Publié le 11 Mai 2018

Veni creator Spiritus,
Viens, Esprit Créateur nous visiter
Mentes tuorum visita,
Viens éclairer l'âme de tes fils;
Imple superna gratia
Emplis nos coeurs de grâce et de lumière,
Quae tu creasti pectora.
Toi qui créas toute chose avec amour

Qui diceris Paraclitus,
Toi le Don, l'envoyé du Dieu Très Haut,
Altissimi donum Dei.
Tu t'es fait pour nous le Défenseur;
Fons vivus, ignis, caritas
Tu es l'Amour le Feu la source vive,
Et spiritalis unctio.
Force et douceur de la grâce du Seigneur

Tu septiformis munere,
Donne-nous les sept dons de ton amour,
Digitus paternae dexterae.
Toi le doigt qui oeuvres au Nom du Père;
Tu rite promissum Patris,
Toi dont il nous promit le règne et la venue,
Sermone ditans guttura.
Toi qui inspires nos langues pour chanter

Accende lumen sensibus
Mets en nous ta clarté, embrase-nous,
Infunde amorem cordibus,
En nos coeurs, répand l'amour du Père;
Infirma nostri corporis
Viens fortifier nos corps dans leur faiblesse,
Virtute firmans perpeti.
Et donne-nous ta vigueur éternelle.

Hostem repellas longius
Chasse au loin l'ennemi qui nous menace,
Pacemque dones protinius;
Hâte-toi de nous donner la paix;
Ductore sic te praevio
Afin que nous marchions sous ta conduite,
Vitemus omne noxium.
Et que nos vies soient lavées de tout péché.

Per te sciamus da Patrem,
Fais-nous voir le visage du Très-Haut,
Noscamus atque Filium;
Et révèle-nous celui du Fils;
Teque utriusque Spiritum
Et toi l'Esprit commun qui les rassemble,
Credamus omni tempore.
Viens en nos coeurs, qu'à jamais nous croyions en toi.

Deo Patri sit gloria,
Gloire à Dieu notre Père dans les cieux,
Et Filio, qui a mortuis
Gloire au Fils qui monte des Enfers;
Surrexit, ac Paraclito
Gloire à l'Esprit de Force et de Sagesse,
In saeculorum saecula. Amen
Dans tous les siècles des siècles.

Amen.


V/. Emitte Spiritum tuum, et creabuntur.
V/. Envoyez votre Esprit, Seigneur, et il se fera une création nouvelle.
R/. Et renovabis faciem terrae.
R/. Et vous renouvellerez la face de la terre.

Oremus : Deus, qui corda fidelium Sancti Spiritus illustratione docuisti, da nobis in eodem Spiritu recta sapere, et de ejus semper consolatione gaudere. Per Christum Dominum nostrum,

Amen.
Prions : 0 Dieu, qui avez instruit les cœurs des fidèles par la lumière du Saint-Esprit, donnez-nous par ce même Esprit, de comprendre et d'aimer ce qui est bien, et de jouir sans cesse de ses divines consolations. Par Jésus-Christ, notre Seigneur.

Amen.
 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 11 Mai 2018

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Publié le 10 Mai 2018

 

il a reçu le prestigieux concours international Il Pozzolino qui s'est tenu dans le théâtre Santa Valeria de Seregno (Milan), dédié aux jeunes pianistes. Mattias a reçu les compliments du jury, composé de personnalités du monde de la musique et présidé par le compositeur de renommée internationale Hubert Stuppner. L'enfant a commencé ses études à l'âge de 5 ans à l'école de musique de Monteverdi, dans la classe du professeur Eleonora Zanin. Malgré son très jeune âge, il s'enorgueillit déjà d'un programme d'études en tant que grand artiste. Il a déjà gagné des prix dans les concours Giuseppe Acerbi à Mantoue, Remo Vinciguerra à Vérone, Musica Insieme a Musile, Amaroni Speri a Verona ...
. , il s'est également produit au Circolo degli Uffici de Trieste, où il a été sélectionné pour l'enregistrement du cd Vinciguerra, au Fazioli Hall de Sacile. Mattias Glavinic combine sa passion pour le piano et son intérêt pour la composition (2016)

 

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Publié le 10 Mai 2018

Photographer: Andrey Mikhailov

y a même la veilleuse dis-donc !

