Publié le 27 Janvier 2010

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Publié le 26 Janvier 2010





autre de mon ami .encore coïncidence !

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La beatificación del Padre Hoyos será el 18 de abril del próximo año


Né à Torrelobaton, près de Valladollid, en Espagne, le 21 août 1711

Mort à Valladollid, le 29 novembre 1735

 

Il fait ses études primaires dans son village natal, avant d'être envoyé en octobre 1721 au collège Jésuite de Medina del Campo, pour y apprendre les lettres classiques. L'année suivante, il suit les cours du collège de Villagarciá de Campos. En 1725, il manifeste son désir d'entrer dans la Compagnie de Jésus, mais il essuie un refus de son père, qui meurt le 25 avril de la même année. Il réitère alors sa demande, et grâce à l'appui de son parent le Père Félix Vargas, il y est admis le 11 juillet 1726.


Cette année voit le début des grâces extraordinaires dont sera favorisé Bernardo jusqu'à sa mort, visions, locutions intérieures, communion aux souffrances du Sauveur. Il prononce ses vœux le 12 juillet 1728, et étudie la philosophie à Medina del Campo. En 1730, il a une première vision du Cœur de Jésus, alors qu'il ignore encore le culte qui lui est rendu en France. Au mois d'août, il reçoit la grâce des fiançailles spirituelles. En 1731, il étudie la théologie au collège Saint-Ambroise. En 1733, il découvre le culte rendu au Cœur de Jésus dans le livre du Père de Gallifet, et s'engage devant le Saint Sacrement à travailler de toutes ses forces à l'extension de ce culte. Une de ses prières les plus fréquente devient : "Cœur de Jésus, harpe mélodieuse, en qui se complaît la bienheureuse Trinité, enflammez-moi du divin amour dont vous brûlez !" Le 14 mai, jour de l'Ascension, il demande au cours d'une vision à Jésus que ce culte se répande en Espagne. Un voix céleste lui répond : "Le Cœur de Jésus règnera en Espagne, et y sera entouré d'une plus grande vénération que partout ailleurs".


A la demande de Bernardo, le Père Juan de Loyola rédige un livre destiné à promouvoir le culte du Sacré-Cœur en Espagne. L'ouvrage est imprimé à Valladollid la fin de l'année 1734, et porte pour titre Le trésor caché dans le Sacré Cœur de Jésus révélé à l'Espagne en un bref exposé de son culte très doux déjà répandu dans plusieurs régions de la chrétienté. Une Neuvaine en l'honneur du Cœur de Jésus est tirée à part, plusieurs fois corrigée, et envoyé dans toute l'Espagne. Bernardo lui-même se charge d'une grande partie de ces envois. Le 2 janvier 1735, il est ordonné prêtre, avec une dispense d'âge (il n'a alors que 23 ans), par l'évêque de Valladollid. En juin, il fait célébrer solennellement la première Neuvaine publique au collège Saint-Ambroise de Valladollid, dans la chapelle des congrégations. En août 1735, il est nommé au collège Saint-Ignace. Le 17 octobre (jour anniversaire de la mort de Marguerite-Marie Alacoque), il reçoit confirmation de sa mission, qui est de répandre le culte du Sacré-Cœur. Touché par la typhoïde en novembre, il meurt quelques jours plus tard, le 29 novembre 1735.


Notons ici que le P. Augustin Cardaveraz (1703-1770), également apôtre du Cœur de Jésus en Espagne, eut le même directeur que le P. de Hoyos : le P. Pierre de Calatayud (†1773), qui érigea lui-même dans ce pays plus de 400 confréries en l'honneur du Sacré-Cœur.

 

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Publié le 26 Janvier 2010

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"Il est un mot qui fait d’immenses révolutions, un mot qui veut dire talisman, lumière, incendie, amour, honneur, gloire, liberté, éternité, immensité : ce mot, c’est Jésus-Christ, Fils de Dieu et Dieu lui-même.

