joie ou d'amour,
Toute herbe aux champs est glanée :
Ainsi finit une année,
Ainsi finissent nos jours !

C'est la saison où tout tombe
Aux coups redoublés des vents ;
Un vent qui vient de la tombe
Moissonne aussi les vivants :
Ils tombent alors par mille,
Comme la plume inutile
Que l'aigle abandonne aux airs,
Lorsque des plumes nouvelles
Viennent réchauffer ses ailes
A l'approche des hivers.

C'est alors que ma paupière
Vous vit pâlir et mourir,
Tendres fruits qu'à la lumière
Dieu n'a pas laissé mûrir !
Quoique jeune sur la terre,
Je suis déjà solitaire
Parmi ceux de ma saison,
Et quand je dis en moi-même :
Où sont ceux que ton coeur aime ?
Je regarde le gazon.

Leur tombe est sur la colline,
Mon pied la sait ; la voilà !
Mais leur essence divine,
Mais eux, Seigneur, sont-ils là ?
Jusqu'à l'indien rivage
Le ramier porte un message
Qu'il rapporte à nos climats ;
La voile passe et repasse,
Mais de son étroit espace
Leur âme ne revient pas.

Ah ! quand les vents de l'automne
Sifflent dans les rameaux morts,
Quand le brin d'herbe frissonne,
Quand le pin rend ses accords,
Quand la cloche des ténèbres
Balance ses glas funèbres,
La nuit, à travers les bois,
A chaque vent qui s'élève,
A chaque flot sur la grève,
Je dis : N'es-tu pas leur voix?

Du moins si leur voix si pure
Est trop vague pour nos sens,
Leur âme en secret murmure
De plus intimes accents ;
Au fond des coeurs qui sommeillent,
Leurs souvenirs qui s'éveillent
Se pressent de tous côtés,
Comme d'arides feuillages
Que rapportent les orages
Au tronc qui les a portés !

C'est une mère ravie
A ses enfants dispersés,
Qui leur tend de l'autre vie
Ces bras qui les ont bercés ;
Des baisers sont sur sa bouche,
Sur ce sein qui fut leur couche
Son coeur les rappelle à soi ;
Des pleurs voilent son sourire,
Et son regard semble dire :
Vous aime-t-on comme moi ?

C'est une jeune fiancée
Qui, le front ceint du bandeau,
N'emporta qu'une pensée
De sa jeunesse au tombeau ;
Triste, hélas ! dans le ciel même,
Pour revoir celui qu'elle aime
Elle revient sur ses pas,
Et lui dit : Ma tombe est verte !
Sur cette terre déserte
Qu'attends-tu ? Je n'y suis pas !

C'est un ami de l'enfance,
Qu'aux jours sombres du malheur
Nous prêta la Providence
Pour appuyer notre cœur ;
Il n'est plus ; notre âme est veuve,
Il nous suit dans notre épreuve
Et nous dit avec pitié :
Ami, si ton âme est pleine,
De ta joie ou de ta peine
Qui portera la moitié ?

C'est l'ombre pâle d'un père
Qui mourut en nous nommant ;
C'est une soeur, c'est un frère,
Qui nous devance un moment ;
Sous notre heureuse demeure,
Avec celui qui les pleure,
Hélas ! ils dormaient hier !
Et notre coeur doute encore,
Que le ver déjà dévore
Cette chair de notre chair !

L'enfant dont la mort cruelle
Vient de vider le berceau,
Qui tomba de la mamelle
Au lit glacé du tombeau ;
Tous ceux enfin dont la vie
Un jour ou l'autre ravie,
Emporte une part de nous,
Murmurent sous la poussière :
Vous qui voyez la lumière,
Vous souvenez-vous de nous ?

Ah ! vous pleurer est le bonheur suprême
Mânes chéris de quiconque a des pleurs !
Vous oublier c'est s'oublier soi-même :
N'êtes-vous pas un débris de nos coeurs ?