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Publié le 10 Mai 2018

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Publié le 10 Mai 2018

" Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les choses d'en haut où le Christ demeure assis à la droite de Dieu; affectionnez-vous aux choses d'en haut et non à celles de la terre; car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec le Christ en Dieu.  Quand le Christ, votre vie, apparaîtra, alors vous apparaîtrez, vous aussi, avec lui dans la gloire."  (Col. III,1,4)

 

   On comprend très bien l'à-propos et la justesse de semblables exhortations. L'esprit va tout naturellement où le coeur le mène. Et pour l'âme qui aime le Christ, le ciel est le lieu béni où sans hésitation s'envolera sa pensée. Elle sait qu'il est là désormais, qu'il y règne dans toute sa gloire, et qu'un jour c'est là qu'elle-même ira le retrouver. Mais alors comment interpréter cette parole des anges de l'Ascension :" Hommes de Galilée, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel? Ce Jésus qui, du mileu de vous, y a été enlevé, en viendra de la même manière que vous l'avez vu monter" .  (Act. I, II) ? Ne semble-t-elle pas rappeler les Apôtres aux réalités de la vie pratique et détourner leur attention du ciel, où tout à l'heure saint Paul cherchait plus justement à fixer la nôtre? Non. Et peut-être n'est-il pas difficile d'accorder ce qu'il peut y avoir là d'apparemment contraire?

   Souvenons-nous des Apôtres pendant les trois années qu'il vivent en la compagnie du Seigneur. Ils le suivent dans ses voyages à travers la Palestine. Ils entendent son admirable doctrine. C'est pour eux d'abord qu'il la dispense. Ils sont les proches témoins de ses miracles. Eux-mêmes en son nom guérissent les malades et chassent les démons du corps des possédés. Pierre, Jacques et Jean assistent, émerveillés, à la transfiguration. Tous jouissent de sa présence réconfortante, après la résurrection, présence plus intime, plus divinement douce encore qu'avant sa mort. C'étaient ses derniers jours passés près d'eux sur terre. Il tenait à leur prodiguer, avec ses recommandations suprêmes, ses suprêmes témoignages d'amour. Vraiment il se livre tout entier; mais il ne se livre qu'en se faisant plus que jamais connaître d'eux dans la réalité de son être d'Homme-Dieu. Il amasse là tous les matériaux précieux dont l'Esprit-Saint, au jour de la Pentecôte, fera l' édifice indestructible de leur foi religieuse. Et néanmoins après comme avant la résurrection, c'est à peine si les Apôtres en ont une conscience bien nette. Ils se ressentent toujours du milieu inculte et grossier d'où Jésus les a tirés. Ils ne voient de toutes choses que la surface. Leur intelligence n'est pas assez vive pour entendre le mystère qui leur est proposé. Et c'est un fait que la divinité du Maître n'entrait que très peu dans le champ habituel de leur pensées.

   Gardons-nous de rien exagérer, et n'allons pas croire que l'effort du Christ était resté complètement inopérant. S'ils manquent du courage, à l'heure du danger, c'est qu'ils sont hommes, hélas ! comme nous sommes hommes.

   Mais Jésus s'est fait aimer d'eux. Il se les est attachés par le lien imbrisable du coeur. Le charme de la divine personne a agi sur eux, n'en doutons pas, et pour toujours. Tant de prodiges opérés par lui sous leurs yeux, tant de paroles sorties de sa bouche, plus suaves que la suavité même, et, de son coeur, tant de trésors d'une bonté si forte à la fois et si tendre, enfin son maintien, son geste, son regard, sa voix même , tout en lui n'était-il pas comme l'ombre du Verbe, une ombre légère avec des reflets de lumière divine? C'est constamment dans cette ombre qu'ont vécu les Apôtres. Comment, après certaines oeuvres plus éclatantes, n'auraient-ils pas senti dans le Christ la toute-puissance d'un Dieu (Luc VIII,35) Et pouvaient -ils fermer leur coeur à la révélation que le Père y faisait de son Fils (Matt. XVI,17) ? Certes ! ils croyaient qu'il était "le Christ, le Fils du Dieu vivant " (Mat. XIV, 33 XVI, 16) , Dieu comme son Père.  N'est-il pas vrai pourtant qu'ils le croyaient d'une foi lente et lourde, et si peu agissante? " Où donc est votre foi?" leur dit sévèrement un jour Notre-Seigneur;  (Luc , VIII,25)  Elle était tout au fond d'eux-mêmes, mais enveloppée de doute. Elle languissait, engourdie dans cette gaine gênante; et quand, par hasard, elle venait à bout de la percer par endroits et de se montrer, ce n'était que pour laisser paraître de fugitives lueurs d'elle-même. Voilà pourquoi le divin Maître les traite si souvent d'hommes " modicae fidei " .