 

 

« Il y a au milieu de vous quelqu’un que vous ne connaissez pas. J’ai connu, j’ai aimé le monde, nul n’y goûte le bonheur. Pour le trouver, j’ai parcouru les villes et les royaumes, j’ai traversé les mers, je l’ai cherché dans les spectacles grandioses de la nature, je l’ai cherché dans les bals, dans les salons, dans les festins somptueux, dans les jouissances que procure l’or, dans une ambition démesurée, dans la foi d’un ami. Enfin, où ne l’ai-je pas cherché ? Je ne l’ai trouvé nulle part. Et vous, l’avez-vous trouvé ce bonheur ? Ne vous manque-t-il pas ? Où es-tu donc, bonheur ? Dis-moi où tu es, je te sacrifierai tout : santé, fortune, jours de ma vie, tout, tout pour toi ! »Comment se fait-il que tous étant nés pour le bonheur, si peu le possèdent ? C’est que nous sommes trompés dans nos recherches par de fausses lueurs… Enfin, je l’ai trouvé, moi ; et depuis cette découverte, je surabonde de joie ; je vous supplie de partager avec moi ce trop-plein qui m’inonde, mais laissez-moi vous dire où je l’ai trouvé… Le bonheur de l’âme (…) c’est l’infini, c’est Dieu. Oui, il faut l’infini à un cœur insatiable ; l’infini qui lui fait goûter des joies plus délicieuses que tous les plaisirs, qui l’élève à des grandeurs surmontant toutes les élévations.

 

« Mais, direz-vous, comment l’étreindre, Dieu ? (…) Pour connaître ce Dieu, il faut remonter de la créature au Créateur. Mais qu’est-ce que Dieu en lui-même ? Ici, la foi s’élève au point culminant où la raison s’arrête et nous révèle la nature de ce Dieu et les rapports de paternité et de filiation qui sont en lui.(…) La foi fait éclater à nos regards les splendeurs d’un Dieu trois fois saint. Il est un mot qui fait d’immenses révolutions, un mot qui veut dire talisman, lumière, incendie, amour, honneur, gloire, liberté, éternité, immensité : ce mot, c’est Jésus-Christ, Fils de Dieu et Dieu lui-même. Le péché avait émoussé toutes nos facultés : Jésus-Christ est descendu pour nous faire monter : il s’est donné à nous, il habite au milieu de nous. C’est Jésus-Christ que nous pouvons posséder. Il ne tient donc qu’à nous d’être heureux. »La foi nous montre le bonheur en Dieu et en Jésus-Christ, son Fils, c’est un mystère que l’orgueil ne peut saisir ; et ce qui prouve que cette vérité vient de Dieu, c’est que l’homme n’invente pas ce qu’il ne peut pas comprendre. Quand je ne croyais pas en Jésus-Christ, le jour j’étais en proie aux ténèbres de l’erreur, la nuit aux angoisses cruelles ; Jésus-Christ a mis en mon âme la paix et le calme, et la Sagesse s’est élevée à la place de l’erreur à l’horizon de mon entendement. Tout ce qui ne se fait pas dans le monde au nom de Jésus-Christ, ne peut être sage, car il est la source de la Sagesse.

 