En avançant dans notre obscur voyage,
Du doux passé l'horizon est plus beau,
En deux moitiés notre âme se partage,
Et la meilleure appartient au tombeau !

Dieu du pardon ! leur Dieu ! Dieu de leurs pères !
Toi que leur bouche a si souvent nommé !
Entends pour eux les larmes de leurs frères !
Prions pour eux, nous qu'ils ont tant aimé !

Ils t'ont prié pendant leur courte vie,
Ils ont souri quand tu les as frappés !
Ils ont crié : Que ta main soit bénie !
Dieu, tout espoir ! les aurais-tu trompés ?

Et cependant pourquoi ce long silence ?
Nous auraient-ils oubliés sans retour ?
N'aiment-ils plus ? Ah ! ce doute t'offense !
Et toi, mon Dieu, n'es-tu pas tout amour ?

Mais, s'ils parlaient à l'ami qui les pleure,
S'ils nous disaient comment ils sont heureux,
De tes desseins nous devancerions l'heure,
Avant ton jour nous volerions vers eux.

Où vivent-ils ? Quel astre, à leur paupière
Répand un jour plus durable et plus doux ?
Vont-ils peupler ces îles de lumière ?
Ou planent-ils entre le ciel et nous ?

Sont-ils noyés dans l'éternelle flamme ?
Ont-ils perdu ces doux noms d'ici-bas,
Ces noms de soeur et d'amante et de femme ?
A ces appels ne répondront-ils pas ?

Non, non, mon Dieu, si la céleste gloire
Leur eût ravi tout souvenir humain,
Tu nous aurais enlevé leur mémoire ;
Nos pleurs sur eux couleraient-ils en vain ?

Ah ! dans ton sein que leur âme se noie !
Mais garde-nous nos places dans leur cœur ;
Eux qui jadis ont goûté notre joie,
Pouvons-nous être heureux sans leur bonheur ?

Etends sur eux la main de ta clémence,
Ils ont péché; mais le ciel est un don !
Ils ont souffert; c'est une autre innocence !
Ils ont aimé; c'est le sceau du pardon !

Ils furent ce que nous sommes,
Poussière, jouet du vent !
Fragiles comme des hommes,
Faibles comme le néant !
Si leurs pieds souvent glissèrent,
Si leurs lèvres transgressèrent
Quelque lettre de ta loi,
Ô Père! ô juge suprême !
Ah ! ne les vois pas eux-mêmes,
Ne regarde en eux que toi !

Si tu scrutes la poussière,
Elle s'enfuit à ta voix !
Si tu touches la lumière,
Elle ternira tes doigts !
Si ton oeil divin les sonde,
Les colonnes de ce monde
Et des cieux chancelleront :
Si tu dis à l'innocence :
Monte et plaide en ma présence !
Tes vertus se voileront.

Mais toi, Seigneur, tu possèdes
Ta propre immortalité !
Tout le bonheur que tu cèdes
Accroît ta félicité !
Tu dis au soleil d'éclore,
Et le jour ruisselle encore !
Tu dis au temps d'enfanter,
Et l'éternité docile,
Jetant les siècles par mille,
Les répand sans les compter !

Les mondes que tu répares
Devant toi vont rajeunir,
Et jamais tu ne sépares
Le passé de l'avenir ;
Tu vis ! et tu vis ! les âges,
Inégaux pour tes ouvrages,
Sont tous égaux sous ta main ;
Et jamais ta voix ne nomme,
Hélas ! ces trois mots de l'homme :
Hier, aujourd'hui, demain !

Ô Père de la nature,
Source, abîme de tout bien,
Rien à toi ne se mesure,
Ah ! ne te mesure à rien !
Mets, à divine clémence,
Mets ton poids dans la balance,
Si tu pèses le néant !
Triomphe, à vertu suprême !
En te contemplant toi-même,
Triomphe en nous pardonnant !

 
Lamartine.

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