   La veille de son Ascension, il leur reprochera encore leur incrédulité et leur dureté de coeur. (Marc , XVI,14) . La lumière pourtant ne leur a jamais manqué. S'il a varié l'exemple, la leçon était toujours la même: elle leur répétait qu'il était la Voie, la Vérité, et la Vie. " Nul ne vient au Père, leur a-t-il dit, que par moi. Si vous m'avez connu, vous auriez aussi connu mon Père.... Philippe, comment peux-tu dire :" Montrez-nous le Père? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même: le Père qui demeure en moi fait lui-même ces oeuvres. Croyez sur  ma parole que je suis dans le Père et que le Père est en moi: croyez-le du moins à cause de ces oeuvres" . - " Tout ce que le Père a est à moi; tout ce qui est à moi est à lui; car mon Père et moi nous sommes un" (Joan. XIV, 6,12; XVI,15; XVII, 10; X,10)

   Pendant trois ans, Jésus ne cesse de leur présenter le mystère de sa Filiation divine. En toute circonstance, à tout propos, il y revient. L'écho de cet enseignement retentit rarement bien fort en leur intelligence. Par moments, l'insistance qu'il y met tire d'eux une splendide étincelle de foi. On connaît l'admirable affirmation de saint Pierre (Mat. XVI, 16 ) et celle de saint Thomas (Joan XX,28); un jour ils s'écrient tous ensemble :" Maintenant nous voyons que vous savez toute chose... (Joan XVI, 30 "Nous croyons que vous êtes sorti de Dieu" (Joan, XVI,30). 

   Comme Notre-Seigneur les connaît bien ! '' Maintenant, oui , leur répond-il, vous croyez. Pourtant voici que l'heure vient, et déjà elle est venue, où vous serez dispersés de côté et d'autre, et vous me laisserez seul" (ibid . 31,32) .

   Leur pauvre foi ne brillait ainsi qu'en jets de lumière , rapides comme l'éclair, et tout de suite après, s'enfonçait dans la nuit des sens.

...

   Le mystère de l'Ascension, avec tout ce qu'il comporte de conséquence heureuse pour nous, va contribuer à nous en dire l'excellence. Il est de foi qu'un évènement inespéré a eu lieu, restaurant avec avantage tout l'ordre de choses que nous avions détruit de fond en comble. Non seulement le péché nous avait exclus du paradis terrestre, mais il nous avait à tout jamais fermé le paradis céleste. Nous êtions, par lui, constitués dans l'éternelle inimitié de Dieu . Rien ni personne au monde créé ne pouvait nous tirer de cette situation sans issue. Par amour pour son Père, et pour que ne fût pas définitivement perdue la gloire que Dieu s'était promise en créant l'homme, le Fils de Dieu se résolut de devenir lui-même l'intermédiaire et l'auteur de leur réconciliation.

   Il prend , à cet effet, notre nature humaine au sein de la Vierge Marie. Sur l'innocence de cette nature humaine il assume toutes nos fautes qu'il se charge d'expier, se faisant pour nous, par substitution, seul coupable aux yeux de son Père. Il souffre à cause d'elles, à cause d'elles il meurt sur la croix, et par sa propre mort, leur donne à elles-mêmes le coup de mort.  Ainsi justice est faite: grâce à cela, nous sommes rendus à l'amitié de Dieu. Puis il ressuscite après trois jours passés au tombeau. Et, après quarante autre jours, il monte aux cieux.

   Il est bien entendu que ce n'est point sa nature divine qui souffre, et meurt et ressuscite, étant de soi, impassible et immortelle. Et donc ce n'est pas elle non plus qui monte aux cieux. Jamais elle ne les a quittés. N'est-ce pas elle-même son propre ciel? Mais c'est notre nature humaine à nous, celle dont il s'est revêtu lors de sa venue au monde, c'est elle , toute sainte, toute spiritualisée, toute pleine de grâces et maintenant pleine de gloire, qui s'élève plus légère que l'air, plus rapide que les vents, dans les hauteurs: c'est elle qui monte aux cieux.