« Mais (pour) trouver Jésus-Christ, il faut veiller et prier. Par la prière nous nous humilions, nous comblons l’abîme qui sépare l’homme de Dieu. La prière donne foi. (…) La foi s’acquiert par la prière qui, réunie à la foi, donne à l’âme paix, amour, sagesse, lumière, liberté : toutes choses contenues en Jésus-Christ. On aime le bonheur et Jésus-Christ, seul bonheur possible, n’est pas aimé ! On aime les richesses et Jésus-Christ, surabondance éternelle, n’est pas aimé ! On aime les plaisirs, les grandeurs et Jésus-Christ, plaisir le plus délicieux, Jésus-Christ, splendeur de la gloire éternelle n’est pas aimé !… Jésus n’est pas aimé parce qu’il n’est pas connu ! On étudie, on sait tout, excepté lui… Ce Fils de Dieu, Dieu lui-même, le Père nous l’a donné : c’est ainsi que Dieu a aimé le monde. Et, bien qu’il soit l’ineffable félicité des Anges, il descend du ciel, épris d’amour pour l’humanité, et il se fait homme.. Et Dieu se fait semblable à nous pour se faire aimer de nous. Et c’est pour l’humanité seule qu’il a mené une vie de privations et de souffrances, pour elle seule qu’il a supporté les humiliations, les outrages, les calomnies, qu’il a prêché son évangile, qu’il a enduré les supplices les plus affreux, qu’il est mort dans les tourments les plus infâmes et les plus atroces, qu’enfin il est ressuscité. Il s’est livré lui-même pour nous, dit l’Évangile…. Il est descendu des cieux à cause de son immense charité et pour notre salut. »

 

 

Hermann Cohen

 

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Publié le 26 Janvier 2010

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Benedíctus Dóminus Deus Israel, * quia visitávit et fecit redemptiónem plebi suæ

Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël! * de ce qu'Il a visité et racheté son peuple.

et eréxit cornu salútis nobis * in domo David púeri sui,

Et nous a suscité une corne de salut * dans la maison de son serviteur David.

sicut locútus est per os sanctórum, * qui a sæculo sunt, prophetárum eius,

Comme il a promis par la bouche de Ses Saints, * les prophètes qui ont été dès les temps les plus anciens.

salútem ex inimícis nostris * et de manu ómnium, qui odérunt nos;

De nous sauver de nos ennemis * et de la main de tous ceux qui nous haïssent.

ad faciéndam misericórdiam cum pátribus nostris * et memorári testaménti sui sancti,

Pour accomplir ses miséricordes envers nos pères, * en souvenir de son alliance sainte

iusiurándum, quod iurávit ad Abraham patrem nostrum, * datúrum se nobis,

Selon le serment qu'Il a juré à Abraham, notre père, * de faire pour nous.

ut sine timóre, de manu inimicórum liberáti, * serviámus illi

Qu'étant délivrés de nos ennemis, sans crainte, * nous Le servions.

in sanctitáte et iustítia coram ipso * ómnibus diébus nostris.

Dans la sainteté et la justice, [marchant] devant Lui *tous les jours de notre vie.

Et tu, puer, prophéta Altíssimi vocáberis * præíbis enim ante fáciem Dómini paráre vias eius,

Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, * car tu marcheras devant la face du Seigneur pour Lui préparer les voies ;

ad dandam sciéntiam salútis plebi eius * in remissiónem peccatórum eórum,

Pour donner au peuple la science du salut, * et pour la rémission de ses péchés.

per víscera misericórdiæ Dei nostri, * in quibus visitábit nos oriens ex alto,

Par les entrailles de la miséricorde de notre Dieu, * avec lesquelles est venu nous visiter le soleil se levant d'en haut,

illumináre his, qui in ténebris et in umbra mortis sedent * ad dirigéndos pedes nostros in viam pacis.

Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et l'ombre de la mort, * pour diriger nos pieds dans une voie de paix,

Glória Patri, et Fílio, * et Spirítui Sancto. Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.

Sicut erat in princípio, et nunc et semper * et in sǽcula sæculórum. Amen.

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Publié le 26 Janvier 2010

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En Corse, on fête le 27 janvier santa Divota (sainte Dévote), vierge corse martyrisée à Mariana sous le règne de l'empereur Dioclétien. Si sainte Dévote n'est pas inscrite au calendrier en ce 27 janvier, son nom n'en figure pas moins à cette date sur notre martyrologe.

 La vie de santa Divota reste pour le moins obscure et les différentes versions qu'en donnent les hagiographes sont extrêmement contradictoires.

 - Pour les uns, elle était fille d'un officier romain originaire de LaTurbie ou de Nice. Elle serait venue en Corse avec son père.