   Et où s'arrêtera-t-elle dans son Ascension sublime? Dans quel séjour de lumière et de beauté fixera-t-elle son repos? Ni les astres qui nous ravissent par leur éclat, ni tout ce que nous pouvons nous figurer de grandeur et de magnificence dans cet immense monde sidéral, pour nous rempli de mystère encore, ni les Anges ni aucun de leurs sept choeurs dont la théologie se plaît à exalter les splendeurs glorieuses , n'ont pour elle assez de lumière et de beauté.

    Les Chérubins qui gardaient contre elle l'entrée du paradis terrestre, la voient maintenant s'élever bien au-dessus d'eux. Elle passe au milieu des puissance supérieures et tout aussitôt les dépasse.  Et pendant qu'elle traverse leurs phalanges, elles les entend crier, dans un frémissement d'admiration joyeuse, vers celles qui sont encore plus haut:

" Attolite portas, principes, vestras et elevamini, portae aeternales,

et introibit rex gloriae. "

"Quel est donc ce roi de gloire "  (ps. XXIII, 7,10)

- C'était hier  " l'Agneau immolé " ; c'est aujourd'hui

" Le Lion de la tribu de Juda, le rejeton de David,

qui a vaincu la mort" (Apoc. V, 5)

c'est le Christ qui monte, pour s'y asseoir et y régner éternellement, jusqu'au trône même de Dieu.

" Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Asseyez-vous à ma droite "  (Ps. CIC, 1)

c'est enfin Celui que " toutes les créatures au ciel , sur la terre et sous la terre et dans la mer, et toutes les choses qui s'y trouvent " adorent en disant :" A Celui qui est assis sur le trône et à l'Agneau, louange, honneur, gloire et puissance dans les siècles des siècles . (Apoc. V, 12-14)

 

dom Simon osb +

 

 « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin des temps » (dernier verset de l’évangile de saint Matthieu).

Le séjour permanent dont nous parle le Seigneur n’est pas la permanence de l’Eucharistie, ni celle de la vie surnaturelle en chaque âme fidèle ; mais une forme d’assistance spéciale, d’une absolue fermeté, soustraite aux conditions du temps : « Je suis avec vous – Mais nous mourrons, Seigneur ? – Je suis avec vous jusqu’à la fin des siècles. » Pour que cette promesse se réalise, il faut que les disciples à qui parle le Seigneur se succèdent jusqu’à la fin du monde ; dans ce passage, il ne s’adresse donc pas aux seuls apôtres présents. « Je suis avec vous tous les jours » : c’est la continuité parfaite. Et nous voyons bien à quel dessein se rapporte la présence ainsi promise : assurer l’efficacité du ministère apostolique, soutenir perpétuellement ceux qui, présents ou futurs, enseignent, qui baptisent, qui gouvernent en son nom.

Dom DELATTE, Évangile de Notre Seigneur Jésus-Christ,le Fils de Dieu

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Mai 2018

 

 

viva ! viva Juan Bentos !!! Viva el papa !

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Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Mai 2018

site internet

Bravo Daniel , congratulations. Happy Ascension Day !

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Rédigé par Philippe

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Publié le 9 Mai 2018

 

 

photo du jour .

 

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 8 Mai 2018

 

 le cardinal Robert Sarah a ordonné 31 prêtres de la prélature de l'Opus Dei dans la basilique romaine de Saint Eugène. "Demandons au Seigneur d'envoyer beaucoup de saints prêtres," dit-il.

Dabo vobis pastores iuxta cor meum et pascent vos scientia et doctrina (Jr 3:15). "

Je vous donnerai des bergers selon mon propre cœur, pour vous nourrir de connaissances et de compréhension." Avec ces paroles, pleines de confiance en Dieu, nous avons commencé cette célébration solennelle. Le Seigneur nous donne des pasteurs dans ces 31 diacres, venant de différents pays, qui reçoivent aujourd'hui l'ordination sacerdotale. Je remercie le Prélat de l'Opus Dei pour le grand honneur et le merveilleux cadeau qu'il m'a fait en me donnant la possibilité d'être l'évêque consécrateur de cette ordination

Chers ordinands, vous avez tous été appelés par Dieu, comme nous l'avons prié dans la prière du recueil : "Seigneur, notre Dieu qui, pour guider et gouverner votre peuple, vous avez voulu vous servir dans le ministère des prêtres, leur accorder de faire inlassablement votre volonté" ; et dans la prière d'ordination, il est rappelé que, tout comme Dieu a donné des collaborateurs aux apôtres, maintenant, pour aider à notre limitation, il nous donne des collaborateurs pour l'exercice du sacerdoce apostolique (cf. prière d'ordination).

En fait, dans l'Évangile de Matthieu, on lit que Jésus, après avoir appelé ses douze disciples, leur a donné le pouvoir de chasser les esprits impurs et de guérir toutes les maladies et infirmités (Mt 10,1). L'Esprit du Seigneur descendra aussi sur vous (cf. Is 61,1) et vos mains seront ointes du saint chrême, qui sera pour vous force et aide, afin que vous sanctifiez le peuple chrétien et offriez le sacrifice eucharistique à Dieu (cf. Pontifical romain, onction des mains).

Vous avez été choisis par Dieu et vous vous êtes préparés avec soin, avec de nombreuses années d'étude, mais c'est surtout par la prière et la contemplation silencieuse que vous vous êtes préparés à ce moment extraordinaire où, par la grâce de l'ordination sacerdotale, vous serez configurés à la personne de Jésus-Christ, Grand Prêtre. Par mes mains indignes, vous serez consacrés prêtres de Dieu. Nous pouvons nous poser cette simple question : qu'est-ce qu'un prêtre exactement ?

La Bible présente le prêtre comme l'homme de la Parole de Dieu. Un homme choisi et envoyé par Dieu : Comme le Père m'a envoyé, ainsi je vous envoie (Jn 20,21). Allez donc faire de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, en leur apprenant à observer tout ce que je vous ai ordonné (Mt 28,19).

Comme le dit la deuxième lecture, nous, prêtres, nous sommes ambassadeurs au nom du Christ, comme si Dieu vous exhortait par notre intermédiaire (2 Co 5, 20).

Puisque nous sommes envoyés, que devrions-nous enseigner ?

Rien que la Parole de Dieu, l'enseignement doctrinal et moral de l'Église, la vérité sur Dieu, sur le Christ et sur l'homme. Nous ne sommes prêtres que pour proclamer le Christ.

L'homme d'aujourd'hui interroge le prêtre sur le Christ. Vous pouvez consulter un si grand nombre de personnes compétentes dans ces domaines sur d'autres sujets - économiques, sociaux ou politiques. L'homme contemporain se tourne vers le prêtre à la recherche du Christ. La liturgie de la Parole enseigne au prêtre qu'il est un maître de la foi.

Nous ne créons pas la foi, la foi est toujours un don de Dieu, que nous la comprenions comme une vertu théologale infusée ou comme une référence au contenu de la doctrine, c'est-à-dire à ce qu'il faut croire fermement, sans hésitation ou confusion. Le prêtre est un prédicateur de la vérité. Il parle avec charité et, en même temps, avec une vraie liberté, quelles qu'en soient les conséquences. Dans l'Écriture Sainte, le prêtre est aussi présenté comme l'homme du pardon : Recevez l'Esprit Saint ; ceux dont vous pardonnez les péchés sont pardonnés ; ceux dont vous retenez les péchés sont retenus (Jn 20,23).

Lors de l'ordination sacerdotale, l'Esprit Saint se donne pour permettre à la personne ordonnée d'accomplir les mêmes actions que le Christ et d'être non seulement un "alter Christus" mais aussi un "ipse Christus", le Christ lui-même. Le prêtre est aujourd'hui l'expression visible et tangible de Jésus, Prêtre, Juge et Docteur des âmes. "Le prêtre est l'amour du cœur de Jésus. Quand vous voyez le prêtre, pensez à Notre Seigneur Jésus-Christ.

Comme le saint Curé d'Ars, comme Padre Pio, le prêtre est l'apôtre du confessionnal, comme le Pape François l'a rappelé il y a quelques jours lors de sa visite pastorale à San Giovanni Rotondo (17 mars 2018).

Le prêtre se présente aussi comme l'homme qui est l'ami du Christ :

Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous ordonne. Je ne vous appelle plus serviteurs (....), je vous ai appelés amis, car tout ce que j'ai entendu de mon Père, je vous l'ai fait connaître (Jn 15,14-15).