 - Pour d'autres, santa Divota serait née en Corse, à Querciu ou Querci, entre Mariana et Lucciana. Elle aurait eu pour nourrice une chrétienne qui, dit-on, l'éleva dans la vraie religion.

 

Nous la retrouvons donc encore jeune fille lorsqu'un préfet romain débarqua dans l'île avec la mission de débarrasser le pays des chrétiens qui pervertissaient le peuple.

Sainte Dévote se retira dans la maison du patricien et sénateur nommé Eutice, vivant de jeûne et de prières.

 Eutice, tout païen qu'il était, vouait une grande admiration à la jeune fille.

Quand donc le gouverneur Barbarus débarqua en Corse, il apprit très vite qu'Eutice protégeait en sa demeure une jeune chrétienne. Il s'adressa d'abord en termes aimables au sénateur Eutice afin qu'il lui livrât la jeune fille.

Mais Eutice refusa nettement. Ni les menaces ni les tracasseries qui suivirent ne modifièrent la détermination d'Eutice. Barbarus utilisa donc les grands moyens et fit empoisonner le sénateur Eutice.

Désormais, sainte Dévote était à sa merci. Il la fit capturer et venir à lui. Il lui demanda de bien vouloir sacrifier aux dieux et sainte Dévote lui répondit avec affront et sans la moindre hésitation qu'elle ne pouvait adorer aucune idole puisqu'elle avait foi en Jésus-Christ.

La fureur s'empara de Barbarus. Il ordonna qu'on lui liât les mains et les pieds pour la mener sur les lieux de son supplice.

 

Après avoir été traînée sur les rochers, sainte Dévote fut placée sur le chevalet et subit son supplice sans émettre la moindre plainte.

Lorsqu'elle expira, une colombe blanche sortit de sa bouche et annonça avant de s'envoler: « Aujourd'hui, Jésus te proclame patronne de la Corse. »

La scène se déroula, dit-on, à l'emplacement même de la basilique de la Canonica.

 

Dans la nuit, les chrétiens vinrent détacher le corps de sainte Dévote dont ils voulaient éviter la crémation. Ils l'embaumèrent et le placèrent sur une fragile embarcation. Le vent se leva et une tempête fit rage. On dit que ce fut la colombe elle-même qui guida l'embarcation et la mena jusqu'à Monaco. Là, on découvrit son corps sur le rivage et on lui donna une sépulture. Voilà pourquoi santa Divota est aussi la patronne de la principauté de Monaco.

 La Corse reçut de Monaco deux reliques de sainte Dévote:

- l'une, en 1637, fut exposée en l'église Saint-Ignace et appartenait aux Jésuites,

- l'autre, en 1728. Peu de temps après, en 1731, santa Divota fut déclarée protectrice de la Corse.

Enfin, en 1820, elle fut proclamée patronne principale de la Corse. Les ecclésiastiques corses ne ménagèrent pas leurs peines pour obtenir ce patronage. Le culte de la sainte étant devenu national, ils en firent la première demande en 1727. Proposition repoussée.

En 1731, un congrès tenu à Boziu réitéra la demande: refus du pape. En 1751, même combat, même opposition.

Enfin, le 14 mars 1820, on vit ses efforts récompensés: la Congrégation des rites proclama sainte Dévote patronne principale de l'lIe avec Octave le 27 janvier. Sainte Dévote est donc, avec sainte Julie, patronne de la Corse.

 Sainte Dévote arma le bras des Corses contre les envahisseurs génois. On raconte que sous Giampetro Gaffory, puis sous Pascal Paoli, les Corses expulsèrent les Génois aux cris de: «Santa Divota !» Pascal Paoli voulut un moment placer sainte Dévote dans les armes de la Corse. Il ne le fit pas mais créa néanmoins un ordre de chevalerie composé de cinquante Braves pour stimuler les volontaires qui combattaient avec lui contre Colonna di Bozzi. Les Braves avaient sainte Dévote pour patronne et portaient la médaille à son effigie.