De plus, le prêtre est essentiellement connu comme un homme de l'Eucharistie : faites ceci en mémoire de moi (Lc 22,19). Le prêtre est avant tout l'homme de l'Eucharistie.

Je voudrais citer ici un texte très suggestif du Pape Jean-Paul II, qui traite précisément de la relation du prêtre avec l'Eucharistie : "Le sacerdoce, depuis ses racines, est le sacerdoce du Christ. C'est lui qui offre à Dieu le sacrifice de lui-même, de sa chair et de son sang, et qui, par son sacrifice, justifie aux yeux du Père toute l'humanité et indirectement toute la création. Le prêtre, célébrant l'Eucharistie tous les jours, pénètre au cœur de ce mystère. Par conséquent, la célébration de l'Eucharistie est, pour lui, le moment le plus important et sacré de la journée et le centre de sa vie (....). Pendant la Sainte Messe, même si elle est aussi à l'extérieur, le prêtre agit vraiment in persona Christi. Ce que le Christ a accompli sur l'autel de la Croix, qu'il avait auparavant établi comme sacrement au Cénacle, le prêtre renouvelle avec la puissance de l'Esprit Saint. En ce moment, le prêtre est comme enveloppé dans la puissance de l'Esprit Saint et les paroles qu'il dit acquièrent la même efficacité que celles prononcées par le Christ lors de la dernière Cène" (cf. Jean-Paul II, Don et mystère, Bibliothèque des auteurs chrétiens 1996, pp. 91-95).

Comme vous pouvez le voir, chers prêtres ordonnés, il n'y a pas d'Eucharistie sans sacerdoce, tout comme il n'y a pas de sacerdoce sans Eucharistie. Mais surtout, il n'y a pas de sacerdoce sans immersion totale dans l'amour intime de la Très Sainte Trinité, pleinement présente dans le sacrifice eucharistique. Il sera toujours nécessaire de redécouvrir notre sacerdoce à la lumière de l'Eucharistie ! En plus de faire redécouvrir ce trésor au peuple chrétien dans la célébration quotidienne de la Sainte Messe, et surtout dans l'assemblée solennelle du dimanche. Chaque jour, nous avons besoin de l'Eucharistie pour vivre notre sacerdoce et notre puissance pour demeurer des messagers courageux et audacieux de l'Évangile au milieu des souffrances, des difficultés et des hostilités qui peuvent nous assiéger.

Enfin, le prêtre doit être un homme de vie intérieure et de prière intense et profonde. Il doit être saint pour sanctifier le peuple de Dieu.

Sanctifie-les dans la vérité : ta parole est la vérité. Comme vous m'avez envoyé dans le monde, je les ai envoyés dans le monde. A cause d'eux, je me sanctifie moi-même, afin qu'eux aussi soient sanctifiés dans la vérité (Jn 17,17-19).

Le Seigneur nous demande de nous sanctifier, de nous consacrer à la vérité. Et il nous envoie poursuivre sa propre mission. Comme il est merveilleux de voir que Jésus-Christ s'est sanctifié non seulement pour lui-même, mais aussi pour ses disciples. A leur tour, les disciples devaient être saints non seulement pour eux-mêmes, mais aussi en pensant à l'Eglise et à tous ceux qui croiraient en Christ après avoir entendu sa parole. Saint Josémaria nous rappelle notre appel impératif à la sainteté. Et c'est ainsi qu'il écrit : "Nous sommes émus, avec un grand choc dans nos cœurs, d'écouter attentivement ce cri de saint Paul : C'est la volonté de Dieu, votre sanctification (1 Thess 4,3).

Aujourd'hui, une fois de plus, je le propose à moi-même, et je vous rappelle aussi, à vous et à toute l'humanité : c'est la Volonté de Dieu, afin que nous soyons saints. Pour pacifier les âmes avec la vraie paix, pour transformer la terre, pour chercher dans le monde et à travers les choses du monde, Dieu notre Seigneur, la sainteté personnelle est indispensable (....).

Le chemin qui mène à la sainteté est un chemin de prière ; et la prière doit s'enraciner progressivement dans l'âme, comme la petite graine qui deviendra plus tard un arbre feuillu" (Amis de Dieu, nn. 294-295).

Avant tout, nous, prêtres et évêques, devons être des saints.

La spiritualité commence par le haut et non par le bas. "Le miroir réfléchit la lumière du soleil, mais ne la crée pas. La sainteté est une pyramide, dit Fulton Sheen, c'est comme une pommade précieuse sur la tête, descendant la barbe, descendant la barbe d'Aaron, descendant jusqu'au bord de ses vêtements (Ps 133:2). Dieu est saint. Sa sainteté descend sur la terre avec Jésus-Christ, qui l'étend aux prêtres, puis les prêtres contribuent à sanctifier les fidèles chrétiens" (cf. Fulton J. Sheen, Il Sacerdote non si appartiene, Fede e Cultura 2016, p. 78).

Chers Ordinands, comme vous pouvez l'imaginer, il n'est pas possible d'accomplir notre sanctification si nous ne contemplons, touchons et vivons pleinement et physiquement l'offrande totale de notre corps à travers le grand mystère de l'ordination sacerdotale, une offrande exprimée dans les paroles puissantes de saint Paul : Avec le Christ je suis crucifié : vivant, mais je ne vis plus, mais le Christ vit en moi. Et la vie que je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et s'est donné lui-même pour moi (Gal 2:19-20).

Notre sacerdoce sera pleinement réalisé si nous acceptons de mourir tous les jours sur la croix avec Jésus.

Par conséquent, si vous voulez devenir des prêtres saints, écoutez attentivement l'exhortation de saint Pierre Chrysologue, qui nous encourage à prier toujours et à offrir notre corps à Dieu. Ainsi saint Pierre Chrysologue dit à chacun de nous : "Sois, ô homme, sois Sacrifice et Prêtre de Dieu ; ne perds pas ce que la volonté divine t'a accordé et donné. Mettez l'étole de la sainteté. Ceinturez-vous de la ceinture de chasteté. Que le Christ soit la protection de votre tête. Que la croix reste une défense de votre front. Apportez le sacrement de la science divine à votre poitrine. Que l'encens de votre prière s'élève toujours comme une douce odeur. Prenez l'épée de l'Esprit, faites de votre cœur un autel, et présentez ainsi votre corps comme victime de Dieu avec une confiance certaine" (Discours de saint Pierre Chrysologue, Discours 108 : PL 52, 499-500).

Chers Ordinands, n'oubliez pas que vous recevez l'ordination sacerdotale pour servir l'Église, toutes les âmes. Comme vous l'avez appris de saint Josémaria et de tous ses successeurs, soyez toujours très fidèles au Pontife romain, aux évêques, aux successeurs des Apôtres et à votre prélat ; aimez les prêtres de chaque diocèse ; priez avec constance le Seigneur d'envoyer de nombreux ouvriers à toute sa moisson, d'envoyer de nombreux saints prêtres, constitués en gardiens, au pasteur de l'Église de Dieu, qu'il a acquise avec son sang A(ctes 20:28).

Je félicite maintenant les parents et les frères des nouveaux prêtres. A partir d'aujourd'hui, vous aurez quelqu'un de votre sang qui intercèdera spécialement pour vous devant le Seigneur. En même temps, nous devons tous prier pour eux plus qu'auparavant, parce que la responsabilité qu'ils ont assumée est grande.

Nous traversons le mois de mai. Combien de choses nous avons dû dire à Notre Dame ! Comment aurions-nous pu prier pour qu'elle nous aide, en tant que Mère de Dieu et notre Mère ! Nous confions ces frères et sœurs à Marie, Mère de l'Église, Mère des prêtres : qu'elle les accueille spécialement comme ses enfants bien-aimés, comme elle a accueilli saint Jean, le disciple bien-aimé, sous la Croix de Jésus. Chers ordinands, je donne à chacun de vous un chapelet et une petite icône de la Vierge de la Tendresse, afin que vous puissiez vous unir plus étroitement à la Sainte Vierge et vous obliger, d'une manière ou d'une autre, à prier pour moi. Que Dieu vous bénisse tous.

Amen .

traduction pour le petit Placide.  . J.F

source

 

Charles-Louis Soulez et 4 autres diacres seront ordonnés prêtre pour le diocèse de Versailles le dimanche 24 juin à 15h30 en la Cathédrale Saint-Louis.  Versailles.

 

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Rédigé par Philippe

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