 La ferveur du peuple corse à l'égard de santa Divota a toujours été importante. Sa popularité toucha même les auteurs de théâtre!

En 1912, Ghjuvan Petru Lucciardi écrivit et mit en scène au théâtre U martiriu di Santa Divota (Le martyre de sainte Dévote).

A une distance d'environ 4 kilomètres de l'ancienne cité de Mariana, un peu au-dessous de Borgu, à flanc de colline, se trouve la gratta di santa Divota, au lieu-dit Nepiticcia. Elle faisait jadis l'objet d'un très grand pèlerinage, le 27 janvier au matin. On y trouvait des perles de verre que les jeunes filles assemblaient en petits colliers appelés: i paternostri di santa Divota. Ces perles de verre ou de terre vernissée nous viendraient, dit-on, des premiers Chrétiens qui devaient se dissimuler dans la grotte pour célébrer leur culte. On célèbre aujourd'hui encore la fête de santa Divota le 27 janvier.

 

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  « Il regardait comme des moucherons les tyrans et les peuples qui ne respiraient. que la fureur"

 

La conversion de saint Paul eut lieu l’année même que J.-C fut crucifié et que saint Etienne fut lapidé, non pas dans l’année, selon la manière ordinaire de compter, mais dans l’intervalle d'une année; car J.-C. fut crucifié le 8 avant les calendes d'avril (25 mars), saint Étienne fut lapidé le 3 août de la même année et saint Paul fut converti le 8 avant les calendes de février (25 janvier).

Maintenant pourquoi célèbre-t-on sa conversion plutôt que celle des autres saints : on en assigne ordinairement trois raisons. La première pour l’exemple ; afin que personne, quelque grand pécheur qu'il soit, ne désespère de son pardon, quand il verra (226) celui qui a été si coupable dans sa faute, devenir dans la suite si grand parla grâce. La seconde pour la joie; car autant l’Église à ressenti de tristesse à cause de sa persécution, autant elle reçoit d'allégresse à cause de sa conversion. La troisième pour le miracle que le Seigneur manifesta en lui; quand du plus barbare persécuteur il fit le plus fidèle prédicateur. En effet, sa conversion fut miraculeuse du côté de celui qui l’a faite, du côté de ce qui l’y a disposé, et du côté de celui qui en est le sujet.


Celui qui fit cette conversion, c'est J.-C. ; en cela il montra: 1° son admirable puissance, quand il lui dit: « Il vous est dur de regimber contre l’aiguillon; » et quand il le changea si subitement, ce qui lui fit alors répondre: «Seigneur, que voulez-vous que je fasse? » Sur ces paroles saint Augustin s'écrie : «L'agneau tué par les loups a changé le loup en agneau, déjà il se prépare à obéir, celui qui auparavant était rempli de la fureur de persécuter; » 2° il manifesta en cela son admirable sagesse ; car il abattit l’enflure de son orgueil, en lui inspirant les bassesses de l’humilité, mais non les splendeurs de la majesté. « C'est moi, dit-il qui suis ce Jésus de Nazareth que tu persécutés. » La glose ajoute : « Il ne dit pas qu'il est Dieu, ou même le Fils de Dieu, mais : accepte les bassesses de mon humilité et dépouille-toi des écailles dont te couvre ton orgueil. » 3° Il lui témoigne une clémence extraordinaire; ce qui est évident puisque, au moment où Paul était dans l’acte et dans la volonté de persécuter, Dieu opère sa conversion.

En effet, quoique avec une affection désordonnée; puisqu'il ne respirait que menaces et carnage, quoique se livrant à des essais criminels, puisqu'il vint (227) trouver le grand' prêtre, comme s'il s'immisçait de lui-même en cela, quoique dans le fait même d'un acte coupable, puisqu'il allait chercher les prisonniers pour les amener à Jérusalem, et qu'ainsi le but de sa démarche fut détestable, cependant ce pécheur-là même est converti par la divine miséricorde. Secondement, cette conversion fut miraculeuse du côté de ce qui l’y disposa, savoir, la lumière.


En effet, cette lumière fut subite, immense, et venant du ciel : « Et il fut tout d'un coup environné d'une lumière qui venait du ciel, » dit l’Ecriture (Actes, IX). Car Paul avait en lui trois vices : le premier, c'était l’audace; ces paroles des Actes en font foi : « Il vint trouver le grand prêtre » et la glose porte: « Personne ne l’y avait engagé, c'est de lui-même, c'est son zèle qui le pousse. » Le second, c'est l’orgueil ; et on en a la preuve par ces paroles: « Il ne respirait que menaces et carnage. » Le troisième, c'était l’intelligence charnelle qu'il avait de la loi. Ce qui fait dire à la glose sur ces paroles : « Je suis Jésus. Je suis le Dieu du ciel ; c'est ce Dieu qui te parle, ce Dieu que tu crois, comme les juifs, avoir éprouvé la mort. »

Donc cette lumière divine fut subite, pour frapper d'épouvante cet audacieux; elle fut immense, pour abîmer ce hautain, ce superbe, dans les profondeurs de l’humilité : elle vint du ciel pour rendre céleste cette intelligence charnelle. Ou bien encore, trois moyens disposèrent ce prodige : 1° la voix qui appelle; 2° la lumière qui brille et 3° la force toute puissante. Troisièmement, cette conversion fut miraculeuse du côté de celui qui en est le sujet, c'est-à-dire, du côté de Paul lui-même qui fut converti. Dans sa (228) personne, il y eut trois miracles: opérés extérieurement son renversement, et son aveuglement, et son jeûne de: trois jours, car il est renversé, pour être relevé de cet état d'infirmité où il gisait.


Saint Augustin dit : « Paul fut renversé pour être aveugle; il fut aveuglé pour être changé ;,il fut changé pour être envoyé ; il fut envoyé pour que la vérité se fît jour.» Le même père dit encore : « Le cruel fut écrasé et devint croyant ; le loup fut abattu et il se releva agneau le persécuteur fut renversé et il devint prédicateur; le fils de perdition fut brisé et il est changé en un vase d'élection. Il est aveuglé pour être éclairé, dans son intelligence pleine de ténèbres. »

Aussi est-il dit que, pendant ces trois jours, il resta aveugle, parce qu'il fut instruit de l’Evangile. En effet il n'a pas reçu l’Evangile de la bouche d'un homme, ni par le moyen de l’homme; il l’assure lui-même; mais il l’a reçu de J.-C. même qui le lui révéla. Augustin dit ailleurs : « Paul, je te proclame le véritable athlète de J.-C. qui l’a instruit, qui l'a oint de sa substance avec lequel il a été crucifié; et qui se glorifie en lui. II eut sa chair meurtrie, pour que cette même chair fût disposée à embrasser les généreux desseins: En effet, dans la suite, son corps fut parfaitement apte à toutes sortes de bonnes oeuvres; car il savait vivre et dans la pénurie et dans, l’abondance; il avait éprouvé de tout, et il supportait volontiers toutes les adversités.


Saint Chrysostome dit: « Il regardait comme des moucherons les tyrans et les peuples qui ne respiraient. que la fureur; la mort, les tourments, et des milliers de supplices, il les prenait pour jeux d'enfants. Il les accueillait de son plein gré, (230) et il retirait plus de gloire des chaînes dont il était lié, que s'il eût été couronné de précieux diadèmes. Il recevait les blessures avec plus de bonne grâce que les autres ne reçoivent les présents. » Ou bien encore ces trois états peuvent être opposés aux trois autres états de notre premier père. Celui-ci se leva contre Dieu; saint Paul au contraire fut renversé par terre. Les yeux d'Adam furent ouverts; saint Paul au contraire devint aveugle. Adam mangea du fruit défendu, saint Paul s'abstint de manger une nourriture légale.

 

la légende dorée.

 


 

 

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